Chapitre 1

Elle savait qu'elle devait le faire, elle le lui devait. Il avait tellement fait pour elle, depuis qu'elle était revenue de Chine sans son père. Ce dernier devant rester avec ses trois jeunes sœurs et sa cousine. Elle était persuadée qu'elle ne serait pas devenue une telle guerrière sans lui. Il lui avait apprit à ne pas avoir honte de sa formation chinoise, face à toutes ses personnes qui ne voyait que par les art meurtriers Japonais. Il lui a aussi apprit comment mettre en pratique ce qu'elle avait appris pendant dix ans en Chine. Mais aujourd'hui il fallait lui donner une mort honorable. Elle leva son épée et, les larmes coulant librement sur ses joues, elle l'abattit. Elle entendit le cris déchirant de sa cousine derrière elle. Cette dernière venait de prendre son dernier parent. A l'âge de 16 ans, elle devenait orpheline et héritait du Domaine principal des Bennet. Ce domaine n'était pas soumis à l'entail, contrairement au domaine du père d'Elizabeth, Longbourn, qui était l'apanage du cadet.

Elizabeth se réveilla en sursaut. Elle avait une fois de plus rêvé de la mort de son oncle, ayant eu lieu presque deux ans auparavant. Elle soupira et décida d'aller s'exercer au combat, avant de se rendre dans la salle pour prendre son petit-déjeuner. Elle ne fut pas surprise d'y retrouver sa cousine : Ruth Bennet. Elle vivait avec eux depuis le décès de son père. Etant mineur et célibataire, elle était toujours sous la tutelle de son seul parent encore vivant, le frère cadet de son père, son oncle Bennet, père d'Elizabeth. Un peu plus tard dans la journée, les six jeunes filles de la maison, les cinq filles et la nièce du propriétaire actuelle de Longbourn, était réuni dans la bibliothèque avec Mr Bennet en train de nettoyer leurs armes, quand Mr Bennet entra tout heureuse en disant :

« Mr Bennet, avez-vous entendu ? Netherfield Park est de nouveau occupé. Par un Mr Bingley. C'est un capitaine très fortuné. Et il sera se soir au bal de Meryton. Quelle chance pour nos filles ?

- En quoi cela concerne nos six guerrières ? Demanda son époux.

- Enfin, vous savez bien que je songe à un mariage avec l'une d'elles. Vous ne pouvez pas leurs refuser cette opportunité. Vous leur avez assez nui comme ça en les envoyant en Chine et non au Japon.

-L'art de la guerre chinois est sans égale.

- Rien ne remplacerait l'enseignement Shaolin que j'ai reçu, intervint Elizabeth.

- Lizzie, je ne veux plus vous entendre dire ce genre de chose. Mr Bennet, j'insiste nous devons vraiment aller au bal se soir, continua Mrs Bennet.

- Bien si nous y allons tous… commença Mr Bennet.

- Non, je refuse d'y aller. J'ai l'impression d'être une génisse que l'on vend au marché, s'exclama Elizabeth.

- Parce que tu es la génisse la moins apte à séduire l'autre sexe », lui dit moqueusement sa jeune sœur Lydia. Mais devant le regard de sa sœur elle s'enfui rapidement suivit par l'ensemble de ses sœurs. Seule Ruth resta avec son oncle et sa tante. Elle les regarda et dit :

« Je pense que d'aller au bal est une bonne idée mon oncle. Car si je suis à l'abris du besoin, ce n'est pas le cas de mes cousines. Car je les accueillerai volontiers si je suis célibataire, s'il devait vous arriver quelques chose. Elles seraient quand même mieux, si elles étaient mariées.

- Je sais Ruth, mais je veux être sur qu'elles vivent jusque-là.

- L'un n'empêche pas l'autre mon oncle. » Lui dit sa nièce avant se sortir pour rejoindre ses cousines, qui avaient transformé leur course poursuite en combat à main nue.

Les six jeunes filles effectuèrent se jour, là leur rituel habituelle avant un bal. En effet avant de se préparer pour le bal, elles faisaient toujours un entrainement spécifique ? Tout d'abord à main nue, puis avec divers armes. Une fois cet entraînement fini, il fut l'heure d'aller se préparer, à proprement parler, pour le bal. Et cette préparation prenait beaucoup de temps. Car si, elles ne pouvaient porter d'armes à feu ou d'épée, elles cachaient le plus de dagues et de couteau possible, pour pouvoir se défendre en cas d'attaque. De plus, elles pouvaient détourner des objets divers pour les transformer en arme en cas de besoin. Mrs Bennet fut exaspérer de voir ses filles et sa nièce cacher autant d'arme sur elle, mais elle ne dit rien, car elle savait qu'elle n'avait pas son mot à dire. Le jour de leur retour en Angleterre, chacune des six filles avaient juré fidélité à la couronne et de protéger le Hertfordshire. Et cela comme chaque Bennet depuis l'apparition de la peste zombie. Cette mission ne prendra fin qu'avec la mort ou le mariage. Sauf Ruth qui devrait continuer au cas où son époux en serait incapable. L'incident qui était arrivé quelques mois plus tôt à Netherfield, prouvait l'importance de la présence des six Bennet. Elles avaient dû faire le ménage après que le Colonel venu de Londres, n'ait pas terminer le travail. C'est l'une des raisons qui poussa Mrs Bennet à ne rien dire et à les laisser se préparer comme elles le voulaient.

