Bonsoir ou bonjour ! Aujourd'hui, le chapitre se passe en premier lieu dans le Poudlard Express, et ensuite à Poudlard !
Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre et aimer mon histoire, je vous en remercie du fond du cœur !
Harry va rencontrer un nouvel individu, qui lui fera penser à une vieille connaissance ! Ensuite, il va essayer de trouver une solution pour sortir Tom de cette situation de harcèlement !
Bonne lecture
Chapitre 7
Harry se réveilla au son des oiseaux chantant. Enfin, dans ses rêves. Car en réalité, il fut réveillé brutalement par un raclement de gorge à un mètre de lui. Il se mit instantanément sur ses gardes et saisit sa baguette qu'il pointa vers la source du bruit. Au bout de la baguette, Tom était là, debout et impassible, les bras croisés, et levait un sourcil.
- Combien de fois on a voulu te tuer pendant ton sommeil pour que tu ais de tels réflexes ?
- Tooom, tu m'as fait peur, ne refais plus ça ! dit Harry en se recouchant sur le ventre.
- Tu ne demandes même pas pourquoi je t'ai réveillé ?
- Hmpf, grogna Harry, la tête dans son oreiller. Pourquoi ?
- On doit partir dans cinq minutes pour la gare de King's Cross. Tu sais comment sont les trains, on les attend, mais eux ne nous attendent pas.
À ces mots, Harry sortit à la vitesse de la lumière de son lit. Il commença à se déshabiller et Tom sortit aussitôt de la pièce en grommelant. Quelques secondes plus tard, il se rua dans la salle de bain. Il se brossa les dents et dans le même temps fit rapidement ses valises d'un coup de baguette. Quand il descendit les escaliers en trombe, il vit Tom posé sur le canapé. Ni une ni deux, il saisit le bras de Tom et activa son Portoloin. Quand ils arrivèrent, Tom se tint le ventre d'inconfort à cause du transplanage. La Gare de King's Cross était bondée de parents saluant leurs enfants… qui partaient déjà.
Harry rétréci d'un geste de la main leurs valises et courut, la petite main de Tom dans la sienne. Le pauvre Serpentard réussissait par chance à suivre Harry qui slalomait entre les gens. Alors Harry, en tant que parent très exemplaire, prit et suréleva le petit corps de Tom sous son bras et sauta sur l'arrière du train avant que celui-ci ne soit hors de portée, sous les regards incrédules des gens. Il reposa Tom qui le regardait avec une expression de léger choc, mais qui finit par esquisser un léger sourire. Tom tenait fermement la robe de Harry et essayait de ne pas regarder le sol qui défilait à grande vitesse.
- Harry. T'es vraiment pas possible.
- Mais au moins, on l'a eu notre train ! Oh, ne refais jamais ce que j'ai fait…
- Je ne vais pas le refaire. La prochaine fois je partirai sans toi.
- Mais ! C'est méchant… Enfin, c'est de ma faute.
- Tu es souvent en retard pour tout, mais tu n'as pas peur d'être en retard à tes cours ? Tu pourrais être viré parce que tu n'es pas assez ponctuel, et les gens pourraient penser que tu ne prends pas ton travail au sérieux.
- Même si je suis en retard, l'important c'est que je fasse bien les choses, non ?
- Si seulement ça pouvait être comme ça partout. Il y a des gens parfaits qui ont à la fois le sérieux, la ponctualité et l'efficacité. Imagine si le directeur choisit de te remplacer pour embaucher une de ces personnes parfaites.
- Il n'y a pas de personnes "parfaites" dans la vie. Tout le monde a ses défauts, et quand bien même tu trouves quelqu'un parfait, cela ne sera qu'à tes yeux ! Tout est question de subjectivité.
- Hm, répondit Tom à cela. De sages paroles.
La porte à l'arrière du train derrière eux s'ouvrit lentement, révélant un homme tout de noir vêtu qui rappela à Harry un certain professeur de potions. L'homme avait cependant les cheveux blonds attachés en catogan par un beau ruban vert, avait un regard couleur vert clair impassible et semblait être dans la trentaine. Harry se leva et fit face à l'homme.
- Monsieur Riddle, dit l'homme, je peux savoir ce que vous faites à l'arrière du train ? Et qui est-il ?
- Oh, bonjour monsieur, dit Harry en tendant la main.
Sa main fut royalement ignorée alors que l'homme regardait Harry droit dans les yeux. Harry sentit quelque chose frôler ses barrières d'Occlumancie, mais il expulsa rapidement et efficacement l'intrusion. L'homme fronça les sourcils, le regard toujours planté dans celui de Harry qui le fixait en retour.
