Bonjour à tous !
Voici un tout nouveau chapitre de Faire partie de ton futur !
Désolée de ne pas être présente sur en ce moment, mais je suis bien occupée ! Je n'ai pas beaucoup de temps de répondre à vos commentaires mais j'adore les recevoir. Et quand je peux, j'y réponds ! Merci beaucoup pour votre fidélité !
J'espère que ce chapitre vous plaira ^^
A bientôt !
MinnieMey
PS : je pars en vacances à partir de jeudi, j'espère que je ne serai pas en retard pour la publication du chapitre 14, je vais le préparer à l'avance. Mais veuillez m'excuser par avance si je suis un peu en retard sur mon rythme de publication !
Chapitre 13 - Amanda
Sirius mit peu de temps à s'intégrer à sa nouvelle vie d'Auror. Il appréciait le fait de pouvoir enfin sortir dans le monde sorcier la tête haute en portant fièrement son badge d'Auror sur sa veste. Il était triste que Cornedrue ne le voit pas ainsi, affublé de son sigle. Devenir Auror avait été l'un de leurs rêves à tous les deux et ce fut avec beaucoup de nostalgie qu'il avait effectué sa première mission. Il aurait tant voulu partager ce moment avec son meilleur ami. Mais voilà, à leur époque, ce n'était pas possible, la guerre faisait rage, ils n'avaient pas eu le temps de penser à leur avenir.
Dans son tout nouveau métier, l'ancien Maraudeur aimait aussi le contact avec les sorciers, que ce soit ses collègues ou encore les gens qu'il aidait.
Et par-dessus tout, il adorait sentir sa baguette entre ses mains et la magie qui l'enveloppait à chaque fois qu'il lançait un sort. Cela lui avait tellement manqué pendant toutes ses années d'emprisonnement à Azkaban.
Enfin, Nick était un partenaire formidable. Ils s'étaient très vite entendus : l'homme d'une quarantaine d'années, père de deux enfants, était simple et direct. Il disait les choses comme il le pensait et cela plaisait à Sirius. Ce dernier préférait les personnes franches et surtout qui ne posaient pas de questions inutiles. De plus, l'Auror confirmé était toujours de bons conseils, et même si l'ancien Maraudeur était de plus en plus assuré, prenant quelques initiatives, Nick savait toujours analyser la situation avec objectivité. Quand le brun souhaitait se lancer dans le tas, comme cela lui était arrivé quelques fois, l'expérimenté savait trouver les mots pour réfréner ses ardeurs. Cela aurait pu déranger Sirius dans d'autres conditions, mais pas ici. Il faisait confiance à son collègue.
Néanmoins, tout n'était pas rose au Bureau des Aurors. Beaucoup de petits détails l'énervaient comme toute la paperasse qu'il devait rédiger à la fin de chaque mission, même celle les plus anodines pour lesquelles il n'intervenait que deux ou trois heures. Il n'aimait pas non plus la façon dont certains le dévisageaient au Ministère de la Magie. Sirius était habitué aux regards. Quand il était encore élève à Poudlard, les étudiants l'observaient toujours car il était le Black qui avait été réparti à Gryffondor. Mais à l'époque, il s'en contrefichait. Tout ce qui comptait, c'était s'amuser avec ses meilleurs amis et faire les 400 coups.
Cependant, aujourd'hui, c'était différent. En plus, il n'était plus le garçon renié par sa famille mais plutôt l'homme qui avait été emprisonné à tort pendant des années, qui avait été capable de s'évader seul, qui avait vécu comme fugitif pendant plusieurs années, qui était mort, tombé dans le voile et surtout, qui était revenu de l'Arche de la Mort sans aucune égratignure et en pleine forme. Sa vie fascinait de nombreuses personnes. Heureusement, les journalistes ne savaient pas sur quelle mission il intervenait. Mais parfois, cela lui arrivait de tomber nez à nez sur des reporters et ces derniers ne manquaient pas de l'interroger sur des faits personnels, qui n'avaient rien à voir avec son enquête du moment. Cela avait tendance à l'exaspérer. En effet, ces personnes ne le considéraient pas comme un Auror mais comme Sirius Black, l'homme qui était revenu. Avec naïveté, il avait pensé que l'article de Ginny aurait calmé les questionnements des sorciers mais ce n'était pas le cas. Bien au contraire, chacun voulait sa part du gâteau et surtout, sa part de Black.
