Bonjour ou bonsoir ! Ça fait quelques temps que j'ai pas posté, mais j'ai eu une panne d'inspi !
Ce chapitre n'est pas si long... 4k mots. C'est mieux que rien, on va dire... Je suis pardonné ? Oui ? Non ? Oh, peu importe. Ce qui compte c'est que je n'ai pas oublié cette fic, hm !
Merci à tous et à toutes pour vos reviews !
Dans le chapitre d'aujourd'hui, Voldemort apparaît... Comment cela va-t-il se terminer ? Va-t-il donner des réponses à certaines questions ? Eh bien en tout cas, la réponse aux questions que je viens de poser sont dans ce chapitre !
Le Fourchelang est en italique.
Bonne lecture.
Chapitre 18
Haze se tenait debout dans un coin de l'infirmerie, un sort de silence placé autour de lui et de deux autres personnes stoïques, droites comme un i.
- Et s'il ne se passe rien ? demanda un homme tout de noir vêtu.
Ses cheveux étaient noirs d'aspect soyeux, et l'on pouvait distinguer un reflet étonnamment violet. Son expression était neutre, mais dégageait tout de même un air innocent. Cependant, Haze savait que les deux devant lui n'avaient presque rien d'innocent au fond d'eux.
- Alors ce sera pour le mieux, répondit Haze. Je veux juste que vous montiez la garde.
- Et s'il se passe quelque chose ? demanda une femme toute de noir vêtue.
Elle ressemblait presque comme deux gouttes d'eau à l'homme, bien que ses traits soient plus féminins. Ses cheveux étaient aussi coupés courts, mais avait une tresse des deux côtés de sa tête reliés ensemble derrière sa tête en un ruban.
- Alors ce sera la pire des choses, répondit Haze. Quoi qu'il en soit, je veux que vous enquêtez si besoin, et que vous interveniez.
- Et si une attaque a lieu ? demanda l'homme.
- Ripostez et protégez les élèves. Vous êtes des pros, vous savez comment procéder. Mais pensez aussi à votre propre sécurité. Je ne veux pas non plus que vous vous comportez en kamikazes.
- Nous non plus, répondirent les deux en chœur d'une voix plate. Nous n'en avions pas l'intention.
- Et s'il y a quand même des blessés ? demanda la femme.
- Je ne sais pas si les élèves apprennent des sorts de soin à Poudlard de nos jours. Ce n'était pas le cas pour quand j'y étais, mais peut-être que ça a changé. Dans le cas où personne ne peut s'occuper d'eux, l'un d'entre vous s'en chargera.
Haze regarda les jumeaux se tenant très droit devant lui, le regardant de leurs yeux sombres.
- Compris ?
- Compris, répondirent les deux en chœur.
Et sans un mot, ils devinrent invisibles. Haze retourna s'asseoir sur son lit d'infirmerie à côté de celui de Tom. Au premier abord, Tom ressemblerait à un petit ange innocent profondément endormi, blottit dans d'épaisses couvertures blanches, à la limite de sucer son pouce. Mais pour des yeux biens affutés (ou pour ceux le connaissant suffisamment), cet "ange" faisait totalement semblant de dormir, et était mauvais à ce jeu d'ailleurs. Enfin, selon Haze.
Le professeur s'allongea sur ses couvertures et regarda Tom. Et comme il s'y attendait, quelques instants plus tard, Tom ouvrit les yeux, et sa tête n'avait pas l'air d'appartenir à quelqu'un venant tout juste de se réveiller. Quand le regard du jeune Serpentard croisa celui du plus grand, ils s'écarquillèrent.
- ...Pourquoi vous me regardez pendant que je dors…?
- Parce que c'est amusant de voir que vous essayez de faire semblant de dormir. Vous êtes un très mauvais acteur, monsieur Riddle.
- Je n'aurais jamais pensé qu'un jour vous diriez que quelque chose est amusant. J'ai l'impression que vous devenez de plus en plus comme Harry.
- ...Oh.
Tom ne dit plus rien et se retourna. Haze reporta son regard au plafond. Puis Tom planta de nouveau ses yeux vers l'autre.
- Qui étaient ces gens ? demanda-t-il.
- Je les ai convoqués pour tenir la garde ce soir. J'ai un mauvais pressentiment.
