Hello everybody.

Voilà le chapitre 2 de ma fanfiction. Je ne l'aime pas particulièrement mais je n'ai pas réussi à faire mieux du coup je le poste quand même. (Promis le chapitre suivant sera mieux).

Bonne lecture.

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L'arène d'entraînement, un lieu magnifique, empli d'émanation de cosmos en tout genre. Cet endroit était à lui seul un concentré de puissance et de magnificence. Et pourtant, bien d'autre lieu au Sanctuaire surpassait sa beauté. C'était cependant au-dessus de l'arène d'entraînement que se trouvait actuellement Elara, observant calmement les alentours.

Ce matin, elle s'était levée plus tôt que les autres et, après s'être préparée, avait décidé de faire le tour du domaine d'Athéna. La marche lui avait fait un bien fou et lui avait permis de réfléchir et paradoxalement, elle se sentait maintenant reposé, en tout cas psychologiquement. Et à maintenant sept heures et demie, elle observait le peu de personne se situant sur le sable de l'arène et plus particulièrement Calysté. La chevalière du Serpentaire, cheveux blonds caramel volant au vent, se tenait droite et fière, son armure d'argent brillante sur le dos. Son regard était tourné vers le ciel et le soleil grec se reflétait sur son masque. Elle paraissait puissante et imbattable. Le sable voletant autour d'elle l'entourait d'une aura mystique.

Elara décida de descendre la rejoindre pour commencer l'entraînement en avance. Lorsque son regard se fixa sur son masque, elle sentit le cosmos de la chevalière, lumineux et puissant. Ayant du temps à perdre et ne souhaitant pas commencer la session d'entraînement sans les autres apprentis, Calysté commença à discuter avec la jeune fille des raisons l'ayant amené à servir Athéna. En lui contant toute son histoire, de l'orphelinat jusqu'à sa rencontre avec Francisca, Elara se rendit compte que cela l'allégeait de l'énorme poids qui pesait sur ses épaules depuis son départ de l'orphelinat. À, à peine treize ans, elle avait déjà dû quitter le semblant de foyer qu'elle avait réussi à se créer et tous ses repères avaient été chamboulés par l'apparition soudaine de cette énergie inconnue. Elle devait se reconstruire un monde et cette tâche restait ardue. Elle n'était pas sûre de réussir à trouver des amis à la hauteur d'Aédé dans les apprentis.

En parlant de sa meilleure amie, il faudrait qu'elle demande à Francisca comment faire parvenir une lettre à celle-ci. Elara espérait que la vie seule à l'orphelinat ne lui pesait pas trop. Mais après tout, Aédé avait toujours été du genre solitaire donc la vie sans elle ne devait pas trop la gêner, même si Elara espérait que les gros idiots de la bande d'enfants ne la prendraient pas pour cible.

Le reste des apprenties arriva ensuite petit à petit, coupant cours à leur conversation. Pour le premier entraînement, Elara se contenta au départ de regarder les autres s'entraîner. Elle n'entra en action que vers la fin du cours et impressionna toutes les personnes présentes par la parfaite maîtrise de sa cosmoénergie.

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Par la suite, les entraînements se suivirent et Elara oscilla entre parfaite maîtrise, pour certains exercices, surtout ceux liés à la maîtrise du cosmos, et réussite moyenne, voire médiocre, notamment lors des entraînements aux combats au corps-à-corps. En effet, elle était en quelque sorte un petit génie de la maîtrise de cette énergie qui lui était pourtant inconnue jusqu'alors, mais ayant vécu toute sa vie dans un orphelinat, elle ne connaissait rien des véritables techniques de combat. Les seuls combats qu'elle avait eus à livrer étaient contre des petits empotés se croyant plus forts et supérieurs en raison de leur âge ou de leur grande taille. En effet, Elara n'était pas bien grande, et même si elle savait que sa croissance n'était pas terminée, elle ne dépasserait pas le mètre soixante. Mais sa taille lui importait peu, ce qu'elle souhaitait le plus c'est qu'on la respecte et qu'on ne la prenne pas de haut à cause de sa petite taille.