Tom s'avança légèrement. Sa main n'avait pas quittée la robe de Harry.
- Bonjour professeur Haze, dit Tom, cet homme est le nouveau professeur de DCFM.
Harry retendit la main en souriant. Cette fois-ci, Haze la serra visiblement à contre-cœur. Sa poigne était très ferme.
- Enchanté, je suis le nouveau professeur de DCFM. Moi et Tom étions en retard et nous avons dû rattraper le Poudlard Express comme nous le pouvions !
- Je vois. Eh bien, qu'attendez-vous pour rentrer ?
Harry entra en compagnie de Tom. Haze fronça les sourcils quand il vit Tom tenant fermement Harry, mais ne put faire de commentaire car Harry le coupa.
- Quel est le compartiment des professeurs ?
- Il n'y en a pas. Mais vous pouvez aller dans celui où j'étais, il n'y a personne d'autre.
- Si cela ne vous dérange pas, dit Tom, puis-je me joindre à vous ?
Haze prit un air dédaigneux.
- Pardon ? Je sais que les compartiments sont tous pleins, mais cela ne vous empêche pas de rejoindre vos petits camarades.
Harry leva une main amicale et lança un petit sourire aux deux.
- Oh monsieur Haze, cela ne me dérange pas ! Vous pourrez en profiter pour me parler de Tom !
Haze leva le menton et se dirigea vers son compartiment. Il s'assit et Harry et Tom prirent place en face de lui. Haze s'accouda et les regardèrent.
- Vous avez l'air bien proches, observa-t-il.
- Je suis son père, répondit Harry sans réfléchir.
Tom se figea. Son père… Mon dieu. Qui le croirait ? Et même, quel âge avait Harry ? Il ne le savait même pas. Mais d'apparence, il n'avait pas du tout l'âge d'un père d'un enfant de 11 ans. Haze a dû penser la même chose, car il fronça les sourcils et dit d'un ton suspicieux :
- Ah, vraiment ?
- Oui, je suis Harry Riddle. Vous n'avez pas entendu parler de moi ?
- Non. Je savais que j'allais avoir un nouveau collègue qui allait partager la matière que j'enseigne, mais je n'ai pas prit la peine de connaître son nom. Je ne m'intéresse pas à ce genre de chose.
Le sourire de Harry se figea. Quel caractère de cochon ! Et il avait cet homme pour collègue ? Enfin, ce n'était pas comme si cela gênait beaucoup Harry. Il avait vu pire.
- Et donc… Monsieur Haze, vous enseignez la DCFM ? C'est bien cela ?
- Je ne vous savait pas si perspicace.
- Bien… On ne m'a pas dit que nous allions être deux.
- C'est votre problème.
- …
Harry se fit très calme.
- Comment est Tom dans vos cours ?
- Quoi ? Vous voulez faire une sorte de réunion parent/professeur ?
- On peut dire ça comme ça.
- Tom Riddle est un élève studieux. Il écoute en cours, prend tout en note et a la décence de lever la main quand il a une question. Pas comme ses petits camarades.
Harry fit un grand sourire à Tom et tapota affectueusement sa tête. Tom s'abstint de dire ou faire quoi que ce soit au geste, alors il garda un visage neutre. Son cœur, en revanche, s'accéléra légèrement, mais il balaya ce détail. Haze regardait la scène, une expression d'ennui sur son visage. Il ne dit rien, car il n'allait pas non plus empêcher un supposé père de montrer de l'affection à son supposé enfant. De plus, ils n'étaient pas encore à Poudlard et ils étaient tous les trois seuls, cela ne servirait à rien de faire de commentaire désobligeant.
Le reste du trajet se déroula en silence. Harry avait essayé quelques fois d'entamer la conversation, mais les réponses courtes et cinglantes de Haze l'encouragea à se taire. Il discutait alors avec Tom en mangeant des friandises que la dame avec son chariot leur a vendu. Haze avait beau être accoudé à regarder le paysage défiler, il surveillait les deux du coin de l'œil et écoutait chaques mots de leur conversation sans intérêt.
Haze trouvait Harry Riddle suspect. Il était définitivement très jeune. Trop jeune. Il ne connaissait pas son âge, mais il savait qu'il était probablement trop jeune pour être père ou même professeur. Ou alors a-t-il subit un accident magique qui aurait figé son apparence ? Haze ne savait pas. Mais Harry Riddle était suspect. Haze se dit qu'il devrait peut-être investiguer sur ce Harry Riddle.
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- Hum hum !
