Bonjour ou bonsoir ! Le chapitre du jour marque la fin de l'histoire de Malfoy. Suite à cette fâcheuse histoire, la relation de Harry et Tom évolue ! Avec cela, seront-ils plus proches qu'avant ? À vous de la savoir !

Merci à tous pour votre soutien ! Cependant il semblerait qu'il y ait un léger probleme au niveau des reviews. Quand je vais sur le site, cela m'indique 28 reviews. Dans ma boîte mail, j'ai reçu un message indiquant qu'1 review a été écrite, et quand je les compte une par une, il y en a 24, idem pour l'application. Or, il n'y en a pas eu de nouvelles. C'est fort dommage, car je n'ai pas pu avoir vos retours affichés ! J'espère que ce bug ne perdura pas. J'ai pu néanmoins lire la review de la personne via ma messagerie.

Malfoy n'embêtera plus Tom. Je ne pense pas en faire des amis non plus, mais Malfoy n'est plus une "menace". Par ailleurs, peut-être que certains ont trouvé que "pour un Malfoy", il était plutôt sensible, mais il faut aussi le comprendre. Et puis, de mémoire et après quelques recherches, on a pas trop d'infos sur Abraxas, alors c'était l'occasion de le modeler comme je le voulais. Malfoy restera un petit gosse de riche de Sang-Pur arrogant, mais ne sera plus violent. Il n'allait pas non plus devenir un bisounours juste comme ça. Peut-être même que si je réussi à faire un autre "gros antagoniste", il pourra être d'une aide.

Je pensais depuis quelques temps de faire en sorte que la fanfiction aborde soudainement un tel sujet, mais je voulais vraiment que différents scénarios arrivent pour faire évoluer la relation entre nos deux protagonistes. Être confronté à une famille abusive et négligente, que l'on en soit la victime ou même une connaissance de la victime (ou des abuseurs) peu être assez dévastateur.

Les personnes qui sont victimes d'abus, même moral, à la maison, parlez-en ! Je sais ça paraît évident dit comme ça. Mais je tiens quand même à le dire, ça ne fait jamais de mal de le répéter. Ne restez surtout pas dans cette sphère dévastatrice qui ne fera que vous laisser des séquelles psychologiques, si elles ne sont pas physiques.

Bonne lecture.


Chapitre 10

- Où est mon fils ? fit une voix de femme colérique. Où est Abraxas ?!

Harry cligna des yeux au prénom. Il se leva très vite et rhabilla Malfoy d'un coup de baguette. Il posa instinctivement une main sur l'épaule du Serpentard et ouvrit les rideaux du lit, les dévoilant tous les trois à la femme folle. Elle était accompagnée de son mari et du directeur. Il y avait aussi les parents des deux autres Serpentards. La mère d'Abraxas se dirigea vers le lit de son fils.

Une claque retentit. La joue d'Abraxas rougit. Le Serpentard n'avait pas bougé, n'osant pas croiser le regard de sa mère. De toute façon, s'il l'avait fait, sa mère aurait pensé à un affront. Harry se plaça entre Abraxas et sa mère.

- Ce n'est pas une façon de régler les choses ! dit Harry avec colère. Ne traitez pas votre enfant ainsi !

Armando dit :

- Professeur Riddle. Dans mon bureau je vous prie.

- Directeur, avec tout le respect que je vous dois, je pense qu'il serait plus judicieux d'en parler ici. Il y a tous les témoins présents.

- Bon, très bien. J'aurais quand même espéré m'entretenir qu'avec vous, car vous êtes l'adulte, et votre parole vaut plus dans ce genre de moments.

- Ma parole ne vaut pas plus que les autres juste parce que je suis adulte. Pouvons-nous réveiller ces Serpentards ? dit-il en pointant Parkinson et Evans. Ils seront sûrement plus calmes après avoir été en contact de leurs parents. Leurs parents ont l'air plus… paniqués et soucieux.