- Est-ce que le directeur est au courant ?
- J'ai son autorisation.
- Comment peuvent-ils devenir invisibles ? Je n'ai pas souvenir qu'un sort d'invisibilité existe.
- Ceci, mon garçon, ne sont pas tes affaires. Laisse-les faire leur travail.
Tom se renfrogna mais ne dit rien d'autre. Il n'alla pas creuser plus loin. De toute façon il pourrait demander à Harry, puisque ce-dernier cachait beaucoup de choses. Après tout, Tom avait un jour découvert que Harry était capable de magie sans baguette. Tom n'était jamais au bout de ses surprises. Et il aimait résoudre des mystères. Ou du moins, il n'aimait vraiment pas être tenu dans l'ignorance. Quelques fois, cela pouvait lui donner l'impression de ne pas avoir le contrôle de la situation.
- Monsieur Haze, dit l'infirmière, le petit-déjeuner va commencer. Voulez-vous y aller ?
Haze tourna la tête vers Tom qui le fixa en retour. Le jeune sembla considérer la question, mais finit par accepter. Haze fut honnêtement surpris. Il était presque sûr que Tom resterait au chevet de son père. Mais s'il acceptait, cela voulait dire au moins une chose : Il avait confiance en Haze. Inconsciemment, Haze sourit. Il attendit que Tom se lève en premier avant de faire de même.
La Grande Salle était bondée et plus ou moins bruyante malgré l'heure matinale. Tout le monde était excité pour Halloween, et les trois repas de la journée étaient adaptés à cet évènement. Certains professeurs mangeaient rapidement et se forçait à converser comme si de rien était. Cela devait être ce soir, très probablement. Tandis que Tom s'asseyait à sa table, Haze alla à sa place. Celle de Harry était évidemment vide, et Dumbledore à côté de lui lui jeta un regard soucieux.
- Comment allez-vous, monsieur Haze ? demanda-t-il avec un petit sourire.
Haze prit une bouchée de son sandwich. Le bon goût fondant du jambon, du fromage et du beurre le détendit malgré lui.
- Je vais aussi bien que tout le reste du corps enseignant.
- Ah… Je comprends. Moi aussi. Pensez-vous que quelque chose se passera réellement ? Et si ce Voldemort voulait seulement nous angoisser ?
- Je préfère que ce soit ça plutôt qu'autre chose. Mais s'il se passe vraiment quelque chose…
Haze sembla réfléchir à quelque chose, puis fronça les sourcils en prenant une autre bouchée de son sandwich. Après avoir fini d'avaler, il dit :
- Oh. Les journalistes seront au courant. Le ministère le sera aussi. Que se passera-t-il quand ils le découvriront ? Normalement, nous aurions dû prévenir les Aurors et reporter instantanément ce message. Une enquête aurait été faite, et si ça se trouve, ils auraient trouvé un indice, voire démasqué le coupable. Par Merlin, pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt… Aurait-ce été plus sage si nous avions prévenu les Aurors ? Il n'est pas trop tard...
- Malheureusement, je pense que le blâme reviendra au directeur. Après tout, il est celui qui a prit la décision de ne rien dire et de ne pas fermer l'école.
Haze finit rageusement son sandwich, et tout de suite il en reprit un autre. Il bénit les repas de Poudlard où tout était bon et libre en quantité. Il bénit aussi Harry et Dumbledore pour ne pas être des goinfres et ne pas dévaliser la table. Enfin, Harry pouvait l'être. Quelques fois.
- En clair, dit Haze, il risque le renvoi.
- C'est une triste vérité en effet.
- Qui devra le remplacer si cela arrive ? Vous ?
Dumbledore mit un certain temps avant de hocher la tête. Puis les portes de la Grande Salle s'ouvrirent. Harry, vêtu de ses vêtements habituels, marcha comme si de rien n'était vers la table des professeurs. Il jeta un coup d'œil à Tom qui ne le lâchait pas du regard. Puis il s'assit à sa place. Les élèves ne lui avait pas accordé trop d'attention, même s'il était un professeur plutôt apprécié en général.
- Bonjour professeur Dumbledore, dit-il.
Certains professeurs le regardèrent bizarrement. Dumbledore et Haze froncèrent les sourcils.
