Hello ! Un OS un peu particulier pour aujourd'hui car il concerne Dargo qui est Black de par sa mère ;) J'ai vraiment eu peur de pas pouvoir poster aujourd'hui à cause des bug de ffnet mais dieu merci, ça s'est réglé xD
Merci encore à AhriallSann pour son travail parfait de bêta !
Résumé : Un Malfoy n'est pas sentimental, il se doit d'être à la hauteur de son nom. Cependant lorsque son fils a la terreur de sa vie en faisant face à son pire cauchemar, Lucius ne peut s'empêcher de le réconforter à sa façon (surtout lorsque c'est de la faute du papa). OS centré sur Lucius & Drago.
.La noble famille Black.
.Instinct de survie fonctionnel.
Lucius ne savait pas quoi faire. Il était dans son bureau, crispé, et son fils de 6 ans n'arrêtait pas de pleurer et de renifler en s'accrochant à sa robe toute neuve. Il ne voulait plus le lâcher ni s'arrêter de pleurer et donc de répandre sa morve sur les robes de son père. La journée avait pourtant bien commencé.
Lucius avait reçu ses nouvelles robes par hiboux ainsi qu'une lettre du peintre familiale qui l'informait que leur tableau de famille était bientôt fini. Narcissa était rayonnante, Androméda ayant répondu favorablement à sa demande l'invitant à prendre le thé, et Drago s'amusait avec son balai miniature dans le jardin sous la surveillance de Dobby. Lucius n'approuvait pas énormément que Narcissa renoue contact avec sa sœur (ses deux sœurs étaient infréquentables, de toutes les manières) mais il avait fini par céder. Après tout, tant qu'elle ne ramenait pas son sang de bourde de mari et leur rejeton, il pouvait bien accorder cette faveur à Narcissa. Ça lui avait fait tant plaisir que Lucius n'avait pas regretté son oui.
La journée s'annonçait resplendissante ! Alors, pourquoi, au nom de Merlin, retrouvait-il son fils terrorisé pleurant dans son bureau ? Ça ne pouvait pas être la laideur des elfes de maison qui avait effrayé Drago, il était habitué. Il ne semblait pas non plus blessé, alors ça ne devait pas être une chute de son balai miniature. Même ses incapables de serviteur ne savaient pas ce qu'il s'était passé. Lucius tapota maladroitement le dos de son fils, essayant de le calmer. Il n'avait pas l'habitude des chagrins d'enfant. C'était Narcissa qui s'en occupait, normalement, mais il ne pouvait décemment pas l'embêter lors de ses retrouvailles sororales. Lucius allait devoir gérer seul.
Cette réalisation lui donna presque envie de transplaner loin, très loin d'ici, et de ne revenir qu'une fois l'orage passé. Or, Lucius était un adulte, en plus d'être un père, et il savait qu'un parent ne pouvait malheureusement pas fuir ses responsabilités lorsque son enfant avait besoin de soutien. Ce n'était pas encore moralement acceptable, vis-à-vis du regard de la société, et Lucius tenait à maintenir l'image des Malfoy dans le haut du panier.
« Que se passe-t-il, Drago ? Tu sais qu'un Malfoy ne pleure pas, pourtant. », demanda Lucius de la voix la plus douce possible, sans pour autant tomber dans de la mièvrerie dégoulinant de sucre. Résultat, son ton de voix avait l'air vaguement intéressé, sans plus. Lucius avait encore des efforts à faire, sur ce point là.
« Pè-père, il-il y avait un-un épouvantard… », réussit-il à comprendre tant bien que mal alors que son fils, qui ne semblait plus vouloir lâcher ses jambes, sanglotait plus fort.
« Un épouvantard ? »
La terreur du garçon était compréhensible, dans ce cas. N'importe quel enfant, même un Malfoy, fondrait en larme. Lucius épargnera un sermon à son fils, pour cette fois. Cependant, l'adulte était intrigué. Les épouvantards vivaient dans des endroits clos, sombres et poussiéreux, comme une armoire abandonnée par exemple. Or, Lucius et Narcissa veillaient à ce que le manoir Malfoy soit impeccable, pour, entre autre, éviter ce type de désagrément. Ces incapables d'elfes n'avaient donc pas fait correctement leur travail ? Il allait devoir remédier à ce problème de discipline, après s'être débarrassé de cette créature.
« Ou-oui, il attaquait mè-mère. »
Cette fois ci, la réaction de Lucius fut immédiate.
« Où ça ? », demanda-t-il tendu, prêt à partir à la rescousse de sa femme.