Harry jeta un coup d'œil à Madame Malfoy. Elle le remarqua cependant, et se leva gracieusement à la hauteur de Harry. C'était une grande femme, dépassant Harry de quelques centimètres. Ou alors c'étaient juste ses talons ornés d'or et de petits diamants qui la rehaussait. Même avec sa hauteur, elle avait le menton levé. Elle refusait de baisser la tête sur les êtres qu'elle jugeait insignifiants.

- Insinuez-vous que je ne me soucie pas de mon fils ? grinça-t-elle entre ses dents.

- Je ne fais que dire ce que je vois.

Armando regardait la scène avec une petite perle de sueur sur son front. Le professeur Riddle avait-il au moins à qui il parlait ? À un Malfoy adulte ! Ce n'était pas un élève dont il s'agissait ! De plus, cette femme était très influente, de part sa très grande richesse, sa beauté et son statut de sang.

- Je me soucie de mon fils, sinon je n'aurais pas prit la peine de me lever de mon lit à presque trois heures du matin après que le directeur de Poudlard m'ait contactée !

- Oups pardon, je croyais que vous ne vous souciez que des apparences, et que c'est pour ça que vous êtes quand même venue. Gifler son fils et lui hurler dessus alors qu'on sait qu'il est blessé est aussi une belle preuve du fait que l'on se soucie de la santé de son enfant, hm hm…

- À quoi jouez-vous, jeune homme ? Je veux voir vos parents de suite.

- Oh, pardonnez-moi, je ne me suis pas présenté. Je me nomme Harry Riddle, professeur de DCFM à Poudlard.

Madame Malfoy se retenait de briser quelque chose. Quand elle est arrivée dans l'infirmerie, elle était déjà très en colère. Alors quand les rideaux se sont ouverts et qu'elle a vue les yeux de son fils, sa rage est remontée. Ce gamin n'obéissait jamais, s'était-elle dit à ce moment-là. Il s'attirait toujours les ennuis quand il essayait de remettre à leurs places ces fichus Sang-de-Bourbe comme elle le lui avait demandé lors de son premier jour d'école. Et là, une autre personne tout aussi impertinente se tenait devant elle, un professeur qui plus est.

- Monsieur le directeur, cet homme m'a grandement manquée de respect. Je vous conseillerais de le renvoyer de suite !

- Monsieur le directeur, appela Harry, je pense que finalement, nous devrions parler dans votre bureau. Il y a des choses que j'aimerais clarifier. Est-ce que la famille Malfoy peut nous accompagner ?

- Oui, professeur Riddle. Allons-y. Je crois que vous avez des choses à nous dire.

- Pardon ? s'écria la mère. Ne puis-je pas rester auprès de mon fils ?!

- Votre fils ne risque rien, madame. L'infirmière s'occupe d'elle. Mais si vous voulez tant que ça qu'une figure parentale reste avec le jeune Malfoy, je préfère que cela soit son père.

Elle soupira et fit signe à son mari de les suivre. Harry savait très bien qu'il jouait avec le feu. Il se mêlait de choses qui ne le regardait pas. Mais que voulez-vous ? Il ne pouvait pas se permettre de laisser continuer cela.

o0O0o

Harry avait expliqué tout ce qu'il s'était passé aux parents et au directeur. Ce-dernier était choqué.

- Monsieur Riddle, dit-il, j'aurais quelques questions si vous le permettez.

- Je vous en prie.

- Pourquoi avoir tué ces loups-garous ?

- Je suis vraiment désolé… Je n'avais que peu de temps pour réfléchir, je n'avais qu'une pensée : sauver le jeune Malfoy. Je suis vraiment désolé, je souhaite ne plus jamais avoir à utiliser ce sort… Ce sont...

De vilains réflexes de guerre. Ce sort qu'il avait utilisé trop de fois sur des Mangemorts responsables de tant de crimes. Harry se sentait déprimé à chaque utilisation de ce sort. Il avait énormément culpabilisé après avoir tué ces deux loups-garou.

- Je comprends. Ensuite, j'aimerais savoir si vous avez des preuves de ce que vous avancez à propos de… la famille Malfoy.

