Bonjour ou bonsoir ! Ce nouveau chapitre est un peu court, il fait environ 3 400 mots. Ce qui est à peu près la moyenne que je fais sur cette fic. Mais je compte faire un plus long chapitre pour le 18ème. Le précédent faisait un peu moins de 4 000 mots. En fait, je tourne très souvent entre 3 000 et 5 000. Le neuvième était le plus long avec environ 6 300 mots ! Et si je préfère faire Halloween au chapitre 18, même si ça veut dire que le 17ème sera plus court, alors qu'il en soit ainsi ! Pour moi, le nombre de mots importe peu. Ce qu'il se passe dans les chapitres est plus important. Bon, cela ne s'applique pas vraiment pour ma deuxième fic. Mais je compte faire de longs chapitres pour ma deuxième fic. Elle ne sera pas aussi longue que celle-ci de toute façon. Enfin je crois.

Merci à tous et à toutes pour votre soutien, et je lis vos reviews avec attention !

Dans le chapitre d'aujourd'hui, Harry, Tom et Haze vont s'expliquer, et faire part du problème à Armando Dippet. Quelle décision ce-dernier va-t-il prendre ? La réponse est dans le chapitre.

Alors que Halloween est tout proche, Harry stress et ne sait plus où donner de la tête. Le retour de Voldemort était beaucoup trop inattendu pour lui, et il ne parvient pas à mener un plan à bien. Pourtant, il va devoir le faire et au plus vite. Et il n'est pas seul.

Bonne lecture.


Chapitre 17

Le visage de Haze était penché vers celui de Harry, et ce-dernier avait ses yeux remplis de larmes qui menaçaient de ruisseler.

- ...Qu'est-ce que vous faites…?

Le cœur de Tom battit rapidement dans sa poitrine. Il se rappela alors les mots de Haze.

"Avez-vous pensé que Harry pourrait peut-être un jour tomber amoureux et vouloir se marier ? Avoir d'autres enfants ? Dans ce cas-là, que feriez-vous ?"

- Pourquoi tu ne me l'a pas dit… Enfin, depuis combien de temps est-ce que...

La voix de Tom était froide avec un léger tremblement. Harry pensa d'abord qu'il avait entendu leur conversation et parlait du retour de Voldemort.

- Je ne voulais pas te le dire avant… Je ne voulais pas te faire paniquer, et je voulais te protéger…

- Me protéger ? Alors il te force, c'est ça ?! Quel genre chantage dégoûtant tu lui a fait, espèce de pervers ?!

Harry eut une expression incrédule. Haze comprit très vite le malentendu et s'éloigna de Harry, mais une petite mèche de cheveux de Harry se coinça dans un bouton sa manche, et Harry plissa les yeux à la petite douleur. Haze maudit sa malchance. Il jeta un regard méfiant vers Tom. De tout évidence, ce pauvre enfant avait très mal compris leur position, et Haze voulut se gifler pour avoir coincé Harry de la sorte, juste pour s'imposer. Avant qu'il ne puisse parler pour calmer Tom, une lueur sauvage naquit dans les yeux du Serpentard.

- Lâche-le tout de suite ! cria Tom en se précipitant vers Haze.

Harry eut à peine le temps de comprendre à son tour tout le malentendu, que Tom était déjà à un mètre de Haze, levant sa baguette. Puis le chaos s'en suivit.


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Harry croisa les bras et passa son regard sévère sur les deux devant lui. Tom était assis à l'extrémité du canapé, recroquevillé en boule et regardait avec des yeux vides un point fixe. Haze était assis à l'autre extrémité, sa posture raide et un air renfrogné sur le visage.

- Je vais tout vous raconter si vous vous excusez. Maintenant.

Haze et Tom échangèrent un regard en coin. Haze prit la parole en premier.

- Je m'excuse de vous avoir giflé, dit-il à l'intention de Tom.

Harry hocha la tête en direction de Haze, puis regarda Tom. Son fils avait la bouche étroitement fermée et refusait de l'ouvrir.

- Tom. C'est toi qui a attaqué en premier. D'ailleurs tu aurais dû être celui qui s'excuse avant lui.

- ...Excusez-moi de vous avoir lancé un Expelliarmus qui vous a envoyé contre le mur.