Également, le jeune homme avait de plus en plus de succès auprès de la gente féminine - à la vue des courriers qu'il recevait -. En effet, depuis son interview, chaque jour, cinq ou six hiboux frappaient à la fenêtre des Potter pour lui remettre des lettres d'admiration de fans. Il avait même reçu quelques demandes de mariage. Sirius se moquait de toute cette attention et ne gérait pas toute cette correspondance. Il avait laissé Ginny et la petite Lily s'occuper de cette partie-là. Il semblait que la mère et la fille adoraient les ragots et prenaient un malin plaisir à lire les courriers enflammés qu'il recevait.
Mais ceci n'était pas le pire dans toute cette histoire. Il n'avait qu'un seul mot pour déterminer le pire, non, en fait, un seul prénom : Amanda.
Depuis qu'il était arrivé, la fille de Kingsley faisait tout pour se trouver au Bureau de Aurors en même temps que lui. Elle avait accès au planning des employés comme tout le monde et s'évertuait à ne choisir que des missions qui se termineraient au même moment. Dès qu'elle le pouvait, elle venait dans le bureau de Nick et Sirius pour leur parler de tout et de rien. Elle insistait également pour pouvoir déjeuner avec lui, ce qu'il refusait toujours poliment. Mais cette dernière revenait toujours à la charge. Jour après jour, elle réitérait sa demande, sans perdre son enthousiasme et malgré les refus répétés de l'ancien Maraudeur. En réalité, la jeune femme avait envie d'avoir Sirius Black dans son tableau de chasse.
Harry, leur chef, voyait bien son petit manège mais laissait passer, connaissant le caractère volatile d'Amanda. Quand elle verrait que l'ancien Maraudeur n'était pas intéressé, au bout d'un moment, elle laisserait tomber.
Sirius n'était pas dupe de tous ses efforts. Bien sûr, il était flatté d'une telle attention. Amanda était une très belle femme : elle avait un visage presque parfait et un corps plutôt avantageux qu'elle savait pertinemment mettre en valeur. Parfois, l'homme avait bien envie de se laisser tenter, ne serait-ce que pour le plaisir de la chair.
Cela faisait bien longtemps qu'il n'y avait pas goûté et plus les semaines passaient, plus il en avait envie. S'il n'avait pas eu tous ses souvenirs de Hermione qui étaient remontés de son subconscient, il aurait certainement sauté le pas. Avec Amanda ou bien une autre. Malheureusement, pour l'instant, il ne se sentait pas encore prêt à faire une croix sur la Ministre de la Magie. Certes, elle lui avait dit qu'ils ne pourraient pas être ensemble mais il était sûr qu'elle avait de l'attirance pour lui. Il l'avait bien ressentie lorsqu'il l'avait embrassée. Le corps tremblant de la jeune femme ne lui avait pas menti. Il ne savait pas pourquoi mais il sentait que cela annihilerait toutes ses chances avec elle s'il se mettait à sortir à droite ou à gauche. Il savait qu'elle était avec Ron et de temps en temps, cette seule pensée le rendait fou de jalousie. Mais il se reprenait et attendait son moment avec patience. Sirius Black avait réussi à patienter pendant douze ans avant de lancer sa vengeance. Il était bien capable d'attendre tranquillement la femme qu'il aimait. Quelques mois de plus, qu'était-ce finalement ?
