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Découverte
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— Alors comme ça, t'es un extraterrestre.
Thor se promenait parmi les innombrables machines qui l'entouraient, sans répondre tout de suite. C'était vaguement semblable à ce qu'il y avait à Asgard, mais cela semblait plus rustique. À Asgard, pas besoin de ces écrans ou de ces matériels pour étudier quelque chose, la magie permettait de le faire. L'homme de fer avait également un système de projection très élaboré et un assistant omniprésent – dans cette tour en tout cas – du nom de JARVIS.
Il toucha un bouton sur le côté d'une machine et sursauta lorsque la plaque s'ouvrit. Voyant que rien ne l'attaquait, il se détendit et, souriant gaiement, se tourna vers son camarade.
— Effectivement. Je ne suis pas terrestre, je viens d'Asgard.
— La « cité des dieux », poursuivit Tony en formant les guillemets.
Thor acquiesça de nouveau avec fierté. Il ne remarqua pas la lueur circonspecte dans les yeux de l'autre homme. Il pouvait comprendre le doute, car il savait que les humains avaient été trop longtemps détaché de leur existence Asgardienne. Et pourtant le voici, dans le laboratoire de l'un des hommes les plus valeureux de Midgard. Thor l'avait mal jugé de prime abord (enfin…) en le prenant pour un homme égoïste, qui se mêlait de tout et qui ne connaissait pas sa place.
Enfin, comme il le disait, Tony était un petit peu tout cela… mais d'une manière plus noble et positive (enfin…)
Tony l'observait faire son chemin dans son atelier, détaillant son corps sans chercher à se cacher. Si Thor sentait son regard, il fit mine de rien et continuait de de déambuler, touchait quelques engins inoffensifs et sursautait lorsque quelque chose se passait. Tony le laissa jouer quelques instants avant de se rapprocher, l'air faussement innocent.
— J'aurai imaginé tous la plupart des aliens comme les Chitauris, en réalité, avoua Tony en le dévisageant. Notre morphologie est vraiment proche.
Thor eut une exclamation compréhensive et avoua que de tous les êtres peuplant l'Univers, les Asgardiens et les Midgardiens se rapprochaient le plus. Mais ils avaient des différences non négligeables.
— Oh oui, j'ai vu ! Comme le contrôle de la foudre, par exemple.
Thor eut un vague mouvement de l'épaule pour approuver et observa l'ingénieur le détailler. Il avait l'habitude de ce genre d'attention, sa vie tournait au fait d'être le centre d'attention des Neuf Monde de par sa position. Arrivé sur Terre, cela n'avait pas changé, et vu l'attaque que venait de subir un peuple détaché des interactions spatiales, il pouvait comprendre leur soudain intérêt pour sa personne.
— Et la différence de force et d'endurance, continua Tony en s'approchant.
Il arqua un sourcil, bras croisé, continuant de tourner autour du prince. Brusquement, il tendit la main et toucha un biceps, laissant échapper une exclamation admirative.
— Ça soulève de la fonte, hein ?
L'Asgardien fronça les sourcils, ne comprenant pas, et laissa Tony lui tourner autour. Il ne fallut pas longtemps pour que Stark lui demande l'autorisation d'effectuer quelques analyses inoffensives, ce que le prince accepta sans hésitation. Il posa son marteau sur une table et leva les bras, dans l'expectative, un sourire en coin aux lèvres. Tony retira sa veste et l'invita à reculer de quelques pas – et le voyant faire, Thor décida de retirer également son haut.
— Oh, quelle bonne idée, sourit Tony en le voyant faire.
Thor termina de retirer son haut, laissant son torse à la vue de l'ingénieur. Le blond se laissa guider et s'immobilisa vers une zone vide. Tony alla s'appuyer contre un bureau et lança JARVIS, ne cachant même pas son regard qui glissait sur les tablettes. L'analyse ne prit qu'une poignée de secondes, les chiffres et les diagrammes s'affichant sur la tablette de l'ingénieur tandis qu'une partie était projeté en hologramme.
Thor pesait deux cent quatre-vingt-treize kilos, ce qui déjà révélait plusieurs choses sur sa masse, sa structure ADN, la divergence de ses molécules, etc. Il afficha les détails, glissa les éléments, passa les informations en les avalant avec l'efficacité d'un trou noir. Ses os étaient plus épais et solidement incrustés, entouré par une couche d'une matière inconnue qui devaient garantir leur sécurité. Son cœur avait la taille et la puissance de celui d'un cheval de course – non, plus encore. Son cerveau était plus gros, il y avait à l'arrière une zone qui l'élargissait et en regardant de plus près, il y avait des espèces de veines reliés qui descendaient ensuite dans sa moelle épinière.
— Est-ce que tu voudrais pas faire quelques éclairs, pour voir ? demanda l'ingénieur sans lever les yeux des résultats.
