Bonjour ou bonsoir ! J'ai eu quelques soucis d'ordinateur, alors je n'ai pas pu écrire, mais j'ai décidé de faire un chapitre plus long pour compenser le manque ! Il y a environ 6000 mots dans celui-ci. À vrai dire, je le trouvais un peu long sur Doc, mais je ne voulais pas le couper.
Merci à tous ceux qui me soutiennent !
/!\ ATTENTION, CE CHAPITRE CONTENT DES SUJETS POUVANT ÊTRE SENSIBLES /!\
Dans le chapitre d'aujourd'hui il y aura un peu d'action, des révélations, et surtout... Le harcèlement prend fin ! Mais comment ? À quel prix ? À vous de le découvrir !
Ce chapitre se porte sur Tom, puis Malfoy. Vous verrez pourquoi. Le prochain chapitre sera aussi sur Malfoy. Je sais déjà ce que je vais faire de son cas.
Bonne lecture.
Chapitre 9
Tom était allongé sur le canapé dans les appartements de Harry. Il avait prit cette habitude de venir le voir tous les soirs, et ensemble ils discutaient de la journée passée ou de tout et de rien en buvant leur habituel chocolat chaud. Mais ce soir-là, sa boisson avait un goût amer. Mais ce n'était que psychologique. Car en réalité, il était simplement un peu énervé. Il écoutait Harry parler avec énergie de sa journée :
- Et devine quoi ? Ensuite, ce Pouffsoufle a fait tomber tous les livres, et une vague de poussière est tombée partout sur Haze ! Ça a fait un énorme boucan. Je voulais rire, mais Haze m'a tout de suite lancé le regard de la mort !
Haze par-ci, Haze par-là… Tom en avait un peu marre. Ces temps-ci, il n'y en avait que pour Haze. Certes, Harry s'était fait un nouvel "ami", mais cela ne voulait pas dire qu'il pouvait ressortir son nom à chaque fois que Tom et Harry se voyait ! Il ressentait une profonde jalousie.
- Harry. Peux-tu arrêter de parler sans arrêt de Haze ?
Harry se tut instantanément.
- Oh ! Désolé, je… c'est vrai que je parle beaucoup de lui… mais tu sais, c'est la première fois que je me fais un ami depuis que je suis arrivé ici. Attends… Tom, tu es jaloux ?
- Tss. Ça se voit tant que ça ?
- Hum, maintenant que je le vois, oui. Je suis vraiment désolé si tu pensais que je te remplaçais ou quelque chose du genre ! Jamais je ne pourrais faire ça. Tu es le Number One dans mon cœur !
Puis les deux ne dirent plus rien. Tom avait inconsciemment un petit sourire satisfait. Il le savait déjà, qu'il était le premier dans le cœur de Harry. Mais l'entendre de vive-voix était tout autre chose.
- Pendant que j'y pense, dit Tom, où vivais-tu avant de m'avoir adopté ?
- Hum… je ne vivais pas là.
- Ça ne répond pas vraiment à ma question. Que faisais-tu avant de m'avoir adopté ? Ou même… Pourquoi m'as-tu adopté ? Voulais-tu seulement profiter du fait que je sois un Fourchelang ?
- Non, Tom. Je voulais une famille, c'est tout. Pourquoi tu poses toutes ces questions, soudainement ? Il s'est passé quelque chose ?
- Tu mens, répondit Tom en ignorant la question. Comment tu as su mon existence ? Tu dois sûrement avoir des liens avec ma famille biologique si tu as su qu'un sorcier avait été abandonné dans un orphelinat.
La voix de Harry se fit soudain autoritaire.
- Tom. N'insiste pas s'il-te-plaît. Quand tu seras plus grand, peut-être que je te le dirais.
Tom se leva du canapé et fixa Harry avec colère.
- Peut-être ? Juste "peut-être" ? Cela me concerne directement, Harry. Il n'y a pas de peut-être. Tu ne peux pas garder secret quelque chose d'aussi important. Je ne demande pas à ce que tu me ramènes à ma famille, ni même à vraiment la connaître. Je veux juste savoir comment tu as su pour moi, et pourquoi tu as choisit de m'adopter.
- Je te dirai tout quand tu seras assez grand et mature.
Et quand Harry sera bien sûr que Tom ne tournera pas mal. Pour le moment, à cause de Malfoy et compagnie, il y avait toujours un petit risque. Il fallait que Harry l'éloigne de toute forme de violence, et qu'il fasse grandir Tom dans un environnement sain, au moins jusqu'à ce qu'il quitte le cocon familial.
- Ne trouves-tu pas que je suis déjà assez mature pour un enfant de 11 ans ?
- Haha, c'est vrai. Tu es mature, mais pas grand. Commence déjà à dépasser ma tête sans tricher !
Il caressa doucement la tête de Tom qui se détendit légèrement malgré lui au geste.
