Info : Des lectrices m'ont signalé par mail que le site avait un sérieux souci rendant l'OS indisponible. Aussi, je reposte pour ceux n'ayant pu le lire, sans garantie toutefois que ça fonctionne correctement. Désolée d'avance si ça foire encore !
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Disclaimer : J'ai peur que seule l'idée loufoque m'appartienne. Les monstrueux beaux mecs, eux, sont l'exclusive propriété de leurs copains respectifs. Réveillez-vous les naïfs, si vous pensiez qu'ils étaient à leur créateur ! ^^
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Note : Les jeux de mots et moi, c'est une histoire d'amour. Alors pourquoi ce titre ? Non, je ne présenterais pas une ficounette à six chapitres (ma trouille à moi !) mais éventuellement six rikikis OS sur différents fandoms dont celui-ci (pas forcément tous la même année, suffit de voir la date du premier post ! oups ^^). OS où je m'amuse à imaginer d'étranges craintes (répertoriées cependant) pouvant paralyser nos bishosex préférés. Pas de panique ! Cette lecture ne vous pétrifiera pas sur place, mais j'espère qu'elle vous divertira un peu grâce à l'humour distillé dedans. Trick or laughs ?
Bonne lecture.
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«Six trouilles d'Halloween.»
~OS n°2~
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Si l'éminent Docteur es Botanique, Draco Malfoy, réfugié de guerre suite à sa malencontreuse reconversion comme apatride en disgrâce au sein du Monde Sorcier, avait particulièrement horreur d'une manie des plus agaçantes et inhérente aux moldus, c'était bien l'exécrable persistance dont témoignaient les foutus gamins du quartier. Et plus spécifiquement, en période d'Halloween !
Grotesquement déguisés, sous couvert d'inspirer l'effroi chez leur victime, ces têtus harceleurs appuyaient sans discontinuer, telle une horde de forcenés écervelés dépourvus d'éducation minimaliste, sur sa pauvre sonnette agonisante. Lui arrachant douloureusement ses délicats tympans tant le mécanisme s'était vicieusement détérioré et enrayé depuis des heures sous les milliers de sollicitations incessantes.
Et tout ça pourquoi ? Pour oser lui extorquer des friandises ! Sinon le menacer d'un terrible et vicieux maléfice dans l'éventualité où il refuserait de leur offrir l'aumône. Pourtant, Merlin savait qu'en matière de sorcellerie, les apprentis pilleurs ne seraient assurément pas à la hauteur ! Enfin, constat qui aurait été véridique si son statut ne s'apparentait pas à celui d'un misérable cracmol désormais. Indéniablement, la vie était atrocement cruelle avec lui !
Cependant, en bon Serpentard, Draco avait plus d'un tour dans son sac à malice. Son implacable vengeance, minutieusement réfléchie et confectionnée en secret, à l'encontre des démoniaques chérubins aurait une saveur douce-amère des plus délectables. Effaçant sa grimace crispée pour un sourire enjôleur, s'empressa-t-il dès lors d'ouvrir la porte de son paisible foyer, endormant la méfiance de l'ennemi pour mieux le tromper. Et sans même octroyer le temps aux enfants de vociférer le fameux « Trick or treat ? », il leur tendit généreusement de belles et appétissantes pommes d'amour, joliment enrobées d'une séduisante couleur écarlate.
- « Régalez-vous, les monstres ! » leur souhaita-t-il spontanément, ne s'éternisant pas davantage sur son pallier. Après tout, il n'était pas tenu d'être courtois envers ces malotrus. Déjà, il les nourrissait et c'était beaucoup selon lui.
Evidemment, Draco aurait adoré, et prit un malin plaisir, à contempler leurs visages se décomposer et leurs langues s'enflammer au fil de leur gourmande et goulue dégustation. Or, sachant parfaitement l'incongru effet produit par ses farceuses gâteries, que son compagnon avait inopinément testées en chapardant l'une d'entre elles, il se contenta de retourner guilleret et serein dans sa cuisine. Histoire de préparer une énième fournée diaboliquement explosive.
Assurément, cette savoureuse recette d'oignons blancs, fourbement déguisés sous une brillante et rougeoyante cape caramélisée, rejoindrait son grimoire dans la judicieuse section savamment intitulée « répulsifs à emmerdeurs ». Particulièrement fier de sa sulfureuse trouvaille, Draco songea à breveter éventuellement son piquant enrobage ensorcelé. Faudrait pas qu'un homme, mal intentionné, vienne à saboter ou détourner, de son but premier, le subtil métissage ! Moult heures avaient été nécessaires pour équilibrer parfaitement la fusion du puissant Carolina Reaper au fourbe Trinidad Moruga Scorpion et à l'abrasive, mais néanmoins torride, pointe d'Habanero. Sans omettre la volcanique pincée de poivre de Cayenne.
