Bonsoir à tous, on se retrouve pour la suite de cette aventure mythologique! Plume a triomphé avec brio de Frisquette, Chevalier Noir de la Grande Ourse, et a décidé de poursuivre sa route pour prêter main-forte à ses compagnons si besoin. Maintenant, c'est un Chevalier de Bronze qui va combattre, qui donc? Vous avez pas lu le titre du chapitre, non :p ? Alpheratz, à toi de jouer!
Cela faisait plus d'une demi-heure qu'Alpheratz marchait dans cette grotte sombre. En plus de cela, les parois de la grotte étaient recouvertes d'une épaisse couche de poussière noire. Il y avait aussi beaucoup d'humidité et la chaleur était étouffante. Heureusement, le jeune Chevalier d'Andromède était ingénieux ! Il traçait des croix avec la poussière sur les murs pour pouvoir se repérer. Cette astuce s'avéra payante, puisqu'à aucun moment il ne passa deux fois au même endroit.
Il dût aussi éviter une bonne vingtaine de chauve-souris qui nichaient dans cette grotte. La caverne était vraiment immense. Les galeries s'entrecoupaient, partaient dans tous les sens, tournoyaient et mesuraient plusieurs kilomètres chacune. Un vrai dédale… Et le pire dans tout ça, c'est qu'il n'y avait aucun ennemi à l'horizon. Pourtant, Palomar avait appris à Alpheratz à analyser chaque détail, à faire attention à tout ce qui l'entourait. Mais là, rien.
Peut-être était-il tombé sur une grotte sans Chevalier Noir… Si c'était le cas, ça l'arrangeait. Tout le monde au Sanctuaire savait qu'Alpheratz était une personne pacifiste au grand cœur qui n'aimait pas la violence. D'ailleurs, le jeune portugais redoutait grandement le moment où il devrait tuer son adversaire. À cette pensée, il fit une petite grimace. Mettre fin à la vie de quelqu'un d'autre est quelque chose d'ignoble et cruel, même si cette personne a commis des crimes. Mais il savait bien que cela n'empêcherait pas ses sœurs et frères d'armes de le faire. Il préférait ne pas y penser. Peut-être n'aurait-il même pas à se battre…
Mais un petit craquement confirmait la présence d'un ennemi. Le jeune Andromède se retourna aussitôt, mais toujours rien. Mais un autre élément allait le conforter dans l'idée qu'il n'était pas seul dans cette caverne. En effet, les chaînes extensibles à l'infini que comportait l'Armure d'Andromède se mirent à bouger toutes seules dans un grincement métallique. La chaîne s'allongea de plusieurs chaînons avant de glisser sur le sol de sa propre volonté. Elle se déplaça de telle sorte à former une inscription : « ίχνος ». Heureusement que Palomar lui avait appris à lire et à parler le grec !
—Quoi ?! Íchnos ?! Ma chaîne a formé le mot íchnos. Mais ça n'a aucun sens ! Íchnos signifie « traces de pas » en grec. Pourquoi ma chaîne a-t-elle marqué « traces de pas » ? Je ne comprends pas… Si seulement maître Palomar était là, il aurait pu m'aider à comprendre. Je suis sûr que lui, il aurait compris tout de suite la signification du message.
Alpheratz commença alors à faire les cents pas pour essayer trouver ce que voulait lui dire la chaîne d'Andromède. Son cerveau était en ébullition tant il réfléchissait. Et en même temps, il restait sur ses gardes au cas où un ennemi pointerait le bout de son nez. Mais il ne trouvait pas, et cela l'énervait encore plus. Pourquoi sa chaîne ne pouvait-elle pas lui parler ou écrire des phrases complètes ? Mais c'est en se retournant une énième fois qu'Alpheratz trouva la solution !
Dans la poussière qui recouvrait le sol, il n'y avait pas que ses traces de pas : il y en avait d'autres. Des traces de pas qui n'étaient pas à lui, mais à un inconnu…
—Il y a donc quelqu'un qui me suit depuis que je suis entré ici. C'est… inquiétant.
Alpheratz se mit en garde, prêt à se battre malgré lui. Ses chaînes se mirent alors à bouger pour former des cercles concentriques tout autour de lui.
—Je sais très bien que tu es là, alors montre toi !
Un homme apparût alors à quelques mètres d'Alpheratz. Il avait de courts cheveux bruns bouclés et des yeux d'un bleu semblable à celui des profondeurs de la mer. Il tenait dans sa main un fouet aussi noir que son Armure.