- Tu es petit pour un homme. Ça va être facile.
- Whoa eh ! Même si c'est la vérité, ne le dis pas haut et fort !
- C'est toi qui parle fort actuellement.
Harry rit. Quand il avait ce genre de discussion avec Tom où ils ne faisaient que de se charrier, le cœur de Harry se réchauffait. Il entoura de ses bras Tom qui se laissa faire, habitué à ce genre d'affection.
La colère de Tom s'évapora presque aussitôt. Il ressentait la chaleur de ses bras l'envelopper, et il se détendait chaque fois. Ils restèrent comme ça en silence pendant quelques minutes, les doigts de Harry massant délicatement le cuir chevelu de son Tom. Ils avaient tous les deux les yeux fermés et le visage détendu. Dans ce genre de moment, le Serpentard goûtait à l'affection familiale. Il doutait fortement que sa famille biologique pourrait lui donner la même source de chaleur. Tom brisa le silence confortable alors qu'il sentait son esprit commencer à partir.
- Demain, Malfoy reviendra.
Harry ne réagit pas physiquement, mais répondit quand même.
- Oh. C'est vrai. Ça fait déjà une semaine. Parkinson et Evans t'ont laissé tranquille pendant ce temps ?
- Oui, un peu. Ils ne m'ont plus agressé comme ils le faisaient. Maintenant, ils se contentent de me regarder méchamment et occasionnellement faire exprès de me bousculer.
- Ils ne t'ont pas laissé tranquille, donc… comme je le pensais.
- Si ce n'est que ça, je peux l'endurer.
- Ce n'est pas rien, Tom. La prochaine fois que ces trois-là lèvent la main sur toi, je…
Harry se stoppa. Il souffla et étreint plus fort Tom.
- Mon dieu, je sais qu'ils recommenceront ! C'est une évidence. Une expulsion ce n'est pas rien, mais c'est pas forcément efficace ! Je vois de quel genre ils sont. Ils vont recommencer, pour sûr. Ne t'inquiète pas, Tom. Je serai toujours à tes côtés.
- Je sais merci, tu me l'as déjà dit.
Ils restèrent immobiles pendant quelques minutes, avant que Tom ne dise qu'il devait retourner dans son dortoir. Il franchit la porte des appartements de Harry et ce-defrnier lui fit un dernier câlin.
- Bonne nuit mon Tommy ! Fait de beaux rêves !
- Harry, je ne suis plus un gamin !
- Pour moi, peu importe que tu aies onze, vingt ou cinquante ans, tu seras toujours mon petit protégé, mon petit bout'chou !
- Bien sûr… tu es trop gaga.
Harry lui fit l'habituel bisou sur le front, et Tom se couvrit le front en ayant une légère rougeur, comme d'habitude. Harry rit.
- Mais ce surplus d'amour ne te déplaît pas.
- Hm.
Tom commença à partir, mais s'arrêta au bout de quelques secondes. Il tourna sa tête vers Harry et murmura.
- Bonne nuit.
Il avait beau être à une distance de deux mètres, Harry l'avait entendu. Tom partit pour de bon à travers le long couloir sombre.
Dans ce même couloir, à l'extrémité opposée de Tom, Haze, qui avait assisté à la scène par hasard, fronçait les sourcils en plissant les yeux. C'était étrange. Quel genre d'enfant appelait son père par son prénom ?
o0O0o
Le jour fatidique arriva. Malfoy était de retour. La Grande Salle se fit silencieuse quelques secondes avant de continuer à être bruyante, même si beaucoup d'entre eux regardaient Malfoy marcher silencieusement vers la table des Serpentards. Il était silencieux. Étrangement silencieux. Quand Parkinson et Evans lui parlait, il répondait des réponses courtes et sèches. Tom voulait sourire. Malfoy ne lui avait accordé aucun regard depuis le début. Il serait sûrement laissé tranquille. Tom ne laisserait cependant pas sa garde baissée. Il y avait toujours ce risque, et même Harry n'était pas sûr quant à sa tranquillité pendant un certain temps. Presque tout le monde finit par retourner complètement à leur plats et discussions.
Harry était silencieux. Ses yeux fixaient alternativement Tom et Malfoy. Tom semblait satisfait ? Et Malfoy était énervé. Mais il y avait autre chose que Harry ne put déceler à cette distance. Il piqua fortement la pauvre salade dans son assiette, et entendit un "Manières, Riddle !" d'un Haze suspicieux qu'il ignora. Il devra avoir Malfoy étroitement à l'œil. Harry voyait comment Malfoy avait son poing qui se contractait autour de sa fourchette à chaque fois qu'on lui parlait.