- Bien, fit Harry. On reparlera de ton comportement plus tard. Ne crois pas une seule seconde que je vais laisser passer ça si facilement. Tu seras punis. Et non, ne t'en fait pas, ce ne sera pas une punition corporelle et ça ne le sera jamais. J'ai eu ma dose de conflit pour aujourd'hui.

Harry se pinça l'arrête du nez. Quand Tom l'a vu dans cette position compromettante avec Haze, il était rapidement entré dans la pièce, lançant le plus puissant Expelliarmus qu'il ait jamais fait, envoyant valser Haze contre le mur à l'opposé, quelques mètres plus loin. Ce-dernier avait été momentanément sous le choc et outré d'avoir été attaqué sans avoir pu réagir. S'en est suivi d'un sort de Tom que Haze eût esquivé, puis d'un combat à main nues où Tom avait plaqué Haze au sol. Puis quand rien ne pouvait calmer Tom, il est allé le gifler, ne voulant pas user de sorts offensifs contre un élève. Il ne voulait pas le faire, mais ni ses mots ni ceux de Harry n'avaient su apaiser le Serpentard enragé, même en lui répétant que ce n'était pas ce qu'il croyait. Harry avait alors crié aux deux un grand "STOOOOP". Il les avait séparés d'un coup de baguette.

Haze avait alors les cheveux en bataille et son catogan avait été à moitié défait. Ceux de Tom n'étaient pas mieux et son uniforme était froissé de partout.

Quand Tom avait finalement arrêté d'attaquer, il a dû lui expliquer que Haze ne l'attaquait pas, et il lui a fallu plusieurs minutes d'argumentation pour calmer complètement Tom et que ce-dernier réalise enfin que ses actions étaient les plus stupides. Harry est ensuite allé préparer un chocolat chaud seulement pour lui-même, laissant les deux autres dans le salon, espérant que durant ses quelques minutes d'absences, ils ne s'entre-tue pas.

- Bon, dit Harry au bout d'un moment silencieux. Je suis désolé de vous avoir évité tout ce temps, Haze. Mais comme je l'ai dit, c'était pour vous protéger. Quant à toi, si au contraire je t'ai un peu plus collé que d'habitude, c'était pour la même raison. Te protéger.

- Devrions-nous vraiment avoir cette conversation en sa présence ? fit Haze en désignant Tom. Nous avons tous convenu que cela resterait confidentiel.

- Peu importe. Vu comment c'est parti, je connais suffisamment Tom pour savoir qu'il ne me lâchera pas la grappe tant qu'il n'aura pas de réponses.

Tom fronça les sourcils. Haze se pencha en avant.

- Qui ça "tous" ? demanda Tom à Harry.

Ce-dernier n'hésita pas avant de lui révéler.

- Les professeurs et quelques personnes du personnel de Poudlard. Tom, ne m'interromps pas s'il-te-plaît. Il y a plus de deux semaines, un incident s'est produit. Une lettre a été placardée sur le mur dans la salle des professeurs. Ce mot était un gage d'avertissement. La personne à l'origine de cela… Est un ancien ennemi à moi. Je le croyais mort.

- Ce mot disait : "Pauvre petit Potter. Tu croyais vraiment t'être débarrassé de moi ? Nous nous reverrons à Halloween.". Je l'ai mémorisé. Maintenant expliquez-vous. Êtes-vous un Potter ?

Harry marqua un temps d'arrêt après la question de Haze. Il ne pouvait cacher cela indéfiniment, surtout qu'il se doutait bien que Haze le savait.

- Oui.

Haze ne fut qu'à moitié surpris. Après tout, il l'avait bien deviné. Mais Tom ne réagit pas, et Haze le remarqua.

- Vous saviez ? demanda-t-il à Tom.

- Non. Harry refusait de me dire quel était son nom de famille. Le nom Riddle est le mien, et Harry l'a prit quand il m'a adopté. Comme si c'était lui qui avait été adopté... Donc je m'attendais à peu près à tout.

- Je suis désolé Tom. J'ai mes raisons personnelles de vouloir garder mon nom de famille secret.

- Ne voulez-vous pas contacter votre famille, les Potter ? dit Haze.