- Abraxas Malfoy me l'a dit de sa propre bouche. Il ne mentait pas. Vous pouvez vérifier mes souvenirs si vous voulez.

- Comment pouvez-vous savoir qu'il n'a pas menti ?

- …

Harry se mordit la lèvre et inspira.

- J'ai vu sur son dos de longues cicatrices. Je ne sais pas si cela provient exactement de sa mère, mais comme il m'a dit qu'elle l'avait déjà battu, rien n'est moins sûr.

- Comment osez-vous !

Madame Malfoy se leva de sa chaise. Dippet lui jeta un regard qui fit qu'elle se rassit rageusement.

- Je n'ai peut-être pas de preuves concrètes, mais comme je suis sûr de moi, nous pouvons vérifier de source sûre, dit Harry en fixant la mère.

- Que voulez-vous dire ? demanda Dippet d'un ton curieux.

- Les souvenirs.

La mère se leva.

- Il suffit ! En aucun cas vous ne toucherez à mon esprit !

- Qui a dit que je le ferai, et qui a dit que ce serait sur vous ? Je n'ai rien insinué. Mais puisque vous êtes si réticente, auriez-vous quelque chose à cacher ?

- Je n'ai rien à cacher !

Elle commençait à paniquer, mais ne le montra pas. Comment allait-elle se sortir de là ? Devrait-elle les amadouer avec une grosse somme d'argent pour les faire taire ? Armando Dippet fronça les sourcils. Que ferait Harry de ces souvenirs, s'ils existent ? Harry soupira. Il en avait assez d'entendre la voix de cette femme. Il se concentra et regarda droit dans les yeux de la femme. Celle-ci se figea soudain, ressentant une pression autour d'elle.

- Madame Malfoy. Je compte vous faire retirer la garde de votre fils. Vous pourriez même aller faire un tour à Azkaban selon la gravité de vos actes. J'ai entendu le témoignage de votre fils. Ça tombe bien, j'ai deux pensines. Vous et votre fils mettrez vos souvenirs dedans.

Après cela, Harry ressentit une violente fatigue ainsi qu'un mal de tête. Saleté de magie. Il manqua de s'effondrer. Dippet s'approcha légèrement.

- Est-ce que tout va bien ?

- Oui, ne vous inquiétez pas. Je pense avoir été blessé à la tête lors de l'attaque de loup-garou, mentit-il.

Il se redressa dans une position bien droite. Madame Malfoy avait le regard fixe. Son mari le vit et fronça légèrement les sourcils. La magie offensive de Harry opéra sur l'esprit de la mère. Oui, c'est vrai. Elle devait mettre ses souvenirs dans cette pensine, se dit-elle. Elle devait avoir la garde de son fils retirée. Elle devait aller à Azkaban.

o0O0o

Abraxas Malfoy se concentrait sur ses souvenirs d'enfance, ainsi que sur ses récents souvenirs douloureux. Dans la pensine neuve que Harry lui eut donné, il y insérait ces souvenirs sous les yeux du professeur de DCFM, du directeur et de ses parents. Quand il eut fini, il alla vers son père. Le bruit des béquilles retentissait sur le sol. Puis la mère d'Abraxas s'approcha et ce fut à son tour de le faire, dans une pensine différente.

- Monsieur Riddle, chuchota Dippet, où vous êtes-vous procuré ces pensines ?

- J'ai emporté beaucoup de choses avec moi avant d'arriver en Écosse.

- Je suis étonné que vous ayez convaincu si facilement madame Malfoy de confier ses souvenirs. Par ailleurs, est-ce que votre tête va bien ? Devez-vous aller à l'infirmerie ?

Harry pinça ses lèvres. Il avait utilisé de sa fameuse magie qui lui plombait presque toute son énergie à chaque utilisation. Il a fait en sorte que madame Malfoy accepte. Il n'en se serait pas sorti autrement. Il ignora les deux dernières questions du directeur.

- Maintenant, nous devons montrer ces pensines au Magenmagot. Ils décideront de la sanction de madame Malfoy.

