Corps contre corps

Il faisait chaud ce matin-là.

Un corps masculin à moitié dénudé dormait profondément sur un lit deux places, un léger drap recouvrant à peine ses jambes.

La respiration régulière du jeune homme brisait le silence de la pièce. Le visage enfouit dans son oreiller, les bras sous ce dernier, on pouvait voir son dos s'affaisser légèrement au rythme de ses expirations.

C'est à cet instant, pourtant si calme et prospère, que son réveil décida de se faire entendre. Une musique enjouée retentit dans la chambre et un long soupir s'ajouta à la mélodie.

La main du jeune homme tâtonna la table de chevet à sa gauche, attrapant le portable pour le faire taire. Il se leva doucement, soufflant légèrement, encore assoupi.

Assis sur le bord de son lit, il passa sa main dans ses cheveux déjà bien en pagaille, puis se décida à se lever une fois pour toute.

Il marcha jusqu'à son armoire et récupéra son uniforme avant de sortir de sa chambre pour s'enfermer dans la salle de bain. Il y resta une dizaine de minute puis en ressortit pour aller prendre son petit-déjeuner. En traversant le couloir, il croisa son père qu'il salua mollement, ce dernier lui offrit un sourire attendri avant de se rapprocher et de lui ébouriffer les cheveux d'une main paternel.

Le jeune homme poursuivit sa route, dévalant les escaliers et s'engouffrant dans la cuisine pour y trouver sa mère sirotant son café latte assise au comptoir de la cuisine américaine.

Il l'embrassa sur la joue et se prépara de quoi manger.

Tout se déroulait d'une manière on ne peut plus banal. Tout était d'une simplicité ragoûtante. C'était sa routine, rien de plus, rien de moins.

Il était fin prêt, alors il se rendit dans l'entrée, chaussa ses baskets, mit son sac sur son épaule et il franchit la porte, clamant haut et fort qu'il s'en allait.

Le chemin jusqu'à son lycée fût calme. Munit de ses écouteurs, il ignorait le monde extérieur. Il était détendu, tellement qu'il bailla une bonne dizaine de fois durant le trajet.

Il arriva finalement devant les grilles de son établissement : la prestigieuse académie Fukurōdani.

Le jeune homme entra en son enceinte et se dirigea vers le gymnase, l'énergie montant peu à peu en lui, comme si son moteur chauffait. Il franchit les grandes portes grises et reçut un accueil chaleureux venant des membres de l'équipe.

- Hey hey hey Akashiii ! Prêt à tout donné ? Lança la voix joviale du capitaine.

- Bonjour Bokuto-san, comme toujours ça me paraît évident, répondit Akaashi.

- Fais-moi tes meilleures passes ! Je sens qu'aujourd'hui va être une super journée, je me sens d'attaque ! On va casser la baraque ! Rajouta le numéro 4 de Fukurōdani parlant haut et fort, plus expressif que jamais.

Akaashi esquissa un sourire et se dirigea vers les vestiaires, saluant tout le petit monde se trouvant sur son chemin.

Il était complètement réveillé à présent, il ne voulait qu'une chose : être sur le terrain.

Lorsqu'il revint dans la salle de pratique, il trottina pour rejoindre son poste, les autres se plaçant peu à peu également.

L'atmosphère changea dès l'instant où le premier match d'entraînement débuta, tous étaient plus concentrés, mais il régnait une ambiance chaleureuse et joviale, démontrant l'enthousiasme de chacun.

Les passes d'Akaashi s'enchaînaient, Bokuto était au meilleur de sa forme, ne ratant aucune de ses diagonales.

Tout était simple et évident. L'entraînement se déroula dans les meilleures conditions que l'équipe pouvait avoir. Tous souriaient, criaient, sautillaient. C'était convivial et Akaashi aimait être là, sincèrement. Il aimait faire partie de cette équipe mais il aimait par-dessus tout pouvoir être avec Bokuto.

Ce garçon à la coiffure improbable et impeccable, aux yeux arrondis d'une couleur tirant vers le doré, les sourcils épais, les cils longs, la mâchoire bien dessinée et un sourire éclatant.

Grand et bien foutu, il avait vraiment tout pour lui, ça Akaashi l'avait bien remarqué !

Ce n'était pas vraiment un secret, le numéro 5 était indéniablement attiré par le capitaine et beaucoup l'avaient remarqué, mais pas les principaux intéressés, ça aurait été trop facile sinon, vous vous en doutez bien.

L'heure d'aller en cours arriva bien vite, au malheur de certains...

- Non mais vous ne vous rendez pas compte ! J'ai contrôle là, de suite ! Je ne veux pas y aller ! Se plaignait Konoha.

- T'avais qu'à réviser aussi. Il faut toujours que tu prennes tout à la légère, soupira Washio.

- Oh ça va hein ! Quand c'est le capitaine qui ne se plaint personne dit rien alors c'est mon tour ! Reprit Konoha.

- Mais c'est juste qu'on ne l'entend même plus ! C'est carrément devenu habituel depuis le temps ! Répondit Komi. N'est-ce pas Akaashi ?

- Mais je ne vous permets pas ! s'indigna Bokuto.

- Ce n'est pas faux, répondit Keiji en ignorant le garçon se tenant maintenant à côté de lui, un sourire discret sur les lèvres.

- Noooooon Akashiiiii pas toi aussi ! pleurnicha le numéro 4, des larmes de crocodiles menaçant de dévaler ses joues.

- C'est Akaashi, arrête un peu de massacrer mon nom.

- Maiiiss... Je pensais que tu étais de mon côté ! répondit l'excentrique, attrapant la deuxième année par les épaules de son bras gauche, forçant ce dernier à se courber.

- Mais lâche-le peuchère ! rigola Sarukui.

- Noooon ! s'écria Bokuto.

Et pour accentuer ses dires, il ébouriffa les cheveux du passeur de sa main libre, le serrant un peu plus. Ce dernier tenait le bras du plus grand pour essayer de se dégager sa prise.

Ce fût long et laborieux mais il réussit à s'extirper des bras du capitaine qui râlait, nullement lassé d'attirer l'attention sur lui.

Akaashi, de son côté avait chaud. Vraiment très chaud. Bokuto avait été tellement proche de lui pendant ces quelques minutes que son pauvre petit cœur avait du mal à s'en remettre.

Il gardait ses distances, ne voulant en aucun cas être de nouveau dans cette position inconfortable.

Lorsque la discussion fût coupée par l'apparition soudaine du coach leur disant d'aller se changer en vitesse, tous s'exécutèrent, non sans rechigner pour certains.

Et les cours purent enfin commencer.

Akaashi n'était pas du tout concentré. Il était totalement ailleurs. Son esprit vagabondait sans cesse vers un jeune homme en particulier.

Il ne pouvait s'empêcher de penser à la sensation de sa peau sur la sienne, de sa main dans ses cheveux. Son rire exagéré résonnait encore dans sa tête. Il voulait tellement plus si vous saviez.

Il le voulait juste pour lui. Il voulait le voir sourire pour lui, l'entendre rire, toucher sa peau. Il le voulait tout entier, c'était aussi simple que ça.

Il soupira. Qu'est-ce qu'il pouvait bien y faire ? De toute manière, lui ne le voyait sûrement pas comme ça.

Oui, il se l'avouait peut-être pour la première fois mais il était complètement gay pour Bokuto. Jusqu'à la moelle et plus encore.

Ouah... Ça faisait bizarre. Il passait d'Akaashi, le passeur et grand stratège de l'équipe de Fukurōdani à Akaashi, passeur et stratège complètement gay pour son capitaine d'un an son aîné.

Ce changement lui faisait l'effet d'une grande claque dans la gueule. La vie lui imposer carrément la vérité de son existence. Loufoque.

Il soupira de nouveau. Qu'est-ce qu'il pouvait faire maintenant ?

Plusieurs jours s'écoulèrent, et le jeune passeur sortait de son dernier cours de la matinée pour se diriger vers le self.

- Akaaaaashi, pleurnicha Bokuto de l'autre bout du couloir.

L'interpellé se retourna vers son capitaine, un air blasé sur le visage. Ce dernier arriva bien vite à sa hauteur et se mis rapidement à se plaindre de tout et n'importe quoi.

