Chapitre 4
Le voyage jusqu'à Hunsford se passa relativement bien. Charlotte avait fini par avouer qu'elle se sentait plus en sécurité avec ses deux amies. Ce à quoi le révérent Collins fit remarquer qu'une fois au presbytère il n'y aurait plus de danger. Après tout le domaine de Lady Catherine, Rosings Park, était l'un des plus sécurisé d'Angleterre. Elizabeth et Ruth échangèrent un regard complice avant de lever les yeux au ciel, mais par respect pour Charlotte, elles ne dirent rien. L'amitié entre Ruth et l'ainée des Lucas était particulière en raison des différents entre leurs familles et de leur différence d'âge. En effet Charlotte avait plus d'une fois aidé Ruth à échapper à son frère. C'est de cette manière qu'elle avait gagné l'amitié de Ruth et son amitié avec Elizabeth c'était renforcée. Pendant le reste du voyage le cousin des Bennet le passa à vanter sa noble patronne. Il ne parla de rien d'autre et ne s'arrêta pas assez longtemps pour que l'une des trois jeunes filles puissent lancer une autre conversation. C'est donc plus qu'heureuses qu'elles sortirent de la voiture à Hunsford. Mais après leur avoir montrer la chambre qu'elles partageraient pendant leur visite. Il y avait un lit deux place et un lit d'appoint, le révérent Collins les pressa pour qu'ils puissent partir pour être à l'heure pour prendre le thé avec Lady Catherine. Car Lady Catherine voulait absolument rencontrer la futur Mrs Collins, ainsi que ses deux chaperons. Elle avait connu le Colonel Bennet, et se dernier lui avait souvent parlé de ses nièces et de sa filles, plus particulièrement de sa fille et de miss Elizabeth, ne laissant pas le temps aux jeunes filles de s'installer et encore moins de se reposer. Cependant comme les jeunes filles ne restaient qu'une nuit, Lady Catherine n'avait pas réellement le choix si elles voulaient les rencontrer. Et cela même si les jeunes filles pouvaient être fatiguée de leur voyage. De se fait Collins les pressa de se dépêcher, et pendant tout le trajet entre le presbytère et Rosings, il leur fit une conférence sur les différences de statut entre les Bennet et les De Bourgh, ainsi que sur le respect et la déférence que les trois jeunes filles devraient avoir envers la très noble Lady Catherine, qui était une personne si au-dessus d'elle. Ruth finit par perdre patience, elle était des premiers cercles autant du côté paternel que maternelle. Et depuis leur rencontre elle avait été constamment insultée, il finit par le faire taire et lui dit :
« Révérent Collins, j'ai l'impression que vous ne savez pas qui sont les Bennet, alors je vais vous le dire. Nous sommes une des grandes familles d'Angleterre. En tant que seule représentante de la branche aînée et propriétaire de Bright Park je fais parti des premiers cercles. Notre famille et notre formation n'a rien à envier à celles de Lady Catherine.
- Miss Ruth, je suis sûr que vous en êtes persuadé. Comme votre jeunesse et votre candeur sont réconfortante. Cependant les Bennet ne sont qu'une petite famille du Hertfordshire et de plus tout le monde sait que les arts meurtriers Chinois ne valent en rien les art meurtriers Japonais. »
Ruth se tendit, mais Elizabeth lui posa la main sur son bras et secoua la tête. Collins était ignorant, le tuer ne servirais à rien, il ne connaissait rien aux grandes familles et à leur façon de faire et cela il l'avait démontré à son arrivé à Longbourn. Il avait passé son séjours à les insulter, mais il était également le fiancé de Charlotte et une chance pour elle de quitter sa famille. Ruth serra donc les points et fit de son mieux pour ignorer le révérent. Et cela malgré le fait que le révérent Collins continua à faire les éloges de sa patronne tout le reste du chemin. Heureusement en arrivant au manoir, sa décoration particulière permit aux deux cousines d'échapper au discours du révérent. Mais quand ils furent tous introduit dans une espèce de salle du trône où se tenait Lady Catherine et sa fille Miss Anne de Bourgh, les deux cousines ne purent s'empêcher d'échanger un regard surpris. Lady Catherine avait opté pour le port d'un pantalon, alors que sa fille, au contraire, portait une robe lourde et richement ornée qui faisait ressortir son aspect maladif. Elizabeth et Ruth ne purent s'empêcher de se dire qu'une robe plus simple serait plus adapté à sa condition et son teint. Le cousin des Bennet approcha en premier pour saluer les deux femmes. Puis il présenta Miss Lucas, suivit d'Elizabeth et de Ruth. Les deux jeunes filles ne purent s'empêcher de laisser échapper un soupire exaspérer, car une fois de plus les convenance et le décorum n'avait pas été respecté. En effet, les trois jeunes filles étant célibataire et Ruth de plus haut rang, c'est elle qui aurait dû être présenté en première, suivit d'Elizabeth et de Charlotte. Bien qu'insultée un fois de plus les deux jeunes filles retinrent leur langue. Mais ne manquèrent l'expression surprise de la patronne bien aimée du révérent. Mais comme les demoiselles Bennet elle décida de ne pas relever, et se tourna vers les deux demoiselles Bennet et leur dit :
« Je suis heureuse de vous rencontrer enfin. Le colonel Bennet m'a beaucoup parlé de vous. Miss Ruth je suis désolée d'avoir entendu dire que vous n'aviez pas été présenté à vos 18 ans.