Quand les Bennet arrivèrent au bal, Mr Bingley n'était pas encore arrivé. Cela permit aux demoiselles Bennet de se promener dans la salle pour une inspection rapide et repérer les failles de la sécurité habituelle. Elizabeth, Jane et Ruth furent exaspérées de voir que leur conseil ne servait à rien et n'était pas suivit. Peu après Lydia et Kitty dansaient, Mary restait avec leur mère, Ruth se cachait pour éviter les prétendants indésirables et Jane et Elizabeth discutaient avec leur amie, Charlotte Lucas. Lydia et Kitty apparurent soudainement et au même moment Mr Bingley entra accompagné de ses sœurs et de son beau-frère. Charlotte entama une discussion sur le mariage avec Elizabeth. Mais l'attention de cette dernière fut attirée par l'entrer d'un inconnu dans la salle. Elle se senti immédiatement attiré par lui, se demandant qui il pouvait être. C'est à ce moment-là que les commères de Meryton le lui apprirent. Il s'agissait du Colonel Darcy. Elizabeth le connaissait de réputation, son oncle lui avait parlé de lui. Pour elle, sa capacité aux combat était bien plus importante que le fait qu'il soit un gentleman très riche. Mrs Bennet arriva à se moment-là, avec Mary. Elle fit partir Charlotte, pour être sûr que l'attention des nouveau venu ne soit pas détourné de ses filles. Elizabeth, elle, ne lâchait pas Darcy du regard. Elle se demandait la raison de sa présence dans une petite ville tel que Meryton. Ce n'est que quand il salua Mr Bingley que la voix de sa mère la fit revenir à la réalité. Le Colonel Darcy était un ami de Mr Bingley et logerai chez son ami.

Darcy de son côté, se senti perdu en entrant dans la salle de bal. Son nom et son revenu firent rapidement le tour de la salle. Il n'était venu uniquement pour faire plaisir à Bingley et il le regrettait déjà. En plus des bruits sur lui, il se rendit compte qu'il n'y avait que peu de sécurité. Il avait l'impression de se retrouver une nouvelle fois à Netherfield. Il ne comprenait pas pourquoi les habitants de cette ville ne prenaient pas plus de précaution, surtout après l'attaque d'il y a quelques mois. En cherchant son ami, il se mit à sentir un regard sur lui. Mr Bingley arriva peu après à son plus grand soulagement. Malheureusement se soulagement fut de courte durée. En effet Bingley aperçu une jeune femme blonde. Elle était entourée de plusieurs autres jeunes filles et d'une femme d'âge mur. Bingley décida d'aller se présenter de son propre chef, et cela en violation de toutes les règles de bienséance. Darcy regarda Bingley s'approcher du groupe, il remarqua à se moment là une jeune femme aux yeux sombre qui le regardait. Elle se trouvait auprès de l'ange de Bingley. Il leva les yeux au ciel et alla rejoindre son ami. En restant, cependant à distance, pendant que Bingley se présentait. La mère de famille prit aussitôt la parole en se présentant et en glorifiant ses filles. Du moins c'est ce qu'il supposa, car il fit en sorte de rester le plus loin possible de la mère de famille, comme il le faisait de toute mères en quête de mari pour ses filles. Et quand une sixième fille apparue, Darcy ne put s'empêcher de se demander combien de filles, cette femme pouvait bien avoir. Bingley, lui discutait avec la fille aux yeux sombres, avant de demander une danse a son ange. La mère de famille fit un commentaire sur la beauté de son aînée, se faisant rappeler à l'ordre par trois de ses filles, les deux autres lui envoyant un regard sévère. Elle se tourna ensuite vers lui, pour essayer de l'inciter à inviter l'une de ses filles à danser. Voyant le piège, il répondit d'une manière peu civil et parti. Il espérait pouvoir rester tranquille pour le reste de la soirée. Mais après la première danse, Bingley vint le voir pour le faire danser. Même s'il eut le bon sens de l'éloigner de sa sœur célibataire. Après que Darcy eut fait des compliments sur sa partenaire, Bingley lui dit en montrant deux des sœurs de son ange, dont la jeune fille aux yeux sombres, qu'il avait lui-même remarqué :

« Mais elle a une sœur, qui est particulièrement agréable.

