Hey ! Re. Ouais... Je sais. Ça fait un bail. Mais bon, que voulez-vous. Je ne peux pas contrôler ma santé ou mon inspiration. J'ai été cloué aux lits pendant un certain temps (et non, je n'ai heureusement pas chopé le Covid-19), puis j'ai eu une panne d'inspiration. Quand j'ouvrais mes histoires, je réussissais à faire genre... un mot. Ou deux, si j'étais en forme !

Il n'empêche que maintenant, je suis complètement rétabli, et même si je ne garantis pas une publication des plus régulières malgré le confinement (j'ai les cours en ligne), je vais essayer de ne pas publier un chapitre tous les deux mois lol.

Je tenais aussi à remercier grandement ceux qui ont ajouté mon histoire à leurs suivi et favori, comme toujours ça me fait super plaisir !

Bref, je blablate, bonne lecture !


Chapitre 3

Tom était seul dans le wagon et avait verrouillé la porte de sorte à être tranquille. Il était paisiblement assis à lire L'Histoire de Poudlard. Il pensait à Harry. Si Harry était un puissant sorcier ou non, il n'en savait pas grand chose. Harry n'utilisait que peu la magie. Il faisait le lit, passait le balai et faisait la vaisselle à la main. Il ne l'avait vu que deux fois lever sa baguette : quand il avait lancé un simple Wingardium Leviosa sur une armoire qu'il voulait déplacer et quand il avait la paresse de faire les tâches ménagères un jour de canicule.

Tom avait pourtant une étrange impression à chaque fois qu'il voyait Harry. Il ne savait pas quel était ce sentiment. C'est comme si son aura ou son être tout entier était spécial, respirait la magie, la puissance, la bienveillance mais aussi d'autre chose. Tom s'était même un jour demandé si Harry était humain. Quand il avait demandé ça à Harry, ce-dernier l'a regardé puis a rit en lui caressant les cheveux, mais n'avait rien affirmé ou dénié. Selon Tom, Harry était un pur mystère qu'il comptait bien découvrir peu importe le moyen.

o0O0o

- Riddle, Tom !

Tom s'avança vers le tabouret devant tous les élèves. À peine le Choixpeau eût effleuré sa tête qu'il fut réparti à Serpentard. Ainsi commença sa nouvelle vie à Poudlard, et il entendit déjà des remarques des Serpentards sur les Sang-de-Bourbe. Il devrait s'imposer pour faire soumettre ces sales…

Puis Harry lui vint à l'esprit. Harry qui était un Sang-Mêlé, Harry qui était puissant, qui n'avait personne d'autre que Tom. Harry qui lui a répété tant de fois qu'il ne fallait jamais faire de tort à autrui, sous peine d'en payer fortement le prix. Harry qui avait déjà fait le mal et qui en avait déjà visiblement payé le prix. Harry qui lui a dit de bien travailler...

Il allait rabaisser ces Serpentard. Il allait faire en sorte qu'il puisse les regarder de haut comme il se doit. Il allait dépasser ces Serpentard. Il allait être le meilleur. Il allait être supérieur. Et ce, tout en ne décevant pas Harry.

o0O0o

Un jour, la patronne le convoqua dans son bureau. Elle lui proposa un marché. Elle augmenterait son salaire s'il travaillerait de nuit en plus de son travail le jour. Elle ne lui avait pas dit pourquoi. Il avait accepté, mais il avait vu dans son regard que ce ne serait pas un beau travail. Le travail commençait cette nuit. Et c'est comme ça que Harry se retrouva encerclé et piégé.

Cette femme avait toujours été exécrable, mais il n'avait jamais pensé qu'elle serait aussi ignoble.

- Même dans une situation aussi critique, il garde son sang-froid, dit l'un d'entre eux. Tu as ramené un bon profil.

Ce fût assez pour Harry qui se releva de sa position et essaya de se libérer des liens magiques, mais il n'y arriva pas. Il leur jeta un regard noir.

- Écoutez. Je me suis laissé faire au début, mais jamais je vous servirais de catin.

- Soit pas si vulgaire, mon chou ! Tu ne serviras pas de catin. Enfin, sauf si certains clients le veulent. Vois-tu, la nuit, nous avons des clients quelque peu spéciaux. Certains sont des gens recherchés depuis un certain temps et veulent un abris provisoire, d'autres veulent juste un lieu de repos ou de transition vers le marché noir. D'autres sont juste des gens pas nets aux envies spéciales. Mon bar est très réputé pour ça. Je te demanderais d'accueillir ces clients en leur servant tout ce qu'ils veulent. Nous avons à disposition des litres de sang humain ou de licorne, par exemple. Ou d'autres choses. Oh, et cela ne se passe pas directement au Chaudron Baveur. C'est autre part.