Mais avec Amanda, ce n'était pas aussi simple. Il sentait que s'il ne lui donnait pas un refus clair et net, elle continuerait à le harceler. Cependant, comment pouvait-il refuser ses avances si elle ne lui en faisait pas ? Il n'allait tout de même pas l'attendre à la fin de son service pour lui dire qu'il ne voulait pas sortir avec elle ou encore même coucher avec elle. Alors, tant qu'elle ne faisait pas de déclaration claire et nette, il attendait. Mais plus les jours passaient, plus il se sentait gêné en sa présence.
Un jour, il revint d'une mission éprouvante avec Nick.
En effet, le Ministère de la Magie avait tenté de ne plus se servir des Détraqueurs pour garder la prison d'Azkaban, après leur trahison lors de la deuxième guerre. Malheureusement, ses créatures maléfiques, qui se faisaient une joie d'aspirer le bonheur des êtres humains autour d'eux, s'étaient rebellées face à leur confinement tout au nord du pays. Les Détraqueurs, ayant besoin de proie pour survivre, s'étaient attaqués à plusieurs villages moldus. Hermione, à l'époque chef du département de la Justice Magique, avait longuement parlementé avec ces êtres. Elle ne l'avait pas souhaité, seulement, il n'y avait pas beaucoup de choix : soit les sorciers donnaient une mission aux Détraqueurs pour les maîtriser, soit ils étaient obligés de les exterminer. En tant que grande défenseuse des créatures magiques, la jeune femme n'avait jamais voulu aller à cette extrémité et avait lutté ardemment contre toutes les personnes désireuses de les tuer. Ces êtres étaient maléfiques mais c'était leur nature-même. Les sorciers ne pouvaient pas les condamner.
Alors, la brune avait décidé de laisser les Détraqueurs en tant que gardiens de la prison d'Azkaban. Elle avait été beaucoup critiquée à l'époque mais elle avait tenu tête devant ses détracteurs. En revanche, elle avait demandé une loyauté totale de la part de ces créatures magiques envers le Ministère de la Magie, ce qu'elle avait obtenu. Jamais plus elles ne s'attaqueraient à des innocents, sorciers ou moldus.
Ce fut donc avec le cœur lourd que Sirius avait dû escorter un criminel sorcier à la prison dans laquelle il avait passé de nombreuses années et où il y avait presque perdu la tête. Harry lui avait pourtant proposé de ne pas y aller mais l'ancien Maraudeur avait été ferme. Il avait voulu s'y rendre pour démystifier cette prison. Il avait alors accompagné Philip McBurry, un tueur en série sorcier, qui venait d'être condamné à la perpétuité. Quand il avait foulé le sol rocailleux et désertique d'Azkaban, il n'avait pas pu retenir un frisson. Finalement, il avait été très dur pour lui d'affronter cette demi-heure passée dans ce lieu. Bien sûr, il avait lancé un patronus pour se protéger des effets néfastes des Détraqueurs. Néanmoins, il n'avait pas apprécié ce moment, chaque pas lui rappelant sa douloureuse captivité.
Quand il rentra avec Nick au Bureau des Aurors, Sirius était blanc comme un linge, ce que remarqua immédiatement son collègue. Même s'ils étaient encore en service, son partenaire n'hésita pas à faire apparaître un verre de whisky pur feu qu'il lui donna. Il aurait pu lui remettre du chocolat mais finalement, en voyant le visage du brun, il s'était dit qu'un alcool fort serait plus approprié. Il avait ensuite laissé le jeune homme se reposer dans une pièce pendant qu'il rédigeait le rapport.
Le Black n'avait pas apprécié les regards de pitié de son collègue mais quand il avait tenté de faire apparaître une plume et que celle-ci avait tout simplement glissé entre ses doigts, il s'était dit qu'il avait besoin d'un peu de repos. Cela faisait des semaines qu'il ne trouvait pas le sommeil et cette expérience l'avait totalement épuisé.
