Hello there, j'espère que tout se passe bien pour vous durant ce confinement. Je vous apporte – avec du retard, certes – une petite contribution pour adoucir vos journées. On se retrouve en bas !
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1940's
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Il courait dans les rues de Londres, la semelle de ses chaussures claquaient sur les pavés. Cela faisait une dizaine de minutes qu'il coursait l'assassin sur qui il enquêtait depuis presque trois semaines. Il n'était plus si jeune et il nota dans un coin de sa tête de reprendre plus intensément le sport. Il tourna dans une rue et s'apprêtait à hurler quelque chose du genre « Police ! » lorsque les sirènes commencèrent à hurler. Il perdit son suspect de vue à cause des mouvements de foule. Il leva la tête et vit les avions survoler les immeubles. Bon sang, c'était sa journée. Il essaya de se frayer un chemin vers un des abris sous-terrain de la ville. Ses oreilles bourdonnaient à cause du son beaucoup trop fort des sirènes et jeta un coup d'œil autour de lui pour vérifier que les gens se réfugiaient dans des endroits appropriés. Il eut un pincement au cœur en voyant qu'une dizaine de personnes traversaient encore la rue en courant, cherchant désespérément un endroit où s'abriter. Il hurla à leur attention mais ils ne l'entendirent pas, trop occuper à tourner en rond. On l'attrapa par le bras pour refermer les portes et le noir s'installa. Un bébé pleura. Ce qui semblait être sa mère lui murmura des paroles réconfortantes et commença à fredonner une berceuse tout bas. Le silence revint. Jusqu'au déluge de bombes. L'inspecteur serra les poings en pensant à toutes ces vies, dehors, gâchées. Et pour quoi ? il se le demandait. La guerre était un concept qui lui échappait. Lui qui voyait tous les jours ce que l'humanité pouvait faire de pire, il ne comprenait pas. Mycroft comprenait lui, fin stratège qu'il était. D'ailleurs, il lui avait interdit de s'engager comme volontaire. Il lu disait qu'il existait pire que l'enfer sur le continent. Ils attendirent, les uns serrés aux autres, pendant ce qui sembla être une éternité. Il avait désespérément besoin d'une cigarette, mais la présence d'un bébé dans cette pièce close lui retira vite cette idée. Contrairement à la plupart des gens, il savait que le tabac était nocif. Il évitait d'ailleurs toujours de fumer lorsqu'il savait quelqu'un d'autre avec lui. Il retint en sourire en repensant à ce qu'il lui avait dit : « toujours soucieux de prendre soin des autres. Eh bien, laisse-moi prendre soin de toi ». Il allait soupirer lorsqu'une explosion assourdissante se fit entendre. Il y eut des cris dans ce bunker de fortune, et on lui prit la main. La jeune femme était déboussolée et était pratiquement pliée en deux. Il fronça les sourcils jusqu'à ce qu'il aperçoive son ventre. Il était tellement rond, on aurait dit qu'elle était… enceinte ? Oh, c'était bien sa veine !
Il demanda aux gens autour de se pousser et la fit s'asseoir. Pourquoi est-ce que Sherlock n'était pas venu avec John pour poursuivre son suspect déjà ? Ah, oui, « mieux à faire ». John aurait su quoi faire ! Il regarda la jeune femme, qui respirait difficilement. Il posa ses mains sur ses oreilles et commença à lui parler doucement. Il lui demanda son nom. Elle répondit Olivia. Elle lui demanda le sien. Il répondit Gregory. Il continua de lui parler, ne faisant pas attention aux gens tout autour de lui, et au bruit dehors. Il avait perdu toute notion du temps et lorsque les gens se pressèrent contre la porte, il comprit que quelque chose n'allait pas. La porte était bloquée.
Bloquée ? Il entendit des cris de panique, et se releva en parlant assez fort pour couvrir le brouhaha.
« - S'il vous plaît écoutez-moi. Je suis l'inspecteur Lestrade de Scotland Yard, je vous demande de vous calmer. Mes collègues et les pompiers vont nous trouver, mais nous avons une femme sur le point d'accoucher avec nous, et elle a besoin de calme, alors je… »
Il se retourna brusquement lorsque la femme enceinte en question poussa un cri. Il s'accroupit auprès d'elle et la regarda. Grâce au faible éclairage il pouvait voir qu'elle était en sueur. Deux femmes s'assirent près de lui et lui donnèrent des ordres. Il était tellement stupéfait qu'il leur obéit, sans rien dire. Il prit la main d'Olivia qui lui broya presque les os. Il lui parlait, avait passé sa veste froissée derrière sa tête et avait relevé les manches de sa chemise.
Lorsque les portes s'ouvrirent, un hurlement provint des jambes écartées et ensanglantées. Il laissa la place aux secours qui prirent la suite en charge et il la vit lui sourire avant d'être définitivement écarté.
Il s'éloigna de quelques mètres, respirant à plein poumon la fumée et les cendres qui flottaient dans l'air, en essayant d'éviter les – trop – nombreux cadavres qui jonchaient le sol. Il s'assit sur les marches d'un ponton qui menait à un immeuble. Il faisait pratiquement nuit. Il était parti arrêter son suspect à dix heures du matin. Cela faisait pratiquement neuf heures qu'il était sous terre. Il passa ses mains dans ses cheveux gris et ferma les yeux. L'air frais faisait danser ses fines mèches qui lui tombaient devant les yeux. Il se releva et prit la direction de son appartement.
Il n'avait pas fait deux mètres qu'il le vit sur le trottoir d'en face. Il le rejoignit et lui offrit un sourire désabusé.
« - On était coincé, lui dit-il en esquissant un grand sourire.
-Tu vas bien ? »
L'inquiétude était perceptible autant dans ses yeux que dans sa voix. Il effleura discrètement sa main de la sienne.
« - Oui. »
Ils continuèrent de se regarder un instant puis prirent le chemin menant à la voiture qui les attendait dans une rue voisine. Dès qu'ils furent installer, Lestrade se surprit à recevoir une légère pression sur sa cuisse de la part de Mycroft, qui regardait par la fenêtre. Il sourit doucement. Il s'était beaucoup trop inquiété. Comme d'habitude.
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C'est un travail lent mais que j'espère avoir bien écrit un minimum. Anyway, je vous espère en bonne santé ainsi que vos proches. J'ai plusieurs OS indépendants sur de nouveaux couples (je saaiiis moi aussi je les aime, mais toutes les bonnes choses ont une fin, mais il pourrait arriver que je reposte un petit OS ou deux de temps en temps, qui sait ?) que je posterai dans quelques jours (j'espère !). Pardonnez mes petites fautes s'il vous plaît, je n'ai jamais trop le courage de me relire.
On se retrouve dans les 50's et, vous allez voir, un gilet beaucoup trop serré…
See ya, et n'oubliez pas de me laisser une petite review, ça fait toujours plaisir :')
-JimmM