- Merci Lady Catherine, mais je n'aurais pas pu être présenté sans mes cousines. C'était la volonté de mon père et je ne me serais jamais permit de lui manquer de respect de cette manière. Et cela même si mon oncle et ma tante me l'on proposé.
- Je suis d'accord avec vous, Miss Ruth. Vous semblez être une jeune fille bien réfléchie pour votre âge. Et vous Miss Bennet, les hommes ont-ils toujours peur de vous dans le Hertfordshire ?
- C'est toujours le cas, Lady Catherine. Sauf ceux qui estime que je dois rester célibataire pour les protéger. Mais de toute manière je ne pourrais jamais épouser un homme qui me forcerait à renoncer à mon épée. Mon oncle ne voulait pas cela pour nous, pas plus que mon père. Ils connaissaient tout les deux le risque de ce genre de comportement, répondit doucement la jeune fille.
- Je vois. Il est dommage que votre famille soit tellement attachée à ma Chine. J'ai toujours pensé que l'art du combat japonais était meilleur.
- Le Japon pour les riches et la Chine pour les sages. » récitèrent les deux jeunes filles avec un sourire, sous l'air choqué du révérent Collins et celui amusé de Lady Catherine. Mais avant que qui que se soit ne puisse parler la porte de près du trône de Lady Catherine s'ouvrit laissant entrer son neveux. Elizabeth ne pu s'empêcher de dire surprise :
« Mr Darcy !
- Miss Bennet ! » répliqua ce dernier tout aussi surpris.
Ruth pour sa part du se retenir de rire. Car une fois remise de la surprise de l'apparition du Colonel Darcy, elle n'avait pas manqué de voir qu'ils se perdaient à la vue de l'autre. Lady Catherine exprima sa surprise de les voir se connaitre, mais Ruth finit par dire :
« Votre neveu c'est persuadé qu'il avait sauvé ma cousine, lors d'une assemblée, près du domaine de mon oncle. Il logeait chez l'un de ses amis, le capitaine Bingley. Ce dernier louait le domaine voisin de celui de mon oncle. Le second domaine le plus rentable après le mien.
- Etes-vous sur Miss Ruth. Sir William disait que son domaine rapporté autant que Netherfield, intervint Darcy, s'arrachant de sa contemplation d'Elizabeth.
- Bien sûr, Sir Lucas considère déjà Bright Park comme appartenant à John. En revanche il ne semble toujours pas se rendre compte de la richesse de se domaine. Il va falloir qu'Oncle Edward intervienne de nouveau, fit cette dernière avec dédain avant de se rappeler de la présence de son amie. Je suis désolée Charlotte, je n'aurais jamais dû dire cela devant vous.
