Je suis à l'heure, cette fois ci xD N'hésitez à me faire savoir vos avis en commentaire :3 Je ne discute pas plus longtemps pour vous laisser découvrir ce chapitre ;)
Merci encore à AhriallSann pour son travail de bêta, cœur sur toi !
Résumé : « Qu'est-ce que tu fous là ? » « Je… j'arrive pas à dormir… » OS centré sur Sirius et Regulus.
.La noble famille Black.
.Terreur nocturne.
Le vent soufflait fort à l'extérieur et poussait tellement les fenêtres que celles-ci grinçaient : l'orage n'était pas loin. Les ronflements de Peter rivalisaient avec le bruit du vent et les garçons de troisième année, dont le dortoir était collé au leur, avaient décidé de fêter la rentrée dignement en une soirée arrosée. Cette nuit était parfaite pour une insomnie. Cependant, rien ne pouvait déranger Sirius qui dormait profondément. Ni l'infâme sorcière qui lui servait de mère qui s'était montrée encore plus insupportable cet été car son enfant préféré allait rentrer à Poudlard cette année. Ni son père et ses sermons à deux noises. Ni son frère qui suivait leur mère comme un chienchien et avait été réparti à Serpentard aujourd'hui. Non, rien ne pouvait déranger son bonheur. Il était enfin de retour à la maison. Il pouvait respirer.
La chaleur de la salle commune, le rouge chaleureux des tapisseries des dortoirs de Gryffondor qui rivalisaient, et de loin, avec les couleurs fades du 12 square Grimmaurd, et surtout James, Remus et Peter, lui faisaient retrouver le sourire. Tout ça lui avait manqué. Il s'était langui tout l'été de les retrouver et avait fui sa famille coincée et austère dès que son pied avait frôlé le sol du quai 9 ¾ pour voler vers eux. Son sommeil de plomb était bien mérité.
La seule ombre au tableau : l'oreiller qu'il se reçut en pleine face. Il se réveilla en sursaut, arraché à ses rêves brusquement. Il mit un moment à comprendre ce qui lui arrivait et, surtout, à comprendre ce que James lui grognait.
« La gosse dame dit qu'il y a quelqu'un pour toi, en bas. »
Son ami lui tourna le dos, essayant de se rendormir. Sirius lui renvoya l'oreiller, irrité de se faire réveiller ainsi en pleine nuit, et James y plongea sa tête, se rendormant vite. Il avait cru qu'ils allaient faire une expédition nocturne, lui. Il était déçu.
Il descendit les escaliers mollement, encore à moitié ensommeillé et grognon. Il ne restait que quelques septième années dans la salle commune qui discutaient auprès du feu ou se pelotaient dans un coin. Ça avait intérêt à être important, sinon il allait claquer le tableau au nez de la personne qui l'avait réveillé. Soudain, Sirius eut une illumination : une fille. C'était une fille ! Le cœur s'emballant et les mains moites, Sirius pressa le pas, impatient. Ça allait être sa première déclaration et, si la fille était jolie, sa première copine ! Complètement réveillé, cette fois, il ouvrit fébrilement le tableau pour tomber sur son frère. Il regarda à droite puis à gauche. Où était la fille ?
La voix nouée de Regulus anéantit ses espoirs :
« Je-j'arrive pas à-à dormir… »
Son frère était en pyjama, les yeux rougis, le regard brillant, et le fantôme d'un sanglot s'entendait très bien dans sa voix. Il avait dû faire un cauchemar. Lui aussi avait eu du mal lors de sa première nuit à Poudlard. Sirius hésita, pinçant ses lèvres. Regulus était à Serpentard, même s'il avait onze ans, il ne pouvait pas faire pénétrer l'ennemi dans leur salle commune mais… c'était Reg'. Il ne pouvait pas le laisser tout seul. Il ne remarqua pas le regard de Regulus qui s'était fait hésitant devant l'inaction de son grand frère.
Grognant, il enroula son bras autour de son frère et l'entraîna dans la salle commune. Heureusement, Regulus ne portait pas l'uniforme de Serpentard (il portait son pyjama bleu) et il était assez petit pour que Sirius le cache à moitié sous son bras. Les autres ne firent pas attention à eux alors qu'ils s'engouffraient dans les escaliers pour rejoindre le dortoir du plus grand.
Regulus eut un arrêt en entrant dans la chambre mais Sirius ne lui laissa pas le temps de paniquer et l'entraîna dans son lit.