- Mais attend, ce n'est pas tout, il a dit qu'il allait venir piquer mes peluches ! Il veut les découper en morceaux !

- Bokuto-san...

- Je ne veux pas que mes peluches soient en pièces détachées moi ! Les pauvres ! Elles ne méritent pas ça ! Et puis, elles n'ont rien fait.

- Bokuto-san, j'ai compris...

- Elles sont trop belles en plus, tu sais j'en ai beaucoup, surtout des chouettes, des grises, des bleues, des jaunes ... et même des roses énuméra le capitaine.

- Bokuto-san, tes peluches ne risquent rien, ce mec ne sait pas où tu habites, souffla Akaashi exaspéré.

Le champion se tût et tourna la tête vers le plus jeune comme s'il venait de découvrir le plus grand secret de l'univers.

Un sourire fendit ses lèvres, remplaçant très rapidement la tête abattue qu'il avait quelques instant plus tôt.

- Mais tu es un génie Akashii ! S'exclama-t-il en le prenant dans ses bras.

Le noiraud, n'étant pas prêt à être étreint si subitement, rougis furieusement. Il bafouait au plus grand de le lâcher, mais ce dernier n'en faisait, bien évidemment, qu'à sa tête.

Il le serra un peu plus, rapprochant sa tête de la sienne, frôlant ses cheveux de sa joue.

À croire qu'il le faisait exprès !

Au bout d'un moment, il le relâcha légèrement, laissant néanmoins son bras sur les épaules du plus petit.

- Bah, ça ne va pas Akagshi ? Tu es tout rouge !

- Si si ça va, répondit le noiraud en détournant le regard.

Bokuto l'observa discrètement, se remettant à marcher tranquillement.

Il le trouvait vraiment mignon quand il laissait ses émotions transparaître. Les joues rouges, le regard fuyant et son corps contre le sien. Vraiment à croquer !

Son sourire s'intensifia le temps d'un un instant. Si seulement il pouvait le garder contre lui...

Les deux garçons poursuivirent leur chemin en direction du self.

Depuis qu'ils se côtoyaient, ils avaient pris l'habitude de déjeuner ensemble, que ce soit en tête-à-tête ou avec le reste de l'équipe. Même s'ils avaient un an de différences et donc une gradation différente, ils aimaient beaucoup traîner ensemble.

Leurs proches trouvaient ça... spécial. Pourquoi deux garçons n'étant ni de la même classe, ni du même âge traînaient autant ensemble ? Les autres restaient avec ceux du même âge que le leur, pourquoi pas eux ?

Ces questions revenaient souvent, mais on ne s'attardait pas dessus, après tout, ils s'étaient bien trouvés tous les deux.

Le déjeuner se déroula dans la bonne humeur. Les autres les avaient rejoints peu de temps après et chacun apportait son grain de sel à la conversation.

- Bon, passons au choses sérieuses les gars ! S'exclama d'un coup Konoha.

- Pourquoi je le sens mal ? Chuchota Washio à Akaashi. Le noiraud haussa les épaules, un demi sourire aux lèvres, ce qui fit sourire le numéro 2.

- Accouche ! Cria Sarukui.

- Parlons meufs ! Répondit joyeusement le numéro 7.

- Fallait si attendre, soupira Komi en rigolant.

- C'est vrai quoi ! Aucun de nous n'est casé, faudrait peut-être se bouger non ? Dit Konoha.

- Pas envie, je préfère me concentrer sur les cours et le volley, ajouta Washio, enfournant un morceau de viande dans sa bouche.

- Moi je suis avec une meuf les gars, ne me mettait pas dans le même panier que vous, s'indigna Sarukui.

- Quoi ?! Et même pas tu nous le dis ! S'esclaffa Konoha.

Et la conversation dériva sur la nouvelle copine du numéro 3.

Akaashi écoutait vaguement ce que les autres disaient, trop occupé avec ses propres pensées.

Avait-il été attirer par une fille une fois dans sa vie ? Là était la question qui résumait sa vie actuelle.

Il réfléchissait, se creuser les méninges, mais aucun souvenir de filles lui ayant fait de l'effet lui venait à l'esprit.

En même temps, il n'était pas spécialement sociable lorsqu'il était enfant, il ne traînait qu'avec son meilleur ami de l'époque et le reste, il s'en foutait totalement.

Le volley avait toujours été ça priorité et ce, depuis toujours !

- Et toi Akaashi, c'est quoi ton style de fille ? Demanda Komi, l'extirpant de ses pensées.

- Je n'en ai pas, répondit-il d'une manière neutre.

- Comment ça ? Il n'y a pas une joooolie fille qui te plaît ? Demanda Konoha.

- Bah non, elles me n'intéressent pas, ajouta le jeune passeur.

- Oh oh oh, s'écria Sarukui en faisant de grands gestes et un sourire placardé sur son visage, dooonc tu es de l'autre bord ?

- Hein ? Qu... mais... raahh... qu'est-ce que tu dis-toi ! Bafouilla Akaashi tout rouge de gêne.

- Ooooh c'est mignoooon, dit Bokuto.

Tiens, Bokuto se fait enfin entendre !

Lorsque la conversation avait dérivé sur le sujet des filles, il s'était habilement lié aux groupes, rigolant, partageant ses opinions, faisant des blagues salaces à qui voulait bien l'entendre.

Il gardait tout de même un œil sur Akaashi. Il avait l'air totalement plonger dans ses pensées...

Comment ne pas fondre devant sa petite bouille trop mignonne !

Ses sourcils étaient légèrement froncés et ses dents jouées avec sa lèvre inférieure.

S'il avait pu, le capitaine l'aurait serré fort contre son cœur pour ensuite l'embrasser fougueusement.

Oui, ça partait loin.

Lorsque le noiraud fût interpellé et qu'il dit ne pas être intéressé par les filles, Bokuto sentit quelque chose se déclencher dans sa tête. Peut-être qu'il avait une chance. Une infime chance de pouvoir être plus qu'un ami pour le garçon.

Et c'est lorsqu'il ne nia pas le fait de faire partie de l'autre bord que Bokuto avait choisi d'intervenir. Fallait pas se cramer en ne réagissant pas non plus. Parce que là, il savait très bien que son estomac faisait des loopings tellement cette information le réjouissait. Il fallait garder la face et agir, maintenant il n'y avait plus aucune excuse de valable.

Et oui, Kōtarō Bokuto, du haut de ses 17 ans était amoureux d'Akaashi, et ce depuis un moment déjà...

Un bruit de tintement retentit soudainement. Akaashi venait de se levait, faisant crissait la chaise sur le sol. Il était rougissant et sa tête était baissée.

Les autres n'avaient pas arrêter de le charrier.

Il saisit son plateau et quitta la table.

- Akaashi, on rigole ! Cria Konoha.

- Akashiii ! S'exclama le capitaine, se levant à son tour. Je vais le voir, ne m'attendais pas, on se revoit au gymnase ce soir ! Ajouta-t-il à l'égard de ses coéquipiers, se mettant à courir pour rejoindre le plus jeune.

- Eh ! Ton pla... déjà trop loin... je suis sûr qu'il la fait exprès ce sale gosse, soupira Washio.

- Vous ne trouvez pas qu'il est vachement attentionné avec notre petit passeur, le capitaine ? Dis soudainement Komi, très sérieusement.

- Bah, ils ont toujours été proches, enfin d'aussi loin que je me souvienne, répondit Konoha.

- Je suis sûr qu'il l'aime plus que bien, ajouta Sarukui. Après tout, il y a pleins de choses qu'il ne fait pas pour nous mais qu'il fait à Akaashi.

- Déjà, il ne serait pas parti en courant en plein milieu de repas pour nous, dit le libéro.

- Les gars, intervint Washio.

- Il n'y a jamais de contact physique, hormis une claque dans le dos ou un check, continua Konoha.

- Les gars... réessaya le central.

- Et le plus important, il n'est jamais venu nous chercher devant notre salle pour aller bouffer ! Conclut le numéro 3.