Il fixa le couple. Il en avait complètement oublié monsieur Malfoy. Soupirant, il fixa le père droit dans les yeux.

- Monsieur Malfoy, je vous conseillerai de n'utiliser ni votre fortune, ni celle d'une quelconque personne pour éviter le procès à venir, ou même pour le gagner en corrompant le juge. Je vous déconseillerai aussi de ne pas vous servir de l'argent pour libérer votre femme quand elle se retrouvera à travers les barreaux.

Suite à cela, Harry s'évanouit alors que le regard du père se fit aussi vague que celui de la mère quelques instants plus tôt.

o0O0o

Il se réveilla à la sensation d'une main sur son front. Il ouvrit les yeux et tomba sur le visage de Tom à quelques centimètres du sien. Il sourit sous l'incompréhension. Tom ne bougea pas et continua de le fixer droit dans les yeux. Il entendit l'infirmière à sa droite.

- Monsieur Riddle, voyons, il vient juste de se réveiller ! Laissez-lui un peu d'air !

- Tommy, je peux me redresser ?

Tom s'écarta. Harry s'assit sur le lit.

- Pendant combien de temps ai-je été inconscient ?

- Seulement vingt minutes, ne vous en faites pas. J'ai soigné vos blessures au bras et vous ai changé votre tenue. Votre fils est resté à votre chevet pendant tout ce temps. Enfin, je devrais plutôt dire qu'il est resté dans la même position, sans bouger. Ça m'a donné des frissons dans le dos !

Harry fit un rire qui se transforma rapidement en une quinte de toux. Il vit Tom se positionner à quelques centimètres de lui. Harry écarta les bras et Tom se cala directement dans l'étreinte de Harry. Tom avait le cœur qui battait fort dû au stress. Harry caressait la tête de Tom et lui chuchotait des mots rassurants. L'infirmière, un sourire niais sur son visage, les laissèrent seuls après que son cœur s'était réchauffé à la scène.

- Là, là…

- De quoi avez-vous parlé avec le directeur et les Malfoy ?

- Je ne sais pas si je peux te le dire. Ce n'est pas seulement dû au secret professionnel, mais c'est aussi et surtout par respect.

- Respect ? Je te signale que Malfoy a failli tous nous faire tuer.

- L'attaque de loup-garou n'était pas de sa faute.

- Pas directement, non.

- J'ai eu raison de ne pas être allé directement au lit après que tu sois parti de mes appartements ! Sinon, je ne vous aurait pas vus.

- Comment tu as réussi à nous tracer jusqu'au lac ?

- J'ai juste suivi vos voix au loin et les traces de terre humide au sol. Malfoy t'a aspergé d'eau avant même d'aller dans la forêt, hm ?

Il ne pouvait pas dire qu'il avait aussi demandé le chemin à un petit serpent qui était tranquillement posé près d'un arbre.

- Tom, bientôt, tu sauras la vérité. Je doute que la nouvelle passe inaperçue.

- La nouvelle ? De quoi tu parles ? C'est si grave que ça ?

- Oui… Oui, Tom. Ça l'est. Nous en reparlerons quand tu le sauras. D'ici-là, je t'en supplie, ne demande pas à Malfoy ce que c'est.

- Tu sais que ce n'est jamais moi qui entame la conversation quand on se croise.

o0O0o

Cela faisait deux semaines depuis l'incident. Tom mangeait dans la Grande Salle. Pour des raisons qu'il ignorait, Malfoy n'avait pas été renvoyé pour ce qu'il avait fait, mais avait juste eu comme punition une heure de retenue tous les soirs pendant deux semaines. Étrangement, Malfoy n'a pas semblé être énervé de cela. Tom avait même décelé une pointe de soulagement qui lui avait fait froncer les sourcils. Parkinson et Evans avaient reçu la même punition. Harry avait été absent quelques fois durant ces deux semaines, et quand Tom avait piqué une crise pour en connaître la raison, Harry lui disait juste qu'il le saurait bientôt. Tout le monde s'était un peu remis de l'événement, et différentes rumeurs tout aussi ridicules les unes que les autres entourait les quatre Serpentards.

