Avertissement : Vous êtes sur le point du lire du contenu sexplicite. Âmes innocentes, faites demi-tour...
Bavardages : N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de l'histoire, c'est un peu la solitude de mon côté ^^'
– Juste bro ? demanda Eijiro.
– Ouais…
Kirishima eut l'impression que son estomac se ratatinait sur lui-même. Il pâlit.
– O-Ok… balbutia-t-il.
Il s'était juste un peu emballé et avait mal compris les signaux, ça arrivait. Il avait promis de ne pas être relou alors il lâcha la main de Bakugo et récupéra la manette.
– On reprend ? demanda Red Riot pour se redonner une contenance.
– Ouais…
Bakugo prit la manette des mains de Kirishima et la jeta par terre avant de se mettre à califourchon sur lui. Eijiro rougit violemment : pour ne pas basculer en arrière, il s'était instinctivement retenu aux hanches de Katsuki. Celui-ci le toisait avec un mélange d'impatience et de colère.
– Putain ! Tu comptes m'embrasser ou c'est comment ?
Toutes les émotions se bousculaient dans la tête de Kirishima : le soulagement de ne pas s'être pris un énième râteau, l'admiration qu'il avait pour Bakugo – ça c'était un mec viril ! – et le désir, un désir puissant qui, à présent qu'il avait la permission de lui donner cours, commença à lui grignoter le cerveau.
Eijiro renversa Katsuki contre le matelas et prit possession de ses lèvres. Ça ne dura pas longtemps, il avait vaguement l'impression de faire quelque chose de mal et des vieux restes de réflexes pavloviens l'empêchaient de baisser sa garde. À tout moment Katsuki pouvait changer d'avis et lui exploser la figure. Alors il interrompit le baiser et recula avant de sentir la main de Katsuki plonger dans ses cheveux pour le ramener à lui. Bakugo lui mordilla la lèvre inférieure et une chaleur comme il n'en avait jamais connue parcourut son bas-ventre. C'était foutu, comment résister ?
Il partit une nouvelle fois à l'assaut de sa bouche avec plus d'empressement. À chaque fois que leurs lèvres se touchaient un courant électrique parcourait sa peau et son appétit grandissait. Il hasarda le bout de la langue contre les lèvres de Bakugo et celui-ci lui accorda l'autorisation de passer pour aller retrouver sa compagne. Chaque seconde lui coupait le souffle et c'était comme s'il ne le retrouverait plus tant qu'il le toucherait.
Bakugo n'en pouvait plus. Il savait que Kirishima n'était pas un expert en baisers pourtant son contact l'échauffait sans qu'il ne sache pourquoi. C'était comme si ses lèvres maladroites qui lui coupaient le souffle lui apportaient en même temps de l'oxygène. Sans lâcher sa bouche une seule seconde, Kirishima changea d'appui et la friction de leur bassin arracha un grognement de plaisir à Katsuki. Ce dernier s'empourpra, Kirishima bandait dur et ce constat acheva de l'exciter et le pétrifia en même temps.
– Tu veux qu'on arrête ?
Ses yeux voilés de désirs et son visage frustrés mais adorable rendaient la décision impossible. Bakugo détourna le regard et profita de l'interruption pour reprendre son souffle.
– On n'est pas obligés de continuer si tu n'es pas prêt, reprit Eijiro avec un sourire solaire.
Il avait déjà eu la rare opportunité de pouvoir l'embrasser sans s'en prendre une, il n'allait pas pousser sa chance. Soudain, Bakugo lui prit la main et la guida vers son entrejambe.
– Qui n'est pas prêt, crétin ?
Et c'était comme si on avait appuyé sur le bouton d'arrêt d'urgence dans la tête de Kirishima. Il ravagea la bouche de son partenaire tout en plongeant la main sous son boxer pour libérer son érection. Il la caressa timidement d'abord, puis, quand Katsuki rejeta la tête en arrière avec un gémissement, il n'eut plus aucune hésitation. Il était accro à l'expression de gêne et de plaisir qu'arborait Bakugo. Sa respiration lourde, ses rougeurs, la langue qu'il passait frénétiquement sur ses lèvres et son corps qui se soulevait, traversé par le plaisir qu'il lui donnait, étaient addictifs. Il voulait le voir jouir alors il resserra sa poigne et accéléra ses mouvements et alors que le plaisir de Katsuki montait, ses inhibitions tombaient.
– Aaah… Plus vite… ordonna-t-il d'une voix sensuelle en se couvrant le visage avec son avant-bras.
Eijiro n'en pouvait plus, Bakugo était plus chaud que tous ses chastes fantasmes. Il obéit à l'injonction et sentit le membre pulser entre ses doigts désormais humides. Katsuki ne lui avait pas laissé l'occasion de voir son expression au moment culminant mais celle qu'il arborait à présent n'était pas moins excitante : baigné de sueur, le souffle court et le regard tout embué de plaisir.
– À ton tour… lança Bakugo sans hésitation.
Le corps entier de Kirishima s'embrasa et son visage prit une teinte cramoisie. Il recula.
– T'es pas obligé de…
– J'ai envie…
Eijiro était tellement excité qu'il craignait d'éjaculer avant même que Bakugo ne s'occupe de lui. Il résista pourtant et expira avec difficulté quand il sentit la main incroyablement chaude empoigner son sexe. Katsuki s'inclina vers son partenaire et lui mordilla le lobe de l'oreille avant de glisser :
– Je vais te faire ce que je me fais à chaque fois…
Et l'image d'un Bakugo en train de se masturber apparut dans l'esprit de Kirishima mêlée à la délicieuse sensation de va-et-vient sur son membre et au souffle du vrai Bakugo contre sa nuque. C'en était trop et il se laissa aller entre les doigts de son partenaire.