- Ne vous inquiétez pas pour cela Ruth, rien de ce que vous avez dit est faux. De plus cela fait longtemps que je sais cela. »
Ce fut à se moment-là que Wickham fut annoncé et Ruth en se refermant pu remarquer le changement d'expression de Mr Darcy. Le révérent Collins expliqua la présence de Wickham et Lady Catherine invita tout le monde à prendre le thé pour que le lieutenant puisse exposer son idée pour vaincre la menace des non-morts. Son idée apparu encore plus absurde à Ruth que quand Elizabeth la lui avait exposée. Elle fut cependant choquée par la réaction de Lady Catherine et du révérent Collins, qui était plus qu'irrespectueuse. Car malgré le fait qu'elle était d'accord avec eux sur le font, il y avait une façon de faire les choses. Mais pire était encore à venir, en effet quand Darcy intervint se fut avec une telle ironie que s'en était insultant. Wickham, espérant marquer des points, fit entrer feu Mr Darcy, le père du Colonel, dans la conversation. Le Colonel entra alors dans une grande colère et somma le Lieutenant de quitter les lieux, énervant pas la même Elizabeth, ce qui provoqua une dispute entre les deux et le départ précipité de Darcy. Lady Catherine reprit Elizabeth, approuvé par le Révérent Collins, qui en profita pour glorifier la tenue parfaite de Miss de Bourgh. Ce fut à se moment là que Ruth craqua et que les digues rompirent :
« Révérent Collins, pouvez-vous vous taire. Il est parfaitement clair pour tout le monde qui vous ignorez tous des règles qui régissent les grandes familles anglaises. Ainsi que de l'histoire de la famille Bennet. Il y a encore plein de chose à dire vous concernant, mais je me tairais par respect pour Charlotte. Cependant je peux vous dire ceci. Nous sommes des Bennet, des guerrières. C'est comme cela que nous avons été élevés. C'est la raison de notre serment au roi et c'est notre façon de vivre. Lizzie, par pitié, voudrais-tu faire taire ton orgueil bafoué pour une fois. Père nous a toujours dit qu'il fallait choisir ses combats, car une cause perdu ne valait pas la perte occasionné. Et là c'est non seulement une cause perdu, mais en plus tu es dans le mauvais camp. Lady Catherine, il semble qu'il vous manque certaines information sur les circonstances dans lesquelles j'ai perdu mon père. Car si je ne soutiens pas ma cousine, je ne peux que comprendre ça volonté de mettre fin à la peste. Il semble que vous ne sachiez rien de notre passé et de notre vécu, alors en quoi êtes vous qualifier pour juger ma cousine ? »
Cette explosion terminée Ruth se leva et quitta la pièce. Tout les événements de ses derniers temps avaient mit ses nerfs à rudes épreuves. Elle avait dû assister à la destruction de ses cousines, car Darcy et Bingley les avaient brisées. De plus cela avait conduit Elizabeth à se rapprocher de Wickham. Ce fut d'ailleurs se dernier qui la croisa en premier. Il eut la malheureuse idée d'essayer de la gagner à sa cause. Elle le regarda avec Dédain et dit :
« Vous vous trompez de Bennet Monsieur. J'ai été élevé pour me méfier des personnes comme vous. Vous n'arriverez pas à me charmer avec vos mensonges. Maintenant passé votre chemin, si vous ne voulez pas que je vous montre pourquoi les Bennet sont redoutés à Meryton. »
Le Lieutenant, reconnaissant sa défaite, fit ce que la jeune fille lui avait dit. Cela ne servait à rien d'insister, elle ne serait ni une aide, ni un soutien. De son coté Ruth se dépêcha de retourner au presbytère où elle s'isola dans la chambre mise à sa disposition, pour se mettre à pleurer. Sa vie avait tellement changé depuis deux ans. Car si son père avait décidé qu'elle serait mieux à Longbourn à son retour de Chine, il avait toujours fait en sorte de lui consacrer du temps. Du temps où il n'était que tout les deux, sans personne d'autre, rien que tout les deux. Dans ses cas-là, le colonel s'effaçait pour laisser place au père aimant. Demain cela ferait exactement deux ans qu'elle l'avait perdu. Et en se moment, il lui manquait plus que tout, il aurait facilement fait entendre raison à Elizabeth. Elizabeth, elle était également inquiète pour sa cousine, car dans un peine un mois cette dernière serait majeur et elle pourrait se marier sans demander avoir besoin de l'autorisation de son père, même si la tradition voulait que le fiancé le fasse. Ruth se demandait si l'orgueil bafoué de sa cousine ne la pousserait pas à faire une bêtise. Ruth avait peur de la perdre, d'autant plus qu'Elizabeth avait toujours était plus une sœur qu'une cousine pour elle. Elle fut cependant un peu rassurée sur ce point car quand les trois autre occupants du presbytère arrivèrent, Elizabeth la rejoignit immédiatement et la prit dans ses bras pour la consoler.