Quand le petit-déjeuner se termina, tout le monde sortit de la Grande Salle. Certains allèrent traîner on ne sait où durant leur temps libre, et la majorité allèrent en cours. Harry se dirigea vers sa salle de classe. Il ne savait pourquoi, mais il avait un mauvais pressentiment. Même s'il était entouré d'élèves qui marchaient dans le couloir, Harry reconnut des bruits de pas qu'il identifia comme étant ceux de Haze. Il se retourna et força un sourire, malgré la sensation de malaise. Haze ne montra aucun surprise. Il passa devant Harry, et celui-ci le rattrapa. Haze regarda Harry du coin de l'œil.
- Vous m'avez entendu arriver même avec tout ce boucan, nota Haze. Alors c'est comme ça que vous êtes quand vous êtes quand vous êtes pleinement concentré ?
- Comme vous l'aviez si bien deviné, c'est une habitude à long terme.
- Oh vraiment ?
- C'est vrai ! ... Bon, c'est vrai qu'aujourd'hui je suis un peu plus sur mes gardes. Ça a sûrement affûté mes sens, par instinct.
- Drôle d'instinct. Pourquoi êtes-vous plus sur vos gardes ? Est-ce à cause du retour de Malfoy ? Vous avez peur pour votre… fils ?
Harry ne répondit pas alors qu'ils arrivèrent à leur salle. La plupart des élèves étaient déjà présents. La sensation de malaise ne disparut pas.
o0O0o
Il ne s'était rien passé de particulier pendant la journée. Harry avait eu Tom en cours, et le jeune était allé le voir le soir-même pour leur habituel chocolat chaud. Rien d'inhabituel ou de mal n'était arrivé à Tom. Peut-être que son mal-être était dû à autre chose de plus physique que psychologique. Le sentiment avait cependant disparu partiellement grâce à la venue de Tom.
- Tu n'as pas l'air en forme, fit remarquer Tom.
- Ah… J'ai juste un peu mal à la tête et j'ai comme les tripes qui se contractent.
- Que ça sonne classe dis donc, répondit-il en se levant.
Tom se dirigea vers lui et plaça une main sur son front et celui de Harry.
- Tu n'as pas l'air d'avoir de fièvre. Quelque chose s'est passé durant la journée ?
- Non, justement… Justement, rien ne s'est passé. Et tant mieux.
- Hein ?
Harry aimait ce Tom. Ce Tom qui prenait soin de Harry comme s'il était un patient, ou même comme si Harry était son fils.
- Merci Tom, dit Harry après un moment. De te soucier de moi. Soit gentil, Tom. Tu dois être toujours réellement gentil. Tu es tout ce que j'ai. Je serai toujours là pour toi, alors s'il-te-plaît, soit toujours là pour moi. Promet-moi tout ça, Tom. Promet-moi tout.
Tom ne sut quoi dire. Il resta là, immobile, ses mains toujours collées à leurs front. Finalement, il répondit avec honnêteté :
- Je te le promets. Et je ne te quitterai jamais. Qu'est-ce qu'il se passe en ce moment ? J'ai l'impression qu'aujourd'hui l'ambiance est très étrange à Poudlard, et même toi a l'air d'être… étrange.
- Probablement parce que Malfoy est revenu. Les rumeurs sont partout, alors ça doit être pour ça. En tout cas, dieu merci, il ne t'a pas embêté. Et les deux autres ?
- Non plus. Je suis enfin tranquille.
- Haha, tu sais, être tranquille ne t'empêche pas de te faire quelques amis.
- Alors je ne serai plus tranquille.
- Tu es heureux ainsi ?
Heureux ? Il ne savait pas. Au fond, quand était-il heureux ? Il n'était pas malheureux, ça non. Mais heureux ? Tous les moments qu'il passait avec Harry lui plaisait. Il était donc heureux, car il pouvait sourire, être lui. Alors oui, il était heureux. C'était forcément ça.
- Je suis… heureux. Quand je suis avec toi. Alors oui, je suis heureux ainsi.
o0O0o
Tom se retourna dans son lit. Après sa conversation avec Harry, ils avaient passé le reste de la soirée à se prélasser sur le canapé à parler de tout et de rien. Ça avait dérivé sur le Quidditch, la musique, la littérature, puis sur l'histoire de Poudlard en général. Il s'endormit paisiblement.
Quand il se réveilla, ce fut à cause de la sensation de froid tout autour de lui. Il ouvrit précipitamment les yeux et se retrouva par terre, mouillé de la tête aux pieds, encerclé par Malfoy, Parkinson et Evans. Ils étaient dehors, à la lisière de la forêt interdite. Comment ? Pourquoi ne s'était-il pas réveillé avant ? Comment avaient-ils réussi à ne serait-ce que le sortir de son lit sans qu'il ne le remarque ? Il se rendit compte qu'il ne pouvait pas bouger. Immobulus.
- Enfin réveillé ? dit Malfoy avait une expression de rage sur son visage.