- ...Je n'ai jamais été en contact avec eux. Avec mon ennemi de revenu, je ne sais plus quoi faire. Je pourrais m'approcher d'eux pour essayer de les protéger. Mais si justement je me rapproche trop des Potter, mon ennemi va s'en prendre à eux. De toute façon il va probablement vouloir s'en prendre aux Potter, que je sois proche d'eux ou non, juste pour me provoquer.

- ...À quel point votre ennemi est vil ?

- À un point que vous ne pouvez même pas imaginer. Vous vous souvenez que je vous avais dit qu'il n'hésiterai même pas à assassiner un bébé ?

Harry passa une main sur son front en soulevant ses cheveux, révélant sa cicatrice. Haze haussa les sourcils. Il ne l'avait jamais remarquée derrière la frange de Harry…

- Il a tué mes parents, puis m'a lancé un sortilège qui a raté, me laissant cette cicatrice. J'avais 1 an. Tout ça, c'était le 31 Octobre.

Haze ne put empêcher le hoquement d'indignation, et Tom avait la bouche ouverte. Il devait absolument savoir qui était cet ennemi. Il le devait. Quelqu'un avait osé s'en prendre à Harry. Harry avait failli ne jamais rencontrer Tom...

- ...Ce qui nous donne une raison de plus pour renforcer la garde de Poudlard. Nous devons impérativement en avertir le directeur.

- Vous croyez que ça ira…?

Haze se leva furieusement du canapé et regarda rageusement Harry.

- Ce type a utilisé du sang de licorne. Du sang de licorne ! Fausse alerte ou non, ce gars doit payer pour ce qu'il a fait. De plus, s'il est censé être mort mais vous traque, alors nous ne pouvons pas le laisser courir plus longtemps. Qui sait depuis combien de temps il est là, dans l'enceinte de l'école ! Si ça se trouve, il est planqué dans l'ombre à nous observer.

Haze et Tom se mirent à regarder craintivement autour d'eux.

- S'il était là, dit Harry, je pense que je le sentirai. Ma cicatrice me ferait mal. Ça a toujours fait mal quand il était proche, ou... Mais vous avez raison. Halloween est pour demain soir. Nous ne pouvons pas perdre plus de temps que ça. Oh, et…Je vous en prie, gardez pour vous le fait que je m'appelle Potter. Nous pourrons en avertir le directeur, mais c'est tout. Et non, Tom. Les questions sur moi viendront plus tard. Nous avons des choses plus urgentes à régler.

Tom referma la bouche et ne dit plus rien. Les trois se levèrent et se dirigèrent vers le bureau du directeur. Tom les accompagnaient car Harry ne voulait pas le lâcher d'une semelle, trop anxieux que Voldemort, rôdant dans le château, ne coince Tom pour lui faire dieu-sait quel genre de lavage de cerveau.

Harry dû envoyer un patronus à Armando pour leur signaler qu'ils étaient juste devant l'entrée du bureau. Le directeur vint les accueillir et les fit entrer dans son bureau. Harry prit une grande inspiration et raconta la même chose qu'il a dit aux deux autres.

- Et voilà toute l'histoire, termina Harry.

L'expression de Armando se fit troublée et anxieuse.

- Si ce que vous dites est vrai, alors… La chose la plus sage serait de renvoyer tous les élèves chez eux, pour leur sécurité. Mais je ne peux pas prendre une décision d'une telle ampleur si hâtivement. Nous ne savons pas ce qu'il se passera demain soir. À quoi ressemble votre ennemi, professeur Potter ? Heu, je veux dire, professeur Riddle…

- La dernière fois que je l'ai vu, il avait une apparence monstrueuse. Il n'avait pas vraiment de nez, seulement deux fentes. Sa peau était nue et d'une couleur pâle. Il était chauve aussi. Regardez.

Harry fit un mouvement de baguette et des particules rouges scintillantes en sortirent. Elles formèrent le visage de Voldemort avec précision. Armando frémit et Haze se tendit. Tom regarda avec attention chaque parcelles de ce visage pour l'ancrer parfaitement dans son esprit.

