Ce texte répond au couple du signe Balance de l'horoscope du 14 /10 de l'Enfer de Dante : Thomas Sharpe x Lucille Sharpe, le défi des adultes 177 : votre personnage tombe sur un autre vêtu uniquement de bijoux de corps, le je t'aime 63 : je t'aime à en devenir folle, la question de bébé Groot 24 : au milieu de la nuit, l'enfant se tourne vers son grand frère/sa grande sœur et dit « tu les entends parler ? » mais tout est silencieux, foire aux folles actions 199 : faire un sacrifice à la Lune, le je ne peux pas 77 : je ne peux pas faire semblant et le prompt du jour : je t'aime du plus profond de mon cœur, mais, parfois, l'amour n'est pas la réponse.
Thomas endormi, blotti contre sa sœur, profitait du temps qu'il leur restait ensemble avant que tout ne soit découvert. Lucille empoisonnait leur père depuis plusieurs semaines, et aujourd'hui il était mort. Ce n'était qu'un tyran, le duo ne le regrettait pas ! Lucille avait été une déception dès la naissance car elle était une fille. Thomas qui avait été traité comme l'héritier, le prodige, avait finalement été délaissé par leur père car il n'était pas sportif et n'était pas doué pour la chasse. La brune avait donc décidé de tuer son père, quand elle l'avait vu battre Thomas une fois de trop. Ils avaient toujours leur mère cruelle mais celle-ci passait le plus clair de son temps à Londres.
Allerdale Hall était une maison sinistre, froide et solitaire, cette demeure familiale pourtant imposante et magnifique décrépissait à vue d'œil. Le frère et la sœur ne pouvaient compter que sur l'autre pour avoir un quelconque soutien. Tout à coup le brun se réveilla et tourna la tête vers sa sœur, lançant d'une petite voix :
-Tu les entendq parler ?
Lucille qui ne dormait pas arqua un sourcil, tout était silencieux, elle n'y comprenait rien. Elle serra simplement son frère contre elle, peut-être que c'était le choc d'avoir tué leur père qui lui donnait cette sensation d'entendre quelqu'un parler. Elle lui chantonna la berceuse que Thérésa, l'ancienne nourrice, lui avait appris. La chanson arrivait toujours à apaiser le jeune brun, et même si elle ne l'avouait pas, ça apaisait aussi Lucille.
Personne ne soupçonna que James Sharpe avait été empoisonné, les deux bruns purent donc continuer de vivre normalement, même si Thomas, au fond de lui, aimait son père et donc souffrait de la mort de ce dernier. Car le jeune brun, bien qu'il était maltraité par ses parents, les aimait et recherchait leur reconnaissance.
Lucille avait toujours voulu protéger son frère, dès qu'il était né elle avait pensé qu'il était la chose la plus parfaite qu'elle n'avait jamais vue. Elle avait ressenti une fascination pour lui, il était le seul à ne pas être mauvais, il était doux, gentil, intelligent. Peu à peu ils avaient grandi et leurs corps avaient changé. Comme ils ne pouvaient compter que l'un sur l'autre, ils avaient découvert le sexe ensemble. Leur mère les avait surpris, alors, Lucille l'avait tuée. De toute façon Béatrice Sharpe n'était qu'un monstre, ils n'allaient pas la regretter. Elle était toujours absente, et quand elle rentrait chez eux elle passait son temps à les battre. Cette fois encore Thomas regrettait qu'ils aient dû arriver à une situation aussi extrême. Toutefois il savait qu'ils n'avaient pas eu le choix, elle les avait surpris tous les deux, nus, en train de batifoler. La jeune femme le regarda alors que leur mère gisait, la tête ouverte en deux dans sa baignoire :
-Je t'aime à en devenir folle.