Il leva le sort et Tom se redressa sur ses coudes. Il n'avait pas sa baguette. Il était piégé.
- Qu'est-ce que tu comptes faire, Malfoy ? demanda agressivement Tom.
- Ne pose pas de questions. On va seulement te faire une petite frayeur.
Il fit un geste de la main et Parkinson et Evans saisirent chacun un bras de Tom qui commença à se débattre. Malfoy mit le bout de sa baguette sous le menton de Tom.
- Je te conseille d'être docile. C'est la faute de ton foutu père.
- C'est le directeur qui t'a expulsé, pas mon père.
- Tu crois que je suis stupide ? Je me doute bien que ton papounet chéri ne voulait pas que les gens croient que tu te sois réfugié sous ses jupes, alors il a fait en sorte que les gens ne croient pas que c'était lui, à l'origine de mon expulsion.
- Tu n'as aucune preuve.
- Il n'empêche que depuis que ton père est là, étrangement, certains profs se défoulent beaucoup sur nous, surtout qu'on est des Serpentards.
Malfoy entamma la marche, et les trois suivirent. Tom ne put que penser à Harry. Tom se senti alors faible. Très faible. Encore une fois. Il ne savait pas se défendre magiquement. Ils se retrouvèrent devant un petit lac. Tous les quatre étaient méfiants quant à leur environnement. Après tout, ils n'étaient que de jeunes Serpentards dans une forêt interdite et effrayante, surtout de nuit. Et il faisait froid.
- Va au milieu du lac, ordonna Malfoy.
- Quoi ? Tu rêves. Qu'est-ce que tu complotes, Malfoy ?
- Je ne vais rien te faire… Pas directement. Poussez-le.
Parkinson et Evans obéirent et Tom se retrouva les pieds dans l'eau. Il a pensé à courir, mais cela ne serait pas un choix judicieux, d'après la baguette dans la main des trois et du fait qu'il ne pourrait que se perdre. Malgré la colère et la réticence à obéir, il n'avait que cette option pour le moment. Il pourrait réfléchir à un plan plus tard. Il avança d'une démarche assurée vers le milieu du lac. Par chance, il n'était pas profond, alors quand il atteignit la zone, il avait l'eau jusqu'aux hanches. Il essaya de voir s'il y avait des mouvements dans le lac, mais ne put voir grand chose à cause de la noirceur de la nuit. Malfoy avait lancé un Lumos, mais il ne put distinguer clairement sa silhouette. Ils ne dirent plus rien.
Malfoy ne souriait pas méchamment comme il avait l'habitude de le faire. Il le regardait juste. Parkinson ricanait à ce qui allait suivre.
Tom sentit soudain un mouvement à sa gauche. L'eau avait remuée, il en était sûr. Il commença à se diriger vers la rive, doucement, puis accéléra quand il vit quelque chose le suivre. C'était dans l'eau. C'était inconnu. Son cœur s'accéléra, et il eut des frissons. Il avait peur. Malfoy serait si fou au point de le servir de dîner à quelconque bestiole de la forêt interdite ?! Il essaya de courir du mieux qu'il put, et plus il se rapprochait de la rive, plus le niveau de l'eau baissait, lui permettant d'accélérer.
Sa cheville fut alors aggripée. La bête était juste derrière lui. Tom donna des coups de pieds pour que la bête relâche son emprise, et cela marcha. Mais pas pour longtemps. Quelque chose lui agrippa le col. Il tomba sur le dos, le corps entièrement immergé. Il avait heureusement eu le temps de retenir sa respiration. Il vit une main dans son champ de vision. Une main humaine. Elle lui agrippa de nouveau le col, mais cette fois-ci le traînant par l'avant. Son corps fut sortit de l'eau par une grande force. La personne qui l'avait sorti de l'eau le prit par la taille et sembla marcher, sûrement vers la terre ferme. Il entendit les voix tremblantes des trois autres Serpentards, dont une juste à côté de lui.
Il ouvrit la bouche pour respirer. Il ouvrit les yeux. Sa vision fut d'abord floue, mais au bout de quelques secondes, il vit très clairement le visage de Harry. Harry ? Comment avait-il fait pour le retrouver ? Même, pour savoir qu'il avait été emporté dans la forêt interdite ?
Harry fixait avec une rage très intense les trois élèves. Ses yeux étaient tellement froids que Tom ne put que se figer et les fixer, non-habitué à cela. Fort heureusement, ce regard ne lui était pas destiné. Il tenait Tom par la taille de son bras droit, et Evans de l'autre. Evans était tout aussi trempé.
- Je peux savoir ce que vous faisiez ? dit Harry d'une voix blanche.
Ils s'attendaient tous à une explosion de colère. Mais dans tous les cas, c'était mauvais signe. Harry reposa Evans et Tom, bien qu'il relâcha Tom plus délicatement que l'autre. Il posa sa main sur l'épaule de Tom. C'était une prise ferme et protectrice.