- Vous allez m'écouter ! S'écria une bonne fois pour toute le numéro 2, faut gueuler pour attirer votre attention, c'est incroyable ! Bon, puisque vous avez l'air de vous intéresser un peu trop à leurs vies, je vais éclairer vos lanternes...

- Oh nous fais pas languir ! Dis Konoha.

- Bokuto est bi.

Silence de quelques secondes.

- Mais c'est super ! S'écria Sarukui. Ils vont pouvoir se pécho !

Et la conversation continua sur ce sujet. Des paris de tout genre firent également leur apparition: Qui se déclarerait en premier ? Qui serait au-dessus ? Des basiques en sortes.

Ça faisait quelques minutes que Bokuto cherchait Akaashi. Il avait perdu sa trace. C'est qu'il était rapide quand il voulait le petit !

Il avait fouillé bon nombre d'endroit mais n'arrivait pas à lui mettre la main dessus. La dernière possibilité qu'il lui restait était le toit. C'était tellement cliché qu'il n'imaginer pas du tout Keiji aller se réfugier là-bas.

Oui, vous avez bien lu, dans sa tête, Kōtarō appelait Akaashi par son prénom.

Il se dirigea donc vers l'escalier menant vers l'extérieur. Il monta les marches quatre à quatre, évitant de se casser la figure par la même occasion.

Lorsqu'il fut arrivé, un léger vent chaud vin s'écraser contre sa peau. Si Keiji était bien là, comment faisait-il pour rester sous cette chaleur étouffante ? Lui, il voulait juste retourner au frais à l'intérieur. Il s'avança quand même, explorant vite fait la grande terrasse. Ses yeux regardaient par tout, insistant sur les coins ombrageux, puis il tourna à droite, vers la rambarde et le vit.

Il était debout, accoudé sur le métal probablement chaud de la balustrade, les yeux perdus dans le vague. Il semblait réfléchir. S'arrêtait-il parfois ? Kōtarō ne put s'empêcher de l'observer quelques minutes, à ses yeux, il était magnifique, un dieu sur Terre et plus encore. Il s'approcha doucement et se posta à ses côtés.

Keiji qui jusque-là ne l'avait pas vu, ni entendu, le vit apparaître dans son champs de vision mais néanmoins, il ne tourna pas la tête vers lui, restant bloqué sur un point invisible en face de lui.

Il l'entendit pester contre la chaleur lorsque son bras frôla la rambarde brûlante, un sourire, certes très léger naquit malgré lui sur ses lèvres.

- Ecoute Akashi, commença Bokuto, les gars rigolaient tu sais, on s'en fout complètement tant que tu es heureux dans ta vie.

- Ouais... répondit l'interpellé.

- Je sais que c'est compliqué et tout donc si t'as besoin d'une oreille attentive n'hésite pas, d'accord ? reprit le plus grand, un grand sourire collé au visage.

- Toi ? Une oreille attentive ? ricana le passeur.

- Eh oh, ne te moque pas comme ça ! C'est vrai, je suis plus souvent entrain de râler que n'importe qui sur cette planète mais je sais être à l'écoute aussi okay !

Le rire d'Akaashi s'intensifia et Bokuto boudait plus pour la forme que pour de vrai.

Un court silence apaisant s'en suivit avant que le numéro 5 ne reprenne:

- Merci.

Et à cet instant les regards des deux jeunes hommes s'accrochèrent. Ils restèrent comme ça une dizaine de secondes, les plus longues de leurs vies.

- Euh, bah de rien... Dit Kōtarō, passant une de ses mains sur sa nuque. Je n'aime pas quand t'es pas là, alors c'est la moindre des choses ! Et puis toi, tu me supporte bien chaque jour ! rigola-t-il appuyant ses paroles en mettant son bras autour des épaules du plus jeune, comme il avait l'habitude de la faire.

Akaashi rigola à son tour, se laissant aller contre lui. Puis il reprit son sérieux. Peut-être était-ce le moment de lui dire tout ce qui lui trottait dans la tête.

- Dis... Est-ce que c'est normal qu'à chaque fois que tu es près de moi, j'ai envie de te serrer encore plus fort contre moi ? Demanda Keiji d'une voix presque inaudible.

Bokuto ne s'attendait pas du tout à une révélation de ce genre. Même dans ses rêves les plus fous, le noiraud ne lui faisait pas de déclaration comme ça. Il n'en croyait pas ses oreilles. Son cœur se mit à battre plus fort, son sang pulsait contre ses tempes, il allait exploser tellement il était heureux.

La prise qu'il exerçait sur ses épaules se relâcha et Akaashi ne savait pas comment prendre ce geste. Néanmoins, il n'eut pas le temps de réfléchir plus que ça, Bokuto venait de le plaquer doucement contre le mur adjacent à la rambarde. Leurs corps n'avaient jamais été aussi proche, et pourtant c'était tellement bon. Leurs bassins étaient très proches et les mains de Kōtarō encadraient le visage de Keiji.

- Tu ne peux pas savoir à quel point je ressens la même chose, Keiji...

Les oreilles de Keiji lui brûlaient, ses joues devaient être dans un sale état, mais à quoi bon s'en soucier ?

Ses mains, jusque-là immobile le long de son corps s'activèrent, allant effleurer la mâchoire du plus grand du bout des doigts. Il le touchait, enfin. Sa peau était douce, une vraie peau de pêche. Il passa une de ses mains dans la nuque, frôlant ses cheveux. Il s'approcha lentement vers le visage entre ses mains, louchant quelque peu sur les lèvres de son aîné.

Kōtarō franchit les derniers centimètres séparant sa bouche de celle de Keiji, convoitée depuis si longtemps.

Au début, c'était timide, juste deux bouches l'une contre l'autre, mais rapidement, le plus grand commença à bouger les lèvres, attrapant ses jumelles tendrement. La cadence changea et les deux, plus avide l'un que l'autre, commencèrent à littéralement se dévorer, les langues se rencontrant, valsant ensembles sans aucune retenue, les mains du capitaine agrippant les hanches du passeur, ce dernier resserrant son emprise autour de son cou. Ils s'embrassaient à en perdre haleine.

Lorsque l'air commença à vraiment manquer, ils se séparèrent doucement, restant néanmoins très proche l'un de l'autre. Ils avaient chauds, et l'air ambiant n'aidait pas vraiment.

- Waouh, lâcha Bokuto, essoufflé.

- Ouais... répondit Akaashi, dans le même état, ses bras toujours autour de la nuque du plus grand. On recommence ?

- Comment refuser quand tu me regarde comme ça, susurra Kōtarō en fondant sur ses lèvres.

Ils s'embrassèrent comme ça durant de longues minutes, ne se lassant pas du contact de l'autre.

Lorsque la sonnerie annonçant la fin de la pause retentit, les deux garçons se séparèrent lentement, loin d'être pressé de retourner en cours.

- Donc, osa le le noiraud, on fait quoi maintenant ?

- Comment ça ?

- On vient de s'embrasser comme si c'était la fin du monde, c'était loin d'être anodin et... Hésita Keiji.

- Et tu as kiffé, c'est tout ! Sourit le bicolore tandis que l'autre rougissait. On ne se prend pas la tête d'accord ? Moi, je veux juste être avec toi...

- Moi aussi, avoua le plus petit. Est-ce qu'on peut dire qu'on... Sort ensemble ? Demanda-t-il doucement, détournant le regard.

- Carrément, répondit Kōtarō, le rouge au joues, et je veux que tu m'appelles par mon prénom !

Il se pencha légèrement, collant son front contre celui d'un Keiji rougissant avant de l'embrasser doucement.

- On devrait y aller... Dit Akaashi entre deux baisers.

- Je sais...

Mais il continua à l'embrasser encore et encore, le serrant fort contre son corps.

Les semaines passèrent et puis finalement trois petits mois. Les deux jeunes garçons étaient plus unis que jamais. Ils s'étaient bien gardés de parler de leur relation, ne voulant pas se faire charrier par le reste de l'équipe. Alors, dès qu'ils réussissaient à se faire un peu oublier, les petits gestes attentionnés faisaient leurs apparitions. Un petit bisou lorsqu'ils se croisaient, des mains qui se frôlaient lors des rassemblements, des regards qui s'accrochaient longuement, des petits surnoms accompagnés de mots doux au détour d'un couloir et bien évidement, une main baladeuse sur le fessier de l'autre.

