Aujourd'hui tu es venu enquêter. Comme souvent maintenant. Ca me fait du bien à chaque fois. C'est le seul moment de la journée où je vais bien. C'est le seul moment de la journée où je ne suis pas seul.

Mais aujourd'hui tu as remarqué que je n'allait pas bien. J' ai essayé de te le cacher, je n'ai pas voulu t'en parler. J'estimais que ca ne servirait à rien mais tu as insisté. Oui je n'accepte pas ta relation avec elle et j'ai fini par te le dire.

Ca t'as mis en colère et tu m'as mis plus bas que terre. Tu m'as fais volontairement du mal. J'ai supporté les coup jusqu'à être au sol. Jusqu'à supplier que ça se termine. J'ai vraiment cru mourir sous tes coups ce soir là.

Je pense qu'un coup de plus aurait été fatal.

Comme d'habitude je te pardonne sans aucune condition. Je sais que tu l'as fais pour que je te déteste, pour que je te tourne le dos. Ca ne marche pas comme ça John. Je serais toujours là pour toi, même si c'est pour recevoir tes coups. Tant que je serais convaincu que tu as besoin de moi, je serais là.

Je te pardonnerais tout, vraiment tout, parce que je sais que tu perd la tête et que tu fais n'importe quoi. Peut importe ce que tu fais, tu reste la personne la plus importante pour moi.

Et si tu crois que me faire te détester me fera moins de mal que la situation actuelle, tu te trompe. Je serais bien plus dévasté.

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Aujourd'hui je t'ai envoyé un message pour te dire que je ne pourrais peut-être pas enquêter longtemps. J'ai pris des médicaments. J'avais besoin d'oublier ce qu'il vient de se passer. De dormir un peu. Tu n'as plus répondu.

Je n'ai pas dormi. J'ai simplement attendu que tu me reponde.

J'ai eu tellement peur que tu penses que j'ai voulu me faire du mal et que tu t'en fasse aussi.

La pire des nuits.

Je me voyais deja apprendre ta mort et m'en sentir coupable le reste de mes jours. J' ai repris des médicaments mais je n'ai quand même pas dormi et tu vois je suis toujours debout.

Il en faut plus pour se débarrasser de moi.

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Aujourd'hui tu es venu enquêter. Quel soulagement de te voir. J'étais fatigué mais je ne manquerai ça pour rien au monde. J'ai encore mal des blessures que tu m'as infligé. Chaque geste que je fais est douloureux. J'ai du mal à sortir de mon lit. Et c'est ironique de ne pas sortir de son lit quand on arrive pas à fermer les yeux plus d'une heure.

D'ailleurs il faudrait que je fasse une étude sur le sommeil. Comment peut-on faire autant de cauchemars en dormant si peu ?

J'ai rêvé que je m'étais résolu à te remplacer. J'avais trouvé quelqu'un à qui je donnait le sourire. Maigre satisfaction car je ne ressentais pas la même connection qu'avec toi mais ça me faisait du bien de voir qu'une personne pouvait être bien grâce à moi.

Mais tu es revenu à ce moment là. Et évidemment, comme je suis sans cœur, j'ai dégagé cette personne sans y faire attention. J'étais tellement heureux de savoir qu'on allait réformer notre duo comme avant que rien d'autre ne comptais.

Mais tu as su que j'avais trouvé quelqu'un et tu m'en a voulu. Tu m'as dit que j'étais un monstre et que tu partais définitivement.

Je me retrouvait au milieu de deux personnes à qui j'avais fait du mal et j'en ai souffert tellement que je me suis réveillé en sueur, tremblant de partout.

Mais je sais que demain tu sera là pour travailler avec moi alors tout va bien.

Je ne te remplacerais jamais. Personne ne t'arrive à la cheville.

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Aujourd'hui, toujours présent à notre rendez-vous. Plus tard que d'habitude. Je sais que tu as passé la journée avec elle. Tu ne me le dis pas mais je ne suis pas bête. Tu dois faire ta vie. Le principal c'est que tu sois là un petit peu pour moi. J'ai au moins l'impression que je suis toujours présent pour toi. De t'être utile.

Tu ne m'as toujours pas dit que tu étais désolé pour l'autre jour. Est-ce que tu l'es ? Est-ce que c'était ce que tu voulais et que tu ne t'en veux pas ?

De toute façon peu importe. Je t'ai déjà pardonné. On en parle plus. Allons faire ce pour quoi nous sommes là et rien d'autre.