- ...Bonjour, répondit-il à Harry avec un sourire, est-ce que vous allez bien ?
- Oui, merci. L'infirmière m'a donné des potions calmantes, je me sens beaucoup mieux.
Mais Harry ignora Haze. Celui-ci fronça encore plus les sourcils. Alors qu'il ouvrait la bouche pour l'interpeller, l'expression de Harry changea, comme s'il se rappelait de quelque chose. Puis Il se tourna vers Haze et lui sourit.
- Vous allez bien ? demanda Harry à son collègue.
- ...Je devrais vous retourner la question. Vous allez bien, vraiment ? Vous semblez… différent.
Les yeux de Harry devinrent sombres pendant un bref instant. Il regarda son assiette vide. Puis son expression changea radicalement et se fit très peinée.
- Je suis vraiment inquiet à propos d'aujourd'hui. Vous savez pourquoi…
- Oh. Je comprends. Nous le sommes tous. Ne vous inquiétez pas, vous irez bien. Nous ne laisserons rien arriver.
- Oui…
Puis l'expression de Harry se refit indifférente. Haze, Dumbledore et Tom étaient très… perplexes. Harry ne toucha pas à son assiette de tout le reste du repas. Haze et lui allèrent en silence vers la salle de classe. Étrangement, Harry était celui qui marchait devant Haze.
o0O0o
La journée ne pouvait pas être pire, se dit Haze. Il ne savait pas ce qui arrivait à Harry. Ce-dernier n'avait pas été lui-même. Haze pouvait comprendre son stress, mais pas à ce point ! Haze ne put s'empêcher de se passer une main sur le visage en regardant Harry détruire verbalement une petite Gryffondor de deuxième année.
- ...et vous croyez que votre petite carrure suffit pour courir assez pour échapper à un détraqueur ? Ne me faites pas rire. Je vous pensais plus futée, plus instruite. Ha… Mais vous êtes une Gryffondor, c'est vrai. Vous avez plus de courage que de cervelle. Agir avant de réfléchir, hm ? Je ne vais pas m'attendre à mieux de… vous. Dix points en moins pour Gryffondor.
La petite brune était au bord des larmes. Il était presque évident pour tout le monde que leur professeur avait quelque chose contre les Gryffondors et les Nés-Moldus. Les élèves chuchotaient entre eux, jetant un regard très mauvais à Harry. Tom le regardait fixement, et Haze cru décerner un léger dégoût dans le regard de l'enfant. Harry sourit soudain, et regarda tous les élèves.
- Est-ce que quelqu'un sait comment chasser un détraqueur ? répéta-t-il à la classe.
Il y eut un grand silence. Puis une main hésitante se leva.
- Oui monsieur Malfoy ?
- Le sortilège du Patronus, répondit Abraxas.
Il lui fallait un grand self-contrôle au Serpentard pour que sa voix ne vacille pas. Il connaissait bien évidemment la réponse. En réalité, pas mal d'entre eux le savait. Mais quand cette Gryffondor avait dit timidement qu'elle courrait le plus loin possible, le professeur Harry… a semblé plutôt mal le prendre.
Puis il avait dit tout ça cette fille. Même Abraxas, qui était un Sang-Pur capable d'employer le terme "Sang-de-Bourbe" sans aucune hésitation et à but offensif, était un peu choqué par Harry. Après tout, le professeur Harry était lui-même un… Sang-de-Bourbe. Mais un Sang-de-Bourbe sympathique et fort, qui lui avait sauvé la vie et qui était toujours à l'écoute. Depuis que Harry l'avait aidé, Abraxas ressentait presque de l'admiration envers lui. Ils avaient déjà discuté deux ou trois fois après les cours. Et tout le temps, Harry lui demandait de ses nouvelles avec un sourire, soucieux de sa santé. Abraxas devait bien admettre qu'une simple conversation d'une demi-heure avec Harry était beaucoup plus efficace qu'une session d'une heure avec le psychomage familial en charge de lui.
- Bravo monsieur Malfoy. Quinze points pour Serpentard.
Tout le monde était plus ou moins choqués. Quinze points ? Autant ? Pour ça ? Les Gryffondors étaient outrés.
- Mais ça va pas la tête ! dit un rouge et or en se levant de son siège.