Et quand ils étaient seuls, l'affection qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre était totalement libérée. Le midi, ils avaient pris l'habitude de s'éclipser sur le toit. Ils s'asseyaient à même le sol, l'un contre l'autre, à l'ombre du même mur sous lequel ils s'étaient embrassés pour la première fois. Et ils restaient là, à parler de tout et de rien, se lançant des regards emplis de sous-entendus. Le contact qu'il y avait entre leurs corps étaient devenus indispensables, plus rien ne les satisfaisaient plus que la peau contre celle de l'autre.

Ils voulaient plus. Bien plus. Mais ils n'avaient jamais abordé le sujet, après tout, leur relation restait quand même assez récente...

Kōtarō hésita pendant un long moment... Est-ce qu'il était vraiment raisonnable ? Il n'en savait rien. Et puis, autant tenter le coup et avoir la réponse du principal concerné, soit Keiji, par la même occasion. Si c'était trop précipité, le noiraud le recalerait de toute manière, alors autant jouer le tout pour le tout !

- Eh babe, intervint Bokuto en mettant une main gêné contre sa nuque, tu... enfin, est-ce que tu fais quelque chose ce week-end ?

- Je crois que mes parents doivent garder mes cousins, mais à part ça, je ne compte pas faire grand-chose, répondit l'interpellé en se retournant légèrement.

- Oh je vois, Kōtarō eût un léger rire gêné.

- Tu peux venir passer une journée à la maison si tu veux, ajouta doucement le plus jeune en enfouissant le bas de son visage dans les bras de son chéri.

- Pour de vrai ?!

- Eh bien, je ne suis pas aveugle, j'ai vu la déception passée dans ton regard.

- Tu es sûr que je ne dérangerais pas ? Demanda le capitaine très sérieux.

- Bien sûr que non, mes parents seront même plutôt contents de te voir, ils sont fans, rigola Keiji, et puis, plus sérieusement, il prit la main de Bokuto et enlaça ses doigts aux siens, on pourrait en profiter pour leur dire qu'on sort ensemble quand on sera au calme...

- Keiji, tu sais très bien que quand tu me fais cette tête je ne peux pas résister.

Kōtarō se pencha vers le visage du plus jeune, rapprochant dangereusement ses lèvres des siennes. Leurs bouches se plaquèrent doucement l'une contre l'autre, le noiraud passant sa main contre le cou du plus grand, glissant ses doigts dans les mèches de sa nuque, frôlant sa mâchoire de sa paume. Bokuto le fit se retourner, le plaçant sur ses cuisses, serrant ses fesses dans ses bras. Dans cette position, Akaashi était obligé de baisser la tête. Il en profita pour nouer un peu plus ses bras autour de son cou, se rapprochant inconsciemment du corps chaud de son amant.

- AH ! J'EN ÉTAIT SÛR !

Les deux lycéens se décollèrent d'un mouvement vif, se retournant brutalement vers la source de ses paroles. Il ne s'agissait ni plus ni moins que des dernières années du club de volley, et plus précisément de ce très cher Akinori Konoha. Coïncidence ? Dur à croire...

Le rouge vint immédiatement colorer les joues de nos deux amants, la gêne prenant le dessus sur la situation.

- Mais... putain les gars, vous faites... Vous fichez quoi ici ! Bokuto pesta, gêné et déçu d'avoir était interrompu dans un moment intime.

- On vous cherchait figurez-vous, petits chenapans ~ ajouta Sarukui

- On voulait vous proposez un entraînement tranquille comme on faisait avant, mais le moment était mal choisi visiblement, répliqua Washio, légèrement gêné d'avoir assister à cette scène.

- C'était tellement évident que vous étiez plus qu'amis, je suis un génie ! S'exclama Konoha. Bah alors Akaashi, t'as perdu ta langue dans la bouche du captain ?!

- Humpff qu'est-ce que tu racontes... souffla le passeur, tu n'es pas obligé de gueuler comme ça...

- Les gars, Bokuto se racla la gorge, vous gênez Keiji !

- Mais c'est que ça s'appelle par les prénoms ouloulou ~ tiqua Komi.

- Ils ont passé un cap ! rigola Konoha, bientôt les petits surnoms dégueulant de guimauve j'vous dis !

- Arrêtez de les embêter, essaya de raisonner Washio.

- Nan, c'est trop drôle, s'exclama le numéro 3.

- Vous êtes des petits cachottiers quand même, s'indigna Konoha, si mon flair légendaire ne m'avait pas conduit sur cette voie vous ne nous l'aurez jamais dit ! Je suis outré !

- N'en fait pas tout un plat non plus, répondit Akaashi.

- Racontez-nous ! Combien de temps ? Demanda le libéro.

- Bientôt quatre mois, répondit le capitaine assez fier, ce qui lui valut une légère tape sur le torse de la part de Keiji lorsqu'il le bomba un peu trop à son goût. Désolé mon cœur...

- Ouuuuuuuh comme c'est mimiiii, s'esclaffa Konoha.

Akaashi qui avait légèrement dérougit, repris très rapidement des couleurs lorsque son surnom franchit les lèvres de son chéri, et s'intensifia encore plus sous la remarque de son adorable (notez l'ironie) coéquipier.

Comme pour sauver son amoureux de la gêne omniprésente, Bokuto chassa le petit groupe de leur toit, n'oubliant pas d'ajouter quelques détails afin d'éclaircir les pensées de leurs amis. Le passeur de son côté voulait juste se faire tout petit, s'enterrer quelque part et ne plus revoir la lumière du jour. Un peu extrémiste, oui. Il se mit donc près de la rambarde, essayant de calmer les battements de son cœur, ils étaient tellement puissants qu'il sentait son sang battre dans ses tempes. Inspiration... Expiration...

Il était tellement concentré dans sa tâche qu'il n'entendit pas Kōtarō revenir à ses côtés, un léger sourire aux lèvres, se moquant indistinctement de l'état dans lequel c'était mis son copain.

Il passa ses bras autour de sa taille, se rapprochant le plus possible, glissant sa tête dans la nuque du plus jeune, allant embrasser la peau clair qui s'offrait à lui.

Keiji se laissa aller tout contre son chéri, appréciant la sensation qu'il lui procurait. Un soupir de bien-être vint même franchir la barrière de ses lèvres.

- On en était où déjà ? Demanda malicieusement le plus grand.

- Je ne sais pas, et je m'en fous, soupira le noiraud ses épaules se relâchant dans un mouvement de relaxation. Je suis bien là, tout contre toi.

- Dis pas ce genre de choses babe, Bokuto enfouit encore plus sa tête. Tu me rends fou...

Un premier baiser.

- Je te veux tellement.

Un autre.

- Pour toujours.

Encore. Plus.

- Tu sais quoi, tu vas venir dès ce soir. Passe le week-end avec moi mon amour, susurra le passeur.

- Tes désirs sont des ordres beau brun," sourit le numéro 4.

Il se pencha tout de même pour saisir ses lèvres des siennes, allant mordiller celle du bas, arrachant un énième soupir à Keiji.

"- On passera par chez moi dans ce cas, dit-il tout contre sa bouche comme un secret.

- Hum, acquiesça vulgairement le plus jeune avant de re-fondre sur sa bouche.

Et face à ça, la résistance de Kōtarō laissait à désirer. Bientôt, la cloche sonnerait et les deux amants, eux, s'embrasseront jusqu'à la dernière seconde, goûtant, découvrant l'autre un peu plus à chaque instant. Ils n'étaient jamais satisfaits, il en fallait plus. Toujours plus. Vivement ce soir...

Il était maintenant 20h, tous les joueurs se diriger calmement vers les vestiaires. La séance de ce soir avait été éprouvante, même Konoha ne trouvait plus la force de charrier ses deux nouvelles victimes, tant mieux pour eux ceci dit.

En parlant de nos deux tourtereaux, ces derniers étaient en train de traîner à l'arrière du groupe, prenant le temps de souffler un peu. Ils marchaient côte à côte, les épaules se frôlant légèrement. Bokuto en profita pour tendre le bras vers son amoureux afin de le rapprocher. Il approcha sa main de son poignet, faisant glisser ses doigts contre la peau fine, descendant toujours plus pour entremêler leurs mains ensembles.