- Il est hors de question que je m'abaisse à de tels actes ! Ça suffit.

- Tu sais quoi ? Si tu ne le fais pas… tu es viré. Si tu acceptes, je double ta paie. Si tu travailles très bien, de jour comme de nuit, je te la triple.

Cela ne suffit pas à convaincre Harry. Un des hommes essaya de l'assommer par-derrière, mais Harry se retourna vite et usa de sa magie pour se libérer des liens et de lacérer le corps de l'homme de pleins de coupures plus ou moins profondes. Sa vue se brouilla.

- Merde…

Utiliser cette magie lui usait de toute son énergie car même s'il s'était entraîné régulièrement la nuit pendant que Tom dormait, il ne pouvait bien la maîtriser car il n'avait personne sur qui essayer, car cette magie était principalement offensive. De plus, c'était tout nouveau pour lui car elle était arrivée sans raison, juste comme ça, à la mort de Voldemort. Il tituba et s'évanouit.

- Eh bien, dit la patronne, quel rebelle ! Emmenez-le. Je ne peux pas le laisser filer après lui avoir tout dit. On va lui faire changer d'avis.

Harry se fit traîner jusqu'à une chaise où il fut solidement attaché.

o0O0o

- Tommy chéri !

- Harry.

Les deux s'enlacèrent. C'était la première sortie à Pré-au-Lard de Tom, et Harry et lui se sont croisés.

- Tu n'es pas censé travailler ?

- Oh, je suis en pause du midi. J'en ai profité pour me promener. Alors Tom, comment se passe l'école ? Tu t'es fait de nouveaux amis ? Tu travailles bien ? Est-ce que tu manges bien là-bas ?

Tom ne détacha pas son regard de celui de Harry.

- L'école se passe bien, je n'ai pas d'amis, je travaille bien et je mange bien.

Harry eut une mine triste.

- Ne dis pas "je n'ai pas d'amis" d'un ton si détaché et nonchalant, ça fait super triste ! dit-il d'une mine boudeuse.

- Je n'ai pas besoin d'amis.

- Soit… Mais tu sais, avoir une vie sociale est bien ! À ton âge, j'avais des amis super cool !

- Je t'ai toi, ça me suffit.

Harry se demanda si c'était une bonne chose. Il vaudrait mieux que Tom n'ait pas d'amis mais une personne qui lui est sincèrement chère, que d'être entouré de gens dont il n'a aucune affection, et où c'est probablement réciproque. L'hypocrisie pourrait probablement le conduire à des comportements du Tom Riddle de son époque, et conduire au même résultat. Il faudrait qu'il apprenne à Tom d'aimer et d'apprécier les gens pour ce qu'ils sont, et ainsi il pourra avoir de vrais amis. Hmmm…

- Harry ! dit Tom fortement.

- Hein ? Quoi ?

- Ça fait depuis un bout de temps que je t'appelle. Tu es resté perdu dans tes pensées et tu me tiens depuis tout à l'heure.

Se rendant compte de cela, Harry lâcha les épaules de Tom et rougit d'embarras. Quant à Tom, il aurait aimé que la poigne de Harry reste, car il ressentait à présent un manque froid à ses épaules.

- Héhé, désolé… Bon, moi je dois y aller ! Je vais être en retard pour le boulot !

Puis il se retourna en un coup de vent, disparaissant du champ de vision de Tom en se faufilant entre deux passants.

- Quoi ? Harry, attend !

Mais Harry était déjà partit. Tom tenta de suivre sa trace, mais abandonna rapidement quand il fut évident qu'il ne le retrouverait pas. Il fulmina de rage et repartit. De quel droit Harry lui tournait le dos de cette façon ? Il entendra parler de lui dans la lettre qu'il lui enverra le soir-même.

o0O0o

Harry, accoudé à son bureau, se retrouva devant deux lettres. L'une venant de Tom, l'autre venant de Armando Dippet, directeur de Poudlard de cette époque. Il lut la première, celle de son petit protégé.

Très cher Harry,

- Oh, connaissant Tom, ça sent pas bon…

Nous n'avons pas eu le temps de suffisamment parler cet après-midi. Premièrement, je tenais à dire que la vie à Poudlard est très monotone sans toi.

