Je tiens à vous remercier pour les reviews, et tous ceux qui ont suivi et mit mon histoire en favori, ça me fait super plaisir ! Cette histoire est encore en cours, mais je préfère écrire quand l'inspiration me vient vraiment au lieu de me forcer à poster régulièrement. Je pourrais poster régulièrement si jamais j'écris tellement que je dois tout diviser en plusieurs chapitres, mais cela n'arrive pas tout le temps non plus haha.

Sur ce, bonne lecture, en espérant que cela vous plaise.

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Tom fut émerveillé quand il vit pour la première fois le Chaudron Baveur. Il y avait des sorciers et des sorcières en robe avec des chapeaux pointus. Quand Harry lui offrit un jus de citrouille, il grimaça au goût et Harry rigola, buvant sa bière-au-beurre. Puis ils montèrent dans leur logement, à l'étage. Harry lui dit que c'était là où ils vivraient le temps qu'il trouve un domicile fixe et une situation plus stable.

Tom se sentait un peu déçu, mais le sentiment d'être sorcier et de ne plus être seul et traité comme un monstre comblait malgré tout la déception de ne pas vivre convenablement. Ils étaient pauvres, mais il avait conscience que Harry travaillait dur, et encore plus dur avec un enfant à charge. Donc il ne lui en voulait pas autant qu'il aurait pu si Harry s'était avéré être un fainéant qui restait tout le temps dans la chambre en attendant que les gens du pub soient emplis de compassion et lui offrent de la nourriture ou de l'argent.

Alors, quand pour lui faire passer le temps Harry acheta plusieurs livres à Tom, celui-ci fut très heureux, même s'il ne l'a pas montré explicitement. Il ne connaissait pas le prix d'un livre ici, d'ailleurs il ne connaissait même pas la monnaie, mais toute une petite pile de livres sur le Monde Magique devait valoir au moins plusieurs dizaines. Cela l'occupait prendant que Harry se tuait au travail. Une chance qu'il savait lire, et surtout qu'il aimait vraiment beaucoup ça. Quand il avait une question sur un sujet, il lui demandait le soir-même, si Harry ne finissait pas tard. Et si Harry avait prévu de pas mal prolonger ses heures de travail le soir, il descendait lui-même sous la désapprobation de son représentant légal, pour lui tendre le livre et lui poser une question devant tout le monde au pub alors qu'il était en train d'essuyer des verres. Mais Harry ne le grondait jamais vraiment.

Comme il n'y avait qu'un lit, ils dormaient ensemble. Un soir, alors que Harry avait fini plus tôt, au moment de se coucher, Tom, sa tête blottit contre l'oreiller, demanda à Harry :

- Comment je dois t'appeler ?

Harry réfléchit.

- Comme tu veux, soupira-t-il. Je t'ai adopté, mais tu peux ne pas me considérer comme ton père si tu ne le souhaites pas. Je suis trop jeune pour être père !

- Si je t'appelle Harry, ça va ?

- Bien-sûr. C'est toi qui voit.

- Harry, je peux venir dormir près de toi ?

- Bien-sûr. Viens.

Harry tendit le bras et cala Tom contre lui. Celui-ci s'endormit rapidement.

Quand il se réveilla, Tom fut accueilli par la douce chaleur du soleil qui traversait les volets à moitié fermés. Il n'y avait pas Harry à côté de lui, puisqu'il devait sûrement déjà travailler. Il se leva et s'habilla, et soudain Harry débarqua en trombe dans la chambre.

- Tom Tom, s'écria-t-il joyeusement, j'ai eu une augmentation parce que j'ai préparé les plats parce que le cuisinier était malade, et tout le monde a bien apprécié ! J'ai suffisamment d'argent pour te payer de nouveaux vêtements !

Harry ressemblait à un enfant tout excité le jour de Noël. Il avait les yeux pétillants.

- Vraiment ? Mais pourquoi ne pas le garder pour le loyer ?

- J'en ai suffisamment pour t'acheter de nouveaux vêtements et pour garder un quart pour le loyer. Pose pas de questions et viens !

Harry prit Tom par le bras et ils descendirent les escaliers. Harry conduisit Tom pour la première fois au Chemin de Traverse. Tom regardait partout, et Harry le traîna dans une boutique de vêtements, lui disant qu'il pourrait voir s'il pourrait lui payer d'autres choses après. Tom ne semblait pas trop décidé à se prendre trop de vêtements, alors Harry en prit quelques-uns et lui fit essayer. Ils repartirent avec un nouveau pyjama et deux nouvelles tenues. Ce n'était pas si cher que ça, car Harry avait fait attention. Mais au moins, il portait des vêtements tout neufs.

- Harry, tu ne prends pas des vêtements pour toi ?