Akaashi lança un regard à Bokuto, se rapprochant encore plus, serrant sa main dans la sienne. Il avait encore les joues rougit par l'effort, des gouttes de sueurs perlant contre son front et des yeux fatigués, pourtant le sourire qu'il lui faisait était éblouissant, Keiji ne s'en lasserait jamais c'était sûr et certain. Mais cette vision lui procurait une autre sensation, au plus profond de lui-même, c'était très étrange et pourtant très plaisant. Il ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer son amoureux dans une toute autre situation, peut-être un peu plus échevelé et essoufflé, peut-être moins vêtu aussi... Enfin, bref !

- À quoi tu penses mon cœur ? Demanda doucement Kōtarō en entrant dans les vestiaires.

- Hein ? Je... ben, s'emmêla Keiji.

- Tu me regardais sous tous les angles alors je me demandais à quoi tu pouvais bien penser, le capitaine se racla la gorge et baissa la voix, ou alors c'est quelque chose que tu ne peux pas dire parce qu'on est en public ~

- Kōtarō ! Dis pas ça, répliqua instantanément le noiraux, gêné.

- Je plaisante babe, rigola le dénommer, ça me plaît bien que tu penses à moi hehe.

Akaashi rougit, pour la énième fois de la journée. Bon, il fallait avouer qu'il aurait pu être un peu plus discret... Mais ce n'était pas de ça faute si son copain était un véritable Apollon !

Son copain ... À lui.

Ils allèrent finalement se changer rapidement et se dirigèrent aussitôt vers la maison de Bokuto. Il y avait une légère brise qui leur caressait le visage, même si la chaleur ambiante prenait le dessus, ça restait agréable.

Ils arrivèrent assez rapidement sur le perron de la porte. Une demeure modeste et chaleureuse, à l'image de son chéri se dit Keiji.

- M'an, j'viens chercher des affaires vite fait et je repars, je vais chez Keiji ce week-end !

- Bonsoir à toi aussi mon fils, dit la mère du plus grand en allant dans le hall. Je suis ravie que tu prennes le temps de m'informer sale gosse !

- Mamaaaan, je pouvais pas le faire avant et puis, il prit Akaashi dans ses bras, je ne peux rien lui refuser ~

- Bonsoir madame, s'inclina poliment le noiraud, désolé de vous prévenir si tard, j'espère que vous nous pardonnerez.

- Ralalala les jeunes, souffla la mère, bon, je suppose que ça ira pour cette fois. Je suis ravie de te rencontrer officiellement Keiji, Kōtarō m'a énormément parlé de toi, un vrai cœur d'artichaut !

- Maman !

- Mais quoi, c'est vrai ! Va donc préparer tes affaires fils indigne !

- Tu racontes vraiment n'importe quoi maman, ajouta le fils Bokuto avant de s'enfuir préparer un sac.

- Il a l'air beaucoup plus heureux qu'avant, ça me fait chaud au cœur. Je suis contente qu'il soit avec quelqu'un comme toi Keiji, sourit la mère Bokuto.

- C'est moi qui suis vraiment chanceux de l'avoir, rougit le plus jeune, puis il tiqua. Mais, vous êtes au courant pour...

- Pour votre relation amoureuse ? Evidemment ! Kōtarō ne peux rien me cacher, souri-t-elle, mais si ça peut te rassurer, il ne me l'a pas dit de vive voix, enfin pas encore !

- On n'est pas discret hein, soupira-t-il.

- Déjà qu'il me parlait très souvent de toi, maintenant que je vous ai vu ensemble je n'ai plus de doute.

- Plus de doute sur quoi ? Demanda le bicolore en descendant les escaliers un sac sur les épaules.

- Que vous êtes amoureux, s'exclama la mère.

- Bon, et bien ça s'est fait, rougit légèrement le fils. On va te laisser maman hein.

- C'est ça, prenez la fuite petits pokémon !

- À dimanche maman ! Je t'aime ! Répondit le capitaine en tirant Akaashi à sa suite.

Ils eurent juste le temps d'entendre un "Protégez-vous !" avant de clore la porte d'entrée. Ils rougirent furieusement à cette remarque et partir en direction de la maison du noiraud.

Le trajet dura quelques longues minutes, mais ça leurs importaient peu, ils étaient ensemble alors tout allait pour le mieux !

Lorsqu'ils arrivèrent devant la seconde porte de la soirée, ils se lancèrent un regard. Bokuto profita du visage d'Akaashi tourner vers lui pour déposer un baiser sur ses lèvres. Lorsqu'il se recula, le plus jeune vint lui en arracher un à son tour, puis ils finirent par entrer.

- Je suis rentré, lança le passeur.

- Bonsoir !"Ajouta le numéro 4.

Ils quittèrent leurs chaussures à l'entrée et se dirigèrent vers la pièce à vivre, grande et épurée le tout dans de doux tons crèmes. Le père d'Akaashi était confortablement installé dans le beau sofa, surveillant d'un œil les enfants qui dessinaient sur la table basse. Il détourna le regard pour le diriger vers son fils et son ami.

- Bonsoir les garçons, comment était l'entraînement ?

- Génial, répondit un Bokuto enjoué.

- Fatiguant mais c'était bien, ajouta Keiji.

- Parfait alors, souri l'adulte. Tu as prévenu tes parents Bokuto ?

- On peut dire ça comme ça, rigola-t-il. Comment tu as trouvé le temps de prévenir tes parents Keiji !?

- Secret Professionnel, répondit le concerné en fermant légèrement les yeux et en plaçant en évidence sa paume face au visage du bicolore.

- Cousin Keiji ! prononça une voix fluette se dirigeant en courant vers le susnommé, ça fait trop longtemps que je voulais jouer avec toi !

- Coucou Ayato, répondit-il en le prenant dans ses bras, détournant par la même occasion le regard de Bokuto.

- 'Jiji, bafouilla l'autre petit cousin, crapahutant jusqu'aux jambes de son grand cousin.

- Salut Shin, ajouta le plus grand en posant une de ses mains sur la touffe de cheveux à ses genoux.

Les retrouvailles entre les enfants et leur cousin furent toute mignonne, les deux garçons ne lâchant pas le jeune Akaashi d'une semelle. Le capitaine observait ce spectacle en silence, un regard bienveillant posait sur son amoureux. C'était tellement rare de voir le noiraud si tactile envers d'autre personne que lui, et puis que se soit en supplément des enfants rendait le tout encore plus attendrissant.

Ayato et Shin était deux frères, les fils de l'oncle d'Akaashi. Ayato était âgé de 7 ans et Shin de 3 ans à peine, et tous les deux adorait Keiji. Ils aimaient quand ils jouaient tous les trois au ballon.

L'homme de la famille observait la scène de son canapé : il avait d'un côté les trois cousins entrain de se cajoler et de l'autre un jeune homme qui regardait son fils avec une lueur dans les yeux qu'il ne connaissait que trop bien, ayant lui même succombait à ce genre de sentiments quelques années auparavant avec la femme de sa vie qui était aujourd'hui la mère de son fils. Il ne s'attendait pas à que cet "ami" invitait par son fils ne soit, en réalité, pas son ami. Oui, ce n'est pas très clair, m'enfin, le père se comprenait. Il se leva silencieusement, allant se placer à côté de son invité pour le week-end.

- Beau tableau, n'est-ce pas ? Demanda-t-il.

Kōtarō sortit de sa rêverie sursauta légèrement et se tourna vers le géniteur de son amoureux afin de lui faire face. Il esquissa un sourire et opina du chef pour montrer son accord. C'est à ce moment que la mère décida d'entrer dans la maison, sortie pour faire on-ne-sais-quoi d'important.

- Bonsoir tout le monde ! lança-t-elle en se déchaussant. Chéri, dis-moi que tu t'es occupé du dîner !

- Evidemment soleil de ma vie, pour qui me prends-tu au juste ? Répondit son mari de manière particulièrement théâtrale.