Certains chevaliers d'or venaient même assister aux entraînements des apprentis, surtout Francisca qui surveillait ses progrès, mais de temps en temps, Elara put apercevoir la chevalière du Capricorne ou bien celui du Cancer.

Elara était fière de se démarquer assez facilement de la foule, de par sa maîtrise du cosmos, mais aussi sa fougue, même si elle n'était pas la meilleure, loin de là. Cette place était occupée par Narcissa, une apprentie d'un an son ainé.

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Après les premiers entraînements en groupe, les apprentis furent répartis selon leurs aptitudes et surtout sous la tutelle de leur futur maître. Ainsi, Elara se retrouva comme prévue avec Francisca, car il avait accepté la responsabilité de l'entraîner, étant celui l'ayant ramené au Sanctuaire. Jusqu'à l'obtention de leur hypothétique que leur armure, leur journée se rythmerait

Le lendemain de cette division des apprentis, elle se rendit à la maison du Taureau pour débuter son entraînement, mais ne trouvant pas son maître dans la salle principale, elle commença à fouiller l'intégralité de son temple. Après tout, il ne pouvait être ailleurs puisqu'ils avaient convenu de se rejoindre ici et non dans l'arène. Après quelques minutes de recherche, et de portes privées, ouvertes sans ménagement, elle finit par trouver Francisca… dans son lit, en train de dormir tranquillement… Elara s'offusqua en silence. Elle s'efforçait de se lever tôt et de vite se préparer rapidement pour pouvoir s'entraîner plus longtemps et lui… Il était encore perdu dans les bras de Morphée et dormait comme un bien heureux en serrant son coussin contre lui comme une peluche… « Il ressemble vraiment à un enfant » songea Elara en observant son maître, puissant chevalier du Taureau à la force surhumaine, à deux doigts de sucer son pouce en dormant…

Elle réfléchit. Comment le réveiller ? En douceur ou non ? Cependant, il l'avait fait se lever tôt pour rien, il ne méritait pas un réveil en douceur. Elle se rendit donc, le plus silencieusement qu'elle pouvait, dans la cuisine et remplit un grand verre d'eau. Elle revint ensuite dans la chambre, arme à la main, s'approcha doucement du lit de Francisca… et lui vida le verre sur la tête. Le Taureau se réveilla en sursaut, trempé. Il se tourna brusquement vers Elara qui lui fit un tel sourire, lumineux et espiègle, que Francisca fut persuadé de l'avoir aperçu, à travers le masque.

Après quelques réclamations, très peu matures, le chevalier se résigna à se diriger à la vitesse d'un escargot vers la salle de bain pour se débarbouiller, se faire réveiller par un seau d'eau n'aidait pas vraiment à se mettre les idées en place… Elara, pour ne pas le déranger, partit à la cuisine se servir un grand verre d'eau, pour elle cette fois, et se posa sur un des fauteuils du salon en attendant. Elle l'avait réveillé à coup de grandes eaux, elle pouvait bien lui laisser un peu d'intimité, pour se faire pardonner, ou du moins essayer, car elle restait persuader qu'il se vengerait de cet affront tôt au tard.

Après un petit quart-d'heure d'attente, Francisca surgit dans la cuisine, pris un biscuit au vol, Elara sous le bras, sans toutefois réussir à faire taire les cris de protestations de cette dernière, et se dirigea vers la sortie de son temple. Alors qu'il descendait les escaliers en sautillant, tout heureux de son début de vengeance, son chemin croisa celui d'un chevalier inconnu.

Même si son cosmos rappelait vaguement quelqu'un à Elara, elle fut incapable de retrouver son nom ou même l'endroit où elle l'aurait vu, mais ce qui la surprit également fut la réaction de Francisca. Ce dernier regarda pendant quelques secondes l'inconnu d'un air ahuri avant de finalement se reprendre et le saluer en souriant, comme à son habitude. N'ayant que cette activité constructive à effectuer, étant actuellement porté par le Taureau, Elara se mis à détailler le chevalier devant elle, ou la chevalière, elle n'arrivait pas à véritablement déterminer son sexe. Il ou elle avait un visage très fin, plutôt féminin et des yeux couleur ambre rendu brillant par le soleil levant. Ses cheveux courts, gris anthracite volaient au vent et malgré la chaleur présente, iel gardait obstinément sa grande cape fermée et serré contre son corps, comme pour se protéger d'un ennemi invisible. Iel s'arrêta à peine quelques secondes, leur adressa un vague bonjour et partit aussitôt se réfugier, Athéna seule savait où.