- Je peux savoir ce que vous faisiez ? répéta Harry plus fortement.
Malfoy fut le premier à parler.
- Je… Nous…
Sa voix était tremblante.
- Non mais dites-moi que je fais un CAUCHEMAR !
Harry avait fini par craquer. Tous étaient figés sur place et n'osaient bouger d'un millimètre.
- Est-ce que vous avez planifié de NOYER MON FILS ?!
- Non ! répondit Malfoy d'une voix qui se cassa. Nous… Ce n'était pas ce que nous…
- Votre ami Evans est allé sous l'eau, a fait peur à mon FILS en le MAINTENANT SOUS L'EAU ! NON MAIS QU'EST-CE QUE JE SUIS CENSÉ CROIRE EN VOYANT ÇA ? VOUS CROYEZ QUE CE GENRE DE "BLAGUE" EST DRÔLE ?! TOM NE VOUS A RIEN FAIT ! RIEN ! ET POURTANT, VOUS CONTINUEZ À VOUS ACHARNER SUR LUI À CAUSE DE SON SANG !
Harry était essoufflé à force d'avoir crié. Ses cordes vocales piquaient, mais il s'en fichait.
- Abraxas Malfoy. Je veux des explications. TOUT DE SUITE !
- Nous… Nous voulions juste lui faire peur, je…
Malfoy se mordit la lèvre.
- Je suis désolé…
- Tu sais que de simples excuses ne suffiront pas.
Malfoy ne dit plus rien. Il baissa seulement la tête, ressentant une profonde honte et du regret. Harry soupira de colère.
- Ne restons pas là, finit-il par dire. Il y a des tas de bestioles que nous ne voudrions pas croiser ici. Nous réglerons ça une fois à l'abri. Cependant, ne pensez pas une seule seconde que le directeur n'en sera pas averti. J'ai mes limites quant à l'indulgence.
Les Serpentards suivirent Harry. Harry, même extrêmement en colère contre eux, ne pouvait pas risquer plus longtemps leurs vies en restant sur place. Soudain, les yeux d'Harry s'écarquillèrent. Il avait entendu des pas. Des pas biens distincts.
- Oh non… murmura Harry.
Cela fit légèrement paniquer tout le monde.
- Un… Non… Deux ? murmura-t-il. Oh mon dieu. Accélérez ! Courrez !
Paniqués, ils suivirent Harry qui commença à courir sans qu'ils ne sachent pourquoi. Au bout d'un petit moment, ils entendirent tous très clairement le bruit de quelque chose qui les poursuivaient, et cela semblait les rattraper.
- Connaissez-vous le chemin du retour ? dit Harry entre deux souffles.
- Non ! dit Malfoy d'un ton paniqué.
Harry siffla entre ses dents. Il lança un sort qui fit apparaître une petite sphère blanche scintillante.
- Suivez la sphère ! Elle vous guidera vers Poudlard ! Ne la perdez surtout pas de vue ! Je vais retenir les loups-garous !
Le cœur des élève manqua un battement. Des loups-garous ?! Ils coururent encore plus vite à ces mots. Même si leurs poumons et leurs jambes brûlaient, ils ne s'arrêtèrent pas. Mais alors que Harry se retournait et faisait face aux loups-garous à cinq mètres de lui, il vit du coin de l'œil Malfoy trébucher sur une branche.
- Merde ! cria Harry.
Il vit un des loups s'apprêter à sauter sur Malfoy. Celui-ci cria d'effroi. Il couvrit son visage de ses bras dans une tentative désespérée de se protéger. Harry n'était pas assez proche pour s'interposer. Alors il lança le sort qu'il détestait le plus.
- AVADA KEDAVRA !
Le rayon vert jaillit, touchant le loup-garou en plein fouet. Il tomba raide mort, les yeux grands ouverts. Le deuxième loup s'arrêta alors brusquement. Il recula de quelques pas en montrant les crocs.
- Pars et ne reviens jamais, ordonna Harry.
Le loup-garou s'arrêta et ses oreilles se redressèrent. Son hostilité naturelle envers les humains fit qu'il fonça de nouveau vers Harry qui le regardait droit dans les yeux.
- Pars ! cria Harry. Ne m'oblige pas à réutiliser ce sort !
Le loup ne l'écouta pas et tenta de mordre Harry au bras. Il esquiva. Le loup continua alors de l'attaquer. Malfoy observait la scène et essayait de se faire petit. Il savait que s'il fuyait maintenant, il ne pourrait retrouver son chemin sans l'aide de son professeur. Malfoy fixa le loup mort à terre. Les grands yeux du loup étaient fixés dans sa direction, et gueule était grande ouverte, montrant ses crocs acérés. Malfoy plaqua une main sur sa bouche à la vue ignoble. Il repensa à quelque chose. Quelqu'un. Malfoy voulu vomir. Il fondit en larme.