- Elle est passable, dit Darcy.

- Passables ?

-Oui, passable, mais pas assez belle pour que je l'invite à danser. Et je ne suis pas le seul à le penser. »

Elizabeth, qui avait entendu la discussion entre les deux hommes, parti en trombe. Mais en attrapant son châle elle fit malheureusement tomber une bouteille vide, qui se cassa en atterrissant au sol. Attirant par la même l'attention de toute l'assemblée sur elle. Elle décida cependant de ne pas en tenir compte et de sortir, les larmes lui montant aux yeux. Comment cet homme pouvait se permettre de faire une telle remarque ? Elle aurait pensé qu'il aurait reconnu son nom de famille. Comme si ce n'était pas suffisant d'entendre de la part de sa mère qu'elle n'était pas aussi belle que Jane ? Comme si ce n'était pas suffisant qu'aucun homme des environs ne voulaient d'elle à cause de ses capacités de guerrière ? Il fallait qu'un nouveau venu, que ne savait rien d'elle, ni de ses voisins, la juge et l'insulte. Alors qu'elle essayait de se calmer tout en maudissant Darcy, une femme s'approcha d'elle. Dans sa colère, elle ne reconnu pas immédiatement Mrs Featherstone, l'une des victimes de Netherfield. Elle se retourna saisie. Pourtant Mrs Featherstone ne semblait pas agressive et lui apprit qu'elle avait des choses importante à lui dire. Mais sa tête explosa à se moment-là, surprenant Elizabeth qui porta sa main à sa bouche. Elle se tourna dans la direction d'où venait que coup de feu et elle vit le Colonel Darcy apparaître derrière un nuage de fumé. Il semblait fier de lui quand il annonça à Jane, qui arrivait avec les autres demoiselles Bennet, qu'il venait de sauver sa sœur. Elizabeth pu entendre le rire de sa cousine, mais elle était trop en colère par la présomption de cet homme pour y porter attention. Après tout elle n'était pas une faible femme, mais une des Bennet, formé pour protéger les vivants de non-morts.

De son côté, Darcy ne comprenait pas trop ce qu'il se passait. Si les membres de son parti le félicité chaleureusement. Les membres de la famille de la jeune fille, Lizzie de ce qu'il avait compris, le regardait avec scepticisme. L'une des autres jeunes filles avait même éclaté de rire. Mais ce n'était rien par rapport à Lizzie, surement Elizabeth, qui le regardait avec mépris. Vraiment il ne comprenait rien aux habitants de cette ville. Ils étaient si sur d'eux et persuadés qu'ils ne risquaient rien. D'ailleurs la jeune fille insistait auprès de ses compagnes pour dire que Mrs Featherstone n'était en rien une menace et qu'elle voulait lui parler de quelque chose d'important. Darcy fit un trait d'humour faisant rire son parti et quelques hommes des environs, mais se retrouva face à six regard noirs. Lizzie répliqua une nouvelle fois, puis se retourna vers ses sœurs. Mais avant que le colonel ne puisse intervenir une nouvelle fois la cloche annonçant une attaque résonna. Darcy eut la surprise de voir l'ensemble des jeunes filles face à lui, courir au-devant des innommables, au lieu de fuir comme le reste des invités. Quand il arriva épée à la main, accompagné de Bingley, dans la salle de bal. Il fut subjugué par ce qu'il vit. Les six femmes, qu'il pensait être faible et vulnérable, étaient en train de faire une démonstration des arts meurtrier chinois. Il avait assez vu son ami, le colonel Bennet lui en faire la démonstration pour prouver qu'ils n'étaient en rien inférieur à ceux Japonais pour ne pas les reconnaître. Puis cela le frappa. La femme avait dit s'appeler Bennet. Et maintenant qu'il y réfléchissait, il ne devait pas y avoir tant de Bennet que cela. Mais il savait aussi que le Colonel Bennet était veuf et n'avait qu'une seule fille. Donc une des jeunes filles devait être la fille de son ami. Et il se mit à se demander laquelle. De plus en regardant les jeunes filles se battre, il comprit leur réactions plus tôt. Puis son regard se posa sur l'une des jeunes filles à l'avant de la formation, Lizzie. Elle était magnifique et son regard déterminé ne faisait que rajouter à sa beauté. Il ne put s'empêcher d'en faire la réflexion à voix haute, tout en complimentant la grâce de ses mouvements. Si les cinq sœurs Bennet étaient trop loin pour l'entendre le monologue de Darcy. Ce ne fut pas le cas de Ruth que le combat avait rapproché des deux hommes. Elle ne put retenir un sourire, enfin un homme qui appréciait sa cousine pour sa maîtrise des arts meurtriers. Dommage qu'il l'ait insulté à plus d'une reprise aujourd'hui. Car il y avait peu de chance qu'Elizabeth lui pardonne un jour.