Alors qu'il était affalé sur un fauteuil, la tête entre les mains, il entendit toquer à la porte. Il ne releva même pas la tête pour voir qui arrivait, tellement il était fatigué.
« Tu vas bien, Sirius ? » lui demanda la voix d'Amanda.
Celle-ci avait pris un ton inquiet. L'ancien Maraudeur ne bougea pas mais quand il vit les jambes de la jeune femme à son niveau et s'agenouiller pour lui parler directement, il leva enfin le visage.
« Oui, ça va, » lui répondit-il sèchement.
Il n'avait pas envie du réconfort de la jeune femme. Il ne l'appréciait pas vraiment. Elle n'était pas méchante mais ses manières ne lui plaisaient pas.
« Cela n'a pas l'air pourtant, dit-elle sans tenir compte de son ton sec.
— Et alors ? Laisse-moi tranquille, Amanda.
— Pourquoi ? J'ai l'impression que tu as besoin de réconfort ! »
Elle se mit à genoux et le regarda dans les yeux tout en posant une main sur sa cuisse. Sirius voulut la dégager mais il n'en avait pas la force. Il se sentait épuisé. Il n'avait même pas l'énergie de s'en vouloir à lui-même. D'habitude, il détestait être en position de faiblesse, mais là, il ne pouvait même pas réagir. C'était dire l'état dans lequel il se trouvait.
Amanda, ne voyant pas Sirius repousser sa main, commença à lui caressa délicatement la jambe.
« Je sais que cela a dû être une expérience difficile...
— Tu ne sais pas ce que tu dis, Amanda...
— Mais bien sûr que si, j'ai déjà été en présence de Détraqueurs, je sais ce que ça fait !
— Non, je ne crois pas ! »
Le brun lui retira sa main de son genou et détourna les yeux. Il n'avait pas envie de discuter avec elle. Il était fatigué et avait besoin de se reposer. Il s'apprêta à se lever pour aller voir Harry et lui demander son après-midi lorsque la métisse se pencha vers lui.
« Je ne peux pas comprendre en effet mais je suis sûre que je peux trouver un moyen de te faire retrouver des couleurs... » lui souffla-t-elle.
Sirius sentit son parfum sucré, un mélange de vanille, de patchouli et une légère odeur boisée. Il avait toujours eu l'odorat développé et il devait se l'avouer : à cet instant, il appréciait ce qu'il percevait. Ses yeux se dilatèrent, son sang afflua rapidement dans son cœur le faisant battre plus fort et il sentit un léger picotement dans le bas de son ventre. Son souffle devint plus lourd subitement.
Amanda fit un sourire en coin car elle avait immédiatement ressenti le changement d'humeur de l'ancien fugitif. Alors, prudemment, elle déposa sa main sur son torse et le caressa. Sirius déglutit. Cela faisait depuis combien de temps qu'une femme ne l'avait pas touché ? Il se râcla la gorge reprenant un peu ses esprits.
« Tu ne devrais pas faire ça ! lui dit-il d'une voix rauque.
— Pourquoi ?
— Parce que... hum... nous sommes collègues...
— Et alors ?
— Je n'ai pas envie...
— Ah bon ? Pourtant, ce n'est pas ce que m'indique ton corps ? »
Elle continua à le caresser doucement de ces deux mains cette fois. Sirius avait agrippé les rebords du fauteuil et n'osa pas bouger. Il savait qu'il devait la repousser. Il avait entendu parler de cette femme par Harry et Nick. Elle était particulièrement vicieuse. Mais il ne le pouvait pas. Son corps réagissait à sa place.
Amanda se rapprocha un peu plus de lui et il sentit son souffle chaud sur sa joue. Il frissonna.
Quand elle l'embrassa, il ne la rejeta pas. Il avait tellement besoin de chaleur. Pourquoi refuser ce qu'on lui donnait sans qu'il n'ait à le demander finalement ? A cet instant, il n'arrivait plus à réfléchir de façon cohérente. Et de façon honnête, il n'en avait pas envie.