De son côté, Harry criait toujours au loup de partir, même s'il savait que c'était peine perdue. Il s'était pris des coups de griffes assez profonds, et Harry fut très reconnaissant du fait que la lycanthropie ne se transmettait que par la salive au contact du sang.
Les pleurs de Malfoy retentirent. Les oreilles du loup pointèrent vers le haut, et il se retourna alors vers Malfoy. Il ouvrit la gueule et grogna. Harry vit cela et ses yeux se plissèrent.
- Je suis désolé, dit Harry d'une voix neutre, mais je ne peux pas te laisser blesser un enfant, peu importe qui c'est. Je t'aurais prévenu.
Alors que le loup-garou se ruait vers le garçon adossé à terre contre un arbre, Harry pointa d'un geste rapide sa baguette vers l'animal.
- Avada Kedavra.
Malfoy s'évanouit quand il entendit le bruit de la masse tombant à terre. Il se réveilla quelques minutes plus tard. Cela ne lui prit que quelques secondes pour se rappeler des évènements. Il se rendit alors compte qu'il était dans les bras de quelqu'un. Il ouvrit les yeux, croisant le regard vert de son professeur. Le regard de Malfoy descendit vers les épaules, puis les bras ensanglantés de son professeur. Sa respiration se fit plus erratique. Qu'est-ce qu'il lui prenait, de le porter alors qu'il était autant blessé !
- Ne t'agite pas, dit Harry.
Malfoy ferma les yeux en fronçant les sourcils. Le silence se fit tandis que Harry marchait d'un pas rapide, tenant son élève comme une princesse.
- Merci… je suis désolé… tellement désolé… pour ce que j'ai fait à Riddle… à votre fils… et pour avoir trébuché...
Harry le regarda simplement
- Ne t'excuse pas pour avoir trébuché, à moins d'avoir fait exprès.
Bien évidemment, il n'avait pas fait exprès de se tordre la cheville sur cette branche d'arbre. Harry écouta les sons autour de lui. Il n'entendait rien d'alarmant, alors il se permettait de marcher. S'il entendait le moindre bruit suspect, il courrait.
- Pourquoi est-ce que tu as fait ça ? demanda Harry après un long silence gênant.
- Je…
Malfoy hésita. Devait-il lui dire ? Le professeur Riddle trouverait sûrement ça ridicule.
- Abraxas. Je ne suis pas dupe. Tu n'as pas agi seulement parce que tu as été expulsé une semaine.
- Pourquoi est-ce que je vous dirais la raison ? Je suis un Malfoy !
- Rahh, laisse un peu de côté ta fierté ridicule de noble Sang-Pur et agis comme un gamin normal de ton âge. Tu es jeune, arrêtes de te comporter comme tes parents et profite de ta jeunesse. Maintenant, ne soit pas borné et dis-moi. Je te rappelle que nous parlons de ta très mauvaise blague qui aurait très bien pu mal tourner. Je reste ton professeur, et tu restes mon élève. En tant que membre du corps enseignant et en tant qu'humain, il est de mon devoir d'aider ceux qui sont dans le besoin. Maintenant, dis-moi. Cela ne servira à rien de me mentir, car je le saurai immédiatement.
Malfoy hésita, mais craqua.
- ...La raison est stupide. Quand je suis rentré à la maison, mes parents étaient évidemment très en colère. J'étais une disgrâce, un déshonneur pour la famille, et j'ai entaché notre réputation. Mes parents, enfin surtout ma mère, me l'a bien faite comprendre.
- C'est-à-dire ? encouragea Harry.
- ...J'étais privé de beaucoup de choses. De choses basiques comme le Quidditch, les sorties et les visites, etc… Mais le deuxième jour, ma mère a jugée que je "ne valais pas la peine de vivre comme un Malfoy". Alors elle m'a… sous-traité. Pendant une semaine, je n'étais même plus considéré comme un membre de la famille. J'étais un étranger.
Sa voix se brisait au fur et à mesure qu'il parlait.
- Elle m'interdisait de me nourrir pendant le reste de la semaine. J'ai été séquestré dans ma chambre, et si je ne suis pas mort de soif, c'était grâce au robinet de ma… salle de bain personnelle. Je ne comptais même plus les jours, je crois même avoir perdu la notion du temps. Cette semaine m'a paru si longue... Quand j'ai enfin été autorisé à sortir la veille au soir de mon départ, j'ai essayé d'appeler mon elfe de maison personnelle. Mais elle ne répondait pas à l'appelle. J'ai demandé à mes parents où elle était, et…
Malfoy se tut et les larmes commencèrent à couler de ses yeux remplis d'une tristesse non-dissimulée.
