J'espère que ce chapitre vous plaira, bonne lecture !

Deuxième surprise

Halloween avait une signification toute particulière pour notre cher Kuroko. C'était le soir où il s'amusait follement à effrayer ses amis. Amis qui avaient d'ailleurs eu la riche idée de faire un test de courage dans le lycée Seirin. Evidemment l'ancienne Génération Miracle était de la partie, bien qu'ils eurent tous des sueurs froides en comprenant que Tetsuya faisait parti des personnes qui allaient leur faire peur.

Même Aomine et Akashi ne purent dissimuler une grimace en se souvenant de toutes ces fois où leur ami leur avait flanqué la frousse de leur vie. Certaines histoires d'ailleurs avaient fait l'objet d'un serment entre les joueurs, tout ce qui se passait à Halloween restait à Halloween.

Mais il était hors de question de montrer quoi que ce soit, déjà pour leur propre dignité mais aussi par pur sadisme. S'ils ont dû subir les blagues de Tetsuya alors Seirin y avait droit aussi.

Voici donc la petite troupe d'amis, adversaire, on s'aime un peu, beaucoup passionnément, à la folie, mais on le dira jamais face à face, devant le Manoir aux fantômes, qui faisait office de squat pour les délinquant du lycée de Seirin. Aussi étonnant que cela puisse être, durant ce sombre week-end de Halloween, aucun autre étudiant n'avait eu l'idée de venir dans ce lieu pourtant si connu des lycéens.

« -Bon sang, en plus d'être à la traîne au basket ils sont en retard !

-Calme toi, Aomine, déjà ils nous ont tous battus au moins une fois, ensuite, Kuroko vient de nous envoyer un SMS.

Akashi appuya ses dires en montrant son portable sur lequel on pouvait lire « L'épreuve de courage vous attend. Notre équipe est cachée dans le manoir, à vous de voir si vous aurez le courage de trouver vos tenues de basket. -Kuroko- »

-C'est quoi ce bordel !

-Tu parles d'un ami franchement !

Kise et l'As de Tohou avaient parlé en même temps, mais Murasakibara et Midorima avaient soupiré en accord avec eux.

-J'espère juste que mon petit Kouki n'a pas trop peur. Je ne sais pas vous mais moi j'y vais.

-Attend, il serait plus stratégique de faire des équipes. Mon horoscope m'avait prévenu que j'allais rencontrer quelques épreuves. Je préférerais donc les surmonter à plusieurs. De plus il s'agit de Kuroko dont nous parlons.

-Inutile, Midorima. Il vient de préciser que nous avions interdiction de faire des équipes. Je rentre et l'un d'entre vous entrera 30 secondes après. Bon courage à vous. Enfin… à nous tous. »

Sur ces mots le capitaine de Rakuzan fit son entrée dans la bâtisse aux fenêtres barricadées. La grande porte grinça sinistrement et se referma sur le jeune homme. Il y eut un silence durant quelques instants, certainement que les basketteurs s'attendaient à entendre des cris d'ici peu. Dans un élan de courage, Aomine annonça aux autres qu'il entrait aussi, après tout ils n'allaient pas y passer la nuit.

Une fois que la porte d'entrée se referma derrière lui, ses yeux mirent quelques temps à s'adapter à l'obscurité. Inquiet il observa la pièce méticuleusement, à sa droite, il y avait un long couloir faiblement éclairé par la lune qui traversait les fenêtres cassées. Il n'inspirait clairement pas confiance avec ses colonnes de pierres derrière lesquelles on pourrait facilement se cacher. Sur sa gauche devait se trouver un ancien salon mais surtout une partie du squat des lycéens de Seirin, au vu des fauteuils troués, des cendriers et autres déchets jonchant le sol. Enfin, en face de lui se trouvait un immense escalier, avec des marches absolument pas sécurisées. Rien ne lui inspirait confiance mais il se décida à monter les marches et à suivre l'escalier qui partait sur la droite près le premier palier.

Face au long couloir sombre jonché de débris, Aomine respira un bon coup, en faisant cependant attention à ne pas faire de bruit. Ce qui l'inquiétait réellement, c'est qu'il n'avait pas attendu vraiment 30 secondes avant de d'entrer à la suite de son ex-capitaine… mais aucun signe de ce dernier.

Un bruit sourd le sortit de ses pensées. Ne cherchant pas à savoir ce qui aurait put tomber par la faute d'il ne savait qui ou il ne savait quoi, le jeune homme suivit son instinct premier : fuir dans la direction opposée au bruit. Courant aussi vite que lors d'un match il traversa l'immense couloir, qui semblait dans la pénombre ne pas avoir de fin. Il se stoppa net lorsqu'il arriva face à un mur. Gauche ou droite ? Il regarda derrière lui et se figea. Une silhouette avançait lentement vers lui, immense sombre, des voiles noirs flottant à chacun de ses pas et surtout… une lame qui brillait à la lueur de la lune se trouvait dans sa main. Ce devait être l'un des joueurs de Seirin n'est-ce pas ? C'était l'un de ses amis n'est-ce pas ? Logiquement oui. S'il réfléchissait de façon rationnelle c'était l'explication la plus plausible. Mais lorsque la silhouette accéléra ses pas d'un coup, se mettant à courir vers lui, Aomine envoya chier le rationalisme et courut sur sa droite. Il enchaîna les tournants, ne comptant pas, il se contentait de fuir. Il prit un petit escalier en colimaçon, entra dans une pièce pour ressortir par une deuxième porte, reprendre un couloir. A ce moment là toutes les pièces semblaient se ressembler pour lui, il ne savait pas dans quel espèce de labyrinthe il se trouvait et il s'en foutait. Parce que la silhouette était toujours là. Elle avançait toujours. A chaque fois qu'il pensait l'avoir semé elle réapparaissait quelque part.