Tout à ses torves et revanchardes pensées, Draco estima brièvement la pertinence d'y ajouter machiavéliquement un soupçon de laxatif instantané pour les faire encore plus chier. Oh oui ! L'an prochain, à Halloween, il aurait une paix radicale. Fantômes, vampires et autres créatures à poils passeraient leur chemin très loin de son démoniaque manoir.
- « Draco ! Aide-moi ! Je suis en … feu ! » supplia péniblement son amant, les yeux larmoyant et vomissant encore sans vergogne, au-dessus de l'évier, le peu d'amuse-gueule dérobé et voracement englouti, dès qu'il l'entendit pénétrer dans « l'infernal laboratoire des horreurs ».
- « Pauvre bébé ! » minauda exagérément le roublard blondinet, nullement affecté voir plutôt amusé intérieurement par la détresse de son martyre préféré. A l'avenir, Harry lui demanderait la permission avant de lui voler ses essais.
« Pour éteindre l'incendie qui te consume, veux-tu boire du … petit lait ? » lui susurra-t-il chaleureusement à l'oreille, la mordillant sensuellement au passage, tout en se postant félinement près de lui contre le meuble de l'évier et lui caressant suavement le dos en signe d'apaisement.
- « Oui oui oui ! Du lait ! » se réjouit ardemment l'ancien Gryffondor en détresse, n'ayant à l'évidence nullement cerné la grivoise évocation malgré l'insistance du dépravé jeune homme à lui pelotonner lubriquement son fessier joliment bombé.
Draco Malfoy purement et profondément obscène ? Non, ce serait là un fâcheux raccourci peu glorieux et des plus inappropriés pour l'immaculé héritier au sang-pur. Sa récente et improbable attitude licencieuse découlait d'une malencontreuse et fortuite rencontre avec un atypique trio, un soir de gala. Au dernier bal de charité, célébrant le solstice d'été, un vicieux Satyre, accompagné d'insatiables jumeaux Succube et Incube, l'avait pris pour proie. En vérité, il aurait été inexplicable qu'un miraculeux puceau de son calibre et de sa classe ne les eussent pas intéressés !
Oui, aussi rocambolesque que cela fut, Draco, à vingt cinq ans et bien que fiancé au plus courtisé des héros expatriés du Monde Sorcier, était toujours indubitablement vierge. En tout sens ! Comment était-ce possible ? Non, le vénérable et dur à cuire Harry Potter ne souffrait aucunement de blessures de guerre ni de troubles libidineux ou érectiles. Bien au contraire ! Seulement, le fringuant sauveur combattait un ennemi plus sournois que Voldemort lui-même. Quotidiennement, depuis sa mise en couple, Harry s'acharnait à exterminer un savant mélange de tenaces phobies dont le beau blond ne parvenait à se départir.
Après une longue et frustrante consultation auprès d'un minutieux médicomage de Sainte-Mangouste, Hermione Granger nouvellement Weasley pour ne pas la citer au grand dam de l'irascible patient, le diagnostic tomba sans appel : Draco souffrait conjointement de gymnophobie et d'érotophobie. Si le premier terme se limitait à une frayeur de la nudité dans son ensemble, engendrant certes des gênes parasites, le second s'avérait indéniablement plus handicapant au sein d'un couple. En effet, la peur générique de la sexualité aboutissait fatalement à une parophobie et une ithyphallophobie dans le cas de l'ancien Serpentard. A savoir, une terreur tétanisante des rapports sexuels et des pénis en érection. Plutôt dur pour un homme sortant avec un homme, non ?
Ironiques raisons pour lesquelles Draco s'était jusqu'ici condamné à l'amour platonique, s'obstinant inlassablement à repousser toutes sortes d'avances libertines. Autant dire, qu'en secret, Harry bénissait, d'une impérieuse ferveur, l'inopinée intervention du Satyre dans leur vie conjugale ! Qui était-il pour interdire à Draco d'être l'élève assidu du Maitre es Sexe ? Dommage qu'actuellement, sa bouche en feu l'obnubilait au point d'asphyxier sa libido !
- « Avant d'étancher ta soif, en préliminaires, désires-tu m'effeuiller … comme un oignon ? » renchérit Draco plus allumeur et coquin, la tentation définitivement peu voilée à l'attention de son homme encore pleurnichant et bavant tout son soûl.
« Pour enfin, croquer la pomme avec moi … » l'invita-t-il, dégrafant sensuellement son pantalon pour achever d'attiser le feu du désir chez son cher agonisant. Le temps de la retenue était incontestablement révolu. Sans compter que Draco, fidèle à lui-même, ne perdrait jamais son appétit à le ridiculiser ou se moquer de lui.
