Ce texte répond au couple du signe Sagittaire de l'horoscope du 14/10 de l'Enfer de Dante : Will Turner x Elizabeth Swann. J'y ajoute le couple de la semaine : Elizabeth Swann x William Turner, le je t'aime : je t'aime, mon cœur ne bat que quand tu es là, la question de bébé Groot : en se réveillant, votre personnage A voit son fils/sa fille de trois ans étendu/e près de lui dans le lit « je suis venu te protéger des yeux lumineux qui t'observent pendant ton sommeil », le je ne peux pas : je ne peux pas, je suis désolé, la foire aux folles actions : affronter un démon et enfin le prompt du jour : « je refuse que sa mort soit vaine. Et je ne laisserai personne affirmer le contraire. »
Elizabeth dormait tranquillement, elle profitait de la chaleur des couvertures tant qu'elle pouvait car il faisait froid dehors. Elle ouvrit finalement les yeux et sourit en voyant son fils étendu à ses côtés. Elle caressa sa joue rebondie :
-Qu'est-ce que tu fais là petit chenapan ?
-Je suis venu te protéger des yeux lumineux qui t'observent pendant ton sommeil.
La brune sourit et déposa un baiser sur le front de son fils en se levant, si seulement des yeux lumineux sous son lit avaient été la pire chose qu'elle avait vécue jusque-là ! Après ça elle descendit pour préparer à manger. William était en train de couper du bois pour le feu, l'hiver était rude. La jeune maman appela à table. Will entra quelques instants plus tard et embrassa sa femme en lui murmurant :
-Je t'aime, mon cœur ne bat que quand tu es là.
Après ça il souleva son fils sous son bras :
-Alors petit garnement, t'as été réveiller maman ?
-Non, j'ai surveillé son sommeil, je ne veux pas que les méchants yeux lumineux sous votre lit lui fassent du mal.
-Tout va bien, tu sais bien que je vous protège tous les deux mon grand.
-Je sais oui.
Ils s'installèrent tous à table et mangèrent tranquillement. Henry était un petit garçon très intelligent qui savait ce qu'il voulait et en soif d'aventure. Elizabeth sourit en les regardant et débarrassa avant de lancer :
-Bon Henry tu vas rester ici tranquillement, il faut que j'aille faire des achats en ville. Papa sera dehors si tu as besoin de quoi que ce soit.
-D'accord Maman.
Elizabeth déposa un baiser sur le front de son fils et partit.
Alors qu'elle était sur le chemin du retour après ses emplettes, Elizabeth se retrouva nez à nez avec une forme. Elle était accompagnée de John, le fils de l'épicière qui jouait souvent avec Henry, elle voulait faire la surprise à son fils d'arriver avec son ami. La forme était sombre et volait, ressemblant étrangement à un démon. Elizabeth plaça l'enfant derrière elle :
-Reste bien derrière moi John.
Le petit était terrorisé. Elle lui sourit pour le rassurer et sortit une dague qu'elle avait toujours attachée à la cuisse grâce à une jarretière. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui arrivait mais elle ne comptait pas se laisser faire. Elle savait que le vaudou était une chose importante aux Caraïbes et elle avait vu des choses très étranges au fil des ans, mais là c'était une grande première. Elle ne savait pas comment elle allait s'en sortir mais elle ferait tout son possible pour protéger John. Le démon fonça sur elle et Elizabeth tenta de lui donner un coup de dague mais le démon passa à travers elle pour atteindre John. Le petit s'éleva alors haut dans les airs, soulevé par une force invisible avant de retomber lourdement sur le sol, aussi mou qu'une poupée de chiffon. Elizabeth se précipita à ses côtés en hurlant :
-John ! Non !
Le petit était plus pâle que la mort et plus aucun souffle ne sortait de ses poumons. La brune éclata en sanglot, ce petit garçon n'avait que 5 ans, il ne méritait pas de mourir ainsi. Elle le souleva dans ses bras et rentra chez elle. William vint aussitôt à ses côtés et la regarda :
-Ma chérie qu'est-ce qui s'est passé ?!
-Je... je revenais avec lui pour qu'il joue avec Henry. Sur le chemin un démon nous a attaqués et euh.. l'a tué.
-Un démon ?
-Je sais ce que j'ai vu, c'était une forme sombre, volante, qui est passée à travers moi pour aller directement chercher John. Elle l'a soulevé très haut avant de le laisser retomber comme si il n'était qu'un vulgaire petit être de chiffon.
-C'est tout bonnement impensable.
-Je sais, mais je refuse qu'il soit mort en vain. Et je ne laisserai personne affirmer le contraire ! Ce n'était qu'un enfant ! Qui pouvait bien lui vouloir du mal ?!
-Des rumeurs au village disent qu'en réalité il était le bâtard d'un riche Comodore anglais, qui, lors d'un de ses passages sur l'île avait eu une brève mais torride liaison avec Jocelyne.
-Comment va-t-on lui annoncer la nouvelle ? Si cet enfant est un bâtard, pourquoi l'attaquer ? Après tout, si son père est réellement un Comodore il n'est jamais revenu le voir. Nous avons connu Jocelyne juste avant son accouchement et je n'ai jamais vu d'homme venir la voir depuis. Nous avons également connu son défunt mari Destiné.
-Je sais, c'est très étrange. En attendant nous devons le ramener à sa mère. Elle te croira, il n'a aucune plaie, aucune blessure et elle a très peur du vaudou. Tu sais ici ils y croient vraiment.
-Je sais, moi aussi j'y crois, nous avons eu plusieurs preuves montrant que c'était la réalité. Tia Dalma nous l'a prouvé n'est-ce pas ?
-Si, tu as raison. Tu veux le ramener ?
-Non je ne peux pas, je suis désolée. Je n'aurais pas la force de voir Jocelyne avoir le cœur brisé à cause de moi. Si je n'avais pas insisté pour qu'il vienne jouer avec Henry, ce pauvre enfant serait encore en vie !
-Tu ne pouvais pas le prévoir Elizabeth ! Mais je te jure que nous allons le venger. J'ignore qui a invoqué ce démon, mais nous allons trouver, et nous allons y mettre fin. Je refuse qu'il fasse du mal à d'autres innocents !
Elizabeth hocha la tête, elle avait beaucoup de chance d'avoir un mari comme William. Il était très romantique, loyal, courageux et juste. Ils allaient partir à l'aventure pour venger John et n'auraient pas de repos tant que ça ne serait pas accompli. Ils laisseraient Henry chez Louisiana, une nourrice du village en qui ils avaient parfaitement confiance. Le couple avait pris sa décision, ils partiraient le soir même.
Fin.