- ...et ma mère m'a violemment pris par les cheveux… Elle m'a conduite dans le jardin où j'ai… je l'ai vue… par terre, les yeux grands ouverts... Cette elfe, elle a été comme une nourrice ! Elle s'est occupée de moi durant toute mon enfance, et même si je ne la considérais pas forcément comme mon amie, je…
Il renifla. Les larmes coulaient à présent librement de ses yeux.
- ...Je ne voulais pas sa mort… Ma mère l'a tuée, me disant que ce n'était que ma punition pour avoir été une honte en tant que Malfoy… et que la mort de mon elfe était un avertissement… quand j'ai vu le regard de ce loup-garou mort, je n'ai pu m'empêcher d'avoir une pensée pour elle… et je me suis aussi dit… était-ce ce à quoi Riddle aurait ressemblé si ce que j'ai fait avait mal tourné au lac ? Aurait-il été pareil que ce loup, les traits figés dans cette expression d'horreur ? Je… je suis désolé.
Harry fixa intensément les yeux de Malfoy. Il ne mentait pas. Harry sentit tout à coup la rage monter en lui. Malfoy ou pas, un enfant restait un enfant. De quels droits ses parents tuaient un elfe de maison en guise d'avertissement ?! De quels droits affamaient-ils leur enfant ?! De quels droits ils l'enfermait ?! S'il n'avait pas eu de salle de bain privée, il serait sûrement mort en quelques jours, seul, dans sa chambre, sans que personne ne s'en soucie.
- Est-ce la première fois que ce genre de punition arrive ?
Malfoy mit du temps à répondre, le temps de se calmer un tant soit peu. Sa voix n'était plus aussi tremblante, et il avait séché ses larmes.
- Oui. Mais jamais ma mère n'a tué d'elfe par colère. D'habitude, quand je ne réponds pas à ses attentes, elle ne me prive que d'eau et de nourriture, et m'enferme dans ma chambre pour quelques jours, ou alors elle me frappe...
- Et ton père ? Que dit-il ?
- Il est froid et autoritaire, et a été déçu de moi, mais… Il ne prend pas part à ce que fait ma mère. Vous voyez, ma mère est née Malfoy, et elle considère qu'elle est à la tête de la famille à cause de cela, qu'elle a l'autorité absolue. Même si mon père est devenu Malfoy par union et est un homme de Sang-Pur, il ne s'est jamais vraiment opposé à elle.
- ...Ce que ta mère te fait n'est pas normal, tu sais ?
- Je le sais très bien. Mais je… Je suis un Malfoy, je dois me comporter tel quel.
- Cela n'a absolument rien à voir. Tu pourrais être retiré de ta famille pour abus sur mineur, ou ta mère pourra être en prison à Azkaban.
- Non ! Je… Je suis un Malfoy ! Je reste un Malfoy ! Je dois me perfectionner, ainsi je n'aurais pas à subir tout ça à l'avenir… Je vais laisser tout le monde tranquille ! Je vais laisser votre fils tranquille ! Je ne vais plus m'en prendre à qui que ce soit, alors s'il-vous-plaît, ne dites rien au directeur ! Il préviendra mes parents, pour-sûr !
Malfoy pinça ses lèvres. Pourquoi s'était-il confié ? Pourquoi s'était-il montré si faible ? Il était un Malfoy ! Il devait se ressaisir ! Mais quand il vit le regard rempli d'émotions de Harry, il sut. Il sut pourquoi il avait cédé si facilement. Il n'avait jamais eu personne à qui se confier. Personne ne prenait la peine de se soucier de lui, Abraxas. Juste Abraxas. Mais là, le professeur Riddle l'écoutait sans le juger, sans le mépriser. Il le voyait en tant qu'élève normal. Normal...
Harry réfléchi. Au départ, il ne voulait pas que Malfoy s'en sorte juste comme ça. Mais après avoir entendu son histoire, et après avoir confirmé par Légilimencie la véracité de celle-ci pour s'assurer que ce n'était pas une ruse très fourbe pour l'attendrir, il hésita. Effectivement, s'il prévenait le directeur, les parents de tous les concernés seront avertis. Il décida de ne rien dire au directeur. Cependant, qu'allait-il faire des deux autres ? Il trouverait bien une solution. Une part de lui était insatisfaite d'avoir une raison de l'expulser définitivement de Poudlard mais de ne pas pouvoir. Parce que Harry avait un cœur. Une raison. Et sa raison lui disait de ne pas le renvoyer dans ce foyer abusif.
Harry arriva enfin à la lisière de la forêt. Mais il fut instantanément en alerte quand il ne vit aucune trace des trois autres Serpentards. Toujours Malfoy dans les bras à cause de sa cheville cassée, il s'approcha du château. Il sentit un mouvement à sa droite et se tourna vivement. Devant lui se trouvait Armando Dippet.
- Veuillez me suivre.
