Me revoilà, je sais que vous êtes tous très heureux de me revoir débarquer ici. J'avais dit prochain chapitre fin août ? Oups, je suis en retard. J'espère que vous me pardonnerez, mais bon, c'est assez compliqué de prendre le temps de coucher ses idées sur papier quand je me noie déjà dans mes études. Et puis honnêtement, je ne voulais pas bâcler les derniers chapitres.

Je suis désolé pour tous ceux qui m'envoie des MPs, comme je n'ai pas de notifications et que j'ai un travail à mi-temps avec mes études j'avoue que parfois j'oublie complètement l'existence même de ce site. Je vous présente toutes mes excuses, mais je vous lis toujours avec beaucoup d'amour ahah. Enfin, on se retrouve en bas !

Bonne lecture ! :)

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Il regardait le paysage défiler par la fenêtre du train. Les gouttes d'eau n'avaient même pas le temps de laisser une fine traînée humide derrière elles, elles formaient des petites billes qui roulaient à une vitesse folle à travers la vitre et disparaissaient, au grès du vent. Il avait posé sa tête contre le siège, accordant un moment de répit à ses doigts ankylosés. Sherlock lui répétait toujours qu'il finirait par avoir de l'arthrose à même pas trente ans. Et il devait avouer qu'il avait de plus en plus mal aux articulations. Il laissa ses doigts effleurer la moquette hideuse mais qui avait pourtant été choisie du siège. Il était fatigué, et les cernes qu'il voyait apparaître sous ses yeux dans son reflet lui confirmaient cette hypothèse. Cependant, il lutta de toutes ses forces pour rester éveillé, trempa ses lèvres dans une tasse de thé bouillante et se remit au travail.

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Il rentra directement chez lui, sans passer par son bureau. Il n'était pas parti longtemps, mais il devait rentrer, il avait besoin de lui. Il le trouva endormi, avachi sur un fauteuil, les jambes surplombant l'accoudoir. Il soupira avec un petit sourire et décida de le réveiller pour le coucher dans leur lit. Il passa sa main dans les cheveux gris de l'homme qu'il aimait tant et déposa un baiser sur son front. Ce dernier ouvrit doucement les yeux et sourit faiblement. Mycroft fronça les sourcils. Il avait de la fièvre.

« - Mais tiens, qui voilà, murmura l'inspecteur Lestrade. Tu es revenu quand ?

- Il y a quinze minutes.

- C'est un record ça, dis-moi. »

Le sourire malicieux qu'il lui fit le poussa à lever les yeux au ciel.

« - Allez inspecteur, au lit. »

Il lui tendit la main, et l'autre homme la saisit. Lorsqu'il se leva, son pull se souleva légèrement et Mycroft s'arrêta net, manquant de faire tomber le policier.

« - Qu'est-ce que c'est ? »

Un lourd silence s'abattit dans la pièce. Le feu presque éteint dans la cheminée émettait de petits craquements. Mycroft releva plus violemment qu'il ne l'aurait voulu le pull vert hideux que sa mère avait tricoté pour son amant. Il resta de marbre devant les nouvelles tâches violettes qui parsemaient son abdomen.

« - Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas appelé ? »

Son ton était sec, mais sa voix avait tremblé sur la fin. Sa question n'en était pas une, et Gregory Lestrade le savait.

« - Qu'est-ce que tu aurais fait ? Tu serais rentré plus tôt ?

- Evidemment.

- Mycroft, souffla-t-il en l'enlaçant, je vais bien, et je t'ai promis d'appeler en cas d'urgence.

- Tu as promis.

- Est-ce que c'est une urgence ? On s'était mis d'accord là-dessus. »

Ils se regardèrent longuement, debout dans la bibliothèque, leur corps enlacés, leur visage à quelques centimètres l'un de l'autre. Le plus jeune allait prendre la parole lorsque son vis-à-vis se plia brusquement en deux. Il tira à lui un sceau qui se situait près du fauteuil et rendit son dîner. Il se laissa retomber contre le fauteuil, à même le sol, haletant. Mycroft s'agenouilla doucement près de lui et lui caressa la joue.

« - Viens, dit-il après plusieurs minutes en lui tendant la main, tu vas prendre une douche et on va aller se coucher.

- J'ai froid, je ne veux pas aller sous la douche.

- Ne fais pas l'enfant, Gregory, ça te fera du bien.

- Ça, c'est toi qui le dis.

- Est-ce que je n'ai pas toujours raison ?

- Tu serais étonné de ma réponse, murmura le policier avec un regard espiègle. »

Le politicien secoua légèrement la tête et prit l'autre homme par la main en se relevant.

« - Je ferai monter une tisane à la menthe si tu ne te dépêches pas. »

L'inspecteur se leva d'un bond, réprimant une moue dégoûtée, marmonnant dans sa barbe. Il prit la main froide qui lui était tendue et ils montèrent ensemble se coucher.

Trois mois plus tard, Mycroft Holmes alla se coucher seul dans ce trop grand lit. Et il pleura jusqu'à épuisement.

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Alors, non, je ne suis pas désolée. Moi aussi je pensais faire un truc cool avec les 80's et pourquoi pas caser du Queen (carrément !) mais les 80's c'est surtout le VIH. Enfin, ne pleurez pas trop, je suppose que les prochains chapitres seront plus joyeux… Enfin, joyeux, vous m'avez compris. En attendant, prévention, sortez toujours couvert et prenez bien soin de vous.

Je vous envoie tout mon courage pour ce second confinement,

xoxo,

-JimmM