Dès qu'il eut disparu de leur vue, Elara retourna un regard surpris à Francisca qui s'empressa de lui expliquer le pourquoi du comment en la reposant au sol, c'était bien plus pratique pour discuter :

- Tu viens de rencontrer Echo, le chevalier des Poissons, dont je t'avais brièvement parlé lors de notre arrivée. Il est le dernier chevalier d'or et le seul que tu n'aies pas encore rencontré. C'est d'ailleurs surprenant que tu sois tombé sur lui si vite. Concours de circonstances sans doute… Le tout est qu'il vit coupé des autres et n'a de contact avec aucun d'entre nous, si ce n'est avec le Grand Pope et un ou deux privilégiés. C'est donc normal qu'il t'est paru très froid, c'est dans son caractère et cela fait des années qu'il vit comme cela.

Francisca se frotta soudainement le menton en marmonnant un « D'ailleurs, je ne comprends toujours pas comment Théo peut être plus qu'ami avec lui... » qui se voulait discret, mais qu'Elara entendit quand même. Voyant le regard intéressé de son apprenti, le Taureau coupa court à ses babillages, ils étaient assez en retard comme ça, et fonça à l'arène pour entraîner sa nouvelle recrue.

Ainsi, les entraînements s'enchaînèrent. Elara s'améliorait de jour en jour. Francisca lui apprit le peu de maîtrise du cosmos qui lui manquait, le combat au corps-à-corps, le chevalier du Taureau étant un expert en la matière, ainsi que de nombreuses capacités utiles à un chevalier d'Athéna. Il ne lui apprit pas le maniement des armes, mais plutôt à se servir de son corps comme une arme, que ce soit bouclier, épée ou lance. Après tout, les chevaliers d'Athéna avaient l'interdiction de se servir d'une arme, à l'exception du chevalier de la Balance.

Parmi les hommes, des légendes couraient comme quoi, ils étaient, de leurs poings, capables de pourfendre le ciel et que d'un coup de pied, ils pouvaient entrouvrir la terre. Ses légendes s'étaient bien sûr fondées sur des humains ayant vu les chevaliers à l'œuvre, notamment lors de missions. Mais comme toutes les légendes, elles avaient été amplifiées et avaient finis par déformer complétement la réalité. Oui, les chevaliers d'or étaient puissants, mais leurs pouvoirs avaient des limites et comparés à la puissance de leurs dieux, ils n'étaient que de misérables insectes insignifiants. Il est vrai qu'ils détenaient des pouvoirs surhumains, mais ils restaient mortels. Leur but n'était pas de dépasser le genre humain, mais simplement de le protéger des dieux malveillants. Et c'est pour ce but qu'Elara s'entraînait sans relâche pour obtenir une armure. Ayant subi de nombreuses injustices dans son enfance, elle ne souhaitait une situation équivalente à la sienne à personne.

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Ainsi, le temps passa sans trop d'accros, Elara avait bien grandi. L'enfant arrivé au Sanctuaire n'était plus et une jeune fille belle et puissante l'avait remplacée. Ses chevaux châtains autrefois courts avaient bien poussé et lui arrivait maintenant aux épaules. Les rondeurs de l'enfance s'étaient effacées de son visage et la jeune apprentie était maintenant aussi musclée que ses condisciples déjà chevaliers. Elle avait également fini par s'habituer à ce masque si encombrant et inutile qui limitait son champ de vision. Ses techniques de combat s'étaient améliorées, mais elle devait encore les perfectionner avant d'atteindre véritablement le titre de chevalier.

Le temps de déterminer pour quelle armure son cosmos s'enflammerait approchait à grand pas.

