/!\ Disclaimer : La série ne m'appartient pas et j'écris pour le plaisir. Je ne touche évidemment pas d'argent.

Sur ce, bonne lecture à vous !


Dimanche

L'alarme de Faith - qu'elle avait oublié de désactiver la veille - sonna très tôt le dimanche matin et cela fit grogner le couple de concert. La nuit précédente avait été plutôt courte avec l'apparition d'Emily au beau milieu de la nuit et leur conversation à cœur ouvert.

Bosco se blottit un peu plus contre Faith qui bougea à son tour, encore à moitié endormie, et donna un coup dans les côtes du policier. Ce dernier gémit de douleur et se redressa brusquement. Faith, paniquée, se redressa à son tour, cette fois complètement réveillée.

« Mon dieu, Bosco, je suis désolée.

- C'est rien.

- Est-ce que ça va ?

- Ça va passer. »

Faith se leva et quitta la pièce quelques minutes avant de revenir avec les anti-douleurs de Bosco. Il en prit un et la remercia.

« Quand je dis que t'es violente, personne ne me croit.

- Je suis désolée… répéta-t-elle avec sérieux.

- Je sais. »

Bosco lui caressa doucement le bras en souriant pour la rassurer.

« Quelle heure il est ?

- Trop tôt… soupira Faith en se laissant retomber sur l'oreiller. »

Bosco se rallongea à ses côtés et l'embrassa sur l'épaule. Puis il en déposa d'autres sur sa peau, en remontant vers son cou, sa mâchoire jusqu'à atteindre ses lèvres. La sentant réceptive, Bosco vint se placer au-dessus d'elle et glissa ses mains sous son t-shirt. Il la sentit frissonner sous ses doigts.

« Bos'…

- Hm ?

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je mets à profit nos quelques heures de sommeil en moins, répondit-il comme si c'était la réponse la plus évidente.

- D'accord, murmura-t-elle avant de rouvrir les yeux."

Elle glissa ses doigts dans les cheveux de Bosco et se redressa pour l'embrasser.

Bosco et Faith ne décidèrent enfin à sortir du lit que lorsqu'ils entendirent Emily sortir de sa chambre. Tous les trois se retrouvèrent dans la cuisine peu après pour préparer le petit déjeuner avant d'aller s'installer à la table du salon.

« Au fait Bosco, il est arrivé quoi à ton dos ? voulut savoir Emily. Tu m'as pas répondu hier soir.

- Mauvaise chute, répondit-il et Faith leva les yeux au ciel. Quoi ? C'est la vérité.

- Une vérité pleine de trous.

- Je vais bien, d'accord ? En plus c'est du passé, pas la peine de dramatiser.

- Dramatiser quoi ?

- Il s'est fait percuter par un bus.

- Sérieux ?! »

Faith hocha la tête avant de boire une gorgée de café. Bosco soupira et confirma à son tour lorsqu'Emily le regarda.

« Et t'es toujours debout ? commenta-t-elle, impressionnée. T'es qui ? Superman ?

- Juste un Boscorelli, répondit-il fièrement.

- Em' s'il te plait ne l'encourage pas… »

Emily et Bosco échangèrent un regard amusé face à la réaction de Faith. Ces deux-là ensemble, elle le sentait, ils allaient lui en faire voir de toutes les couleurs. Mais en toute honnêteté, elle n'allait pas s'en plaindre. Si Emily validait la légitimité de Bosco dans la famille, c'était plus que tout ce qu'elle aurait pu espérer étant donné l'historique familial des Yokas.

« Tous les deux, je vous ai à l'œil, les avertit-elle avec tendresse.

- De quoi tu parles ? demanda innocemment Bosco.

- C'est ça. Joue pas au plus malin avec moi, Boscorelli.

- Il est trop canard pour ça, fit remarquer Emily.

- Canard ? Moi ? Depuis quand ?!

- Avec maman ? Depuis toujours. »

Bosco prit un air choqué et chercha Faith du regard. Cette dernière jubilait et se contenta de lever un sourcil d'un air de dire "tu vois ?". Il fit alors semblant de bouder derrière la page des sports du journal.