Elizabeth s'en voulait un peu, elle savait pourquoi Ruth explosée si facilement en ce moment. Jamais elle ne pourrait oublier le cris et le regard perdu de sa cousine. De plus elle ne pourrait jamais en vouloir à Ruth. Cette dernière avait eu une éducation différente de la leur, car elle était la seul représentante de la branche aînée. Elle aura toujours la responsabilité des environs de son domaine. Contrairement à ses cousines qui auront le choix de rendre leur épée (ou pas) après leur mariage. Cette nuit-là fut compliqué pour Elizabeth. Elle ne cessait de revoir le visage du colonel et malgré son envie de se croire indifférente à lui, voire de le haïr. Elle ne pouvait nier qu'elle avait perdu ses moyens quand elle l'avait vu rentrer. Une fois de plus elle avait été attirée par lui et n'avait pu ignorer sa physique avantageux. Elle avait pendant un temps douté de Wickham, se rappelant de ce que Ruth lui avait dit. Mais le comportement dédaigneux que Darcy avait adopté par la suite l'avait de nouveau heurté et avait fait qu'elle s'était sentie obligé de défendre le lieutenant. Mais en y réfléchissant réellement, Elizabeth devait admettre que Ruth avait raison, le projet de Wickham était bien trop risqué. Elle poussa un nouveau soupire, les ronflements de charlotte ne l'aidait pas à trouver le sommeil. Elle se leva et sortit espérant que l'air de la nuit l'aiderait à s'endormir. Elizabeth fut surprise de voir Wickham, à croire qu'il attendait pour pouvoir lui parler. Elle fut stupéfaite de la façon dont le Lieutenant parlait de la guerre, comme si la défaite était obligatoire. La voyant s'éloigner, Wickham abattit sa dernière carte en révélant à Elizabeth que Darcy était responsable de la séparation entre Jane et Bingley. Il lui proposa ensuite de s'enfuir avec lui. Elle le regarda avec horreur avant de refusé, à la surprise du lieutenant. Il joua sur le côté sentimental pour essayer pour la convaincre. Mais Elizabeth lui dit de partir avant de retourner au presbytère ou elle alla se coucher.
Elle dut s'endormir car quand elle se réveilla le lendemain, Elizabeth était seul et le soleil était déjà haut. C'était inhabituelle car elle était une lève tôt en particulier à cette époque de l'année. Elle alla s'installer dans le salon dès qu'elle fut habiller. Presque immédiatement, Mr Darcy demanda à être introduit auprès d'elle. Et bien qu'elle ait eu envie de le refusé, elle savait pertinemment qu'elle ne le pouvait pas. Du moins sans paraître mal polie et elle c'était promis de faire honneur à l'éducation de son oncle. Elle soupira et se leva au moment où Mr Darcy était introduit auprès d'elle. Après les salutations d'usage, Elizabeth eut le droit à une demande en mariage, assez particulière. Elle était insultante et n'importe quelle jeune fille que se respectait ne pourrait que la refusé. Car si le colonel avait commencé par lui avouer ses sentiments pour elle, il avait continué en parlant de dégradation et d'infériorité sociale. Il avait également blâmé sa famille et son manque de relation. Elizabeth était estomaquée et blessée, elle ne comprenait pas comment cet homme pouvait être aussi imbu de lui-même. Elle une Bennet, l'une des plus importante famille du Hertfordshire, qui avait été présenté au régent, qui était l'une des protectrices du Hertfordshire. Sa famille était certes moins riche que lui, mais sur le plan des relations, elle était la cousine de la seule descendante de la branche aînée de la famille Bennet. La seule et unique fille de Colonel Bennet. De plus Longbourn aurait surement rapporté plus si son père n'avait pas tout sacrifier pour s'occuper de ses filles et de sa nièce. En temps normal elle aurait déjà mal pris une telle demande, mais en se jours de deuil à cause de l'anniversaire du décès de son oncle, elle n'eut aucun scrupule à refuser cette demande plutôt sèchement. D'autant plus qu'elle avait prit conscience de son attirance envers le colonel et le voyant entrer dans la pièce. Le pauvre homme ne pouvait pas être plus mal tombé. Et quand il demanda des explications sur la réponse à peine poli d'Elizabeth, la conversation dégénéra et se transforma en combat. Cependant ce qu'aucun des deux protagonistes ne savaient pas, c'était qu'ils avaient un spectateur. En effet Ruth, inquiète pour sa cousine avait fait demi-tour et était entré par la porte de derrière et avait entendu la demande de Darcy. Elle avait décidé de ne pas se faire voir et écouta ce qu'il se passait. A la fin du combat elle se cacha pour laisser passer le colonel. Puis le voyant s'éloigner, elle changea d'idée et le poursuivit :
« Mr Darcy, attendez.