Lors d'une des nombreuses soirées passées au second temple, Francisca lui avait expliqué que chaque armure avait une conscience propre et qu'elles décidaient leur porteur selon ses aptitudes, mais aussi ses convictions. Elles choisissaient leurs futurs propriétaires selon leur état le plus profond. Par exemple, l'armure du Scorpion avait tendance à toujours choisir ayant un petit côté sadique. Mais là n'était pas leur seule condition. En effet, le cosmos orientait ce choix. Un apprenti au cosmos chaleureux n'irait pas vers l'armure du Verseau ou du Cygne. Ainsi, le cosmos flamboyant d'Elara la conduisait vers les armures de bronze de l'Oiseau du Paradis, du Lynx ou bien du Phénix, seules armures de bronzes sans porteurs pouvant lui correspondre. Cependant, il restait tout de même un choix à l'apprenti, celui de l'armure pour laquelle il allait conquérir, car tester toutes les armures était impossible. En effet, ses dernières étant éparpillées aux quatre coins du monde, les réunir pour chaque apprenti était impensable.

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Vint le jour où le Grand Pope, la considérant prête, l'appela à choisir. Ce choix, qui changerait le jour de son histoire, effraya la jeune fille. Après cela, plus aucun retour en arrière ne serait possible.

Mais Elara restait indécise et, plus elle y pensait moins, elle parvenait à y réfléchir. Voyant sa détresse, Francisca, lui conseilla de trouver un endroit calme, loin de l'agitation du Sanctuaire pour se poser, enflammer son cosmos pour se rapprocher de sa constellation intérieure et enfin comprendre quelle armure lui correspondrait.

Il lui raconta sa propre expérience, très différente des situations habituelles. Il lui conta le jour où il avait compris. C'était un jour comme les autres, il s'entraînait avec les autres apprentis quand cela se produisit. Le chevalier du Taureau de l'époque s'était rendu à l'arène pour voir les entraînements, comme le faisait nombre de ses collègues. Mais lorsqu'il était descendu parler au chevalier d'argent responsable des apprentis présents, son armure s'était mise à briller de mille feux et s'était détachée de son corps pour venir former un taureau d'or... devant Francisca. Ce dernier, surpris, tendit une main tremblante vers la Cloth et lorsqu'il la toucha, il sentit une incommensurable puissance l'envahir. Cette déferlante d'énergie dura moins de trente secondes, mais lorsque la main de Francisca se détacha du bovin doré, une immense fatigue l'accabla et il s'évanouit. À son réveil, il fut convoqué par le Grand Pope qui lui expliqua avec un grand sourire que l'armure du Taureau l'avait choisi. Cependant, ayant fini son récit, Francisca ajouta que ce genre de situation n'arrivait que rarement et qu'habituellement, les apprentis choisissaient eux-mêmes leur armure parmi une sélection d'armures accordées à leur cosmos.

Forte de cette connaissance, Elara sortit donc, pour la toute première fois depuis son arrivée, de l'enceinte du Sanctuaire pour enfin être au calme. Normalement, les apprentis quittant le Sanctuaire étaient considérés comme déserteur, mais la future chevalière savait que Francisca pourrait justifier son absence auprès du Grand Pope. Elle se perdit donc dans les montagnes environnantes et finit par trouver l'endroit parfait. Un pic, en hauteur, depuis lequel elle pouvait apercevoir le Sanctuaire, mais aussi Rodorio, le village voisin du domaine d'Athéna, ainsi que la mer, infinie, agitée et limpide. Elle ne s'était jamais sentie proche de la mer, mais elle ne pouvait que la trouver belle et sauvage, bougeant au vent et s'étendant sur un monde immense et infini.

Elle se posa en tailleur et retira son masque. Après tout, elle ne courait aucun risque ici, personne ne pouvait la voir. Le sol était froid, mais cela ne la dérangeait pas plus que ça. Elle s'était habituée aux difficultés rencontrées. Un chevalier d'Athéna se devait d'être fort et de ne plier devant rien ni personne. Les seules personnes devant lesquelles ils devaient s'agenouiller étaient leur déesse et le Grand Pope.