- Tu es le meilleur, rit-elle en l'embrassant amoureusement. Bonsoir Bokuto, comment vas-tu ?

- Très bien madame, merci de m'accueillir pour ce week-end, j'espère que je ne dérange pas !

- Bien sûr que non ! Ça nous fait plaisir de t'avoir parmi nous, et puis, plus on est de fous, plus on rit ! N'est-ce pas cher mari d'amour ?

- C'est évident ! Rigola ce dernier.

- Tataaaa, cria Ayato suivit de près par Shin.

- Je vous ai manqué mes amours ? Dit-elle en se baissant, prenant les deux enfants dans ses bras.

- Coucou maman, intervint Keiji en revenant vers le petit groupe qui s'était formé, se mettant le plus proche possible de son amoureux, détail qui n'échappa pas au père de famille.

- Mon adorable petit garçon, elle s'approcha de son fils et sans crier gare, elle attrapa vivement son oreille et le tira vers elle. Je te demanderais de me prévenir à l'avance quand tu invites quelqu'un à dormir, et quand je dis à l'avance c'est de quelques jours ! Au moins la veille ! Merde 'Ji j'avais rien rangé !

- Mais maman, grogna ce dernier alors que le capitaine se moquait doucement de lui en arrière plan, je suis désolé mais, aïe tu me fais maaal, c'était sur un coup de tête ! Et puis on s'en fout, la maison est toujours parfaite !

- Essaye pas de m'amadouer avec tes messages subliminaux cher descendance, répondit-elle en relâchant son emprise. Mais bon, je suppose que si tu nous ramène ce très cher Bokuto à la maison c'est que vous vous êtes enfin mis ensemble !

- Qu...

- Euuuh...

- C'est obligé chérie, il font que se dévorer dès que l'un détourne le regard ! On dirait nous à leur âge, ajouta l'homme.

- Vous êtes gênant, souffla le numéro 5 gêné, en enfouissant son visage dans ses mains.

- Je crois qu'on est vraiment pas discret Keiji, rigola doucement le bicolore en passant sa main dans sa nuque. Au moins on a plus besoin de l'annoncer, ils ont deviné tout seuls...

- Ça crève les yeux, oui. Même lorsqu'on venait vous voir pour les matchs vous vous bouffiez tout cru !

- Maman !

Keiji s'indigna des propos de sa mère, tandis que son père, lui rigolait à gorge déployée. Bokuto sourit largement, heureux de voir que l'information était bien passée, aussi bien de son côté que de celui de son chéri. Les deux petits cousins commencèrent un peu à s'impatienter, voyant que les adultes ne faisaient plus vraiment attention à eux et décidèrent d'ajouter leur grain de sel, clamant qu'ils avaient faim, qu'ils s'ennuyaient et dieu seul sait quoi d'autre, ce qui eut l'effet de faire rire la petite assemblée.

C'est donc dans cette ambiance chaleureuse que le dîner préparer par le père Akaashi fût dévoré avec plaisir. La conversation allait de bon train et la gêne avait fini par disparaître totalement, laissant aux parents tout le loisir d'entendre l'histoire d'amour entre nos deux tourtereaux.

- J'ai cru que ça n'en finirait jamais, soupira Akaashi en se jetant sur son lit.

- J'ai trouvé ça drôle personnellement, rigola Bokuto en s'asseyant près de lui. Après tout, j'ai pu en apprendre un peu plus sur toi babe, j'en reviens toujours pas d'ailleurs !

- Arrêteeee, rechigna le plus jeune en enfouissant sa tête dans son oreiller.

- Non mais c'est vrai quoi ! Je pensais pas que tu étais un enfant turbulent mon cœur ! Balancer des petites voiture dans la gueule de ton père c'est quand même quelque chose !

- Je te dis d'arrêteeer, c'est du passé et j'étais petit okay ?!

- J'aurais tellement aimé voir ça, rigola le plus grand. Je veux dire, un petit bébé Keiji, tellement choooou, fondit-il.

- Mais tais toi ! Répondit son chéri hyper embarrassé en se redressant vivement.

- J'adore te faire chier c'est fou hehe

- Moui évidemment, mais ça me fais pas rire !

- Mooooh mon pauv' bébé, tu veux que je te fasse un câlin ?

Et le geste suivit la parole. Ni une, ni deux, Kōtarō se jetait sur son amoureux, le forçant à se recoucher. Il était mort de rire, fier de son effet. Il aimait vraiment le mettre dans tous ses états.

Akaashi protestait, il boudait même, un vrai gamin.

- Je rêve ou tu me fais la tête, rigola le capitaine.

- En effet, je te boude Kō-ta-rō, répondit le noiraud, appuyant bien sur chaque syllabe de son prénom et gardant son regard ancré dans le sien.

Le plus grand perdit son sourire, se perdant dans les yeux en-dessous de lui. Son prénom sorti de cette bouche d'une telle manière le rendait toute chose. Il aimait quand son chéri l'appeler de la sorte, il n'y avait que quand c'était lui qu'il bénissait ses parents de l'avoir nommé ainsi. Et la cerise sur le gâteau, c'est quand Keiji utilisait des surnoms, il pouvait lui demander ce qu'il voulait dans ses moments là. Malheureusement pour le bicolore, c'est moments n'était que trop rare...

- Kōtarō ?

- Hum...

- Qu'est ce qu'il y a ? Tu me fixe depuis deux minutes.

- Je... J'ai trop envie de t'embrasser là.

- Quoi ? Maintenant, comme ça?

- Ouais maintenant, de suite, là. J'en meurs d'envie, dit Bokuto en regardant tour à tour la bouche et les yeux de son amoureux.

- Tu sais que je te boude toujours, ricana légèrement Akaashi amusé par ce changement de comportement.

- Hum, et donc ?

- Je vais pas céder si facilement tu sais, souffla le plus jeune, faisant frissonner celui au-dessus de lui.

- C'est un défi ? Susurra sensuellement Kōtarō en se rapprochant un peu plus.

- Je ne sais pas, à toi de voir mon amour... Répondit le passeur sur le même ton.

Keiji ne détourna pas le regard, trop curieux de savoir ce que son amoureux allait bien pouvoir faire.

Bokuto avait chaud, vraiment très très chaud, ce surnom, cette voix, cet homme, tout lui criait de lui sautait dessus, pourtant il résista. Le noiraud voulait jouer ? Très bien. Il s'aventurait sur un terrain glissant. Vraiment, très glissant.

Le bicolore s'installa un peu mieux, se calant entre les jambes du noiraud. Il plaça ses mains de part et d'autre de sa tête, glissant quelques doigts pouvant atteindre les cheveux noirs et bouclés du plus petit. Et il commença à fléchir les bras, s'approchant peu à peu de la bouche de son aimé. Il le voyait, lui aussi en avait envie et pourtant, il comptait bien jouer. Alors au moment où Keiji s'attendait à recevoir un baiser passionné, voire même langoureux sur les lèvres, il fût surpris de sentir que Kōtarō changeait de trajectoire, allant fourré sa tête dans son cou.

Le plus grand commença à embrasser la peau douce et laiteuse qui se trouvait à portée de ses lèvres, s'attardant à certains endroits, faisant durer l'instant. Il remonta lentement jusqu'à son oreille, mordillant la fine peau en-dessous, puis le lobe allant lui susurrer des paroles de provocations :

- Bah alors, on me boude toujours ?

Il eût pour seule réponse un soupir de plaisir et un hochement de tête lui signifiant que non, Keiji ne boudait définitivement plus. Alors, il continua sa douce torture, redescendant doucement jusque dans le creux de son cou, suçotant sa peau, la marquant, l'embrassant, la léchant même.

En ayant marre de languir de la sorte, le noiraud posa une main sur la joue de son chéri pour le faire remonter légèrement, ce qu'il fit. Ils se retrouvèrent les yeux dans les yeux, se dévorant littéralement. Akaashi finit par se redresser en ayant marre de rester couché, forçant par la même occasion Bokuto à faire de même. Il garda toutefois la main sur sa joue, se rapprochant, regardant avec envie les lèvres de son amant. Il finit par réduire l'espace entre eux jusqu'à ce que leurs bouches se rencontrent enfin.