Se retrouver comme objet de laboratoire aurait dû être insultant, mais connaissant l'avidité des humains, Thor se plia au jeu avec amusement. Il appela son marteau et se concentra juste assez pour faire crépiter l'arme. Tony vit le schéma briller vers l'arrière du crâne et descendre le long de la colonne vertébrale. C'était fascinant.
— La structure de votre cerveau permet de manipuler certains types de pouvoirs, murmura Tony.
Il n'était pas fin connaisseur de biologie mais ses connaissances suffisaient pour comprendre l'être devant lui. Il y avait bien plus de veines et de ligaments que dans le corps humain, quelques éléments nouveaux également. Sa peau était trois fois plus épaisse aussi – tout son corps était cent fois plus performant que celui d'un humain.
À quel point ?
Il éclata le schéma pour voir davantage ses organes, arquant un sourcil en voyant son pénis. Il s'agissait d'un hologramme, donc Thor le voyait en miroir – et il capta un sourire suggestif.
— Cette technologie est fascinante, dit-il d'un ton bas et rauque.
— Oui, c'est vrai, concéda Tony sans rien laisser deviner.
Il changea nonchalamment de graphique, changea d'écran et d'hologramme, fit pivoter les éléments et les décortiqua. Le corps de Thor était impressionnant (sans l'ombre d'un doute…) et il se demandait comment était celui de Loki. Il était actuellement enfermé dans une prison du SHIELD, tandis que Damage Control (qu'il avait monté en treize heures) et d'autres personnes nettoyaient la ville des Chitauris. Ils avaient droit à quelques jours de répit histoire de se remettre d'aplomb avant que les dieux ne doivent retourner à leur belle planète. Par mesure de précaution, le Tesseract était tenu éloigné de la zone où était détenu Loki.
Il était en train de regarder le squelette lorsqu'il vit que Thor s'était rapproché. Lassé de voir le jeu de l'ingénieur, il détailla les graphiques à son tour, profitant de se fait pour être très proche de lui. Hors de son armure, Tony faisait presque une tête de moins que lui. Le blond apprécia sa surprise lorsqu'il les vit si proche, lui adressant un regard innocent.
— Ces données sont-elles satisfaisantes ?
Tony s'humecta les lèvres en haussant une épaule. Cette proximité lui faisait bien sentir comme la température de l'Asgardien était plus élevée : quarante-cinq degré au lieu des trente-six habituelles. Il était une véritable fournaise – il se demanda jusqu'à combien pouvait monter sa température en cas d'exercice intense.
— Dois-je subir d'autres tests ? susurra Thor.
Les yeux de Thors étaient d'un bleu très froid, très clair, et semblaient pétiller comme s'ils étaient électriques. L'énergie de son corps devait miraculeusement se refléter dans ses yeux, il ne voyait pas d'autre explication. Sur son corps, aucune cicatrice – pourtant vu le nombre de batailles menées (d'après ses dires) il aurait dû en garder les marques. Ses capacités de guérison devaient être extraordinaire. Sa récupération, également.
Tony laissa ses yeux descendre sur le torse, si magnifiquement en relief que c'en était incroyable. Aucun être humain ne pouvait être bâti ainsi, avec une musculature aussi outrageusement apparente et pourtant, une harmonie à se pâmer. Thor avait les yeux baissés vers lui, dans l'attitude de celui qui voulait capter le regard de l'autre, de celui qui ordonnait d'avoir toute l'attention.
C'était un regard que Tony avait lui-même.
— Il va falloir retirer le bas aussi – pour les tests, dit-il sans le quitter des yeux.
Thor ne s'en offusqua pas : il saisit lentement le vêtement et le dégrafa pour s'en débarrasser, gardant les yeux plongés dans ceux du Midgardien. Depuis sa venue, Thor avait vu que tous les sujets en lien avec les relations charnelles étaient presque tabous, tout juste implicitement mentionnée – et rarement avec sérieux. Jane n'avait jamais osé lui dire qu'il l'attirait physiquement, bien que ce fut l'évidence même. Lorsque Thor s'était sensiblement rapproché d'elle dans l'attente d'un contact physique plus prononcé, elle avait ri avec gêne, s'était passée la main dans les cheveux et avait reculé en rougissant. À l'inverse, il y en avait qui cherchait ouvertement la moindre occasion de profiter d'un moment de luxure, mais les considérait comme de simples « bons moments ».
De prime abord, Tony avait l'air d'être de ceux-là, Thor l'avait cru. Il abordait ce sujet en plaisantant, s'enjouait de références, mais il n'avait jamais visé quiconque. Et aujourd'hui, son regard brun ne laissait passer aucune lueur d'amusement. Il attendait patiemment que l'Asgardien ne finisse de se dévêtir. Et ses yeux ne quittaient pas les siens.