- Mais là, dit Harry, qui sait quelle apparence il a revêtit. Imaginez qu'il soit un élève ! Ou un professeur ! Ou… un Animagus. Mais à ma connaissance, il ne l'était pas. Hélas, avec lui, je ne serais jamais au bout de mes surprises. Je ne sais même pas pourquoi il n'est pas mort. Je veux dire, je l'ai tué, je l'ai vraiment tué. Il n'a pas pu se ressusciter ! C'est impossible… Et imaginons qu'il soit devenu un fantôme, ce serait impossible qu'il…

...Qu'il puisse remonter dans le temps en même temps comme Harry. Harry n'avait même pas utilisé de retourneur de temps quand il est venu chercher Tom.

Alors que chacun était perdus dans leurs pensées et digérait toutes ces informations, les lumières de la pièce vacillaient et l'air se fit de plus en plus frais. Ils se mirent tous sur leur garde. Harry prit le bras de Tom par précaution. Le garçon se colla à lui en agrippant fermement la robe de son adulte. Non pas qu'il avait peur. Ce n'étaient que des lumières qui déconnait. Mais on ne savait jamais ce qui pouvait arriver. Si c'était encore ce Voldemort, ce qui était très probable, alors il ne devait surtout pas perdre Harry, ni des yeux, ni de toucher.

Harry, après que tout se soit calmé pendant plusieurs secondes et que l'air redevenait stable, planta son regard dans celui de Armando.

- Je ne sais pas si c'est lui, ma cicatrice ne m'a rien fait.

- Mais c'est une sacrée coïncidence, non ? fit Haze en croisant les bras. Que ce soit vraiment lui ou non, la situation doit être maîtrisée. Monsieur le directeur, quelle est votre décision ?

Armando se rassit très lentement sur sa chaise et se passa une main sur le front. Il ne pouvait pas juste renvoyer maintenant tous les élèves. Mais s'il ne le faisait pas, alors que se passerait-il ? Se passerait-il même quelque chose ?

- Je…

Armando fixa le vide pendant quelques secondes.

- Je ne fermerai pas Poudlard.

Harry fulminait intérieurement de rage. Il regarda droit dans les yeux. Il allait utiliser de sa magie pour le faire accepter.

- Monsieur le directeur, vous allez-

Une douleur fulgurante à sa cicatrice le fit crier et tomber à genoux. Il se mit ensuite à parler tout seul.

- Haha… Toi… Espèce de sal-

Il ne put terminer sa phrase qu'il s'évanouit. La douleur était si forte. Voldemort avait fait quelque chose.


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- Stupide, stupide, stupide !

- Calme-toi, Harry.

- Comment veux-tu que je me calme, Tom ? Le directeur ne réalise pas la gravité de la situation, et je reste impuissant !

- Rallonge-toi, Harry.

- Pas question que je reste une seconde de plus dans cette infirmerie ! Ah ! Aïe !

Harry se prit le front entre ses mains et Tom agrippa les draps du lit si fort jusqu'à ce que ses jointures devinrent blanches. Harry était assis sur le lit et quelques gouttelettes de sang tombèrent sur le drap.

L'infirmière fit irruption, armée de deux fioles. Sans un mot (ce qui sortait de son habitude, elle qui ne pouvait s'arrêter de parler une fois lancée), elle fourra dans la bouche de Harry le contenu de la première fiole. Harry ne ressentit plus la légère douleur pulsative à sa cicatrice.

- Merci madame. Maintenant, je dois-

Mais elle ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase qu'elle lui fit ingérer l'autre potion. Après avoir tout avalé, Harry se sentit sombrer dans l'inconscience. Tom attrapa Harry, une main soutenant son dos et l'autre maintenant l'arrière de sa tête, et le coucha délicatement. Après avoir endormi Harry, l'infirmière soupira.

- Le rythme cardiaque de ce jeunot est anormal ! Une fois il peut ralentir jusqu'à ce que je me demande s'il n'est pas en train de mourir, une autre fois il peut augmenter si dangereusement qu'on pourrait croire qu'il vient de se faire courser par des dizaines de Magyars à pointes ! Il est sous un stress intense et constant, je n'aime pas ça. Nous devons le laisser se reposer et l'éloigner de toute forme de stress. On dirait qu'il a vécu toute sa vie entouré de choses négatives. Son rythme cardiaque n'est pas dû, ou du moins pas seulement dû, à un problème cardiaque de base. Je ne pense même pas qu'il en ait. Par le caleçon scintillent de Merlin... Il est un si jeune père, à devoir protéger son enfant alors que… qu'un danger rôde tout près, cela ne m'étonne pas que sa magie soit plutôt instable. L'autre fois il a fait exploser mes fioles, vous vous rendez compte ?! Je dois lui prescrire un traitement de potions calmantes et de sommeil sans rêve.

