... *arrive discrètement* Je n'avais pas précisé de quel samedi prochain je parlais /BAM/ Pardon xD Sinon, bonjour, bonsoir, désolée pour ce retard impardonnable ToT Surtout que, pire, tout le reste de mes chapitres sont écrits. Il me manquait juste celui-là (et le 9 qui est en cours d'écriture) pour boucler mon histoire et j'ai pris du temps et ça a bloqué tout le reste, encore pardon ToT
Bref, trêve de bavardage, je ne vous retiens pas plus longtemps ! Merci pour vos reviews, follows et favoris :3
Merci encore à AhriallSann pour son merveilleux travail de bêta :cœur:
Résumé du OS : Un jour, Sirius a offert à Regulus un miroir « en cas de besoin, souffle mon nom, je serai là. » Sauf que Sirius n'est plus là, il est parti. OS centré sur Regulus et, secondairement, Sirius.
.La noble famille Black.
.Miroir.
Les gars l'avaient ovationné et porté comme un roi jusqu'aux vestiaires. Il l'avait attrapé. Regulus serrait encore fort le petit vif d'or dans son poing. Il refusait de le lâcher depuis qu'il l'avait eu. Du haut de son perchoir, il avait salué les gradins des Serpentards qui, tout comme les membres de son équipe, étaient en délire. Ils criaient et applaudissaient si fort que l'adolescent n'avait pas pu entendre le présentateur annoncer la victoire des Serpentards. 280 à 90 pour eux, ils avaient écrasé Poufsouffle. C'était une très bonne manière de commencer la saison de quidditch et sa deuxième année de titulaire.
Désormais, ses co-équipiers le chambraient à la sortie des douches. Regulus souriait à leur « bravo champion ! » et riait de bon cœur aux petits surnoms qui fusaient comme « le bouffeur de Poufsouffle » ou encore « Reg le Gronian », une créature connue pour sa rapidité.
Regulus était fier. Cette sensation chaude et diffuse l'avait envahi dès qu'il avait réalisé qu'il tenait cette petite sphère d'or volubile dans son poing et elle ne l'avait pas quitté depuis. Lorsqu'il en parlerait à Père et Mère, ils le féliciteront à coup sûr ! Bellatrix lui offrirait peut être de nouvelles jambières pour Noël et il ferait sourire Narcissa avec ses anecdotes de vol. Mais surtout, surtout, il pourrait se plonger dans le regard chaleureux et satisfait de Sirius.
Il avait eu une grosse dispute avec ses parents, cet été, et il était parti en pleine nuit. Encore des histoires de moldus, de Potter et de moto volante, Sirius n'arrêtait pas avec ça, comme s'il voulait narguer ses parents. Cette fois-ci fut celle de trop, cependant. Regulus n'avait pas osé lui courir après. Mère avait été dans un tel état de colère qu'elle avait brûlé son visage sur la tapisserie familial. Il ne l'avait jamais vue comme ça auparavant. Il avait tenté de l'en empêcher mais la baffe qu'il s'était prise en retour l'avait vite calmé.
Le garçon avait tenté de se raisonner, ce n'était pas si grave si le visage de son frère était brûlé, ils pourraient toujours en refaire un lorsqu'il reviendra. C'était un garçon, le premier héritier de ses parents, et il n'avait pas fait un enfant avec un moldu, pas comme Androméda, ils n'allaient pas le renier pour ça. Pourtant, lorsqu'il dut accompagner son père à Gringotts pour signer des papiers le déclarant comme unique héritier, lorsqu'il entendit les pleures étouffés de sa mère, les marmonnements inquiets de Kreattur à propos de la santé de sa maîtresse, Regulus comprit.
Sirius avait fui.
Il n'excellait pas comme Narcissa dans l'art de cacher un dragon sous le tapis mais, contrairement à Bellatrix, il savait se taire lorsqu'il le fallait. Se taire et refouler. Pourtant, il aurait voulu en parler, voulu extérioriser, rassurer ses parents, leur dire que tout allait bien se passer, être réconforté, mais non. Ça ne fonctionnait pas comme ça, chez lui. Il fallait se taire et faire comme si de rien n'était. Alors, seul dans sa chambre, allongé sur ce lit trop grand, il avait pleuré et prié Merlin pour que Sirius revienne à la raison. Puis finalement, il avait occulté. Le temps guérissait toutes les blessures, son frère avait besoin d'un peu d'air, ça pouvait se comprendre, il finirait par revenir à la maison. Regulus s'en était persuadé, en se mentant.
A Poudlard, ils n'avaient fait que de se croiser et cela avait instauré un malaise un peu gênant entre eux, mais Regulus était persuadé que tout allait s'arranger, maintenant qu'il avait gagné son match. Tout allait redevenir comme avant et Sirius allait de nouveau l'appeler « champion ».
Regulus ne tarda pas, ce soir là, alors que ses coéquipiers tentaient de le retenir à leur petite fête organisée dans la salle commune. Il profita d'un moment d'inattention de Parkinson qui venait de rouler la pelle du siècle à la petite Carrow pour se faufiler dans son dortoir.
Fébrile, les mains un peu tremblantes, il ouvrit sa malle et en sortit son miroir. Regulus était impatient. Après chaque match, gagné ou perdu, ils s'appelaient. C'était leur petite habitude fraternelle. Il avait hâte de retrouver son visage souriant, de se droguer de sa voix chaleureuse et de se plonger dans son regard rieur et réconfortant. Ce n'était d'une question de temps, de minute, de seconde, avant que tout ne redevienne comme avant, lorsque Sirius était à la maison.
Le miroir serré dans une main, comme un naufragé s'accrochant à sa bouée, il se recoiffa de l'autre avant de souffler un « Sirius » et de sentir l'objet chauffer. Il attendit, son cœur battant la chamade, son sang battant dans ses tempes et les mains moites. Les secondes lui parurent des heures alors qu'il attendait de voir le visage de son frère se dessiner dans ce miroir. C'était le dernier lien qu'il avait avec ce dernier.
Pourtant, aucun visage ne remplaça le sien. Regulus faisait face à son cruel reflet : un garçon pathétique, les joues rougis et le regard semblable à celui d'un elfe de maison quémandant une petite tape sur la tête de la part de son maître.
« Sirius. », répéta Regulus, plus fort cette fois-ci.
Son appel resta sans réponse dans cette chambre sombre. Lorsque Sirius lui avait offert ce miroir, il lui avait dit de souffler son nom, en cas de besoin, et qu'il serait là pour lui. Regulus avait besoin de lui. Sauf que Sirius n'était plus là, Sirius s'était enfui. L'affreuse vérité lui tordit les entrailles et il sentit ses larmes lui brûler le regard alors qu'il réalisait.
Sirius était parti, Regulus était seul.
N'hésitez pas à me faire savoir vos avis en commentaires ;) Et à samedi prochain (pour de vraie, cette fois xD)