Un soupir de contentement s'échappa des deux jeunes hommes.

Keiji avait cédé, Kōtarō avait gagné.

Ils ne se lâchaient plus, entraînés dans une impétueuse valse entre leurs langues, mêlant leurs salives, leurs souffles. Leurs corps se rapprochaient un peu plus chaque seconde qui s'écoulait. Keiji avait fini par grimper sur les cuisses de Kōtarō, les mains emmêlées aux cheveux maintenant désordonnés du plus grand. Ce dernier tenait fermement les hanches de son chéri, ne voulant pas le lâcher.

Pourtant, il finit par relâcher sa prise quand le plus petit délaissa son cou pour descendre ses main vers le bas de son t-shirt, tirant sur le bord pour lui faire comprendre ses intentions. Alors, ils se séparèrent, à bout de souffle, ils se regardèrent les yeux dans les yeux, rougissant. Puis, Keiji passa ses doigts contre l'abdomen de son capitaine, le faisant frissonner. C'est finalement Bokuto lui-même qui retira son haut sous les yeux envieux de son amoureux.

- Trop beau Amour... souffla Akaashi

Kōtarō sourit, flatté, et se rapprocha d'un mouvement félin, attrapant le t-shirt de son copain pour le lui retirer d'un mouvement fluide. Ils se retrouvaient maintenant torses nus, sous le regard de l'autre, et étonnamment, ils n'étaient pas plus gênés que ça.

Les caresses reprirent, chacun découvrant le corps de l'autre avec une envie non-dissimulée. Bokuto finit par rallonger Akaashi, voulant prendre le dessus. Ce dernier se laissa faire, ne lâchant pas les lèvres de son amoureux, s'accrochant à ses épaules nues, caressant sa nuque une énième fois, passant ses doigts dans ses cheveux, tirant sa tête vers lui, collant leurs corps un peu plus, leurs peaux nues se collants, leurs bassins se rencontrant.

Ils rompirent le baiser, s'échangeant un regard complice. Ils savaient qu'ils n'allaient pas s'arrêter là. C'était tout bonnement impossible...

- J'ai vraiment envie d'aller plus loin, susurra Kōtarō faisant sentir son érection à son amoureux.

- Je veux que ce soit toi mon amour...

- Alors... Il ponctua sa phrase d'un baiser sur ses lèvres. On le fait ?

- On le fait, répéta le plus jeune excité.

Il n'en fallut pas plus au bicolore pour se jeter sur le lèvres du noiraud, allant l'embrasser avec passion et ferveur.

Il redescendit au niveau de son cou, déposant des baisers papillons sur sa peau déjà marquée auparavant, descendant cette fois-ci sur son torse, touchant ses pectoraux, les palpant, les léchant, les embrassant.

Il continua sa progression, dessinant ses abdos du bout de la langue, laissant ses mains se balader de partout. Akaashi quant à lui se sentait affreusement bien, son érection douloureuse encore emprisonnée dans son caleçon et son pantalon lui procurer une sensation étrange, à la limite entre le plaisir et l'inconfort, mais il savait que ça n'allait pas durer, Bokuto se rapprochant de plus en plus de l'objet de son désir.

Le plus grand leva la tête, regardant avec intérêt le visage rouge et luxuriant de son petit copain. Il voyait bien qu'il était gêné d'être aussi serré, alors lentement, il descendit une de ses mains qui caressait ses abdos jusqu'à la barrière de son survêtement. Il titilla l'élastique quelques secondes avant de glisser ses doigts directement entre sa peau et son pantalon, attrapant les tissus pour les faire glisser le long des jambes clairs de Keiji, le libérant finalement de sa prison de fil. Un soupir lui échappa, et il plaça directement son bras sur son visage, légèrement gêné d'être ainsi face à son amoureux.

Voyant cela, Kōtarō se hissa de nouveau à sa hauteur, allant embrasser son avant bras pour le lui faire baisser, petit manège qui fonctionna à merveille. Il pouvait voir ses yeux brillant et tout l'amour qu'il lui portait. Ne résistant pas, il alla l'embrasser sur les lèvres, attrapant de ses dents sa lèvre inférieur.

Le passeur, pris d'un courage nouveau, glissa ses mains le long du corps de son capitaine, effleurant ses épaules, caressant ses côtés, pour finir sa courses sur ses hanches, retirant les vêtements en trop qu'il restait sur lui. Ce geste vif eu pour effet de faire ricaner légèrement le plus grand, qui se détacha des lèvres de son amant.

Bokuto descendit sa main, caressant encore et encore le corps en-dessous de lui, allant frôler l'érection d'Akaashi qui frémit sous le contact. Il attrapa finalement sa verge, délicatement, et commença à faire des mouvements de pompe. Il se re-pencha pour l'embrasser, continuant ses aller-retour, accélérant jusqu'à obtenir un gémissement plus fort de la part du plus petit. Alors il ralentit la cadence, plongeant son visage dans son cou, mais Keiji n'était pas du même avis.

Il décida de prendre les devants, ne voulant pas ralentir le rythme en si bon chemin. Il grimpa sur son aîné, le faisant s'allonger sur son lit, et il explora. Tout. La gêne avait complètement disparu, à un point tel que lorsque Keiji commença à embrasser le bas-ventre de Kōtarō, ce dernier frémit légèrement. Et quand son nez vint chatouiller son pubis pour venir embêter sa verge, son sang ne fit qu'un tour. Il avait vraiment envie qu'Akaashi le prenne en bouche, il allait exploser...

Le numéro 5, quant à lui, était fier de son petit effet. Il continua sa douce torture autour du sexe du plus grand, le léchant, l'embrassant, le taquinant sans jamais le prendre totalement, et ça faisait perdre la tête au plus grand.

- Humpff Keiji, bébé stop, dit le plus grand le souffle erratique.

- Tu n'aime pas ?

- C'est pas ça... Je vais juste pas tenir longtemps si tu continue comme ça, un soupir lui échappa alors que le souffle de son chéri rencontrait son érection.

- Dans ce cas, résiste, s'amusa Keiji plein de malice.

Et il retourna à son affaire, torturant son capitaine langoureusement, prenant son membre toujours plus profondément dans sa bouche au fur et à mesure des ses allers-retours. Kōtarō n'allait pas tenir si ça continuait comme ça. Son chéri était vraiment doué et il s'appliquait à être le plus langoureux possible, c'était douloureusement divin. Il ne voulais pas être le seul à prendre son pied comme ça, alors il essaya de se défaire de son emprise, retenant difficilement ses soupirs de plaisirs.

Il finit par attraper le plus petit par les épaules, le ramenant à lui, le collant contre son torse pour l'embrasser, insérant sa langue dans sa bouche, menant une danse endiablé qui ne laissa pas l'autre de marbre. Keiji s'accrocha à ses épaules et se laissa écrasé par le poids de Kōtarō qui se replaça au dessus de lui.

L'une de mains du numéro 4 alla directement caresser sa queue, ne laissant aucuns répit au plus petit. Tandis que l'autre alla s'agripper à sa fesse, la palpant, la malaxant avec douceur, le faisant soupirer.

- Hum... Kō' ~

- Oui mon coeur ? susurra ce dernier entre deux baisers.

- Je te veux ~ répondit-il en lâchant un soupir érotique.

Bokuto ne répondit pas et plongea sa tête dans son cou, allant l'embrasser et lui laisser quelques suçons, gratifier par des soupirs lascifs de son chéri. Il remonta sa main, la présentant devant la bouche luisante d'Akaashi. Celui-ci comprit ses intentions et les pris en bouche, les imprégnant de sa salive, tandis que le plus grand descendait pour aller torturer ses tétons rosées. Tous les deux commençait à s'impatienter, ils voulaient plus.

Quelques petites minutes passèrent et le capitaine retira ses doigts de la bouche de son amoureux. Il se hissa pour retourner l'embrasser à en perdre haleine et dirigea ses doigts humidifiés vers l'orifice du plus jeune.

- Détends-toi bébé, je veux pas te faire mal.

- Hm, ça va ~ embrasse moi amour.

