Bonjour à tous !
Pour information, j'ai enfin terminé d'écrire cette histoire ^^ Et oui, ça y est, j'ai écrit le mot FIN. Cela me fait tout bizarre, j'avoue... Du coup, je vais pouvoir accélérer la publication pour publier 2 chapitres par semaine. J'espère que vous serez toujours au rendez-vous ;) Normalement, cette fic sera terminée dans moins de 4 semaines.
A bientôt et encore merci pour votre fidélité !
MinnieMey
Chapitre 19 - Le lendemain
Sirius regarda la femme qui dormait à ses côtés. Le visage de Hermione était tourné vers lui et elle semblait profondément endormie. Ses traits étaient doux et apaisés. Il retira une mèche de cheveux de son visage et lui caressa doucement la joue. Il ne voulait pas la réveiller mais ne pouvait pas s'empêcher de la toucher. Il avait peur que la nuit passée n'eût été qu'un rêve. Mais elle était bien là, à ses côtés, dans le même lit que lui et ils s'étaient unis.
Cela avait été totalement différent de sa relation avec Amanda qui avait été brut et rapide, moins magique alors qu'avec Hermione, cela avait été bien plus profond, plus intense, plus doux. Il soupira et se rapprocha d'elle pour lui déposer un baiser sur son front.
Puis, il se leva et alla se doucher. D'après la lueur du jour, il devait être six ou sept heures du matin. Cela faisait donc 36 heures qu'ils étaient captifs et ils ne savaient toujours pas qui les avait kidnappés.
Sirius commençait à s'inquiéter. Combien de temps cela allait-il durer ? Quand pourraient-ils tenter de négocier avec leurs ravisseurs ? Tout ce qu'ils avaient reçu d'eux, c'était ce plateau de nourriture. Il restait encore deux miches de pain. Le jeune homme décida de n'en manger qu'un pour laisser l'autre part à Hermione. Elle aussi devait reprendre des forces. Leurs kidnappeurs ne les affamaient pas mais n'étaient pas non plus généreux.
Il s'occupa en lisant le livre posé sur la table de chevet, un vieux roman écrit par un sorcier inconnu. L'ancien Maraudeur n'en était pas très fan, l'auteur prônait des idées assez vieillottes sur la place des moldus, des créatures magiques et des femmes sorcières. Malheureusement, il n'avait rien d'autre à faire. Il avait déjà tenté d'ouvrir la porte en le crochetant comme un moldu pourrait le faire mais sa tentative avait échoué. L'entrée était définitivement fermée magiquement. De même pour la fenêtre qui était impossible à forcer.
Heureusement qu'il n'était pas seul car il aurait perdu tout contrôle de lui-même. De plus, il préférait largement être enfermé avec Hermione, plutôt que d'être avec ses collègues en cet instant-même à tenter de la retrouver. Si cela avait été le cas, il n'osait pas penser à ce qu'il aurait fait tellement sa fureur aurait été immense.
Il n'était sûr que d'une seule chose : les Aurors ainsi que le Ministère de la Magie britannique feraient tout ce qui serait en leur pouvoir pour les délivrer. Il ne faisait pas confiance au gouvernement français. Il détestait François Duval, déjà dans ses manières. L'homme était particulièrement imbu de lui-même et Sirius avait remarqué qu'il prenait de haut Hermione. Son sourire était faux, cela se voyait.
Il reposa le livre sur le bord du lit et réfléchit quelques instants.
Ce kidnapping était étrange. Tout laissait à penser que c'était l'œuvre des créatures magiques : ils en voulaient ouvertement au Ministre français et à son cabinet pour les lois restrictives qu'ils avaient passé ces derniers mots. Mais même s'ils désapprouvaient une entente franco-britannique, Hermione était le symbole de leur liberté pour tout ce qu'elle avait fait pendant son mandat en tant que chef du département de la Justice en Grande-Bretagne. Elle avait sauvé de nombreuses créatures magiques en leur proposant des procès équitables. Elle avait également aidé à promulguer des lois pour étendre leurs pouvoirs. Elle avait fait la paix avec la plupart d'entre eux. Le monde magique britannique vivait mieux depuis qu'elle était en poste. Sirius, même s'il n'avait eu qu'un bref aperçu, le savait. Alors, pourquoi l'auraient-ils enlevée ? Cela n'avait aucun sens.
Si ce n'était pas eux, seraient-ce les opposants aux libertés de ces créatures ? Des pro-gouvernements ? Mais dans ce cas, cela ferait une très mauvaise publicité pour le cabinet en place.
Ou bien y'avait-il une troisième faction ? Un autre parti dont il n'avait aucune connaissance mais qui avait décidé de participer à ce jeu de pouvoirs ?
Sirius soupira à nouveau. Finalement, cela ne servait à rien de réfléchir ainsi. Il avait l'impression d'être plus embrouillé qu'autre chose.
Hermione remua légèrement dans le lit. Il s'était assis juste à côté d'elle et n'attendait que son réveil. Il posa un regard vers elle en souriant.