Le journal quotidien et les lettres arrivèrent alors. Malfoy se tendit. Tom avait prit un journal à la demande de Harry la veille. Les gens l'ayant prit lirent comme si de rien n'était, et en quelques secondes, la majorité des têtes se tournèrent vers Malfoy. Le Serpentard essaya de faire fit de tout cela en continuant son petit-déjeuner. Quand le silence avait demeuré dans la Grande Salle, Malfoy leva les yeux et balaya la foule du regard.

- Qu'est-ce que vous regardez ?

Au moins, son caractère n'avait pas changé. Harry reçut une lettre de Malfoy. L'enveloppe contenait forcément quelque chose en plus. Il lu d'abord la lettre.

Cher professeur Riddle,

Je ne saurais comment vous remercier comme il se doit. Je vous suis extrêmement reconnaissant pour ce que vous avez fait. Ma vie se porte beaucoup mieux. Mon père n'est pas le plus doué pour ce qui est de s'occuper d'un enfant, mais il fait de son mieux et me traite comme son fils. Comme un être humain.

Cela peut être insuffisant, considérant ce que vous avez fait pour moi, mais acceptez au moins ceci en gage de remerciement.

Abraxas Malfoy

Harry sortit l'objet. C'était une petite et fine chaîne d'environ 40 centimètres à porter autour du cou. C'était un mélange d'or et de diamant. Harry n'avait aucune idée de comment elle fut construite. Ce n'était pas une chaîne entièrement en or. Il y avait du diamant une fois sur deux. Harry sourit à Malfoy qui le regardait. Il enfila la chaîne autour de son cou.

Haze, un petit pain dans la bouche, lisait le journal en fronçant les sourcils.

- "La matriarche de la famille Malfoy envoyée à Azkaban" ? lut-il. "Le Magenmagot a tout juste dévoilé un procès tenu secret jusqu'à maintenant. Alys Malfoy, connue de tout le monde pour son altruisme, sa richesse et sa haute lignée de sang parmi le Monde Sorcier, s'est avéré être une femme abusive envers son propre enfant et unique héritier, Abraxas Malfoy !".

Harry se pencha vers Haze pour lire le journal. Il n'y avait bien heureusement pas d'écrit en détail les tortures qu'avait subit Malfoy, mais cela en disait assez pour savoir que sa mère n'était pas la femme qu'elle faisait croire qu'elle était. Le journal racontait les procédures judiciaires prises à son encontre. La réputation de la famille était bien entachée. Alys Malfoy avait perdu tous ses droits parentaux, sa richesse est allée pleinement à son mari qui eut aussi obtenu la pleine garde d'Abraxas. Il n'avait pas essayé d'utiliser sa fortune grâce aux avertissements, ou plutôt la magie, de Harry.

D'après l'interview du Magenmagot sur cette affaire, tout cela n'aurait pas été possible sans l'aide d'une connaissance du jeune Abraxas qui se doutait de quelque chose et qui a lancé la plainte contre la mère Malfoy. Harry fut soulagé qu'ils aient fait comme il l'a demandé, et que son nom ne soit pas révélé. Cependant, il retint un soupire de frustration quand il lut que la connaissance en question était un professeur à Poudlard. Maintenant, il sut pourquoi quelques élèves (en particulier quelques Serdaigles pas bêtes) et même certains profs le regardait avec suspicion.

Haze, quand il lut cela, tourna sa tête vers Harry.

- Ne me dites pas que…

- Oh, Haze, regardez, il y a une bougie dans votre verre !

À peine une seconde, on pouvait entendre un splash à la table des professeurs. Haze fut un peu éclaboussé. Certains professeurs rirent légèrement et Harry sourit en retournant à son pain.

- Me prenez-vous pour un idiot ? dit Haze après avoir nettoyé les gouttes de vin sur sa chemise. La bougie est apparue comme par magie après votre phrase.