Et c'est ce que fit le plus grand, commençant à insérer doucement un premier doigt. Il observa la réaction du garçon en dessous de lui pour s'assurer qu'il n'avait pas mal. Il commença à le bouger tendrement, effectuant des vas et viens pour détendre ses chairs. Lorsqu'il entendit un léger gémissement de la part du plus jeune, il compris qu'il pouvait aller plus loin, ajoutant un deuxième doigt. Il surveillait d'un œil Keiji, et se mit à faire des mouvements de ciseaux, agrandissant gentiment son entrée. Il avait l'air d'apprécier et ça, ça le faisait bander encore plus. Il produisait des sons qui résonnaient comme une douce mélodie à son oreille.

- Aanh ~ Kōtarō ~ viens maintenant ~

- Impatient, ricana-t-il.

Et sans se faire prier, il retira ses doigts et se pencha vers le sac au pied du lit qu'il ouvrit rapidement, sortant une boîte de préservatif et une petite bouteille de lubrifiant.

- Ah mais c'est que monsieur avait tout prévu, s'amusa Keiji.

- J'ai préféré être prévenant, sourit le capitaine, ça nous sert bien maintenant tu ne crois pas ~

Le numéro cinq rougit et cacha sa tête dans ses mains , ne tenant pas face au regard enflammé de son amour. Il entendit le bruit du sachet qu'on déchire et il rouvrit les yeux, regardant avec envie Kōtarō dérouler la capote sur son pénis. C'était ... impressionnant.

- Est-ce que ça va mon coeur ?

- Hein, euh oui ça va, rougit plus violemment Keiji.

- Sûr ? Insista Kōtarō en se rapprochant de manière aguicheuse du corps du plus petit.

- Hm...

Et il attrapa le cou du bicolore pour l'emmener vers lui et l'embrasser amoureusement. Surpris, Bokuto s'inclina un peu plus sur lui, le refaisant se coucher. Il prit la petite bouteille et l'ouvrit en détachant ces lèvres de ses jumelles. Il versa consciencieusement quelques millilitres sur son sexe et se positionna entre ses jambes.

- Prêt ?

Akaashi hocha la tête en signe d'approbation. Il s'agrippa à son dos musclé, rapprochant encore une fois ses lèvres vers celles du capitaine. Ils s'embrassèrent amoureusement, passionnément, et le plus grand commença à pénétrer le noiraud, doucement, ne voulant pas le brusquer et laissant son corps le temps de s'y habituer. Il entra jusqu'à la garde, retenant son souffle, se concentrant pour ne pas exploser lorsque les chairs tendres entourèrent son chibre. Il lui fallut toute la concentration du monde pour ne pas se mettre à bouger immédiatement les hanches. Son corps voulait réagir contre son gré, c'était affreusement jouissif.

Le plus petit se cambra, quelque peu surpris par la sensation d'intrusion en lui. C'était douloureux, ça le brûlait un peu et puis il devait quand même se la prendre en entière et c'était pas rien !

Il laissa le temps à son corps de s'habituer, et quand il sentit la douleur s'estomper, il ré-embrassa son copain, lui faisant comprendre qu'il pouvait commencer.

Ce dernier lui sourit, ses lèvres contre les siennes et il commença à onduler le bassin doucement. Sa respiration se fit erratique, submergé par les sensations qui le traversait. Il plongea sa tête dans le coup de Keiji, se dernier glissant ses doigts dans ses cheveux en bataille. Il voulait qu'il aille plus vite, il ressentait une sensation tellement agréable entre ses reins qu'il voulait accélérer la cadence. Alors, il ondula des hanches à son tour, faisant comprendre au plus grand ce qu'il voulait. Ce dernier entama donc un rythme plus rapide et plus fort, les faisant pousser des gémissements de plaisirs qu'ils ne se cachaient pas le moins du monde.

Ils sentaient tous les deux que le désir montait et Bokuto accéléra de plus belle, tapant sur la prostate de son chéri. Keiji ressentait des sensation vraiment particulière, c'était étrange et tellement bon qu'il en voulait toujours plus et son chéri ne tarda pas à ajouter un délicieux mouvement de pompe dur son sexe dressé. Le numéro 5 enfonçait ses doigts dans la peau du plus grand, lâchant des gémissements sonores que Kōtarō alla étouffer en l'embrassant, évitant d'être trop bruyant.

Il sentait les chairs du noiraud se resserrait autour de lui. Il allait vraiment venir. Son corps entier lui brûlait et au vu des réactions d'Akaashi, il n'était pas loin non plus.

Il essaya de maintenir un rythme soutenu, pourtant ses mouvement se firent désordonnés, allant plus fort encore. Il était à l'étroit, ça ne cessait de se resserrer. Tout bonnement divin.

- Bébé... Je.. je vais venir... ~

- Oh putain ~ m-moi aussi ~

Et ils se plaquèrent l'un contre l'autre, se dévorant la bouche, laissant le plaisir les submerger totalement. Dans un cambrement, Keiji se libéra entre leurs torses, souillant un peu plus les draps déjà maculés par leurs préliminaires. Kōtarō ne tarda pas à venir dans un grognement roque, se vidant complètement dans le préservatif.

Essoufflés comme jamais, les deux jeunes hommes restèrent immobiles quelques instant, reprenant leurs respirations comme ils le pouvaient. Ils étaient trempés de leurs sueurs et de leurs fluides, pourtant ils ne s'en préoccupaient pas.

Bokuto finit par se retirer doucement dans un bruit humide, se couchant à côté d'Akaashi. Il replaça quelques mèches sur son front et pris de quoi le nettoyer un peu, l'essuyant doucement.

Keiji tourna la tête pour le regarder. Il était beau avec ses cheveux en bataille et son air fatigué sur le visage. Le capitaine lui sourit et il ne put s'empêcher de se sentir fondre. Il rapprocha son visage de celui du plus grand et l'embrassa doucement, mettant une main affectueuse sur sa joue. Puis il se recula, toujours d'une manière douce et fatiguée, et il plongea ses yeux dans ceux magnifiquement ambrés de son amoureux, continuant de flatter sa joue.

- C'était génial mon coeur, sourit-il.

- Ouais, murmura son chéri dans un soupir.

- Tout va bien ?

- Mieux que jamais, sourit Keiji à son tour. Je t'aime.

Kōtarō marqua une pose, ne s'attendant pas à ça. Puis il fit un sourire tellement beau et rayonnant que Keiji était sûr qu'il ne l'oublierait jamais.

- Je t'aime aussi bébé.

Et il se pencha pour l'embrasser encore et encore, Akaashi rougissant comme jamais.

- J'espère que ta famille nous a pas entendu ... ricana Kōtarō, ça serait hyper gênant !

- M'en parle pas, geignit le noiraud.

- Surtout que tu t'es difficilement retenu ~ ajouta le plus grand en faisant des mouvements de sourcil très suggestifs, ce qui lui rapporta une tape sur le crâne. Eeehhh, ça fait mal !

- Et tu me dis ça à moi ? Après ce qu'on a fait ? Dit le plus jeune faussement outré.

- Mais arrête Bébéééé c'est pas cool !

- Pauv'amour, je vais pleurer, ricana le plus jeune.

Et il partir dans un fou rire, trouvant leur dialogue vraiment sans queue ni tête.

Ils se calmèrent quelques minutes plus tard, et décidèrent de se rallonger, Keiji posant sa tête sur le torse de Kōtarō, l'entourant de son bras et son amoureux lui faisant des caresses dans les cheveux. Ils commençaient à s'endormir quand la voix du capitaine s'éleva dans la pièce :

- Keiji ?

- Hum ?

- Tu me rends vraiment, vraiment hyper heureux, j'ai trop de chance de t'avoir. Je t'aime plus tu ne peux l'imaginer.

Le plus jeune tourna sa tête pour le regarder dans les yeux, il y voyait tellement de sincérité et d'amour qu'il failli pleurer. Comment avait-il pu vivre sans lui avant ?

Il le serra plus fort contre lui, collant leurs corps un peu plus, recherchant le contact encore et encore.

- Amour, souffla le noiraud en posant sa main sur la joue du capitaine, embrasse-moi.

Il ne se fit pas prier, après tout c'est ce qu'ils avait toujours voulu : Juste être corps contre corps...