Harry n'était pas en position de protester, alors il obéit sans rien dire. Ils pénétrèrent dans l'établissement. Le directeur prenait la direction de l'infirmerie. Dans les lits se trouvaient Tom, Parkinson et Evans. Harry sentit son cœur rater un battement à l'idée que Tom soit blessé, mais un regard sur son protégé le rassura. Il n'avait rien.
L'infirmière accourut et Armando s'éclipsa hors de l'infirmerie, et Harry fut étonné de cela. Le directeur n'avait rien à dire ? Pourquoi n'essayait-il pas d'avoir la version des faits de Harry ?
Harry posa délicatement Malfoy sur un des lits libres, sous les regards intrigués de Parkinson et Evans. Tom fixait le sang séché sur les bras de Harry. L'infirmière poussa un petit cri à la vue de tout le sang.
- Occupez-vous de monsieur Malfoy en premier.
- Il n'en est pas question ! répliqua l'infirmière.
- J'insiste. Je vais bien, je suis habitué. Monsieur Malfoy est un enfant. Ne le laissez pas souffrir. Moi, je n'ai plus vraiment mal.
C'était un mensonge. Ses plaies le piquait tellement. Mais comme il l'a dit, il était habitué. Il laissa l'infirmière au soin de Malfoy. Harry respira un bon coup. Les lumières de l'infirmerie n'étaient pas éclatantes, et Harry en était reconnaissant. Il apprécia quelque secondes la chaleur et le calme de la salle.
- Sont-ils blessés ? demanda-t-il après un petit moment.
- Non, mais il sont sous le choc. Riddle Junior voulait à tout prix retourner dans la forêt interdite, mais heureusement je les ai vus ! Je suis bien contente que le directeur a demandé à me voir dans son bureau, car sinon je ne les aurais pas vus ! Qui sait ce qu'ils seraient devenus. J'ai tout de suite prévenu monsieur le directeur. Il les a interrogés, et d'après eux, ils ont été attaqués par des loups-garous ! Ils étaient tellement paniqués que j'ai dû les emmener ici pour leur administrer des potions calmantes. Je les ai ensuite fixés à leurs lits. J'ai dû faire boire une potion de sommeil à messieurs Parkinson et Evans, mais Riddle Junior est si obstiné qu'il a renversé tout le contenu de la fiole par terre ! J'ai dû tout nettoyer vous savez !
C'était donc la raison pour laquelle Tom ne s'était pas précipité vers Harry quand il l'a vu arriver. Il était littéralement fixé au lit. Harry sourit et alla au chevet de Tom. Celui-ci prit alors délicatement le bras de Harry et l'examina intensément. Il grogna et dit :
- Je n'ai pas ma baguette sur moi… J'aurais pu essayer de cicatriser ça. Pourquoi tu ne l'as pas fait ?
- Heu… Pas le temps ? C'est pas grave, Tom. L'important c'est que tu vas bien.
Il caressa affectueusement la joue de Tom. Une plainte venant de Malfoy attira l'attention de Harry et de Tom. L'infirmière l'avait prit par le bras, et Malfoy essayait de se débattre.
- Par Merlin, vous êtes aussi obstiné que Riddle Junior ! Retirez cette chemise, vous saignez !
- Madame, intervient Harry qui s'était levé, laissez-moi faire.
Tom protesta. Harry lui fit un doux sourire rassurant.
- Ne t'en fait pas, Tom. Je sais ce que tu penses. Je ne t'abandonne pas. Ne pense jamais ça. Cette nuit a été particulièrement difficile pour nous tous, et nous sommes tous des victimes ici. Je dois m'occuper de mes élèves, tu comprends ?
Tom se renfrogna mais acquiesça. Il comprenait. Cependant, Tom sentit un pincement au cœur. Mais il comprenait Harry.
- Lâchez-le, ordonna Harry d'une voix douce. Il tira les rideaux autour du lit.
- Monsieur Malfoy, dit Harry d'une voix basse et douce, il faut que l'infirmière puisse vous guérir. Il n'y a pas de raison d'être pudique. Nous sommes des adultes qui ne doivent pas juger autrui.
Harry jeta un coup d'œil à l'infirmière qui hocha la tête.
Malfoy hésita. Il était un Malfoy. Un Malfoy n'était pas aussi faible devant les autres. Sur ces pensées, il serra les dents et retira lentement sa chemise sous le regard bienveillant de Harry. Le sourire de Harry se figea à la vue de ce qu'il avait sous les yeux. L'infirmière hoqueta. Malfoy avait le menton haut, mais fixait un point invisible devant lui, et son expression avait une teinte de détresse cachée. Harry ne réagit pas quand les portes de l'infirmerie s'ouvrirent, ni quand des voix retentirent. Il se contenta de fixer les nombreuses cicatrices qui jonchaient le bras gauche et le dos de Malfoy.
- Où est mon fils ? fit une voix de femme colérique. Où est Abraxas ?!