Quand les derniers innommables furent à terre, les six jeunes filles allèrent chercher du renfort pour débarrasser les cadavres de la salle de bal. Une fois qu'elle fut nettoyée, Sir Lucas, qui servait d'hôte pour cette soirée, fit dire que le bal pouvait reprendre. Et cela à la grande stupéfaction de Darcy. Il ne put s'empêcher de s'approcher de l'homme et de lui dire :

« Vous êtres sur ? Cela semble un peu imprudent non ?

- On voit que vous êtes nouveau. Il n'y a rien à craindre, nos protectrice sont là. Et puis, il faut bien que la jeunesse puisse s'amuser.

- De ce que j'ai vu se soir, ils risquent surtout de se faire infecter. Peu d'entre vous semblent être des combattants expérimentés.

- Nous n'en avons pas besoin. La famille Bennet est là pour ça. Et les six filles de cette génération sont de redoutable combattantes. En particulier Miss Elizabeth et Miss Ruth, elles ont hérité du courage de notre regretté Colonel.

- Mais, ces jeunes filles devront se marier un jour.

- Miss Elizabeth restera très certainement vieille fille. Aucun homme ne peut tolérer que son épouse porte les armes. Or Miss Elizabeth a juré de ne jamais déposer les armes, même marié. Elle n'acceptera donc aucune demande en mariage l'obligeant à le faire. De plus, elle est beaucoup trop importante pour que l'un de nos jeunes hommes n'acceptera de la libérer de ses devoirs militaires. Vous voyez nous ne risquons rien. »

Si Sir William semblait assez satisfait de lui, Darcy, lui, resta interloqué. Alors comme ça la maîtrise des arts meurtriers de Miss Elizabeth la rend pour eux, inapte pour faire une bonne épouse. Pire encore, ils espéraient tous qu'elle ne se marie jamais, et cela pour des raisons égoïste, pour leur propre petit confort. Il avait du mal à le comprendre. Pour lui, la maîtrise des arts du combat était primordiale pour une jeune fille. Et dans le cas de miss Elizabeth surement ce qui l'attirait le plus chez elle. De plus, il savait que jamais il ne demanderait à sa femme de déposer ses armes après le mariage. Pas après ce qui était arrivé à la femme du Colonel Bennet. Il ne prendrait pas un tel risque. Il jeta un regard vers Miss Elizabeth. Elle c'était rassis près de sa sœur, mais maintenant elle ne semblait plus taciturne mais plutôt sur ses gardes. Cela le fit sourire, elle semblait consciencieuse. Il se demanda aussi comment il avait pu la trouver juste tolérable. Il fut cependant détourné de son observation par sir William qui s'exclama :

« Miss Ruth, où vous cachiez vous ? Je sais que mon fils John aurait voulu une danse avec vous. Vous savez que à quel point il aime passer du temps avec vous.

- Je vérifiais, l'absence des non-morts, Sir William, répondit la jeune fille qui avait été interpelé, et que Darcy reconnu comme l'une des demoiselles Bennet.

- Allons miss Ruth, vous êtes encore jeune vous devriez vous amuser. Je vois John qui arrive, insista lourdement Sir William.

-Sir William dois-je vous rappeler ce que mon oncle vous dit ? John n'est pas et ne sera jamais un prétendant possible pour moi. Faut-il que je demande à mon oncle d'intervenir encore une fois ? Oh et n'essayez pas de me compromettre. John n'y survivrait pas. » La jeune fille s'enfuie ensuite rapidement pour rejoindre ses cousines. Darcy la vit s'assoir près de Miss Elizabeth. De leur côté les deux jeunes filles virent arriver leur cousine en colère. A leur regard interrogatif, Ruth se contenta de réponde :

« Sir William. »

Mary et Elizabeth levèrent les yeux au ciel parfaitement conscientes que Sir William, rêvé de marier son aînée à leur cousine. Car entre sa dot et son domaine, Ruth était très riche. Sans compter le prestige de la famille, que se soit du côté Bennet que du côté de sa mère. Elizabeth se mit à prier pour que cette soirée finisse enfin. Elle fut exaucée quand deux danses plus tard sa mère les rassembla pour qu'elles rentrent.