La voix de Armando Dippet fit taire les élèves.
- J'espère que vous avez tous passés de bonnes vacances, poursuivit-il. Avant toute chose, j'aimerai vous présenter le professeur Harry Riddle, qui enseignera la Défense Contre les Forces du Mal en plus du professeur William Haze.
Donc cet homme s'appelait William ? Harry sourit en direction de Haze qui détourna le regard en un "tch". Harry tourna ensuite son regard et son sourire à tous les élèves.
- Professeur Riddle, voulez-vous dire un mot ?
Harry se leva énergiquement et se racla la gorge.
- Merci à tous de m'accueillir dans l'enceinte de cet établissement, je ferai en sorte de bien vous enseigner et d'être à l'écoute de chacun d'entre vous ! J'espère bien m'entendre avec vous tous, ainsi qu'avec mes collègues !
À ces mots, Harry jeta un coup d'œil à Haze.
- Merci ! dit-il comme mot de fin.
Il se rassit et sourit à pleines dents à Haze qui grinçait des dents pour aucune raison. Les élèves furent éblouis par tant de joie dans la voix de Harry. Cela contrastait très fortement avec le professeur Haze. Si l'on devait comparer, Harry serait un petit soleil, et Haze une lune qui ne brillait pas. Tom sentait des regards sur lui, dont ceux de la bande à Malfoy. Tom tourna son regard vers eux. Il regarda ensuite Harry et vit qu'il regardait Malfoy d'un air sérieux. Tom sourit légèrement. Le harcèlement n'allait peut-être plus durer bien longtemps.
o0O0o
- Alors Riddle, c'est qui ce gars ? demanda Malfoy d'un ton menaçant.
Ils étaient dans la Salle Commune. Personne n'intervenait, étant malheureusement trop habitués à cela. De plus, cela ne les concernait pas. Malfoy avait vite encerclé Tom avec ses deux "amis" qu'étaient Evans et Parkinson.
- C'est mon père, répondit Tom en se levant.
- Tu oses te lever ? Eh bien quoi ? Tu prends la confiance maintenant que ton papounet est un prof ?
Malfoy n'avait pas tort. Mais il ne l'admetterait pas.
- Malfoy, tu devrais grandir un peu.
- Espèce de…
Malfoy le traîna hors de la Salle Commune et commença à le frapper. Tom ne se débattit pas.
- Eh bien Malfoy, c'est tout ce que t'as ?
Tom provoquait intentionnellement Malfoy. Et son plan marcha. Malfoy, fou de rage, frappa encore et encore Tom, et fit l'erreur de laisser des ecchymoses. Parkinson se contentait d'émettre de fortes insultes à son égard, et Evans regardait la scène en riant sadiquement, une expression de pure moquerie sur le visage.
Personne n'est intervenu.
Le soir-même, Tom alla voir Harry dans ses appartements. Celui-ci se décomposa à la vue de son protégé. Il inspecta les blessures et fit disparaître les bleus à l'aide d'une pommade.
- Tom, est-ce que c'est Malfoy qui t'a fait ça ?
- Oui.
- Merci d'être venu m'en parler.
Harry ferma les yeux de colère. Malfoy allait toujours plus loin. Dans son époque, Harry avait réussi à faire la paix avec Draco Malfoy, et les deux ne se chamaillaient plus comme des gamins. Mais là, c'était différent. Là, c'était Tom qui subissait les coups. Malfoy ou pas, il ne le tolérait pas.
- Je vais faire quelque chose pour que cela s'arrête. Je vais devoir en parler au directeur, ou au professeur Dumbledore.
- Quoi ? Pourquoi le professeur Dumbledore ?
- Eh bien, il sait que tu es victime d'intimidation, il en a été témoin. Ou préfères-tu en parler à la personne avec qui tu t'entends le mieux ?
- Toi.
Harry leva les yeux au ciel.
- Oui bon, à part moi.
- Fait ce que tu veux.
Harry étreint Tom, et après quelques instants, lui dit qu'il ferait mieux d'aller se coucher. Avant que Tom ne parte, Harry déposa un baiser chaste sur son front en lui souhaitant bonne nuit. Tom rougit et s'empressa de partir, une main couvrant son front.
Quelques minutes plus tard, Harry se rua vers sa porte et partit en direction des appartements du professeur Dumbledore. Il toqua à la porte, et par chance, il lui ouvrit.
- Bonsoir professeur Riddle. Que se passe-t-il pour que vous ayez un air aussi sérieux ?
- Bonsoir professeur Dumbledore. Puis-je entrer pour parler d'un de mes élèves ?