Un malaise s'empara soudainement du jeune Chevalier d'Andromède. Comment avait-il pu les rejoindre ? Il n'avait jamais été un garçon très gentil, mais au point de devenir un Chevalier Noir… Déjà qu'Alpheratz n'aimait pas se battre, alors si en plus il devait se battre contre un ancien condisciple. Et s'il était même amené à le tuer… Non, il n'osait même pas penser à cette possibilité.
—Charles ? C'est bien toi ?
—Alalalala…. Tu es toujours aussi faible et pathétique que lorsque nous nous entraînions sur l'île d'Andromède, n'est-ce pas ? Je me souviens encore des fois où je te martyrisais pour passer le temps… Je te frappais et t'insultais et toi, incapable de te défendre, tu ne faisais que crier. Un bien triste spectacle. Je n'en reviens toujours pas que tu ais eu cette Armure à MA place. Mais en même temps, quand on a le maître de son côté, on ne peut que remporter la victoire. Quel beau salaud lui aussi… Toujours à te chouchouter et à t'aider alors qu'il ignorait les autres en permanence.
—Je t'interdis de parler de maître Palomar comme ça !
—Et qu'est-ce que tu vas me faire si je ne respecte pas ton interdiction, hein ? Je te connais bien Alpheratz : tu n'aimes pas te battre, alors quand il s'agit d'affronter un ami –disons ça comme ça-, il n'y a plus personne. Je reconnais que tu as du potentiel mais tu rechignes à te battre, et quand enfin tu es décidé, tu ne te donnes pas à fond. Quel gâchis… J'avoue que j'espérais tomber sur toi pour pouvoir te donner une bonne correction…
Pendant qu'ils parlaient, sur le coup de la surprise, Alpheratz avait remballé ses chaînes. Il n'avait pas envie de le blesser. Certes, Charles n'avait pas toujours était tendre avec lui mais ça restait un de ses anciens compagnons… Que devait-il faire ? Se battre quand même ? Non, il n'en aurait pas la force…
—Qu'aurait fait maître Palomar s'il avait été à ma place ?
Alpheratz avait toujours réussi à trouver de bonnes solutions en se mettant la place de son maître, alors peut-être qu'ici aussi, ça fonctionnerait…
—Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi es-tu devenu un Chevalier Noir, avoua le jeune portugais.
—Ô, mais c'est très simple, mon cher. Après que tu aies gagné l'Armure d'Andromède que je visais, je suis reparti dans ma contrée d'origine, la Scandinavie. Je vivais dans la misère. J'étais contraint de voler pour me nourrir et j'escroquais pour gagner un peu d'argent. Puis un jour, Fawkes et Lustro, les leaders des Chevaliers Noirs, m'ont proposé de rejoindre leurs rangs. Enfin des gens reconnaissaient ma vraie valeur et voyaient tout mon potentiel. Je me suis toujours estimé digne de porter une Armure sacrée, enfin ce rêve allait être réalité ! J'ai donc choisi de porter l'Armure Noire du Caméléon. À présent, tu n'as plus en face de toi Charles, le petit élève qui a échoué sur Andromède, mais Charles, le Chevalier Noir du Caméléon !
—Moi je pense que la vérité est que tu n'as pas voulu prendre l'Armure Noire d'Andromède pour ne pas te rappeler en permanence ton échec ! Pourquoi ?! Et bien parce que tu refuses d'admettre que tu as échoué à l'obtention de l'Armure d'Andromède ! cria Alpheratz.
—Non, Alpheratz, tu te trompes. Ce n'était pas un échec, c'était une INJUSTICE ! Sur l'île, il n'y en avait que pour TOI ! Les autres ? Le maître il s'en foutait des autres ! À ton avis, pourquoi est-ce que tu as gagné cette Armure ? Tout simplement parce que tu es le seul à qui le maître ait appris quelque chose ! Voilà pourquoi sur la dizaine d'élèves présents, tu es le seul à avoir réussi.
—C'est TOI, qui te trompes ! Ce n'est pas que j'étais le seul à qui il ait appris des choses, non, c'est que j'étais le seul à écouter ses enseignements ! Toi, tu ne faisais que jouer au caïd et tabasser les autres. La vérité, c'est que tu n'as jamais eu assez de cervelle pour comprendre les enseignements de maître Palomar !
—Comment oses-tu me manquer de respect ?! LIGHTNING WHIP !
