Bonne Lecture

Chapitre 5

Harry ne savait pas comment, mais il était arrivé à s'isoler des autres. Ce matin il s'était réveillé et comme dans un état second, il avait fait plusieurs fois l'aller et retour pour finalement faire apparaître une porte. Derrière elle se trouvait le plus cosy et chaleureux salon qu'il ait jamais vu. Et c'est dans ce cadre idyllique qu'il était à présent en train de bouquiner sérieusement, voir même furieusement le livre que le préfet Serpentard lui avait donné.

Il avait épluché la moitié du livre et jusque là, rien de concret à part des formules de pourrissement, des potions de métamorphose animal avec une longue liste d'effet secondaire et même un remède contre la ménopause ! Et tous cela bien sûr avec de longue préparation impliquant des parties du corps humain comme le cœur ou le foie « Eurk, pensa-t-il, comment des gens peuvent-il vouloir de ces potions ? Et certaines recettes demandent même des ingrédients hors de prix sur le marché noir. »

Après une heure, Harry en avait assez vu. C'était une très mauvaise idée. Dans le pire des cas, il se ferait renvoyer du seul endroit qu'il connaissait, pour pratique de la magie noir.

XXX

« Eh le nouveau, tu es convoqué chez le directeur. » lui annonça Cameron, « J'espère que tu n'as rien fait de grave. »

« Je ne pense pas. » répondit Harry songeur.

Ils se rendirent tous deux au bureau de Monsieur Dippet. Arrivé devant la porte, Cameron annonça « La richesse, galion après galion. » et la porte s'ouvrit comme par magie.

«Vas-y, je t'attends ici. » dit-il en l'incitant à monter.

Harry arriva dans une pièce très bien rangé avec d'immenses tableaux, dont les personnages vaquaient à leur occupation. Devant le bureau, se trouvait deux hommes dont le directeur.

« Bonjour jeune homme, je te présente Mm Léonard Spencer-Moon, le Ministre de la Magie. »

«Bonjour Messieurs. » répondit Harry mal à l'aise.

« Jeune homme vous n'êtes pas censé, sans savoir que nous connaissons une période trouble. Grindelwald sévit en Europe de l'Est et nous devons donc assurer la pérennité de l'Angleterre, avec grand soin. Votre directeur m'a fait part de votre venu pour le moins saugrenue. Est- il vraie que vous avez perdu la mémoire ? »

« Oui Monsieur. » dit-il, aussitôt repris par le Ministre de la Magie.

« Vous comprenez bien que je ne peux vous croire sur parole. J'ai ici, avec moi une fiole de veritaserum, bien qu'il y ait quelques effets secondaires je suis sûr que cela ne vous dérangera pas. »

« Du veri... quoi ?! » demanda Harry.

« Du veritaserum, jeune homme. Cela vous fera dire la vérité. »

« Mais je dis la vérité ! »

« Alors cela ne vous posera aucun problème. Nous n'avons pas vraiment le temps de tergiverser, alors soit vous buvez cette potion, soit je vous emmène au Ministère où vous serez interrogé. »

De mauvaise grâce Harry but d'une traite la fiole, sous le regard paniqué des deux hommes.

« Voyons il ne fallait pas tout boire. » s'inquiéta Mm Dippet.

« Nous n'avons pas le temps Armando ! » s'exaspéra Mm Spencer-Moon. « Jeune homme, comment vous appelez-vous ? »

« Je ne sais pas. » répondit Harry.

« Qu'elle âge avez-vous ? »

« Je ne sais pas, non plus. »

« Ou habitez-vous ? »

« Je ne sais pas. »

« Savez-vous quelque chose ? » s'exaspéra le Ministre de la Magie .

« Non, je ne sais pas. » répondit Harry en reniflant.

« Je pense qu'il ne représente aucun danger Mm Spencer-Moon. » dit Mm Dippet d'un ton professionnel.

« En effet, nous ne pourrons rien tirer de ce garçon. Mes salutations Armando. » dit le Ministre de la Magie en s'en allant, par cheminette.

Il avait beau chercher ses souvenirs, même avec cette fichue potion il ne trouva rien. Au moins il était fixé, ce n'est pas comme ça qu'il retrouvera ses souvenir. Le directeur essaya brièvement de le réconforter, mais Harry le salua bien vite et partit en fuyant.

Il fuît même devant Cameron, mais celui-ci décida de laisser son camarade prendre du recule. Il préféra se rendre chez le directeur.