Le vent caressait doucement son visage et faisait voler ses cheveux ondulés. Malgré le paysage éblouissant, Elara ferma les yeux. Elle n'était pas venue ici pour admirer la vue, mais bien pour enfin trouver quelle constellation était reliée à son âme. Elle fit brûler son cosmos et bientôt, un univers inconnu apparut sous ses yeux, c'était donc cela, l'essence du cosmos. Le fondement même de l'énergie. Elle plongea donc dans son for intérieur découvrant jusqu'aux profondeurs de son âme. Elle vit défiler devant ses yeux les moments les plus marquants de sa vie, ses joies, ses peurs, ses rencontres. Aédé y tenait d'ailleurs une grande place, toujours au centre de son cœur. Puis d'un coup, tous ses souvenirs devinrent incandescents et se mirent à brûler devant ses yeux ébahis. Et aussi soudainement que les flammes étaient apparues, elle comprit. Elle connaissait enfin son choix. Sa constellation. Son armure. Ce feu. Le phénix. Elle deviendrait le chevalier du Phénix.

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Le Grand Pope, après leur avoir donné le nom de leurs futurs lieux d'entraînement à l'extérieur du Sanctuaire, leur énuméra mille et unes consignes. Ils devaient apprendre à se débrouiller seul et à ne plus compter sur personne, ils devaient tout de même allégeance à Athéna et ne devaient en aucun cas trahir ce serment, et cetera, et cetera… Mais entre ces babillements inintéressants, Elara ne retint qu'une seule chose : elle irait s'entraîner sur une île perdue dans la Mer Méditerranée, l'île Kanon. Ce séjour promettait d'être instructif.

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Le bateau accosta enfin après trois longs jours de voyage. Cette île était perdue au milieu de la Méditerranée et par conséquent, la trouver s'était avéré compliqué. Ses côtes étaient abruptes, découpées par des roches tranchantes, peu accueillantes. Pour le peu de personnes s'étant échouées sur cette île, les légendes finissaient mal. Ces dernières racontaient que le volcan au centre aspirait toutes les âmes osant mettre un pied à terre. C'est pour cette raison qu'à peine Elara fut descendu de l'embarcation, le capitaine fit repartir le bateau et disparut vers l'horizon. La jeune fille se retourna alors vers l'île, déserte, menaçante, mais tout de même sublime de par sa dangerosité. Elle aperçut le seul chemin visible, menant droit au cœur du volcan. Ne réfléchissant pas plus, elle s'y engagea.

Plus elle s'approchait du centre de l'île, plus la température augmentait et plus son cerveau lui criait de fuir, le danger pouvant surgir de n'importe où, n'importe quand. Mais elle ignora sa raison et avança d'un pas décidé. Elara franchit des passages de plus en plus étroits et, alors que ces semelles commençaient à chauffer, elle atteint le cœur volcan. Elle se pencha légèrement et aperçut la lave en fusion, bouillante et cherchant par tous les moyens à atteindre la surface. Mais alors qu'elle se pensait seule, elle sentit une présence dans son dos.

Elle se retourna brusquement, mais ne vit rien. Seule une ombre lui certifia qu'elle n'avait pas rêvé. Un corbeau croassa alors et son cri résonna dans le cratère, donnant un côté encore plus lugubre à cet endroit. Ne sachant pas comment faire sortir cet inconnu de sa cachette, Elara glissa le long des flancs du volcan et commença à arpenter l'île pour se trouver un abri. Après tout, elle allait passer plusieurs semaines ici, alors autant trouver un endroit couvert pour installer son campement.

Elle découvrit, après deux bonnes heures de recherche, une grotte creusée dans la roche, assez grande pour accueillir un petit campement. Elle se dépêcha de vérifier que la grotte était bien vide, car comme l'île était déserte, en dehors de cette mystérieuse personne, la nature avait repris ses droits et des animaux dangereux devaient traîner dans le coin. Même si Elara était sûre de pouvoir les vaincre, elle ne souhaitait en aucun cas blesser un animal innocent. Son devoir était de protéger la vie et non de la retirer sans raison. Rassurée face au vide de la cavité, à l'exception de quelques araignées ayant élu domicile au plafond, elle installa son paquetage, prête à passer la nuit là.