En trombe, il rentra dans une nouvelle pièce, une sorte d'ancien salon avec des fauteuils en velours. Lentement il se retourna pour voir s'il était toujours suivi. Rien. L'encadrement de la porte donnait sur le couloir. Aussi discret qu'il le put il se colla à la paroi avec l'espoir que si la silhouette continuait à le suivre, il pourrait lui tendre une embuscade. Le cœur battant fort dans sa poitrine il attendit en comptant les secondes.

Parmi les bruits de sa respiration et de sin rythme cardiaque, Aomine distingua des pas. Lents. Lourds. Ils se rapprochaient.

Encore.

Encore.

Encore…
Silence.

Un frottement contre le sol. Une autre respiration se fait entendre.

La silhouette est dans l'encadrement. Elle entre dans la pièce.

Le basketteur ne bouge plus. Il ne respire plus. Il attend que la silhouette avance encore.

Alors qu'il commence à s'imaginer sortir discrètement et fuir l'endroit, l'imposante silhouette se retourne, prend le basketteur à la gorge, le plaquant au mur.

« -Joyeux halloween !

Cette voix… Le basketteur arrête de se débattre, tandis que son agresseur enlève son masque. Le visage souriant de Teppei fait face à l'as de Touhou.

-J'espère ne pas t'avoir fait trop peur ! C'est Kuroko qui a eu l'idée, je trouvais ça un peu violent mais il a certifié que vous aviez l'habitude de vivre pire avec lui. Tu es quand même impressionnant quand tu cours, tu sais que j'ai- AIE !

Sans avoir laissé le temps au joueur de finir sa phrase, Daiki envoya son poing dans le visage de son interlocuteur.

-Mais t'es complètement taré bordel ! J'ai cru que tu étais un tueur, je me suis même dit qu'Akashi était peut-être mort ! Putain quelle blague, ça fait 20 minutes que tu me cours après et j'ai aucune putain d'idée d'où on est dans ce vieux manoir de merde !

-Okay, j'avoue j'ai un peu abusé, mais je te rassure c'était du faux, le couteau ne coupe même pas, Akashi a trouvé Furihata quasiment immédiatement après avoir mis Hyuga au tapis. Je n'ai pas de nouvelles de tes autres amis par contre.

-Génial. Et on va où maintenant ?

-Bonne question. Je me suis perdu en te suivant. Tu cours vite tu sais ?

-Sans blague ! Je te rappelle que je compte passer pro en basket, encore heureux que je cours vite.

Le joueur de Seirin enroula un bras autour du cou en déposant un baiser sur son front.

-Je comprend chachou. Désolé, mais c'est fini maintenant. Enfin pour toi, il me semble que c'est Kuroko qui s'occupe de Midorima.

-…

-Tu vas pas m'en vouloir pendant une heure quand même ?

-…

-Arrête de bouder.

-…

L'ancien joueur de la Génération miracle restait impassible. Cela faisait un an qu'ils sortaient ensemble et rare étaient les situations où il avait une raison valable d'en vouloir à son copain, alors il comptait bien en profiter pour l'emmerder. Et puis de toutes façons il avait juste envie de sortir de cette salle glauqe.

Peu importait que les grandes mains chaudes de son compagnon glissaient sur son torse pour finir sur ses hanches.

Peu importait que la bouche de son amant avait arrêté de parler pour lui embrasser la mâchoire.

Peu importait qu'il se fit pousser sur un vieux canapé en velours rouge et poussiéreux.

Peu importait que l'homme qu'il aimait le surplombait en souriant avant de plonger, bouche en avant dans son cou pour le couvrir de baisers.

Peu importait que dans cette pièce fraiche il recherche machinalement la chaleur du corps de son petit-ami.

Peu importait que Teppei enleva son T-shirt, dévoilant son torse musclé.

Peu importait que la route de baisers tracée par l'ancien blessé retournait à sa bouche pendant que les grandes mains se faufilaient sous son T-shirt.

Peu importait que les deux hommes étaient maintenant torse nus et que Teppei descendait lentement sa bouche vers le bas du ventre de son chéri.

Peu importait que ce dernier fut vite débarrassé de son pantalon et de son caleçon. Ou que la bouche de son amant commençait le titiller à un endroit précis.

Et puis merde, pourquoi il lui en voulait déjà ?

Le joueur de Touhou laissa enfin ses mains vagabonder à leurs guise, il se perdit dans les sensation que lui faisait subir son amant tandis qu'il se cramponnait à ses cheveux. Plus ire n'avait d'importance, que ce soit l'endroit, la peur qu'il avait eu ou Nigou qui les regardait dans l'encadrement de la porte.

« -Nigou ?

-Waf !

Teppei releva la tête pour voir le petit chien les regarder. Puis aboyer et tourner en rond.

-Nigou ! Reviens !

Non…

Les deux amants se regardèrent un instant avant de comprendre qui allait très certainement passer la porte dans quelques secondes. Malheureusement pour eux, le temps qu'ils commencent à s'agiter Tetsuya avait récupéré son chien et les regardait. Pendant quelques secondes personne ne dit rien avant que Teppei n'essaye de cacher la nudité de son amant avec son corps mais trébucha sur lui à la place. Tetsuya regarde son chien.

-Deux fois Nigou. Deux. »

Il partit sans rien dire de plus, laissant ses amis perplexes.

Ce chapitre répond à deux défis pioché dans l'Antre démoniaque: Couple improbable (Teppei x Aomine) et baiser numéro 33: un baiser sur le front.

Merci d'avoir lu, j'espère que ce chapitre vous a plu !