Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème «guerrière » en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.

III. Guerrière

Elle était tout à la fois. Une impératrice, une reine, une lady, mais avant tout une guerrière. Elle était la Mata-hari protectrice de son équipage.

Elle s'était battue avec acharnement contre les coups de phasers. Elle avait résisté aux bombes, aux faisceaux d'attraction, aux invasions extraterrestres et même aux intelligences artificielles hostiles. Elle se battait fièrement, allant jusqu'à se blesser grièvement pour protéger les parasites qui l'habitaient.

Lorsqu'elle tombait, trop épuisée par le combat, trop blessée pour continuer, c'était à lui, Montgomery Scott, de s'occuper de sa belle Dame. Il la soignait, s'inquiétant de chacune de ses blessures, qu'elles soient profondes ou légères, qu'elle soient graves ou banales. Il époussetait chaque poussière, chaque grin de sable, il la chouchoutait, la traitait en princesse.

Puis, le coeur tout à la fois lourd d'inquiétude et empli de fierté, il la laissait repartir au combat, filant à travers les étoiles, vers l'inconnu, vers de nouvelles batailles et de nouveaux horizons.

Une larme coula sur les joues du vieux Scotty. Oui il était vivant, après des milliers d'années coincé dans les limbes d'un téléporteur, mais ELLE, elle n'était plus. L'Enterprise, son Entrerprise avait été démantelée. On lui avair retiré son armure et il n'avait même pas été là pour la soutenir. Elle avait été abattue par ses propres maîtres, considérée trop vieille, OBSOLÈTE - ce mot sonnait comme le pire des jurons au vieux Scotty.

Dans le holodeck de cette nouvelle version de l'Enterprise, il se servit un verre de scotch et leva son verre. Oui, il ne serait plus jamais le même en sachant que sa belle n'était plus, mais elle avait laissé derrière elle un héritage des plus nobles. Ses héritières ne lui arrivaient pas à la cheville, mais elles restaient tout de même de farouches guerrières, qui faisaient honneur à leur nom.

Il leva son verre et face à l'illusion de son ancienne passerelle, là où ils se tenaient tous ensemble face à l'inconnu, il murmura :

- A la santé des Enterprises.