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Une ombre noire, menaçante, annonciatrice de malheurs arrive. Elle l'entoure, l'emprisonne, l'empêche de se battre pour sa survie.

Elle suffoque, elle est seule. Aédé n'est plus là pour la protéger et la réconforter.

Prenant une grande bouffée d'air, Elara se releva soudainement, le cœur battant à tout rompre. Encore un cauchemar, encore une nuit coupée. Elle n'en pouvait plus. Quelque chose n'allait pas, elle le savait, mais impossible de savoir quoi. Elle avait peur, une peur incontrôlable, la peur de finir seule. Même ses parents l'avaient abandonnée alors pourquoi les Saints ne le feraient pas.

Le Sanctuaire lui manquait déjà. Francisca, la vue rassurante de l'autel d'Athéna, le baraquement des apprentis qu'elle avait fini par appelé sa maison... Elle regarda son masque gris de chevalière posé à même le sol. Elle n'avait aucune envie de le mettre. Là où il aurait dû lui rappeler un peu plus le Sanctuaire, elle le considérait comme une gêne, un élément perturbateur. Il lui coupait la vue et la gênait malgré tous ces mois à le porter. Soufflant, elle se décida à se recoucher pour tenter de finir sa nuit.

Ses yeux clos l'empêchèrent d'apercevoir la silhouette à quelques pas d'elle. Caché derrière un énorme rocher, l'inconnu observait.

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La nourriture était rare. L'île et son climat sec empêchaient le développement de la faune et de la flore.

Tous les matins, lorsqu'elle se levait, elle s'éloignait du cœur de l'île et partait chercher de l'eau dans le seul et minuscule ruisseau de l'île. Pour ce qui est des animaux et des plantes. Seuls les bords du ruisseau étaient fertiles, mais toutes les plantes y poussant n'y étaient pas mangeables, nombre d'entre elles était empoisonné et Elara remercia Athéna qu'elle ait pensé à se renseigner sur les plantes comestibles avant de partir. Un autre point positif était qu'avec un seul ruisseau dans toute l'île, les animaux s'y rassemblaient tous pour épancher leur soif.

Étant un chevalier d'Athéna, la chasse lui était facile : se déplacer en silence, repérer, viser et tuer se faisaient en toute simplicité. Mais, plus les bêtes se rassemblaient, plus Elara remarquait que leur population baissait, bien que de manière superficielle, sans qu'elle en soit la cause. Elle avait fouillé l'île pour trouver le corps des animaux disparus, mais rien. Elle n'avait trouvé aucun cadavre, aucune trace. Elle en avait donc déduit une réalité simple, elle n'était pas seule sur cette île. L'inconnu qu'elle avait aperçu le jour de son arrivée était toujours là.

Mais la question aussi était simple, où était cet inconnu ? Elara pensait pourtant avoir fouillé toute l'île lors de son arrivée. Peut-être que cette dernière avait des tunnels souterrains. Mais si ces tunnels existaient, ne risquaient-ils pas de s'effondrer lors des éruptions du volcan ?!

Au lieu de s'imaginer des théories les plus farfelus les unes que les autres, elle décida de partir à la recherche de cet inconnu. Elle avançait lentement et scrutait chaque recoin des roches, chaque parcelle du paysage. Cependant, elle avait beau avancer et examiner le sol et les parois rocheuses, rien ne sortait de l'ordinaire. Il n'y avait pas un seul trou dans le sol, même un minuscule terrier. Elle marchait, encore et encore, sans jamais rien trouver.

Elle avait de plus en plus chaud à mesure qu'elle s'approchait du cœur de l'île et ainsi du volcan.