Le jeune sembla tout de suite le regretter, car quand il vit l'expression sombre de Harry, il déglutit.
- Vous osez crier, vous lever sans autorisation et protester ? fit Harry d'une voix dangereusement calme.
- Je… Je…
Le jeune hésita. Mais il prit son courage à deux mains, et se tint courageusement debout, fixant son professeur avec mépris.
- Oui, j'ose, monsieur. C'est injuste. Vous avez-
- Trente points en moins pour Gryffondor. Si vous arrêtez votre cinéma tout de suite, je ne vous pénaliserait pas plus. Assis.
La voisine de table de ce garçon était une Serpentard. Honnêtement, elle était satisfaite que les Gryffondors soient rabaissés de la sorte, mais elle était aussi étrangement choquée du changement si brusque de personnalité de son professeur. La fin du cours arriva très lentement. Quand ce fut l'heure, tout le monde rangea ses affaires à toute vitesse et partirent. Sauf Tom. Tom alla rapidement devant le bureau de Haze et Harry, et claqua ses mains dessus. Ses yeux perçants se plantèrent dans ceux de son père. Haze se leva aussi et posa une main sur l'épaule de Tom avant que celui-ci n'explose. Il recula l'enfant et se mit entre lui et Harry.
- Qui êtes-vous ? fit Haze d'un ton menaçant.
Il avait déjà sa baguette en main, la pointant de façon menaçante vers "Harry".
- Voyons professeur Haze, que dites-vous ?
- Vous n'êtes pas Riddle. Sortez de son corps ou reprenez votre vraie forme !
- Oh, mais je suis Riddle.
- Riddle ne dirait jamais de telles choses à une pauvre élève.
Sans prévenir, Tom se rua devant Haze.
- Finite Incantatem ! cria-t-il.
"Harry" ne s'y attendait pas, mais il resta calme. Tom avait été trop rapide et trop près pour qu'il ne réagisse. Le visage de Harry se transforma. Voyant cela, Haze lança un Protego autour de lui et Tom. Alors que les secondes passaient, les deux eurent une expression d'effroi. Devant eux se tenait Voldemort qui soupira.
- Je ne pensais pas me révéler de sitôt. Vous auriez pu attendre ce soir. Je suis sûr que ça aurait fait un beau spectacle dans la Grande Salle...
Les yeux rouges du Mage Noir se plantèrent dans ceux de Tom, et ce dernier trembla inconsciemment. Haze fit barrage de son corps pour protéger Tom. Il lança le premier sort.
- Stupéfix !
Voldemort n'esquiva pas. Le sort traversa son corps, comme s'il était un fantôme. Mais malgré sa surprise, Haze ne pouvait pas se permettre de le sous-estimer. Il enchaîna les sortilèges offensifs, mais tous traversèrent le corps de Voldemort, et ce-dernier se rapprochait de plus en plus d'eux. Soudain, le Mage Noir leva la main, et Haze se fit propulser contre le mur avec une très grande violence. Sa tête cogna fortement contre la pierre froide et il sentit sa vue se brouiller. Le sang coula de l'arrière de sa tête.
- Tom… Cours !
Tom resta pétrifié sur place. Puis il fit une chose que ni Voldemort ni Haze ne s'attendaient, et le premier surpris était Tom lui-même : il courut et se positionna entre Haze et Voldemort.
- Je ne suis pas faible… Je ne fuirai pas !
Il devait prévenir Harry ou Dumbledore. Une image de Harry le prenant dans ses bras lui vint en tête. Ses yeux s'illuminèrent. C'était ça ! Un bon souvenir ! Un Patronus ! À ce moment, il fut reconnaissant que Harry lui ai déjà montré le sortilège du Patronus hors des cours. Tom n'avait jamais réussi à créer un Patronus corporel, mais avait déjà produit un petit nuage de fumée. Mais là, il fallait qu'il ait un Patronus corporel. La situation l'obligeait. Il fallait qu'il l'utilise comme messager.
- Expecto Patronum ! fit-il de toutes ses forces.
À ces mots, Voldemort rit. Et rien ne se passa. Tom regarda sa baguette avec effroi.
- Le petit Tom, lancer un Patronus ?! Héhé ! J'aimerais bien voir ça. Serais-tu même capable de créer un seule petit filet de fumée ?