Qu'étaient-ils à présent ? Des amants ? Un vrai couple ? Et que se passerait-il quand cette histoire serait terminée ? Sirius était peut-être naïf mais il était convaincu qu'ils seraient sains et saufs prochainement. Il n'était sûr de rien, pourtant, il avait cette certitude au fond de lui.
Alors, qu'adviendrait-il d'eux ? Hermione serait-elle prête à quitter Ron pour lui ? Même si elle venait de tromper son mari, serait-elle capable de partir ? Sirius voulait qu'elle soit officiellement avec lui, néanmoins, il savait que cette décision serait difficile à prendre. Elle connaissait son mari depuis presque 30 ans, elle était mariée avec lui depuis quinze ans et ils avaient deux enfants. Qu'allait-elle pouvoir lui dire ?
De plus, quelles conséquences cette rupture aurait-elle sur lui ? Il appréciait le roux, même s'il n'était pas proche de lui. Harry l'avait invité deux-trois fois à sortir boire un verre ensemble et Ron avait toujours été d'une très agréable compagnie, à lancer des blagues, à s'intéresser à sa vie et à ce qu'il aimait. Il lui avait même proposé d'aller assister à des matchs de Quidditch. De plus, c'était un mari travailleur, aimant et un bon père. Non, Ron Weasley était un homme bien. Cela allait rendre la décision de Hermione difficile, il le savait.
Mais finalement, il était prêt à briser cette amitié naissance pour être avec la femme qu'il aimait.
Et qu'en penserait son filleul ? Harry risquait fortement d'être déçu par son attitude. Ne ravissait-il pas la femme à son meilleur ami ? Harry ne savait rien du retour dans le passé de Hermione. Comment le prendrait-il ?
Non, la décision allait être difficile à prendre.
Mais finalement, qui lui disait que Hermione le choisirait-elle à la fin ? Certes, ils avaient couché ensemble la nuit dernière mais cela ne signifiait rien. Elle pouvait toujours décider de rester avec son mari, pour toutes les raisons déjà mentionnées.
Le cœur de Sirius se serra. Si elle ne le choisissait pas, il était sûr qu'il serait anéanti pour longtemps.
« Bonjour ! s'exclama une petite voix à ses côtés.
— Bonjour ! » lança-t-il dans la direction de la jeune femme couchée à ses côtés.
La brune se releva d'un coude. Ses cheveux étaient totalement emmêlés mais malgré cela, Sirius la trouva magnifique. Il lui fit un grand sourire.
« Tu as bien dormi ? lui demanda-t-il.
— Plutôt bien, oui. »
Elle se hissa vers Sirius et lui donna un chaste baiser. Il ne put s'empêcher de la prendre dans ses bras. Elle accepta son étreinte avec un petit rire.
« Quel enthousiasme dès le matin ! le taquina-t-elle un sourire sur les lèvres.
— Pourquoi ? Cela te dérange ?
— Du tout !
— Je t'ai laissé un peu de pain si tu veux. Désolé si le repas est frugal mais personne n'est venu apporter notre petit-déjeuner.
— Ce n'est pas grave, cela me va bien. »
Hermione l'embrassa à nouveau et sortit du lit pour se diriger vers la salle de bain. Elle en ressortit douchée quinze minutes plus tard. Il était étrange de la voir habillée d'une robe de soirée mais elle n'avait rien d'autre à se mettre. Elle se dirigea vers la table pour manger son maigre repas.
Sirius tenta de continuer sa lecture mais ne put s'empêcher de l'observer discrètement. Quand elle eut terminé, elle vint s'asseoir à côté de lui sur le lit.
« Tu lis toujours ce livre bizarre ? lui demanda-t-elle.
— Oui, il n'y a que ça.
— Je me demande quel genre de personne peut bien avoir ce genre de lecture.
— Certainement pas un sorcier progressiste.
— En effet ! »
Elle feuilleta le roman, puis le reposa sur ses cuisses. Elle resta silencieuse quelques instants, puis, finalement, releva la tête vers lui.
« Nous devons discuter de ce qui s'est passé hier soir, s'écria-t-elle enfin.
— Je pense que nous y sommes obligés, oui. »
Elle souffla doucement et ses yeux devinrent humides. Sirius eut un pincement au cœur.
« Tu regrettes, n'est-ce pas ? » s'exclama-t-il soudain.
Elle émit un rire léger.
« Le problème, c'est que je n'ai pas de regrets, dit-elle soudain.
— Comment ?
— Je ne regrette pas d'avoir couché avec toi la nuit dernière, Sirius. Bien au contraire ! Je le voulais vraiment. »
Ces quelques mots détendirent le cœur de Sirius qui palpitait fort dans sa poitrine depuis quelques minutes. Mais il ne dit rien, Hermione n'avait pas fini de parler.