- Faites-en pour vous aussi, fit une voix à sa droite.

L'infirmière sursauta et tomba nez à nez avec Haze qui la toisait froidement.

- Vous dites que Harry doit être loin de tout stress, et pourtant vous paniquez juste à côté de lui. Même s'il est endormi, cela ne change rien.

- …

L'infirmière bredouilla des excuses et s'éloigna, rejoignant son bureau. Haze s'assit sur une chaise à côté du lit d'Harry et de Tom. Le silence tomba. À vrai dire, Tom ne se préoccupait guère de Haze. Il n'avait d'yeux que pour Harry. Haze, en revanche, avait beau se soucier de son ami, il n'en était pas moins concerné par l'état mental de Tom.

- Vous devriez aussi vous reposer, monsieur Riddle. Je me suis arrangé pour que le directeur prenne de hautes mesures de protection pour Harry.

Haze jeta un coup d'œil à un endroit précis au coin de la pièce. Cependant, Tom ne vit rien et ne s'en soucia pas.

- Tiens donc, vous l'appelez Harry sans hésitation maintenant.

- Un problème ? Ce n'est pas quelque chose d'important pour le moment. Nous avons d'autres choses plus urgentes que le souci d'une simple appellation. Je ne vous laisserai pas seul. Pas jusqu'à ce que Harry ne sorte du lit.

- Je n'ai pas besoin d'une nounou.

- Il ne s'agit pas de nounou.

- Je n'ai pas besoin de garde du corps.

- Nounou, garde du corps, chien de garde, bouclier humain… Appelez-moi comme vous le voulez. Je m'en contre-fiche royalement. Mais je resterai avec vous où que vous soyez. Si ce Voldemort vous attaque, Harry ne se le pardonnerait jamais. Vous ne voulez pas qu'il vive le restant de ses jours dans le regret et le remord, n'est-ce pas ? Grandissez. Vous êtes mature, mais visiblement pas assez pour ne pas réaliser que parfois, il faut savoir accepter certaines choses de ce genre, même à contre-cœur. Laissez tomber vos principes quelconques ou votre fierté stupide.

- Je n'ai pas de...

- Monsieur Riddle. Acceptez seulement le fait que quelqu'un d'autre que Harry souhaite sincèrement vous aider.

- Vous pensez que je ne peux pas me défendre moi-même…?

- C'est exact.

Tom fut légèrement déconcerté par le manque de tact.

- J'ai pu vous propulser contre un mur avec un Expelliarmus.

- Si nous nous battons en duel, sans vouloir vous sous-estimer, je pense que je gagnerai. Mais là n'est pas la question. N'avez-vous pas vu la panique constante de Harry ? Cet ennemi ne doit pas être sous-estimé. Je peux constater qu'il a probablement dû beaucoup sacrifier pour "tuer" ce Voldemort. Il a subit des pertes, et souffre inévitablement de trouble de stress post-traumatique. Ce Voldemort le hante. Pour être honnête, sa panique évidente me fait douter de si je serais même capable de vous défendre en cas d'attaque.

Haze baissa les yeux.

- Mais si moi, je ne peux vous protéger, alors vous ne pouvez pas le faire vous-même.

Tom réfléchi. Puis, au bout de quelques minutes de silence où Haze avait laissé Tom à ses réflexions, le Serpentard finit par accepter l'aide de son professeur. Ils décidèrent de passer la nuit à l'infirmerie suite à la demande incessante de Tom. Haze n'avait même pas pu refuser à la fin. Et il se sentait un peu plus en sécurité. Il jeta un dernier coup d'œil à deux endroits de l'infirmerie, puis hocha la tête dans ces directions. Les deux personnes, camouflées par un sort d'invisibilité, hochèrent elles aussi la tête en réponse.

Les heures passèrent très rapidement. Haze ne dormit presque pas de la nuit. Tom, malgré ses tentatives désespérées de rester éveillé, s'est finalement endormi vers 1h du matin. Sans que rien d'autre ne se passe, le matin du 31 Octobre arriva.