Le fouet que Charles avait dans la main se nimba alors d'éclairs rugissants. Il le fit d'abord claquer au sol avant de s'attaquer à Alpheratz. Le Caméléon Noir courut alors vers le Chevalier d'Andromède. Heureusement, celui-ci n'aimait pas blesser, mais il était prêt à se défendre.
—Je n'aime pas me battre, mais si j'y suis obligé, j'y mettrais toutes mes forces ! NEBULA CHAIN !
La chaîne d'Andromède reprit alors sa formation en cercles concentriques. Quand Charles marcha sur la chaîne, il fût électrocuté et projeté contre la paroi rocheuse qu'il traversa. Alpheratz accourût alors vers lui en criant son nom. Il s'agenouilla à côté de son adversaire qui était à terre.
—Ça va, Charles ? Excuse-moi de m'être emporté, je ne voulais pas te faire de mal. Je suis vraiment navré. Arrêtons ce combat, je vais t'emmener auprès de Chiron, il te soignera.
Le bon Alpheratz eût pour seule réponse un coup de poing dans la figure qui l'envoya valser quelques mètres plus loin. Le Caméléon Noir en profita pour se relever. Il nimba à nouveau son fouet d'éclairs et commença à fouetter le Chevalier d'Andromède qui hurlait de douleur.
—Alors, Andromède, on fait moins le malin, hein ? Te torturer à l'aide de mon fouet me rappelle les moments où je te rouais de coups avec les autres élèves. Et toi tu pleurnichais, une vraie fontaine ! Que c'était marrant… À présent, je vais te fouetter jusqu'à ce que tu en meures ! Ahahahahahaha !
Le visage apeuré d'Alpheratz le fit rigoler de plus bel. Il n'arrêtait ni de rigoler, ni de donner des coups de fouet. Le frère d'Ankaa fit alors chauffer son Cosmos à son paroxysme, ce qui provoqua un mouvement de recul de la part du Caméléon Noir. Le portugais se remit alors sur pieds. Ses épaulières étaient fissurées et ses bras décoré d'affreuses marques sanguinolentes. Mais il avait beau ne pas aimer se battre, ça ne l'empêchait pas d'être déterminé et courageux !
—Je ne vais pas me laisser rouer de coups sans rien faire ! Prends garde !
—Ah oui ?! Je sais très bien que tu n'oseras jamais attaquer en premier. Prépare-toi à souffrir. INAZUMA ELEVEN !
Son fouet se nimba à nouveau de foudre puis se démultiplia. Ce n'était plus un fouet qu'Alpheratz avait en face de lui, mais onze ! Mais la détermination du portugais n'avait pas pour autant baissé !
—Tu vas voir que moi aussi, je sais attaquer ! THUNDER WAVE !
Alors que Charles allait lui porter un coup, sa chaîne se précipita sur le Caméléon Noir en zigzaguant, fendant l'air à son passage. Elle s'était aussi entourée de Cosmos ce qui augmentait encore sa vitesse. Finalement, la chaîne d'Andromède atteignit sa cible avant qu'elle n'ait pu porter un seul coup à Alpheratz. La chaîne détruisit l'Armure Noire du Caméléon en un coup. Son Armure en miettes, Charles se laissa tomber à genoux.
—Comment ai-je pu perdre ? Comment ?! Finalement, tu es peut-être digne de l'Armure que tu portes…
—Ne t'inquiète pas, Charles. Je n'ai pas l'intention de te tuer. Suis-moi, nous allons retourner voir Chiron, je suis bien déterminé à te ramener au Sanctuaire !
Alpheratz enchaîna tout de même l'ancien Chevalier Noir. Après tout, on n'est jamais trop prudent ! Puis ils sortirent de la grotte en suivant les croix précédemment tracées par le frère d'Ankaa. Maintenant, il fallait espérer que les autres Chevaliers s'en soient aussi bien sorti qu'Alpheratz…
Alpheratz a non seulement gagné, mais il n'a même pas eu à tuer son adversaire! I see this as an absolute win! Mais le prochain combat ne sera pas de tout repos pour les Chevaliers de Bronze et les Saintias...
Si ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas à partager ou à laisser une review, ça prend pas longtemps et vous n'imaginez pas le boost de motivation que ça représente pour nous. De mon côté je vous dis à mercredi pour le chapitre suivant, d'ici là portez vous bien et surtout, que brûles votre Cosmos!