Il sortit la bougie de son verre et n'y toucha plus pour le reste du repas. Il se pencha vers Harry et dit tout bas :

- Si vous y tenez tant que ça, ne m'avouez pas que c'est de vous dont il s'agit dans le journal, mais ne refaites plus jamais le coup de la bougie ou je vous promets que c'est vous qui en aurez une dans votre vin.

- Haha, d'accord, d'accord…

Tom regardait Harry. C'était donc la raison de ses absences et du mystère qui entourait le comportement étrange de Malfoy et de Harry depuis deux semaines. Il allait clarifier les choses avec Harry.

Le reste de la journée se passa dans une atmosphère étrange. Beaucoup regardaient Malfoy avec pitié. Même ses camarades Serpentard prenaient inconsciemment un ton et des propos plus légers en lui parlant, mais quand ils virent que Malfoy n'avait pas changé son caractère, ils redevinrent tous comme avant.

Tom alla voir Harry le soir. Il toqua à la porte, mais Harry ne lui ouvrit pas. Il essaya d'ouvrir la porte. C'était ouvert. Il pénétra dans les appartements pourtant éclairés. Il entendit alors des murmures dans la salle de bain. Tom revit une scène qu'il n'avait pas vu depuis qu'ils vivaient au Chaudron Baveur. Harry fixait son reflet d'un regard très sombre. Il n'était vêtu que d'un pantalon. Tom était fasciné par chaque facettes de Harry. Cette facette sombre était très intrigante et Tom ne pouvait détacher ses yeux de Harry qui murmurait :

- Quatre cicatrices en plus… Ce loup-garou… Ce sale loup-garou… Ce sale loup-garou m'a donné encore plus de cicatrices au compte...

Puis l'expression de Harry se fit plus dure.

- Non, ce n'est pas un sale loup-garou… Pense à Rémus… Rémus… Je suis désolé, j'ai tué un loup-garou de nouveau… Les protéger… Je protégeais mes élèves… J'ai toujours tué pour protéger tout le monde… Ahh, si sali par le sang… Si impur... Je ne mérite pas d'être acclamé… Ahh, l'Avada... Sacré Avada... Saleté d'Avada...

Tom trouva tout cela étrange. Trop étrange à son goût. Il souffla un peu plus bruyamment qu'avant, et Harry l'entendit. Il se mit en position défensive et vit Tom à l'ambassadure de la porte.

- Tom ! Depuis quand tu es ici ?

- Suffisamment longtemps pour connaître ton état d'esprit depuis l'incident.

- Ah… Attends-moi dans le salon, je vais te préparer un chocolat chaud.

- Pas la peine, je vais le faire, dit Tom en se dirigeant vers la petite cuisine qu'Harry avait secrètement aménagé.

- Toi ? Faire la cuisine ?

- Ce n'est qu'un chocolat chaud. C'est juste du lait chaud avec de la poudre de cacao dedans. Et puis, je peux très bien me servir de ma baguette.

Harry haussa les épaules et enfila un haut propre. Il alla dans sa chambre et prit un plaid chaud posé sur son lit. Il retourna dans le salon et entendit un bruit anormal dans la cuisine. Il y alla précipitamment. Une casserole bouillait et était remplie d'un liquide marron qui débordait. Harry arrêta tout de suite le feu. Il se tourna vers Tom qui le regardait.

- Tom… Qu'est-ce que c'est que ça ?

- Du chocolat chaud…

- Pourquoi il y en a de renversé partout ?

- Le lait a débordé.

- Pourquoi tu n'as pas baissé le feu à temps alors ?

- ...C'est monté à une vitesse folle.

- …

- ...Je n'ai jamais cuisiné de ma vie.

Harry soupira, et d'un geste de main, tout fut nettoyé. Il trempa son doigt dans la casserole et goûta. Il y avait eu tellement de cacao que c'en était devenu beaucoup trop amer. Harry rajoutait généralement un sucre ou deux à chaque fois pour enlever l'amertume, mais là...