– C'était rapide… observa Ground Zero.
– C'est parce que t'es trop excitant ! répliqua Kirishima avec une sincérité désarmante.
Le visage de Bakugo vira pivoine.
– La ferme ! Dis pas des trucs comme ça ou je t'explose !
– Mais c'est la vérité ! T'es trop viril et sexy !
– C'est bon je vais te buter ! hurla Katsuki.
Il était sur le point de se jeter sur Kirishima quand la réalité de leurs ébats lui revint en mémoire. Il prit la boîte de mouchoirs.
– Du coup, on sort ensemble ?
– Tu déconnes ? cria Bakugo Dégage de ma chambre !
Kaminari avait besoin de lunettes de soleil parce que le bonheur de Kirishima lui calcinait les rétines. Il se frotta les yeux et l'auréole de félicité qui l'entourait était toujours là.
– Tu le vois toi aussi ? lui chuchota Fumikage derrière son bol de soupe.
Ça perturbait Dark Shadow tout cet éclat…
– Ouais… Je me demande ce qui lui arrive… répondit Denki en mâchant sa bouchée de riz.
– Passe-moi la sauce piquante, ordonna Bakugo.
Kirishima la lui donna et la main de Bakugo se referma sur la sienne. Ils restèrent ainsi un moment, Eijiro le visage ostensiblement rouge et Katchan avec sa poker face. Mais ça trainait en longueur alors elle commençait à s'effriter.
– Lâche bordel !
– D-désolé…
Denki était sûr d'avoir vu passer des rougeurs sur le visage de la bombe humaine.
C'était bizarre. Kirishima était totalement perdu. Bakugo lui avait dit qu'ils ne sortaient pas ensemble, alors pourquoi sentait-il sa main effleurer la sienne alors qu'ils étaient dans l'ascenseur, avec tout le monde ? Katsuki ne semblait pas s'en soucier, son visage n'affichait que son air blasé habituel. Il était tellement imperturbable que Kirishima se demanda si c'était accidentel ou si c'était la bonne main qui touchait la sienne. Il vérifia. C'était indéniablement la main de Bakugo. Il la prit dans la sienne, discrètement et le visage du blond changea radicalement d'expression. Cette part de Bakugo lui serra le cœur et envoya de drôles de signaux électriques dans son bas-ventre. Il espérait que personne d'autre que lui ne serait témoin de sa vulnérabilité. L'ascenseur s'arrêta au deuxième étage et ils se lâchèrent la main.
– Bonne nuit les gars ! fit Kirishima avec un sourire chaleureux.
Il n'y avait plus que Mezo et eux dans la cabine. Tentapoulpe ne s'étonna pas de les voir collés l'un à l'autre malgré l'espace qui s'était libéré. Quand ils arrivèrent au troisième, Shoji leur fit un signe et entra dans sa chambre. Kirishima ne voulait pas se séparer tout de suite de Katsuki mais il ne savait pas exactement quoi proposer pour qu'ils puissent rester ensemble plus longtemps.
– Oï, qu'est-ce que tu fous ?
– Hein ?
– Tu comptes me suivre dans ma chambre ? Pervers !
Kirishima hocha nerveusement la tête. L'opportunité de dormir dans le même lit que Katsuki le rendait tout chose. Il n'avait rien de déplacé en tête, juste le désir de le garder entre ses bras toute la nuit.
– Tu veux bien me laisser dormir avec toi ? demanda Red Riot en s'inclinant.
Bakugo était proche de la crise cardiaque et honnêtement, il avait du mal à mettre de l'ordre dans ses pensées quand Kirishima était dans les parages. La preuve, l'attitude d'Eijiro lui rappelait l'enthousiasme docile d'un chiot fou d'amour pour son maître. Katsuki fourragea dans la chevelure rouge en pétard et son détenteur en fut tout heureux.
– Je peux alors ? fit-il plein d'espoir.
– Nan, c'est mort ! J'ai besoin de mes heures de sommeil. 'nuit, fit Bakugo avant de rentrer dans sa chambre et d'en claquer la porte..
Kirishima soupira avant de se souvenir de la tournure incroyable qu'avait pris sa journée. On ne pouvait pas faire plus chanceux ! Il devait poursuivre ses efforts pour que Katsuki l'accepte et le trouve digne de devenir officiellement son petit-ami ! Il lui envoya son message habituel de bonne nuit et quelques minutes plus tard, son téléphone se mit à vibrer. Son cœur battait à tout rompre quand il déverrouilla l'écran. Si ça se trouve, Katsuki lui avait répondu !
Il se redressa tout de suite quand il comprit de quoi il était question. L'alerte était lancée, il partait en mission. Il retrouva les autres dans le hall. Leur visage était aussi anxieux que le sien, alors il essaya de sourire pour se donner, à tous, du courage.
Dans la voiture qui les amenait à la réunion stratégique, Kirishima pensa au danger qui les attendait. Il avait envie d'envoyer un message à Katsuki pour ne pas l'inquiéter mais ils avaient pour instruction de ne laisser échapper aucune information concernant la mission. Il verrouilla son téléphone. Bakugo n'était pas du genre à se faire du souci et surtout pas pour lui. Ils n'étaient pas ensemble après tout…