« Les gars dorment, t'inquiète. Qu'est-ce qui t'arrive ? » lui demanda Sirius en chuchotant.
Il avait installé Regulus à ses côtés et tiré les rideaux de son lit, pour plus d'intimité. Ils devaient se serrer pour tenir tous les deux dans le lit mais ils avaient l'habitude. Ils dormaient souvent ensemble, à la maison, lorsque leurs parents ne les surveillaient pas.
Regulus semblait déjà plus détendu, ici, remarqua Sirius. Il lui répondit, sa voix un peu plus calme :
« Je sais pas pou-pourquoi mais j'a-j'arrive pas à dormir et…Kreattur me-me manque. »
A la mention de l'affreux elfe de maison, Sirius fronça du nez mais ne dit rien. Il ne savait pas pourquoi mais son frère considérait ce… truc comme sa peluche et il ne voulait pas encore plus l'attrister qu'il ne l'était déjà en insultant leur serviteur. A la place, il lui caressa la tête lorsque Regulus la déposa sur son coussin, le regard fatigué.
« C'est normal, moi aussi… ma première nuit à Poudlard, l'an dernier, a été un peu compliquée », avoua difficilement Sirius.
Regulus leva un regard surpris vers lui. De sa voix incrédule, il demanda :
« Tu as eu peur ? Toi ? »
Il n'arrivait pas à y croire. Son grand frère, Sirius, avait eu peur ? Un peu gêné, ce dernier se racla la gorge et détourna le regard.
« Ouais, enfin, comme tout le monde. Même si j'étais content d'être loin de Père et Mère, c'était la première fois que… j'étais loin de toi. Et puis, j'ai fini à Gryffondor, aussi. »
Regulus opina de la tête. Finir à Gryffondor en étant un Black était une raison suffisante pour avoir peur. Il se rapprocha de son frère qui avait passé un bras sous ses épaules dans une étreinte, puis chuchota sur le ton de la confidence :
« Tu sais, moi aussi j'ai eu peur, l'année dernière, quand tu es parti. Surtout la première nuit. »
Sirius rit légèrement puis le serra plus fort contre lui, le bout de son nez allant chatouiller la joue de son frère. Il était toujours son héros malgré son aveu, il le voyait dans son regard, et Sirius en était satisfait. Tendant le bras à travers les rideaux, il fouilla dans sa valise gisant aux pieds du lit et en sortit deux miroirs de poche.
« Tiens, dit-il en lui en tendant un des miroirs. Si t'as un problème, souffle mon nom au miroir. »
Il aurait voulu en donner un à James et garder l'autre mais tant pis. Son frère était plus important et il pourra toujours en demander deux autres à Oncle Alphard. C'était lui qui les lui avait donnés, avant sa rentrée à Poudlard, cette année. Le regard curieux de son frère le conforta dans son idée. Il avait bien fait de le lui donner.
« Vas-y, essaye. », l'encouragea Sirius.
L'exclamation surprise et émerveillée de Regulus et son regard pétillant lorsqu'il essaya et vit le visage de son frère dans le reflet du miroir fit de nouveau rire Sirius.
« Comme ça, on sera toujours ensemble. », souffla Regulus, observant toujours le miroir, les yeux pétillants.
Lorsque son frère bailla, Sirius s'allongea plus confortablement, entraînant Regulus à faire de même.
« Allez, on dort, on commence tôt, demain. T'as quoi, le matin ? »
« J'ai sortilège. »
« Flitwick, tu vas voir, il est marrant ce prof. C'est un nain. »
Sirius ne capta le regard mi-surpris, mi-retissant de son frère à l'entente du mot « nain » alors qu'il refermait correctement les rideaux. Les frères s'endormirent rapidement, après un « bonne nuit » chuchoté l'un à l'autre. La journée avait longue et fatigante et retrouver leur complicité d'avant Poudlard avait vaincu les terreurs nocturnes du plus jeune.
Le lendemain, Sirius se fit réveiller par les chuchotements et gloussements des trois autres. Regulus dormait encore profondément. Les rideaux était tirés, ses amis ne pouvaient pas deviner qui était la deuxième silhouette dans son lit. Il sortit son bras hors du lit, à travers les rideaux, et leur fit un signe de main pour qu'ils s'en aillent.
« On te laisse avec ta princesse. », lui lança James d'un ton goguenard avant de sortir de la chambre avec Peter et Remus. Il les entendit éclater de rire dans le couloir.
C'est ainsi que se battit la réputation de tombeur de Sirius, sur un simple malentendu.