« Cela fait depuis que tu es revenu que j'en ai envie, vraiment ! Tu as bien vu quand nous nous sommes embrassés dans ta chambre pendant ta fête de retour. J'ai failli tomber dans tes bras. Pourtant, je m'étais dit que je ne le ferais pas, que je ne le devais pas à cause de ma situation familiale. Mais je me fourvoyais. En fait, cela fait des mois que je me fourvoie. Je... je n'ai pas pu supporter que tu sortes avec Amanda. Hier, quand tu m'as avoué que tu avais couché avec elle, je me suis rendu compte que je ne le voulais pas. Je ne veux pas que tu sois avec quelqu'un d'autre, en fait, je ne veux pas que tu sois avec quiconque à part moi. C'est extrêmement égoïste de ma part, je le sais... je... je suis encore avec Ron. Je l'aime encore... Mais je t'aime encore plus. Je ne sais pas si je suis prête à le quitter tout de suite... cela fait beaucoup pour moi mais ce dont je suis sûre, ce sont mes sentiments pour toi. Je t'aime, Sirius. »
Elle le regarda dans les yeux, une larme avait coulé le long de sa joue. Sirius vint l'essuyer délicatement avec son pouce et rapprocha son visage du sien.
« Je t'aime, Hermione, lui dit-il. Mes sentiments envers toi sont incompréhensibles. Comment se fait-il que je t'aime alors que nous n'avons vécu que quelques semaines ensemble et que des années se sont passés depuis ? Je ne sais pas, je ne comprends pas. Mais depuis que je suis revenu, je ne pense qu'à toi. Bien sûr, j'ai enfoui mes sentiments quand tu m'as rejetée. Honnêtement, cela a été l'un des moments les plus durs depuis mon retour. J'étais totalement perdu et tu ne voulais pas de moi. Pourtant, je ne t'en ai pas voulu. Je comprenais. Tu as ta vie de famille. Tu ne pouvais pas tout laisser tomber pour moi, pour cette histoire que nous avons vécue brièvement. Pourtant, tout au fond de moi, je rêvais d'être avec toi. Tu m'as tellement manquée, tu ne peux pas savoir. Et ces mots que tu m'avoues ! Tu me rends tellement heureux. Je t'aime ! »
Il posa ses lèvres sur les siennes et la serra contre lui. Sirius ne voulait plus la lâcher, plus jamais. La jeune femme vint se blottir dans ses bras et approfondit leur baiser. Brusquement, comme la nuit dernière, ils oublièrent dans quelle situation ils étaient : au lieu d'avoir peur ou d'angoisser, ils ne pensaient qu'à leur amour et à leurs sentiments pour leur laisser enfin libre cours.
Sans penser au fait qu'ils puissent être surpris par leurs ravisseurs, ils se débarrassèrent rapidement de leurs vêtements et ne se détachèrent pas de l'un et l'autre avant d'avoir pleinement satisfait leurs désirs réciproques.
Sirius s'allongea finalement sur le dos, la tête de Hermione posée contre son torse nu. Il prit sa main dans la sienne et observa l'alliance qu'elle portait. La voir ainsi sur son annulaire lui faisait mal au cœur et le ramenait à son statut. Il n'avait pas envie d'y penser maintenant, pourtant, il ne pouvait pas s'en empêcher. Elle était mariée et appartenait à un autre que lui. Son ventre se noua. La bague bougea quelques instants et il crut voir une inscription. Le brun se crispa brusquement. Et il se rappela enfin. Doucement, il retira l'anneau de quelques millimètres et vit les lettres SB tatouées sur son doigt.
« Tu l'as gardé ? » lui demanda-t-il avec étonnement.
Hermione releva la tête, surprise par sa question, puis serra sa main dans la sienne.
« Oui, je n'ai pas eu le cœur à l'effacer, dit-elle en le regardant dans les yeux.
— Merci, répondit Sirius, simplement, un grand sourire sur les lèvres.
— Mais normalement, je le cache sous un glamour. Je ne l'ai jamais montré à personne. Je ne sais pas pourquoi il apparaît maintenant. Quel est cet endroit ? Où sommes-nous, par Merlin ? »
Elle soupira.
« Il faut vraiment qu'on réfléchisse à sortir d'ici avant de penser à nous, je pense.
— Tu as raison mais honnêtement, j'adore quand tu es dans mes bras comme ça, dit Sirius avec un sourire. Dès qu'on retournera dans notre train-train quotidien, qui sait ce qu'il se passera ? Peut-être m'oublieras-tu ?
— Que dis-tu ? Jamais ! »
Et pour confirmer ses paroles, elle l'embrassa. Sirius sentit son cœur battre à tout rompre. En se dégageant de lui quelques secondes plus tard, Hermione releva la tête.
« Je ne sais pas comment je vais aborder les choses avec Ron mais il va falloir que je le fasse prochainement... je pense que ce sera compliqué... »
Sirius voyait son désarroi, elle ne savait pas comment discuter de ce sujet avec son mari. Elle ne lui avait jamais avoué son retour dans le passé. Ron ne savait rien de lui et de leur relation. La chose allait être ardue à expliquer. Le brun inspira profondément.
« Prends ton temps, d'accord ? Bien sûr, j'ai envie que tu sois avec moi dès que possible mais je sais que l'annonce sera difficile. Sache que je t'attendrai ! »
Il lui sourit et l'embrassa à son tour. Il la serra ensuite dans ses bras, tentant d'effacer ses inquiétudes.