XXX

Harry avait cessé de courir, il cherchait un endroit où se reposer. Il n'avait pas envie de retourner à son dortoir, où Mathieu lui demanderai sûrement tous ce qu'il avait fait durant la journée et où Isidor le regarderai de haut. Il se rendit donc dans un endroit où personne ne pourrait le juger, à la Tour d'astronomie.

Là, devant les étoilent, il se sentait bien, dans une sorte de cercle où personne ne connaissait le nom de personne. Harry ne connaissait pas le nom des étoiles, et les étoiles ne connaissaient pas le nom d'Harry. Et ils se contemplaire sans rien se demander en retour.

« Cela devient une mauvaise manie de traîner le soir. »

« Vous n'avez pas autre chose à faire, en tant que préfet. » répondit Harry agacé.

« Si si bien sûr, mais rien ne vaut la mine déconfite des élèves prient en flagrant délit. » dit Tom, en voulant tirer profit de la situation.

« En flagrant délit de quoi ? » répondit Harry agressivement.

« Du règlement, voyons. » sourit Tom.

« S'il-vous-plaît Tom, allez-vous-en. » soupira notre Poufsouffle.

« Pour toi, c'est Jedusor morveux. Qu'est-ce qu'il t'arrive encore ? Et ne me dit pas que c'est encore pour ta noble cause. » s'intéressa le préfet.

« En fait si ! Il n'y avait pas de potion pour trouver qui je suis dans votre stupide bouquin ! Et j'en ai marre d'être amnésique ! »

« Pourtant pour certain, l'amnésie est un cadeau de la providence, crois moi. » dit Tom, tout en souhaitant un jour oublier son affreuse vie à l'Orphelinat Wool.

« Eh bien, ils ont tord ! Quelque soit les souvenirs que l'on a, on doit les chérir. »

A cette réplique, Tom eu un mince sourire, puis il répondit : « Tu ne dira pas la même chose, lorsque tu découvrira que tu es en fait, un adolescent tête brûlé en fugue. »

« Oh je vous en prit, cessez de spéculer. Ce n'est pas drôle ! » s'outra Harry.

Et ils continuèrent un peu de discuter jusqu'à ce que tout ne dérape.

« Tom je me sent pas bien, dit difficilement Harry plié de douleur, que se passe-t-il ?! »

« Mais qu'est-ce que tu as bien pu avaler, tu es rouge de fièvre, cria presque Tom, oh eh petit, reste avec moi ! »

« Je … Tom je me sent tout bizarre, je je crois que c'est le veritaserum. » dit Harry faiblement.

« Du veritaserum ! Bon sang, mais quelle idée ! » murmura-t-il furieusement.

A présent Harry était endormi dans les bras d'un Tom passablement énervé, « non mais qui a bien pu lui coltiner un 5eme année, qui ne savait même pas que le veritaserum était une potion expérimental utilisé dans des cas très rares. »

Il avait lu qu'elle faisait dire la vérité, ce qui voulait dire que le jeune homme avait été des plus sincères à son égard durant toute la soirée. Mais elle provoquait également de forte fièvre, non mortelle, heureusement. La meilleur solution était de ramener cet imprudent à son dortoir. Et Tom soupira avant de se mettre en route.

Il ne savait plus quoi penser, il croisait pour la deuxième fois le gamin amnésique. C'est à croire que le destin chercher à les réunir. Il ne lui avouerai peut être jamais, mais il l'avait délibérément envoyé sur une fausse piste. Le livre qui lui avait « conseillé » était bien un livre de magie noir peu utile au problème du jeune homme, mais bon il n'était pas un enfant de cœur non plus. Et il ne savait pas encore si il voulait vraiment que le Poufsouffle retrouve la mémoire, car cela voudrais dire qu'il devrai quitter le château. Or on ne sait jamais, il pourrait lui être utile.

XXX

« Mon très cher, comment allez-vous aujourd'hui ? » fit une voix mielleuse.

« Mais très bien et vous gente demoiselle ? » répondit Harry en rentrant dans le jeu de son amie.

« Fort bien, mais j'ai héla la triste nouvelle de vous avertir que vous êtes convié chez Sir Dippet, pour un entretient à ce qu'on m'a dit. » finit-elle sur le ton de la confidence.