- Il y a pire. Va dans le salon, je m'occupe du reste.

- Désolé, murmura Tom en s'éclipsant.

Harry rejoint Tom une minute plus tard avec deux tasses à la main. Tom y trempa sa langue. C'était très bon et pas du tout amer.

- Tu l'as refait ?

- Hm ? Non, j'ai juste ajouté un peu plus de sucre qu'avant... bon, ok, j'ai rajouté pas mal de sucre. Mais je ne voulais pas jeter ce que tu avais fait ! Après tout, tu as cuisiné pour la première fois, je n'allais pas gâcher ça !

Il pinça la joue de Tom qui leva les yeux au ciel avec un petit sourire. Harry le regarda.

- La mère de Malfoy est en prison pour abus sur mineur, commença Harry. Sur son propre enfant. Elle le maltraitait de toutes les manières possibles. J'ai découvert ça lors de la nuit de l'attaque des loups-garous. Il m'a raconté comment sa mère l'a traité lorsqu'il a été temporairement renvoyé pendant une semaine.

- ...Je vois. C'est pour ça qu'il semblait différent.

- Oui. Le directeur et moi avons conservé les souvenirs de sa mère et de son fils. Les pensines furent envoyées l'après-midi comme preuve au Magenmagot. Nous avons insisté pour garder le procès privé et secret jusqu'à ce que la sentence de la mère de Malfoy soit tombée. Je ne voulais pas que le monde sache que j'étais impliqué d'une quelconque manière.

- Pourquoi tu souhaites tant que ça que ton existence soit discrète ? Tu sais que tu es plus ou moins considéré comme un "justicier", même si ton nom n'a pas été dit. Tu aurais pu gagner… Je ne sais pas, un Ordre de Merlin ?

- Pff… Haha, un Ordre de Merlin ? J'ai sauvé un enfant des griffes d'une mère abusive, Tom. C'est quelque chose qui me tient à cœur, certes, mais pas au point de me récompenser de la sorte. Je me sentirais mal si les gens pensaient que j'aurais profité du malheur des autres pour gagner un Ordre de Merlin.

- Tu es trop modeste.

Harry soupira.

- Honnêtement, même si je savais qu'en étant professeur je serai forcément confronté un jour ou l'autre aux problèmes personnels d'au moins un élève, je ne pensais pas que quelque chose d'aussi gros me tombe dessus d'un coup, lors de ma première année...

-Ce sont les risques du métier... Tu as bien fait.

Harry posa son chocolat chaud et enroula Tom dans le même plaid que lui. Tom grogna.

- Je ne peux pas boire quand je ne peux même pas bouger les bras.

- Ça tombe bien, moi non plus !

-...

Ils restèrent ainsi quelques secondes avant que Harry ne dise :

- Tom, je suis content que t'avoir.

- ...Je sais. Moi aussi.

- Jamais je ne pourrais te faire de mal comme le faisait la mère de Malfoy. Jamais. Je te protégerai et je serai toujours là pour toi.

- ...Je sais, tu me l'as déjà dit.

- Et je te le redis. Je le redirais autant de fois qu'il le faut. Je veux que tu le comprennes, Tom. Tu es mon fils. Jamais je ne te traiterais comme si tu n'étais rien. Jamais.

- Merci…

Tom se sentit soudain léger. Les paroles de Harry avaient eu un effet calmant sur lui. Il ferma les yeux et cala sa tête contre l'épaule de son père. Oui, son père. Bien qu'il doute un jour l'appeler Papa ou même Père, il le considérait tel quel au final. Un père se devait de chérir son enfant. Un père ne devait jamais lever la main sur son enfant.

Tom se sentait en sécurité avec Harry. Harry le considérait comme son fils. Il le protégeait. Il le chérissait. Comme il l'a toujours fait. Comme il le fera toujours.

Il se blottit encore plus contre Harry alors que son esprit tombait peu à peu dans le sommeil. Bercé par les bras fins mais paternels de Harry, il finit par s'endormir, heureux d'avoir une famille aimante.