- Bien-sûr, j'ai tout mon temps. Entrez donc !
- Merci beaucoup professeur.
Harry entra et Dumbledore l'invita à s'asseoir sur un fauteuil.
- Un bonbon au citron ?
- Non merci.
Quand Dumbledore fut assit à son tour, il regarda Harry en souriant.
- Professeur Dumbledore…
- Appelez-moi Albus, le coupa-t-il. Nous sommes collègues après tout.
- … Très bien Albus. Je suis venu vous voir pour vous parler de Tom Riddle.
- Ah oui, votre fils ! Comment se porte-t-il ? Est-ce que tout va bien ?
- Pour être franc, non. Comme vous le savez, Tom se fait régulièrement harceler par Malfoy, Parkinson et Evans.
- Oui…
- Je voudrais votre aide pour leur infliger une punition beaucoup plus sévère. Tom a beau être mon fils, il reste un élève parmis tant d'autres. Je ne veux pas faire de favoritisme, je dis juste que je ne tolère pas le harcèlement, peu importe qui le subit. J'ai entendu dire que vous avez enlevé des points de maison à Serpentard. Cela ne suffit pas. Tout à l'heure, il est venu me voir couvert de blessures infligées par les mêmes personnes.
- C'est fort regrettable. Je les ai pourtant avertis que s'ils recommençaient, je ne serai pas aussi indulgent.
- Je ne veux pas que Tom se fasse harceler plus qu'il ne l'est déjà. C'est pourquoi je demande une aide extérieure. Si je suis celui qui punit sévèrement Malfoy, Parkinson et Evans, Tom sera vu comme quelqu'un qui se cache derrière son père, un professeur qui le favorise parce qu'il est son fils. Je ne veux pas qu'il ait à subir cela en plus.
- Je comprends tout à fait cela. Je vais informer le directeur Dippet de la situation. Néanmoins, vous êtes conscient que vous ne pourrez pas éternellement les punir par l'intermédiaire de quelqu'un d'autre, n'est-ce pas ?
- J'en suis bien évidemment conscient. Je veux juste m'assurer que plus aucune violence ne soit faite par ces trois-là. Je défendrais tout élève, sans exception.
Harry inspira.
- Même si Malfoy venait à être harcelé à son tour, je le défendrais aussi. Ils ne sont que des enfants. Ils font des bêtises à différentes échelles de gravité. Mais s'ils grandissent en continuant à faire le mal sans que personne ne les supervise, alors ils auront énormément de chances de devenir de mauvaises personnes à l'avenir.
- Vous avez bon cœur, professeur Riddle. Très bon cœur.
Harry sourit doucement. Il avait peut-être bon cœur, mais cela était aussi une grande faiblesse pour lui. C'était comme jouer à pile ou face. Sa gentillesse pouvait se retourner contre lui à tout moment, et Harry en était pleinement conscient.
- Merci Albus, répondit-il chaleureusement. Je vous remercie pour votre aide.
- Je vous en prie, c'est normal. Je vous donnerai des nouvelles de ce que le directeur aura dit. Nous ferons en sorte que justice soit faite.
Harry salua Dumbledore et prit le chemin de retour dans ses appartements, mais il s'arrêta devant sa porte. Il voulut marcher pour se changer les idées.
Malfoy sera sûrement celui qui aura la plus grande sanction, car il est celui qui prenait l'initiative de chaque attaques contre Tom. Parkinson ne frappait presque pas mais faisait tout de même du harcèlement verbal, et Evans aura contre lui la non-assistance à la personne en danger, en plus du fait d'encourager les abuseurs. Tom ne sera jamais à l'abri de quelques rumeurs et du fait que les gens pensent qu'il favorise Tom.
...Le favorisait-il ? Harry s'arrêta de marcher. Le fait qu'il s'investisse si loin pour empêcher son fils de se faire harceler, était-ce du favoritisme ? Non, il le ferait pour n'importe quel élève ! Mais Harry ne put s'empêcher de penser qu'il favorisait Tom par rapport aux autres. Pourtant, lors de son premier cours, il n'a pas négligé les autres élèves. Il donnait la parole à ceux qui levaient la main, et Tom n'était pas le seul à avoir des questions. Il traitait les élèves de manière égale, et il allait continuer sur cette route.
Une main s'abattit sur son épaule, l'interrompant brusquement dans ses pensées. Par réflexe, il se mit instantanément sur ses gardes, s'éloigna de deux mètre, se retourna et saisit sa baguette qu'il pointa devant lui. Au bout de la baguette, Haze était là, debout et impassible, les bras croisés, et levait un sourcil.