- « Te fous pas de moi ! » maugréa piteusement l'Auror en devenir, sentant la nausée refluée au fin fond de sa gorge à la simple évocation d'une pomme. Son homme était un pur sadique en puissance ! Pourtant, il ne saurait plus s'en passer. Depuis sa naissance, Harry devait être damné pour être ainsi martyrisé à tout bout de champ.
- « Pourquoi pleures-tu ? Suis-je si terrifiant ? Ou suis-je trop épicé pour toi ? » poursuivit finement Draco, faussement innocent et contrit face au regard éploré, se voulant pourtant réprobateur et meurtrier. Harry soumis à son bon vouloir était réellement aphrodisiaque à ses yeux. Et Merlin ! Qu'il lui inspire la peur ou la concupiscence, Draco n'en avait cure tant qu'ils pouvaient s'ébattre, s'abandonner instamment au plaisir.
D'un geste vif et punitif, ignorant la douleur ravageant encore sa bouche et sa gorge, Harry colla abruptement Draco contre la paroi près du frigo. Et tandis qu'il ravageait d'un baiser vorace la fielleuse bouche moqueuse, il s'empara aveuglément d'une salvatrice brique de lait.
- « A défaut de sucer ton sang, tel un vampire … je vais te téter … me repaitre de ton lait, bébé ! » grogna-t-il bassement et vulgairement, ingurgitant goulument et avec sauvagerie l'apaisant liquide opaque dégoulinant sur eux tant ses gestes étaient brusques et désordonnés. A l'instant, Harry ne semblait plus maitre de lui.
Fasciné, Draco le dévorait littéralement de ses orbes assombris. Oubliant sans complexe son ancien travers, il s'avoua intimement qu'un Harry sombre et possédé était définitivement plus bandant qu'un soumis.
- « Au point de t'expédier aux portes d'une fulgurante petite mort … tant j'aurais extirpé de toi l'ultime perle … d'essence de vie. » lui promit-il, léchant insolemment une aventureuse et polissonne gouttelette s'étant immiscé à la frontière de l'aine d'albâtre.
« Ensuite, pour te clouer au Paradis, … j'enfoncerai, profondément, mon pieu dans ta chair. Encore et encore. … Même le plus enragé des loups n'hurlera pas autant que toi ! Oui tu vas crier, car je vais te vider pour mieux te remplir. » acheva-t-il son sulfureux monologue avant de se ruer et pomper avidement le phallus outrageusement érigé.
Draco perdit drastiquement la mémoire. Submergé par les intenses et dévastatrices sensations provoquées par son ingénieux et habile amant, il ne se souvint plus que jadis cette anodine réaction, pour le moins humaine et naturelle, l'aurait amplement terrifié et mené à une incontrôlable hystérie maladive. De même, comme par magie, il en oublia promptement son irascibilité innée envers les affreux petits monstres emmerdeurs. Comme de coutume, ces derniers aimaient, en plus de l'importuner physiquement au seuil de chez lui, s'amuser à ses dépends en persistant à l'appeler inlassablement via le téléphone moldu.
- « Allo ? » répondit-il d'un timbre rauque, distraitement serein, perdu qu'il était dans les brumes évanescentes du désir et les bras accueillants de son amant repu et assoupi.
- « Ween ! » s'égosillèrent jovialement en retour une tripotée de voix farceuses et enfantines, attendant impatiemment l'habituelle et graduelle symphonie de jurons plus imagés les uns que les autres à ce tour pendable. En vain, cette année !
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********** Fin **********
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Note : Trick or treat-review ? Choisissez bien ou je montre mes mini crocs de chat-garou ! Alors, désirez-vous me revoir sonner à votre porte ? Si oui, vous savez comment m'appâter. Envoyez les friandises ! ^^
Avant de m'exiler, je profite du post (pas trop calamiteux ? ai-je perdu la main ?) pour remercier sincèrement et chaleureusement celles m'ayant laissé des preuves de leurs passages sur d'autres ficounettes (ça fait toujours plaisir) et pour lesquelles je n'ai malheureusement pas répondu (la vie me vampirise et je passe moins sur le site, donc j'ai un retard monstre). Je sais que Fan Fiction connait également des problèmes récurrents, dont la panne d'alerte des MP, expliquant aussi mon hésitation à user de ce moyen. Faudra peut-être que j'inscrive mon mail dans le profil …
En attendant de partager d'autres délires (en sommeil faute de relecture, développement détaillé etc…), je vous souhaite Joyeuse Halloween !
A toutou bientôt !