- Non, je m'en fiche un peu.

- Mais…

- Tiens regarde, une librairie !

Cela suffit à distraire Tom. La journée se passa bien.

o0O0o

Cinq mois passèrent depuis l'adoption, la lettre de Poudlard ne devait pas tarder à arriver, et le même train de vie continuait.

Tom se réveilla et remarqua qu'il y avait un hibou à la fenêtre. Il la prit et lu que cela lui était adressée. C'était la tant attendue lettre de Poudlard. Il ne parut pas surpris et secoua légèrement Harry à côté de lui qui dormait encore.

- Harry, appela Tom.

- Hmm… quoi…?

- Ma lettre de Poudlard.

- HEIN ?

Il se réveilla instantanément et prit la lettre des mains. Il plissa les yeux.

- Es-tu sûr que c'est vraiment de Poudlard ?

- Harry, tes lunettes.

- Ah oui.

Il les enfila et relu.

- OH MERLIN ! Tom tu vas aller à Poudlard !

- Oui, je sais.

- Alors, tu es excité ?

- Tu as l'air de l'être plus que moi.

- Oh ? Pourquoi, tu ne veux pas y aller ?

- Je…

Tom marqua un temps d'arrêt.

- Aller à Poudlard signifierait que… je devrais te quitter, avoua-t-il d'un air renfrogné.

Tom n'était pas très sentimental, et dire de telles choses ne lui plaisait pas. Mais il était honnête pour le coup.

- Oh…

Harry prit un air sérieux. Il avait complètement oublié ce qu'il devait faire. Depuis tout ces derniers mois il avait été plus préoccupé par le fait de chérir Tom, car il avait commencé à vraiment l'aimer, oubliant le fait que son but du départ était juste d'éviter l'ascension d'un Mage Noir. Mais comment cela se passerait-il à Poudlard ? Pourrait-il vraiment éviter le drame s'il le laissait seul dans cette école ?

Il chassa toutes ces pensées. Il sourit à Tom.

- Viens, on va acheter tes fournitures.

Ils allèrent au Chemin de Traverse et firent tous les magasins nécessaires. Ils prirent l'uniforme et achetèrent les livres ainsi que différentes fournitures obligatoires. Cela a fait l'effet d'une bombe atomique dans les économies de Harry, mais il ne le dit pas à Tom. Pendant que ce dernier essayait de trouver sa baguette chez Ollivander, Harry alla même lui acheter une chouette. Elle était belle et blanche neige, et Tom la nomma Syri. Pendant que Tom cherchait cherchait son chaudron, Harry contempla la baguette de Tom. La sienne et celle de Tom ne se ressemblaient pas en apparence, mais elles étaient jumelles. D'un temps different, certes, mais jumelles.

- Harry, appela Tom du comptoir.

- J'arrive !

Il retint une grimace en voyant tout ce qu'ils avaient acheté, pour ne pas contrarier son petit garçon. Parce qu'il avait remarqué que Tom le surveillait, dans le sens où chaque regards semblaient pénétrer son être. Tom connaissait chaque mimique, chaque expression de Harry. Dès que Harry avait ne serait-ce qu'une micro-expression, Tom le fixait pendant un certain temps et essayait de trouver pourquoi.

De retour aux fournitures, si Tom n'avait rien du tout, il serait bien embêté pendant les cours. Il pourrait même ne pas être accepté dans certains et serait directement prit pour un pauvre. Même si c'était techniquement le cas, Harry ne voulait pas qu'il se fasse harceler à Poudlard. Harry voulait le meilleur pour lui.

La rentrée arriva trop vite au goût du Survivant. Il travaillait très dur pour essayer de rattraper tout ce qu'il avait dépensé l'autre jour. Sur le quai, Tom regarda Harry et celui-ci se senti étrange. Les yeux de Tom reflétaient le fait qu'il allait lui manquer, mais aussi de la possessivité. Tom se jeta sur Harry et l'enlaça. C'était une étreinte étouffante.

- N'oublie pas, Tom. Peu importe ta maison, ne te laisse pas abattre parce que tu es un Sang-Mêlé. Les Sang-Purs que tu croiseras se croiront probablement supérieurs, mais il n'y a rien de Supérieur chez eux. C'est juste que pour la majorité, ils ont été élevés dans la magie depuis leur naissance et sont "de bonne famille". Cela ne fait pas d'eux des gens surdoués, moralement et magiquement. Je ne te demande pas d'être forcément le meilleur.

Tom écoutait tous les mots de Harry. Il avait toujours cette colère qu'il ne soit pas un Sang-Pur, mais il savait qu'il devrait s'adapter s'il voulait commencer à se faire respecter. Oh oui… il comptait bien se faire respecter.