Comment son amie pouvait-elle avoir un tel sourire en lui annonçant ce genre de nouvelle. Le directeur n'avait plus rien à lui dire à présent à moins que se ne soit le Ministre qui veuille encore l'interroger.

« Mon garçon je n'ai pas eu le temps de vous le dire hier, mais bien que le véritaserum face dire la vérité, il y a aussi des effets secondaires. La potion a du engendrer une forte fièvre et vu la quantité ingéré, cela n'a pas du être facile. »

« J'ai bien eu ces effets. » rougit Harry, en repensant à cet épisode désastreux, où il s'était évanoui dans les bras du préfet.

« Ce n'est pas bien grave, vous étiez dans votre dortoir. J'ai appris par Mm Laverrue que vous étiez sélectionné dans l'équipe de Quidditch, je suis fier de vous, vous vous intégrez à merveille ! » s'enthousiasma le directeur.

« Eh bien oui … je mais … oui c'est ça. » conclua Harry, qui n'avait absolument pas donné son accord.

XXX

« Cameron je t'avais dit que je ne voulais pas ! » s'énerva Harry, sur le terrain de Quiddich.

« Tu m'as dit que tu y réfléchissais nuance. Et puis je ne t'ai pas vu beaucoup réfléchir ces derniers temps. »

« Ce n'est pas une raison, pour … »

« Je suis ton supérieur hiérarchique, alors quand je te dire de faire quelque chose, tu le fais. » ordonna Cameron : « D'ailleurs j'ai remarqué que nous perdions pas mal de point ces temps-ci. » lui dit-il avec un regard insistant.

Harry soupira et se rendit tout de même vers l'équipe qui était en train de faire un débriefing « Ils commencent à me taper sur le système, ce préfet de pacotille. »

Qu'elle ne fut sa surprise en découvrant Isidor en train de parler passionnément de tactique stratégique à une ribambelle de grand gaillard. C'est qu'ils en avait dans le pantalon les Poufsouffles, sans jeu de mot.

Après 3 heures d'entraînement intensif, toute l'équipe étaient en âge. C'est pourquoi ils filèrent tous à la douche, sauf Harry qui fut interpellé par le capitaine.

« Eh le nouveau viens-voir ! » cria Isidor.

« J'arrive ! » répondit Harry.

Apparemment Isidor voulait parler avec lui face à face, à l'écart des autres :

« Mes félicitations pour ton poste d'attrapeur, on avait vraiment besoin de sang neuf dans l'équipe. Deux septièmes années sont partit l'année dernière. » lui dit-il, en lui tendant la main.

Harry lui rendit sa poignée de main, trop heureux d'enfin avoir une conversation avec son camarade de chambre : « Merci, j'espère je ne vous décevrai pas. »

« Il n'en saurai être autrement. » sourit Isidor.

Après un moment Harry s'apprêta à partir lorsque son capitaine lui dit : « Je sais que l'on t'a, à plusieurs reprises demandé ton nom, ton prénom, et je ne sais quoi encore. Mais il va falloir que tu trouve au minimum un prénom pour entré dans l'équipe. »

« Eh pourquoi cela ? »

« Pour que l'on puisse t'interpeller pardi. Comment veux-tu jouer dans une équipe sans que celle-ci ne puisse communiquer avec toi ? Bien que nous soyons sorcier, tous le monde n'est pas legilimens. Et puis tu t'intégreras plus facilement comme ça. »

« Legilimens? »

« Oh laisse tomber. Ce que je veux dire c'est que peu importe le prénom que tu choisira, Marcus, Roberto, Eddie, Alvin, … tu restera toi. Ce n'est pas le nom d'une personne qui définie qui elle est, mais ses actes. On va dire que c'est pour la postériter »

« Tu as raison, mais est-ce que je ne renie pas le moi d'avant en choisissant un nouveau prénom ? »

« Tu ne renie pas la personne que tu as été, tu l'a cherche. Et c'est te permettre d'avancer dans ta quête que de te trouver une identité, même temporaire. »

« Merci infiniment Isidor, je te revoudrai ça. »

« Et comment dois-je t'appeler alors ? » sourit-il.

« Eddie, ça sonne plutôt bien non ? » lui demanda Harry.

« A demain Eddie. » lui répondit-il.

Avoir un prénom était une sensation tellement nouvelle, qu'Harry ne cessait de murmurer toute la journée : « Eddie, Eddie, ... » et même le soir par la fenêtre, il murmura son prénom aux étoiles.

Datte de parution : 11.04.17