Elle passa des heures à chercher, mais rien... Ses pieds commençaient à la faire souffrir et elle songeait à faire demi-tour lorsqu'un reflet l'éblouit. Elle s'approcha de la source de cette lumière et y trouva... un bol en verre... Les animaux ne se servaient pas d'ustensiles de cuisine. Elara se félicita intérieurement, elle avait enfin trouvé l'intrus. Malgré tout, elle ne put s'empêcher de penser que l'inconnu avait vraiment fait un oubli idiot. Une part de son esprit lui chuchota même qu'il l'avait peut-être fait exprès, qu'il cherchait à être trouvé... Elle ignora cette petite voix et scruta l'environnement proche du bol trouvé. Et c'est là qu'elle l'aperçu, caché derrière un buisson ardent, l'entrée d'une grotte. Comment avait-elle fait pour ne pas la voir ?! Elle devait vraiment être fatiguée. Il est vrai que l'air chaud lié à la présence du volcan l'empêchait de respirer correctement, ce qui, fatalement, entraînait une fatigue plus importante que d'habitude.

Elle ne savait que faire, le soleil allait bientôt se coucher. Devait-elle se lancer à la suite de cet inconnu et prendre le risque de se retrouver piégée par la nuit ou devait-elle attendre le lendemain matin pour cette exploration ?

Elara resta quelques minutes, perdue dans ses pensées. Elle ne savait que choisir... Mais elle décida d'appliquer une des nombreuses leçons que Francisca lui avait appris, il lui fallait se montrer patient et stratège face à un ennemi. Elle décréta donc qu'elle allait repartir vers son campement et qu'elle reviendrait demain matin, avec un plan.

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La nuit avait été longue. Stressée par son expédition, Elara n'avait pas réussi à s'endormir que tard dans la nuit. Mais elle n'avait dormi que sur une oreille. Le moindre bruit suspect la réveillait depuis qu'elle ne se savait pas seule sur l'île. De plus, mille et unes idées de plan se bousculaient dans son esprit.

Le lendemain, le lever du soleil fut une libération, elle allait enfin pouvoir partir à la recherche de cet inconnu.

Elle se leva donc de bonne humeur. Elle allait pouvoir trouver ce mystérieux individu qui rôdait sur l'île et qui devait, sans aucun doute, être là depuis plus longtemps qu'elle. Cet inconnu devait être fort et surtout discret pour que ses sens de chevaliers d'Athéna ne l'aient pas repéré avant. Peut-être était-ce un spectre. Elara n'espérait pas, mais en même temps, s'il avait été un spectre, il aurait sans doute tenté de la tuer dans son sommeil et elle ne serait déjà plus de ce monde. D'ailleurs, en y pensant, une question sans aucun rapport avec la situation lui vint à l'esprit : que devenaient les chevaliers d'Athéna tombés sans avoir véritablement affronté de dieux ennemis ? Elle savait que tous les Saints, quels que soient leurs rangs, étaient condamnés à finir leur vie dans les déserts glacés du Cocyte pour avoir osé défier les dieux. Mais pour les autres, morts par accidents avant une guerre sainte ou même tués par un autre chevalier, que devenaient-ils ?

Elara secoua la tête. Ce n'était vraiment pas le moment pour se poser ce genre de question existentielle. En outre, elle comptait bien mourir au combat face aux sbires d'Hadès, de Poséidon ou d'Arès et non tué par un frère d'armes ou par accident.

Chassant ces pensées inopportunes, elle se dirigea d'une marche rapide vers la grotte repérée le soir même. Mais alors qu'elle se rapprochait elle se rendit compte que quelqu'un l'attendait devant le buisson ardent. Enfin, ce quelqu'un n'était pas n'importe qui puisque l'homme qui se tenait devant lui portait une protection et plus précisément une armure d'argent. Elle s'approcha donc, beaucoup moins sur ses gardes. Mais à peine s'était-elle trouvée à un mètre du chevalier que ce dernier l'attaqua. Elle ne dut sa survie qu'à ses réflexes de saint d'Athéna et se décala brusquement sur la gauche. À la place où elle s'était tenue, il y avait quelques secondes, se trouvait maintenant un petit cratère avec au milieu de ce dernier, un amas de plume noire. Le cerveau d'Elara réfléchissait à toute vitesse. Pourquoi un chevalier d'Athéna, censé être son collègue, l'attaquait ? Elle se souvint alors qu'elle ne portait aucun signe distinctif permettant à son opposant de connaître son affiliation, elle avait oublié son masque au camp, pressée qu'elle était. Les seules choses qu'il voyait étaient son cosmos flamboyant et son obsession à trouver sa cachette. Elle aurait très bien pu se battre contre lui, mais elle se trouvait en position d'infériorité de par son absence d'armure et, surtout, de par son rang d'apprentis. Une seule et unique solution s'imposait à son esprit : la fuite. Cela ne lui plaisait absolument pas, mais il en allait de sa survie.