Ils n'avaient pas encore fini de déjeuner que l'on frappa à la porte d'entrée. Longtemps. Fort. C'était acharné et colérique. Un tempo beaucoup trop familier.

« Ça doit être ton père... commenta Faith en soupirant. »

Elle se leva et alla ouvrir la porte. Fred n'attendit pas d'invitation et pénétra en trombe dans l'appartement.

« Emily je peux savoir ce que ça veut dire ?!

- Tout va bien papa. En plus je t'ai laissé un message sur le répondeur. Tu peux pas dire que je t'ai pas prévenu.

- Ça ne sert à rien de t'énerver contre elle, Fred. Elle a très bien agi.

- C'est pas la question !

- Justement si.

- Prends tes affaires, on y va !

- Je te l'aurais ramenée dans une heure, Fred. Tu n'avais pas besoin de faire le déplacement.

- J'étais inquiet, d'accord ?

- Fallait pas, papa. Je te l'ai dit : tout va bien, je passe la nuit chez maman et je reviens demain matin.

- Va te préparer, trésor, ordonna doucement Faith à Emily pour temporiser. Puis elle s'adressa à Fred : Je te sers un café ?

- Je veux bien, merci, répondit ce dernier plus calmement. »

Fred prit place à la table du salon.

« Boscorelli.

- Fred. »

Bosco n'accorda pas plus d'attention à Fred et continua de lire la page des sports du journal. Il connaissait la chanson, il n'allait pas se mêler de leurs histoires de famille. Tout ce qu'il aurait à y gagner serait d'attirer encore plus de problèmes à Faith.

« Qu'est-ce que tu fous là ?

- Je te demande pardon ?

- Je t'ai demandé ce que tu foutais là.

- J'ai entendu, ouais. Je me demandais juste en quoi ça te concerne. Mais je crois que j'ai déjà la réponse : c'est pas tes affaires.

- Tu couches avec elle ?

- Je te répète : c'est pas tes affaires.

- Et quand bien même c'était le cas, tu n'as aucun avis à avoir sur la question, intervint Faith en servant son café à Fred. »

Les deux hommes furent tous les deux pris de court par la réponse. Fred parce qu'il n'avait jamais vu Faith réagir de cette façon, et Bosco parce qu'il ne s'attendait pas à ce que Faith réagisse avec autant de détachement après le malaise qu'elle avait éprouvé la veille au soir.

« Maintenant que les choses soient claires : tu es ici chez moi, j'ai l'amabilité de t'inviter à ma table, alors s'il te plait aies la décence de respecter mes invités.

- Désolé, Faith… mais tu comprends-

- Non je ne comprends pas, Fred. Toi et moi c'est terminé depuis longtemps. La façon dont je choisis de mener ma vie ne te regarde plus. Que ce soit avec Bosco, avec le traiteur du bout de la rue, ou avec qui que ce soit d'autre. »

Fred déglutit mais ne prononça pas un mot de plus. Bosco jubilait derrière sa tasse de café. Il avait toujours adoré quand Faith mouchait un homme qui la prenait de haut, mais encore plus lorsqu'il s'agissait de Fred.

« Je suis prête, annonça Emily en revenant dans le salon.

- Tu n'es pas obligé de finir ton café, déclara Faith en regardant son ex-mari. »

Ce dernier se leva maladroitement de sa chaise et partit sans demander son reste. Faith le suivit jusqu'à la porte où elle embrassa Emily qui reviendrait le lendemain soir après les cours. Lorsqu'elle referma enfin la porte, Faith soupira.

« Le traiteur du bout de la rue, hein ? la taquina Bosco quand elle revint dans le salon.

- Hm-hm. Il est très sexy, répondit-elle.

- Attention, je vais devenir jaloux. »

Faith lui fit un sourire moqueur puis se rendit dans la cuisine sans rien dire, par pure provocation.

« T'as tout gagné, on ira plus commander là-bas du tout ! lui cria-t-il depuis le salon. »

Faith souriait d'une oreille à l'autre en faisant sa vaisselle. Elle voulait ça tous les jours de sa vie. Avoir des réveils paisibles, des petits-déjeuners en famille et rire toute la journée avec Bosco. Pas de dispute, pas de jalousie, pas de menaces. Juste de la paix.


Alors ? =)