— JARVIS, dit simplement l'ingénieur.
Les lumières s'éteignirent pour laisser deux rayons scanner son corps de haut en bas. Tony était encore très proche de lui, au point que la lumière l'illuminait entièrement de bleu.
— Est-ce qu'il serait possible de prélever du sang ? murmura Tony dans le silence.
Thor accepta facilement, pourtant Tony ne bougea pas. Ce fut Thor qui fit un demi pas en avant, et ce fut suffisant pour qu'ils ne soient qu'à quelques millimètres l'un de l'autre. Tony n'en fut pas perturbé et leva juste un peu la tête pour ne pas perdre le contact visuel.
— Un test sensoriel serait bénéfique à vos recherches, souffla Thor d'un ton si bas qu'il en était presque grondant.
Peut-être par défi, Tony ne bougea toujours pas : ses yeux reflétaient une malice qui suggérait qu'il préférait attendre que l'Asgardien soit le premier à craquer. Et Thor avait toujours été du genre à foncer, surtout sur ce terrain-là : il estimait que prendre les devants n'étaient pas signe de défaite, bien au contraire. Il ramena donc la main de Tony contre sa hanche nue, manipulant la main pour étendre doucement les doigts, les faire remonter, avant de le laisser toucher à sa guise.
Le souffle de Tony s'approfondit ; Thor s'avança encore. Par les Dieux, ce n'était pas un silence qui régnait entre eux, mais un fracas de désir et d'impatience. La main de Tony effleurait tout juste sa peau brûlante, remontait les côtes qu'il comptait lentement, capturait chaque courbe des muscles, chaque veine pulsante, effleurait un téton durci il ne fallut pas longtemps pour que la deuxième main ne vienne se poser sur la hanche, son pouce caressant le creux de l'aine.
Malgré son excitation évidente, le membre du dieu était encore flasque. Ces centaines d'années d'existence lui avait permis de savoir contrôler cette partie de son corps. À l'inverse, il ne s'était pas rendu compte s'être autant rapproché : ses lèvres se gorgeaient du souffle chaud de l'ingénieur. Encore un peu et il l'embrasserait.
Pourquoi attendre ?
Brusquement, il fondit sur ses lèvres, si fort qu'il le fit reculer de plusieurs pas jusqu'à heurter une table en métal. La plupart des objets posés dessus se renversèrent bruyamment, mais les deux hommes n'entendaient que le son de leur respiration haletante, de leur bouche humide qui fusionnait, de leur cœur qui palpitait. La main puissante de Thor empoigna une hanche encore trop vêtue, tandis que l'autre plaquait l'ingénieur contre la table. Une clé à molette lui rentra douloureusement dans le flanc, tandis qu'une dizaine de vis lui égratignèrent le dos, mais Tony refusa de se plaindre.
Il sentait le sexe lourd, chaud, épais appuyer là où il fallait.
— Tu vas me laisser habillé encore longtemps ? ahana Tony contre sa bouche rouge.
Thor ne refusa pas la demande et, d'un coup de main, déchira les vêtements – même le jean. Tony essayait de donner du sien, de tirer sur les cheveux ou de tordre un poignet, mais il ne pesait pas bien lourd par rapport à l'Asgardien. Son corps était malléable à souhait, aussi léger qu'une plume : Thor l'utilisait presque.
Le dieu lui ravageait la bouche comme s'il s'agissait d'une nouvelle bataille, frottait leur corps nu, pétrissait la peau inlassablement. Le jean de Tony n'était pas complètement déchiré, le tissu enfermait encore le bas de ses jambes, ses baskets l'empêchait de tomber.
Et Dieu, ce que Thor était brûlant… ! Il avait l'impression que sa bite allait fondre contre la sienne – qu'est-ce que ça donnera quand ça se retrouvera dans son…
— Reste avec moi, ordonna Thor en captant son regard. Ne pense à rien d'autre.
— Donne-moi envie de rester alors, rétorqua Tony.
Oh, ce ne fut pas bien difficile.
Tony découvrit bien des choses sur les capacités Asgardienne, cet après-midi-là. Mais bon, l'esprit scientifique demandait toujours plusieurs expérimentations pour corroborer les résultats, non ?
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Yoohoo ! I'm back !
Nouvelle histoire sans prise de tête. Décidément, j'aime les choses simples. J'espère que vous avez passé un bon petit moment, même si j'ai oooooosé couper à un moment si intéressant~ !
Concernant les "données" sur le corps Asgardiens, j'ai tout inventé, c'était plus simple (fanfic couzin, toi-même tu sais). Je ne me souviens plus du poids précis de Thor, mais je sais que ça se rapproche de trois cents kilos...
Bref, ne vous attardez pas dessus, c'était juste un prétexte pour les faire bai-
Enfin. Tchüss.
Karrow.