- Que me voulez-vous Miss Ruth, demanda froidement ce dernier.
- N'avez-vous pas l'impression d'être hypocrite ?
- Je vous demande pardon ? Ah vous voulez surement parler de mon ingérence dans la relation entre Bingley et votre cousine Jane.
- Il ne s'agit pas de cela. Ou sinon je serais aussi hypocrite que vous. Après tout j'étais contre se mariage également. Jane est la descendante d'une des plus grande famille du Hertfordshire. Nous n'avons pas de noble chez les Bennet, mais pour autant nous sommes des filles de Gentleman. Les Bingley sont peut-être riche, mais ils ne sont que des enfants de commerçant. L'argent n'achète pas une naissance, surtout quand on compare leur fortune à la mienne. Non je parle de la critique concernant les relations de ma cousine. Il n'y a qu'à voir les votre pour savoir que c'est de l'hypocrisie. Entre les sœurs Bingley qui sont des grimpeuses social, Bingley lui-même qui est un peu faible de caractère et votre tante qui est à peine poli. Je vous trouve vraiment hypocrite de critiquer ma tante et mes jeunes cousines. Surtout si on prend en compte votre propre comportement dans le Hertfordshire. Si vous aviez appréhender réellement qui est ma famille, que vous vous étiez comporté comme le gentleman que mon père nous décrivez, vous seriez surement fiancé à l'heure qu'il est. Lizzie était prête à vous admirez. Pas pour votre fortune ou votre domaine mais pour vous. Avant de savoir qui vous étiez vous lui plaisiez. Elle était toute prête à vous admirer encore plus en sachant qui vous étiez. Père lui avait souvent parlé de vous. Maintenant je vous conseil de vous excuser et de vous expliquer concernant votre interaction concernant Jane, ainsi que de lui expliquer les raisons de votre désaccord avec Wickham. Lui écrire serez une bonne idée, je ne suis pas sur qu'elle vous laisse parler. Je connais bien Elizabeth et tout n'est pas encore perdu, cependant vous devrez-vous battre pour elle. Mais après tout elle en vaut la peine, non ?
- Pourquoi m'aidez-vous ?
- Ce n'est pas vous que j'aide. Mais ma cousine, je sais que mon père voulait vous présenter. Et je suis sur qu'il avait une idée en tête. J'ai toujours eu confiance en lui, il nous connaissait mieux que personne et voulait le meilleurs pour nous.
- Mon Dieu, votre père. Cela fait exactement deux ans aujourd'hui qu'il….
- Oui, c'est effectivement aujourd'hui. Et Elizabeth est plus nerveuse qu'en temps ordinaire. Vous ne pouviez pas plus mal tomber. Réfléchissez à ce que je vous ai dit. Comme nous repartons tout à l'heure, si vous décidez de suivre mon conseil, je vous conseil de lui écrire à Longbourn. »
Ruth rentra dans le presbytère pour rejoindre sa cousine laissant le colonel en plan. Elle voulait retrouver sa cousine et elle eut raison, car quand elle entra, elle trouva Lizzie en pleure, assise sur le canapé. Ruth s'approcha de sa cousine et s'assis près d'elle avant de la prendre dans ses bras. Elle lui chuchota qu'elle était au courant de la demande du colonel et cela fit pleurer Elizabeth plus fort. Ruth se rendit compte à ce moment qu'Elizabeth avait eu le temps de développer des sentiments pour Darcy et que cela lui brisait le cœur de devoir le repousser. Charlotte et le révérent Collins arrivèrent peu après. Alors que Collins parlait pour ne rien dire, Charlotte regarda ses amies avec tristesse. Elle n'avait jamais oublié le colonel Bennet, ni ce qu'il c'était passé deux ans avant. Elles savaient parfaitement ce que les Bennet avaient perdu à cette époque et savait parfaitement que leur réaction pouvait être démesuré à cette période.