Alors que le chevalier en face d'elle faisait flamboyer son cosmos, se préparant sans doute à lancer une attaque spéciale, elle profita de l'immobilité de son adverse pour faire volte-face et s'enfuir vers le volcan, profitant de chaque roche un peu plus grande que les autres pour se protéger de son assaillant.

Courant comme si sa vie en dépendait, ce qui était en quelque sorte le cas, elle se sentait planer. La puissance du cosmos l'envahissait et lui faisait pousser des ailes. Elle courrait plus vite qu'elle n'avait jamais couru, elle courrait pour se protéger, elle courrait pour sa vie. Mais arrivé à côté du cratère, elle se stoppa brusquement. Au centre de ce dernier, se trouvait une boite, qui étincelait d'une lumière argentée. Malgré la lave, cette dernière irradiait d'une telle intensité qu'elle illuminait les pierres volcaniques et les faisait briller de mille feux. Cette boîte était sculptée, mais avec la lumière, Elara n'arrivait pas à en distinguer les détails.

Perdue dans sa bulle et dans l'observation de cette mystérieuse boite, elle ne fit pas attention au chevalier arrivant derrière elle. Sans qu'elle comprenne pourquoi, elle se sentit comme attirée par cette lumière. Ses pieds la menaient d'eux-mêmes vers les abords du volcan et sa main se tendit comme pour attendre plus vite cette boite.

Mais alors qu'elle se trouvait à deux pas du vide, une poigne sur son épaule la stoppa. Elle se retourna, sur la défensive, prête à attaquer. Et elle se retrouva nez-à-nez avec son ennemi qui la fixait d'un air étrange. Il n'avait pas l'air de vouloir l'attaquer, mais elle voyait dans son regard qu'il ne lui faisait pas confiance. Il restait sur la défensive.

- Mais qui es-tu ?

Sa question surprit Elara. Alors il cherchait enfin à la connaître et ne se contentait pas de l'attaquer sans réfléchir.

- Je peux te retourner la question.

- Réponds. Ajouta-t-il, plus menaçant. Qui es-tu ?

- Je suis Elara, apprentie chevalier, concourant pour l'armure du Phénix. Et toi qui es-tu ? Tu es un chevalier d'Athéna, non ?!

Suite à la réponse de la jeune fille, le visage du chevalier se figea. Ses paupières se plissèrent autour de ses yeux beiges. Il semblait assembler les différentes pièces du puzzle et enfin comprendre le pourquoi du comment de la présence de la jeune châtaine sur cette île. Son visage se radoucit subitement et il lâcha son avant-bras.

- Mais pourquoi tu ne portes pas de masque ?! Pas que cela me dérange, mais tu connais les lois, non ?!

Elara bafouilla :

- Je... je l'ai comme qui dirait... oublié à mon campement...

Le jeune homme pouffa en baragouinant un « Eh bien, c'est à cela que ressemble la nouvelle génération, on n'est pas dans la merde... » puis ajouta plus clairement :

- Bien, je suis Gienah du Corbeau, chevalier d'argent d'Athéna, gardien de l'île Kanon. Tu viens donc ici t'entraîner pour tenter d'acquérir l'armure du Phénix ?! Je te préviens, je suis un instructeur très intransigeant.

Le ton utilisé était calme et posé, comme s'il ne s'était rien passé et qu'il n'avait absolument pas tenté de la tuer dix minutes plus tôt. Mais alors qu'Elara se disait qu'il avait plutôt l'air sympathique, un sourire sadique barra son visage et il ajouta :

- Bienvenue en Enfer !

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J'espère que ce chapitre vous a plu et n'hésitez pas à laisser une petite review, peut-être que ça me fera sortir le chapitre suivant plus vite ?! Qui sait...