- Ouais, en gros je te manque, haha…

Je vais à la bibliothèque quand je le peux, et comme tu me l'as assez répété, je fais fi de ce que les gens pensent de moi. Je me fiche que les gens m'appellent un "rat de bibliothèque", ou un "monsieur-je-sais-tout", ou "l'intello", ou même un "Sang-de-Bourbe" (quoique je dois avouer avoir beaucoup plus de mal avec ce terme.).

Harry sourit. Il sentait malgré tout la colère de Tom, d'après son écriture. "Sang-de-Bourbe" avait été écrit plus fortement, comme si sa main s'était crispée.

Ensuite, il y a quelque chose dont je voulais te parler depuis quelques temps déjà, mais je n'en ai jamais eu l'occasion. Pleins de fois tu m'as dit que tu serais extrêmement fier de moi si je travaillais dur et que je réussissais à avoir un travail qui me plairait. Je compte devenir Médicomage. Tu dois te demander pourquoi, n'est-ce pas ? C'est parce que j'ai remarqué les nombreuses cicatrices que tu as sur ton corps. Tu fais de ton mieux pour les cacher, mais je les ai découvertes par hasard il y a quelques mois. En secret, j'ai fait des recherches sur des sorts de cicatrisation et les ai testés sur toi. Mais cela ne marchait pas. Ne sois pas fâché (même si je sais que tu vas l'être), mais j'ai testé les sorts sur moi-même.

Tu es intelligent, je sais que tu as compris ce que je voulais dire. Les sorts ont marché sur moi, peu importe l'ampleur de la blessure. Alors pourquoi ? Pourquoi cela ne marchait-il pas sur toi ? Je sais que ce ne sont pas des blessures ordinaires. Tu as une fois mentionné que tu avais participé à des batailles. J'en déduis que tes blessures provenaient de sortilèges particuliers. Je ne sais pas encore. C'est pour ça que je veux devenir Médicomage. Acquérir le plus de connaissances dans le domaine pour ensuite faire des recherches plus poussées, et ainsi te soigner.

En espérant te revoir le plus rapidement possible,

Tom

Harry était figé sur sa chaise. Oh, dieu, pourquoi ? Tom le connaissait plus que Harry ne connaissait Tom ! Et Tom avait fait tout cela dans son dos ?! Harry commença à culpabiliser. Il n'avait pas assez pris soin de Tom et l'avait laissé voir cette partie honteuse de lui. Il essaya de se rappeler de tous les moments où Tom aurait pu découvrir les cicatrices qui jonchaient son corps à cause de la guerre. Il y avait les moments où, quand il pensait que Tom n'était pas présent, il se regardait torse nu devant le miroir et pestait à voix haute contre ces "cicatrices disgracieuses qui ne partiront jamais". Il y avait aussi toutes les fois où il se changeait dans sa chambre chaque jours.

Harry soupira. Il n'avait pas vu que Tom avait fait tout cela. Il n'avait pas vu que Tom s'était auto-mutilé pour essayer de cicatriser Harry.

Harry se défoula sur son pauvre bureau en lui donnant des coups de pied. Aux prochaines vacances, il devra avoir une discussion sérieuse avec lui. Il sortit sa plume et commença à écrire une lettre à Tom.

o0O0o

Tom,

Aux prochaines vacances, nous en parlerons plus en détail. Merci de m'avoir fait par de quelque chose d'aussi sérieux.

Mais pour le moment, ne te préoccupe plus de tout ça et profite de ta vie à Poudlard, et continue à bien travailler !

Bisou mon poulet d'amour

Harry qui t'aime

Tom soupira devant l'attitude gaga de Harry. Il savait que sa lettre avait laissé un grand froid à Harry, et que la discussion qu'ils auront ne sera pas toute rose. Harry pouvait être très sérieux malgré sa manie à l'appeler "mon poulet d'amour", ou encore "mon p'tit bout'chou", "mon trésor"... Urgh. Harry débordait d'amour. Trop d'amour.

Malgré ces pensées, Tom ne put s'empêcher d'esquisser un léger sourire.

o0O0o

- Hey, je peux avoir un verre de sang ? Du sang de femme adulte.

Harry leva les yeux des verres qu'il essuyait et regarda l'homme devant lui. Un homme encapuchonné s'était assis à une des chaises et il respirait lourdement et n'arrêtait pas de se mouiller les lèvres. Harry se pinça les lèvres et réajusta le masque qui lui servait à être anonyme. Ce n'était plus que sa dernière nuit à travailler ici. Après, il pourra démissionner et travailler autre part que dans cet enfer.

- Je vous sert ça tout de suite.