Le duo avait continué ses habitudes macabres. Ils avaient tué les femmes de Thomas. Le brun avait épousé de jeunes héritières, et une fois qu'il avait eu leur fortune, ils les tuaient. Même si elles étaient gentilles, le brun aimait sa sœur et il était prêt à tout pour elle. Thomas rentra et monta directement pour retrouver Lucille. Il avait passé sa journée à la mine, il rentrait enfin. Le brun entra dans sa chambre et s'arrêta net. Lucille était allongée sur leur lit, nue. Les seules choses qui la couvraient étaient des bijoux. Un diadème en cristal jurant avec ses cheveux corbeau, un énorme collier de diamants descendant à la limite de ses seins, des boucles d'oreilles en diamant, plusieurs bracelets le long de ses bras, des bagues à chaque doigt, une ceinture en or, des bracelets sur ses chevilles et enfin, des pierres précieuses qu'elle avait placées sur ses tétons et sur sa féminité. Thomas en avait le souffle coupé et la gorge sèche. Il était incapable de bouger ou de parler, c'était la plus belle chose qu'il n'avait jamais vue. Finalement il s'approcha et se pencha au-dessus d'elle. Il caressa ses lèvres du bout des doigts avant de se pencher un peu plus et de l'embrasser enfin. C'était comme une libération, la chose la plus agréable qu'il n'avait jamais vécue. Cette sensation il l'avait à chaque fois qu'il embrassait Lucille, ce sentiment de plénitude, d'être enfin entier et lui-même. La brune commença à déshabiller son frère et à caresser son torse musclé. Elle avait vu son corps changer au fil des années et l'avait trouvé de plus en plus beau.
En peu de temps Thomas se retrouva nu contre sa sœur, à l'embrasser follement tout en caressant son corps doux et brûlant. Il entra deux doigts en elle, lui arrachant un grognement de plaisir. Lucille n'était pas une femme comme les autres, elle était féroce, autoritaire, jalouse, savait ce qu'elle voulait, et elle aimait son frère plus que quiconque au monde. Elle ne faisait pas les petits sons adorables dont on aurait pu croire qu'une femme ferait, non, Lucille grognait, poussait des sons gutturaux et rauques quand elle faisait l'amour. Thomas aimait ça, sa sœur n'avait jamais été une petite chose fragile. Il l'embrassa dans le cou, son point le plus sensible, ce qui la fit frissonner. Le brun sourit et pénétra enfin sa sœur, leur arrachant un soupir de soulagement à tous les deux. Il murmura à son oreille en commençant son lent mouvement de va-et-vient :
-Tu es plus belle que tous ces bijoux réunis. C'est toi mon diamant. Avec toi je ne peux pas faire semblant !
Lucille lui griffa le dos pour seule réponse et d'un regard qu'il ne connaissait que trop bien, lui indiqua d'accélérer le rythme. Thomas s'exécuta, ils se connaissaient par cœur, ils n'avaient même plus besoin de parler pour se comprendre. En plus d'accélérer sa cadence, le brun donna des coups plus violents, leur amour n'avait jamais été doux, tout avait toujours été bestial entre eux. Après tout, ils avaient été élevés dans les coups, l'indifférence et la haine. Leur amour, bien que contre nature, était la seule chose belle qui en était ressortie. Thomas continua donc de faire l'amour à sa sœur, toujours plus violemment, jusqu'à ce qu'ils atteignent tous les deux l'orgasme.
Le couple parlait de la possibilité d'un autre mariage pour Thomas. Ils n'avaient plus un sou et devaient trouver un moyen pour arranger tout ça.
-Je t'aime du plus profond de mon cœur, mais, parfois l'amour n'est pas la réponse.
-Je sais, c'est pour ça qu'on va faire quelque chose de différent cette fois.
Lucille se rhabilla et attrapa le chien que la dernière épouse de Thomas avait laissé après sa mort. Elle regarda son frère :
-Viens avec moi.
Thomas s'habilla à la hâte et les deux bruns sortirent, Lucille tenant toujours le chien sous son bras. Entre temps elle avait ramassé un couteau dans la cuisine. Elle regarda son frère :
-Je sais que l'amour n'est pas la solution à nos problèmes. Peut-être que ça, ça va aider.
Sans plus de cérémonie elle égorgea le chien et le posa sur la neige immaculée :
-Je t'implore, ô Lune bienveillante de bien vouloir nous aider. Nous ne méritons pas ta clémence, mais je te supplie de nous sauver. Sans toi nous devrons trouver une autre femme et la tuer elle aussi pour sa fortune. Toi, Lune merveilleuse, accorde nous la richesse et une vie heureuse. Laisse-nous vivre notre amour loin des autres. Si tu nous offres cela, alors nous ne tuerons plus personne car nous aurons enfin la paix. Je ne te demande pas de nous bénir avec un autre enfant. Nous avons bien vu le résultat la première fois, notre amour n'est pas fait pour porter des fruits saints et beaux. Mais s'il te plaît, ô Lune bienfaitrice, penche-toi sur mes autres demandes et consens à les exaucer.