« Dans-dans le petit salon. »
Lucius, qui s'apprêtait à sortir à la hâte de son bureau, fronça les sourcils. Le petit salon était à l'antipode du milieu de vie naturelle d'un épouvantard. Il était spacieux, bien éclairé et toujours entretenu. De plus, il n'y avait aucun meuble susceptible de faire un bon nid d'épouvantard. Calmé et intrigué, Lucius souleva son garçon, lui faisant enfin lâcher ses robes, et le déposa sur son bureau. Ce n'était pas à lui de s'abaisser au niveau de son enfant mais bien à Drago de s'élever au niveau de son père.
Il empoigna le menton de son fils entre ses doigts pour qu'il lève le regard vers lui et lui essuya son visage mouillé de larme d'un revers de main, avant de demander :
« A quoi ressemblait l'épouvantard ? »
Lucius attendit que son fils se calme avant qu'il ne lui réponde.
« A la méchante gorgone d'Azkaban. »
Par Salazar, Drago avait vu Bellatrix. Il ne pouvait définitivement pas le refourguer à Narcissa ou Lucius serait un homme mort. Normalement, Drago n'aurait pas du connaître ses tantes, surtout Bellatrix, mais Lucius avait la langue bien trop pendue et la rancune tenace. C'est pour ça qu'il s'était amusé à conter la légende des sœurs gorgones à son fils, le soir.
La benjamine, Narcissa, était la plus douce, la plus belle et la plus intelligente et elle avait donné naissance à un fier et fort dragon (Drago). La cadette, Androméda, ne parlait jamais, c'était une taiseuse au regard acéré qui avait pactisé avec l'ennemi et enfanté un démon (Nymphadora). Enfin, l'aînée, Bellatrix, était la plus instable des trois. Complètement folle, aussi bestiale qu'un loup-garou et se tapissant dans l'ombre, prête à dévorer ses proies. C'est pour ça qu'elle avait été enfermée à Azkaban. Narcissa ne devait jamais être mise au courant des histoires qu'il racontait à leur fils ou Lucius n'aurait pas le temps de dire quidditch avant que sa femme ne l'assassine. Jamais elle ne lui pardonnerait d'avoir fait de l'une des ses sœurs la plus grande peur de leur fils.
« Et que faisait Bellatrix avec ta mère ? »
Lucius sentait que quelque chose clochait dans l'histoire du gamin, alors il devait creuser un peu plus.
« Elle buvait du thé ! » Drago lui avait avoué ça sur le ton d'un homme qui avait vu sa ville être rasée par un dragon en colère. Comme s'il n'en croyait pas ses yeux. Lucius, lui, avait compris.
« Elle a du l'empoisonner ! C'est pour ça que je suis venu te chercher, Père, pour que tu sauves Mère de la méchante gorgone ! »
Le petit était tombé sur Androméda et l'avait pris pour Bellatrix. C'est vrai que les deux se ressemblaient énormément. Bon, maintenant, comment allait-il régler ce mal entendu ? Surtout qu'il semblait totalement avoir oublié l'histoire d'épouvantard et prenait Androméda pour la véritable Bellatrix. Bon, au moins s'il fuyait face à cette sorcière, Lucius n'avait pas à s'inquiéter pour la sécurité de son fils. Son instinct de survie était fonctionnel.
Soufflant intérieurement un bon coup, Lucius empoigna les épaules de son fils et lui dit sérieusement :
« Drago, il est impossible de s'évader aussi facilement d'Azkaban, surtout pour la méchante gorgone. La personne que tu as vue est la gorgone taiseuse. »
Son fils le regarda avec des yeux écarquillés de surprise. Lucius continua, sur le ton de la confidence, comme s'il lui confiait un grand secret.
« C'est la gorgone taiseuse, elle ressemble beaucoup à sa sœur. Ce vil monstre essaye de corrompre ta mère, il ne faut jamais les laisser seules toutes le deux. »
Il n'était pas prêt à pardonner à cette femme, pas après tout le mal qu'elle avait fait à Narcissa en la quittant. Alors, il n'allait sûrement pas enjoliver l'image de cette traîtresse face à son fils. Il caressa la tête de son enfant, lui demandant d'une voix solennelle :
« Un Malfoy digne de ce nom ferait tout pour protéger Narcissa, y arriveras-tu, Drago ? »
La bouche en « o » de Drago s'était vivement refermée et il hocha vivement de la tête, promettant à son père de protéger Mère de cette vile gorgone, même s'il ne savait pas ce que vil signifiait.
« C'est très bien. », le félicita son père en lui caressant le dos, très satisfait.
C'est donc un Drago effrayé mais déterminé qui ne lâcha pas d'un pouce Narcissa, bien qu'il surveille toujours du coin de l'œil les mouvements de la gorgone taiseuse. Il ne lui adressa pas la parole une seconde, faisant de son mieux pour avoir l'allure fier et l'air austère des Malfoy, pour la tenir éloignée de sa mère. Lorsque Narcissa, ce soir là, lui parla de l'étrange attitude de leur fils, Lucius fit comme s'il n'était au courant de rien et c'est ainsi qu'il s'en sortit indemne.
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