De son côté Darcy sentait sa colère se dissiper au fur et à mesure que ce que lui avait dit les deux demoiselles Bennet faisaient leur chemin. Mais c'est surtout sa conversation avec Miss Ruth Bennet qui lui avait ouvert les yeux. Après tout, même si ce n'était pas facile à entendre, cette dernière avait raison, les Bennet possédaient les domaines de Bright Park et de Longbourn depuis plusieurs générations, alors que les Bingley n'en possédaient pas et descendaient d'une famille de riche commerçant. De plus les Bennet étaient une très ancienne famille et si le domaine de Longbourn ne rapportait pas autant qu'il l'aurait fait en temps plus clément c'est en partie parce que Mr Edward Bennet avait tout sacrifier pour emmener ses filles et sa nièce s'entrainer en chine. Et veiller sur leur sécurité et leur formation de jeunes filles bien nées. Les rumeurs qui courraient à Meryton disaient que le domaine de Longbourn rapporté bien plus depuis que Mr Bennet était revenu de Chine. De plus il était connu de tout le monde que ce dernier s'occuper du domaine de sa nièce et que ce dernier était bien géré. De plus les Bennet avaient accueilli leur nièce et l'élevaient sans rien demander en retour. Ils lui fournissaient tout et l'élevaient comme une de leur fille. Et la protégé des coureurs de dot. Alors certes Mrs Bennet avait des manières mercenaires, mais elle et ses filles perdraient tout à la mort de Mr Bennet. Elle avait simplement peur de l'avenir. Et en regardant bien, Miss Ruth n'avait pas tort dans ses reproches, car il est vrai que sa tante avait été plus qu'impolie avec Wickham et ce malgré le ridicule de son idée. Il soupira en repensant à sa demande, il était normal que Miss Elizabeth se soit sentie tellement offensé et ceux même sans les mensonges de Wickham à son sujet. Elle avait eu raison de le repousser, cela ne faisait que le grandir à ses yeux. Car sa demande était plus qu'insultante, surtout pour une jeune fille élevé de cette manière, avec une famille si importante que le Colonel Bennet et son épouse. Il était légèrement mieux né, mais uniquement par sa mère et cela ne justifiait pas l'insulte faite à se famille. Il n'était pas digne d'elle pour le moment et il devrait se battre pour y arriver. Et cela même s'il n'arrivait jamais à se faire aimer d'elle, il se devait d'essayer, elle le méritait. Oui, Elizabeth méritait que l'on se batte pour elle, elle en valait la peine. Il se décida donc de suivre le conseil de Miss Ruth et d'écrire à Elizabeth, mais en arrivant à Rosing, il trouva un message lui demandant de se rendre à Londres, car la ville subissait une attaque de grande envergure. Il parti immédiatement se promettant d'écrire cette fameuse lettre le plus tôt possible. Cela ne se produisit que le lendemain et il n'eut que peu de temps pour le faire, ne pouvant pas écrire ce qu'il souhaitait, mais il tenait à s'expliquer par rapport son ingérence par rapport à Bingley et à se défendre contre les fausses accusations de Wickham. Il prit se lui de lui parler de la bataille de Londres, sachant que le Hertfordshire serait en première ligne en cas d'effondrement de Londres, lui demandant de se tenir prête au cas où lui et ses hommes échoueraient. Il envoya ensuite sa lettre à Longbourn sachant, grâce à miss Ruth que les demoiselles Bennet étaient toutes à Longbourn maintenant.
Et effectivement, se jour-là, Elizabeth était en train de se promener avec Jane et de lui raconter ce qu'il s'était passé. Jane, comme Ruth, la consola et lui demanda de ne pas y penser. Que de toute manière, si Mr Bingley était réellement amoureux d'elle, il reviendrait vers elle. Et cela quelque soit l'opinion de ses sœurs et de son ami. Sinon, il ne la méritait pas. Elles en étaient là de leur discussion quand en approchant, elles virent leur mère sortir avec le courrier, suivit de Ruth. En regardant le courrier Mrs Bennet dit :
« Lizzie, il y a une lettre pour vous de ….. de Mr Darcy ! »
Elle regarda sa fille essayant d'avoir une explication, mais cette dernière réussi à prendre sa lettre, après plusieurs essais, puis prit la fuite en direction du toit du manoir, espérant avoir la paix. Mais elle n'était pas prête au choc, que lui fit la lecture de cette lettre. Car elle ne pouvait nier les explication du colonel par rapport au couple Jane/Mr Bingley. Après tout Ruth avait elle aussi des objections au mariage. Ce qu'elle apprit par rapport à Wickham, lui fit venir les larmes aux yeux. Savoir qu'il avait dû faire la même chose qu'elle, la fit réfléchir sur le comportement de Darcy. Et elle lui trouva à se moment là bien plus d'excuse pour son comportement. Mais la fin de la lettre la fit éclater en