Thomas était resté silencieux jusque-là, c'était la première fois que sa sœur faisait une telle chose. Sa sœur se tourna finalement vers lui et se dirigea vers la maison. Le brun demanda :
-Tu crois que ça va marcher ?
-Je ne sais pas, mais ça ne coûte rien d'essayer.
-Tu sais notre fils me manque à moi aussi.
-Il est mieux là où il est. Il n'aurait pas pu vivre avec tous ses problèmes.
-Je sais, tu as pris la bonne décision, j'étais d'accord de toute façon.
En effet un enfant était né de leur relation incestueuse. Toutefois il était maladif, difforme, infirme et ne faisant que pleurer alors qu'il arrivait à peine à respirer. En effet le nouveau né avait une tête trop grosse, ses jambes étaient tordues, comme si ses os avaient été brisés dans le ventre de la brune, ou comme si au contraire il n'y avait pas d'os du tout. Ses pleurs incessants venaient briser le silence et la tranquillité que la brune affectionnaient tant.
Lucille avait donc fini par ne plus ressentir le moindre amour pour son fils et avait choisi, après en avoir discuté avec Thomas, d'abréger les souffrances de son enfant en même temps qu'elle tuerait Enola, la dernière épouse en date de son frère.
Elle avait donc accompli son plan sans sourciller, elle était devenue amère et vide de tout amour sauf envers Thomas, évidemment. Assassiner son propre enfant avait été moins difficile qu'elle l'avait cru. Ce n'était pas le fait de tuer une fois de plus qui lui avait fait du mal, c'était le fait que leur amour, bien que profond et sincère, n'ai pu apporter quelque chose de beau. Que cette relation tourmentée avait apporté un monstre dont elle avait dû se débarrasser. Elle n'avait même pas eu le bonheur d'une jeune mère vivant les joies d'avoir enfin son enfant auprès d'elle et de se dire que la vie leur souriait enfin. Non, même sur ce détail, la vie leur rappelait que la relation qu'elle avait avec Thomas n'aurait jamais dû exister, et par conséquent, ils étaient punis. La seule vie qu'elle avait pu créer était celle d'un monstre informe et horrible qui n'était pas destiné à vivre de toute manière. Car les deux bruns en avaient conscience, si elle ne l'avait pas tué, leur enfant n'aurait pas survécu longtemps de toute façon car en plus de son corps désordonné ses problèmes respiratoires le faisaient souffrir et ne le destinaient pas une longue vie.
Thomas soupira, ramenant la brune à l'instant présent alors qu'elle était plongée dans ses pensées :
-Je ne sais pas pourquoi nous n'avons pas pensé à faire une telle chose plus tôt. Peut-être qu'une offrande à la Lune durant notre enfance nous aurait évité bien des désagréments.
Lucille regarda son frère, de la peine dans le regard et hocha la tête d'un air las :
-En effet, nous aurions peut-être dû essayer. Peut-être que notre enfant aurait été en parfaite santé et qu'il gambaderait partout aujourd'hui.
Thomas la prit dans ses bras et la souleva comme une princesse :
-Allons nous coucher, nous verrons demain si un miracle s'est produit et si nous sommes devenus riches.
La brune posa sa tête contre l'épaule de son frère et resta silencieuse. Elle espérait de tout son cœur que ce sacrifice allait fonctionner, mais d'un autre côté elle espérait que non, car cela prouverait qu'elle aurait dû le faire bien plus tôt. Si la Lune exauçait réellement ses prières, alors cela signifiait que leur enfant aurait pu être totalement différent et qu'ils auraient pu être réellement heureux depuis longtemps. À la place, même si ils s'aimaient, ils étaient un peu plus tristes chaque jour car les fantômes de leur passé les hantaient jour après jour.
Fin.
Alors ne commencez pas à crier au scandale, je vous vois venir les amis ! Je ne sors pas les infos de mon chapeau mais d'internet. Pour ce film Guillermo Del Toro a créé de réelles biographies pour ses personnages. Ces biographies sont visibles sur son Twitter, mais elles sont en anglais. J'ai donc lu la version anglais et une version traduite sur un wiki fandom. Bon, je prends un peu de libertés sur son ressenti suite au meurtre de son fils, dans la bio clairement elle s'en bat les reins royalement, mais bon comme moi je l'aime bien je lui donne un semblant d'humanité malgré tout. Sooo... voilà ils ont eu un bébé que Lucille a tué. J'espère que l'histoire vous aura quand-même plu !