sanglot. Car elle savait qu'elle l'aimait depuis longtemps, et le fait de savoir qu'il avait fait pour son propre père ce qu'elle-même avait dû faire pour son oncle en disait plus sur lui que n'importe quoi d'autre. Malheureusement il ne le savait pas, et il ne le saurait probablement jamais, car n'étant pas fiancé elle ne pouvait lui écrire en réponse à cette lettre. En pleurant elle ne put s'empêcher de s'en vouloir de son aveuglement, car c'est de cela dont les discussions avec Ruth et Jane lui avait fait prendre conscience. Son ressentiment contre le colonel Darcy n'étant dû qu'au désir de se protéger après qu'il l'ait dédaigné. Mais maintenant, il risquait de mourir et cela lui était intolérable. Peu après elle eut la surprise de sentir des bras autour d'elle, et en levant la tête elle vit sa sœur Jane et sa cousine. Elizabeth leur tendit la lettre et quand les deux jeunes filles eurent lu son contenu, elles comprirent immédiatement pourquoi Elizabeth réagissait de cette manière. Ruth savait que sa cousine avait prit connaissance de ses réelles sentiments pour le colonel Darcy à Rosing, mais elle venait d'en comprendre l'ampleur grâce à cette lettre. Elle se rappela alors la demande des Phillips et dit à Elizabeth :
« Lizzie, il serait peut-être bien pour toi d'accepter la demande des Phillips et de les accompagner dans le Derbyshire.
- Mais c'est là-bas qu'il vit Ruth, lui répondit cette dernière.
- Je pense que vu le contenu de la lettre qu'il vient de t'écrire, il y a peu de chance que le Colonel Darcy soit sur place, Lizzie. » intervint à ce moment-là Jane.
Après un petit moment d'hésitation Elizabeth accepta à la condition que Ruth l'accompagne. Ruth accepta avec un sourire, elle ferait tout pour sa cousine. Et si un voyage dans le Derbyshire pouvait lui rendre le sourire, alors elle irait. Une fois la décision prise Elizabeth et Ruth se rendirent rapidement chez les Phillips pour les avertir. Ces dernier furent heureux de se retrouver avec deux des protectrices du Hertfordshire avec eux tout en laissant le comté protéger.
Contrairement à ce qu'elle avait redouté, Elizabeth apprécia se voyage, il était même une bénédiction, et les quatre voyageurs purent profiter du voyage. Pour Ruth aussi ce fut un voyage important. Non seulement Elizabeth redevenait tranquillement elle-même, mais en plus de cela lien entre les deux cousines qui c'était un peu distendu redevenait fort. Voir plus fort qu'avant. Enfin jusqu'au moment où se trouvant près du Pemberley, les Phillips décidèrent d'aller le visiter. Elizabeth lutta un moment avant de finalement capituler. Après tout, elle savait à quel point Darcy aimait son domaine, elle avait pu s'en rendre compte quand il en parlait. Et avoir un aperçu du ce qui faisait la fierté de l'homme qu'elle aimait pourrait le rapprocher d'elle. Et se serait un moyen du lui dire adieu. Lors de cette visite était assise à l'avant de la voiture de son oncle et de sa tante, près du cocher, son cheval attaché à l'arrière de la voiture. Ruth de son côté se trouvait sur son propre cheval et suivait la voiture en surveillant les alentours. Peu après être entré sur les terres de Pemberley, Elizabeth remarqua une jeune fille attaqué par des non-morts. Confiant son oncle et sa tante à Ruth, elle se précipita pour l'aider. Ce qu'elle ne savait pas c'est qu'elle n'était pas la seule à le faire. En effet le maître du domaine se dirigeais également dans cette direction pour faire la même chose qu'Elizabeth. Car le colonel Darcy aillant apprit une augmentation des attaques de non-morts dans le nord, avait décidé de venir chercher sa jeune sœur pour l'envoyer à Rosing auprès de leur tante. Sur le chemin son esprit dérivait sans cesse vers Miss Elizabeth. Il se demandait si elle avait lu sa lettre et si elle avait cru ce qu'il y avait écrit. Il poussa un long soupir en arrivant chez lui et voyant le lac il décida de se rafraichir, ne gardant que sa chemise et sa culotte. Ce n'est qu'en sortant qu'il entendit des bruits de combat et aperçu au loin sa sœur au prise avec plusieurs zombie. Il attrapa ses bottes et une hache qui se trouvait sur sa selle avant d'aller aider Georgiana. En arrivant auprès d'elle, il fut soulagé en se rendant compte que sa sœur s'était débarrasser de la menace. Georgiana l'entendit arriver et lui sourit, le colonel lui ouvrit les bras et elle se précipita dedans. Ce n'est qu'après avoir embrassé sa sœur qu'il la vit. Miss Elizabeth Bennet, qui ayant vu l'attaque sur sa sœur c'était précipité vers le danger. Il ne put manquer sa gène de le voir, où de se trouver en face de lui. Il eu un moment de stupéfaction qui se traduisit dans son ton :
« Miss Bennet !
- Mr Darcy, lui répondit la jeune fille gêné.
- Miss Bennet, ma sœur, Georgiana Darcy, lui dit Darcy sans regarder Elizabeth. Alors que les deux jeunes filles se saluaient
- Je me doutais que c'était vous. Mon frère m'a beaucoup parlé de vous. Je suis sûr que nous serons de grandes amies. »
Georgiana était très enthousiaste, alors que Darcy et Elizabeth étaient gênés et honteux. Darcy ne pouvait que se rappeler de sa lamentable demande, alors qu'Elizabeth se trouvait indigne de se retrouver sur ses terres après les horreurs qu'elle lui avait dit. Un bruit détourna l'attention de tout le monde, mais Georgiana attrapa la hanche de son frère et se dirigea vers l'innommable responsable du bruit pour aller l'achever. Darcy et Elizabeth s'agitèrent mal alaise avant qu'Elizabeth ne reprenne la parole :
« Je vous croyais à Londres.
- J'y étais. Mais des attaques ont eu lieu dans les environs et je suis revenu pour aller mettre ma sœur en sécurité. Comment vont vos parents ?
- Ils vont bien merci.
- Et vos sœur, votre cousine ?
- Elles vont bien également. D'ailleurs ma cousine se trouve ici avec moi.
- Oui je la vois. Voudriez -vous me faire l'honneur de me présenter à vos amis.
Elizabeth se retourna et vit son oncle et sa tante approcher avec Ruth. Cette dernière avait un petit sourire ironique sur le visage, ayant parfaitement remarquer la gêne des deux protagonistes. Elizabeth de son côté présenta son oncle et sa tante, que Darcy salua avec politesse, s'excusant de ne pas pouvoir les accueillir un peu mieux, mais il était pressé de mettre sa sœur à l'abris avant de retrouver le plus rapidement possible à Londres. A cette phrase Elizabeth et Ruth échangèrent un regard. Elles avaient perçu une certaine tension dans la voix du colonel, ce qui les inquiéta. Pendant se temps Mr Phillips posait des questions sur la situation à Londres. Quand Mr Darcy et sa sœur les quittèrent Elizabeth, fit remarquer que si la situation à Londres était si mauvaise il fallait obligatoirement rentrer dans le Hertfordshire, sans compter que s'il y a autant d'attaque autant dans le nord, il fallait vraiment rentrer. Ruth approuvant les Phillips se rendirent aux arguments de leur deux protectrices. Comme tout le monde à Meryton (ou presque), les Phillips faisaient confiance aux Bennet concernant la peste zombie. Malheureusement, elles ne pouvaient pas laisser les Phillips sans protection, ce qui fit que le voyage retour prit beaucoup plus de temps que prévu, surtout qu'il fallait contourner Londres et donc rallonger encore la route. Mais une fois l'oncle et la tante d'Elizabeth en sécurité Chez eux, les deux jeunes filles rentrèrent immédiatement à Longbourn pour se préparer au pire. Elles ne s'attendaient cependant pas à trouver Jane sur le pas de la porte complétement désespéré. Jane avait une lettre à la main et elle se précipita aux devant d'Elizabeth et de Ruth. Elle leur annonça que Wickham c'était enfuis en emmenant Lydia avec lui. Les trois jeunes filles regardèrent la lettre de Lydia après s'être assis sur un banc du jardin. Cependant en regardant le sceau de la lettre Elizabeth eu une illumination, elle passa les doigts dessus, sentant ses cheveux se dresser sur sa nuque. Lydia se trouvait dans l'entre deux. Ce lieu qui était déjà dangereux en temps normal, mais là avec Londres qui était entrain de s'effondrer, c'était le pire endroit où se trouver, en dehors de Londres Lui-même. Elizabeth leva alors la tête et dit :
« Je sais où se trouve Lydia. »