- Expecto Patronum ! lança de nouveau Tom.
Rien ne se passa. Voldemort fit un sourire ignoble. Tom écarquilla les yeux. Il l'avait déjà fait avec Harry une fois ! Pourquoi cela ne marchait pas cette fois ?!
- Expecto Patronum ! relança-t-il.
Rien.
- Expecto Patronum ! Expecto Patronum ! EXPECTO PATRONUM !
La tête de Haze l'étourdissait et sa vision était brouillée, mais même si le son qui parvenait à ses oreilles était plutôt bouché, il parvenait à discerner ce qu'ils disaient, et put distinguer la panique de Tom.
- Calme-toi ! Respire et pense à un souvenir heureux. Pense-y très fort ! Ne laisse pas les sentiments négatifs te submerger !
Voldemort lança un bureau sur Haze qui se protégea de ses bras, sachant très bien qu'il n'avait pas la force de lancer un sort. Ça faisait longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi… faible. Sans défense. Vulnérable. Inutile. Il avait dit qu'il protégerait Tom, mais voilà que les rôles s'inversaient. Et encore, est-ce que Tom serait capable de se défendre ? Même s'il réussissait à appeler à l'aide avec un Patronus, ce ne serait qu'une question de temps. Qui sait ce que ce Voldemort était capable de faire.
Tom prit une grande inspiration et essaya de se concentrer sur des souvenirs heureux. Harry qui lui racontait des histoires avant de s'endormir au Chaudron Baveur, qui le serrait dans ses bras, qui lui présentait leur nouvelle maison, qui lui préparait un chocolat chaud tous les soirs, qui l'enlaçait avec un plaid, qui lui faisait un bisou sur le front, qui lui répétait des paroles rassurantes…
- Expecto Patronum !
Un animal jailli de sa baguette. Les yeux de Tom s'écarquillèrent quand il vit ce que c'était. Un serpent. Alors c'était son Patronus ? Quel beau spécimen. Il ordonna au serpent de chercher du renfort auprès de Harry et Dumbledore. Voldemort regarda le serpent partir, pensif. Il ne pensait pas que son autre lui serait capable d'en produire un. Quand il était jeune, il n'avait pourtant jamais réussi, ni même jusqu'à aujourd'hui.
- Dis-moi mon petit Tom, dit Voldemort, crois-tu vraiment que Harry es honnête avec toi ? Ne crois-tu pas qu'il te ment ?
- ...Que voulez-vous dire ?
- Oh, tu sais, tu n'es pas un Sang-Pur. Et ce n'était pas ton père qui était le sorcier. Ta mère l'était. Et ce moldu l'a laissée tomber. Ne voudrais-tu pas te venger ? Te venger de ce moldu. Te venger de Harry qui t'a gardé dans l'ignorance. Je peux t'aider à accomplir ta vengeance. Je te connais mieux que quiconque.
Tom plissa les yeux. Il ne connaissait pas l'histoire de sa famille, mais Harry lui a clairement dit un jour qu'il lui dirait tout quand Tom sera prêt. En réalité, Tom était prêt, mais il avait cette crainte insensée que Harry l'abandonnerait une fois que Tom saurait son histoire. Il ne voulait pas retourner auprès de sa famille biologique. Qu'ils soient sorciers ou moldus.
- Je m'en fiche, dit Tom en se pinçant les lèvres.
Voldemort fut légèrement pris de court. Il n'observait pas Harry et son jeune moi depuis longtemps, mais il ne pensait pas que Harry réussirait à changer son jeune lui. L'amour… Cette stupide chose appelée "amour". Comment Harry a-t-il pu remplir d'affection le meurtrier de ses parents, même sous forme d'enfant ?
- Harry te ment. Il ne t'aime pas. Il fait semblant. Oh, tu ne sais pas la vérité, n'est-ce pas ? Pourquoi, à ton avis, est-il si gentil avec toi ? Pourquoi est-ce qu'il t'a adopté ? Harry cache un grand secret que je me ferais le plaisir de te révéler. Nous verrons si tu penseras toujours à Harry de la même façon. Harry veut te tuer depuis le moment où il a posé ses yeux sur toi à l'orphelinat. Il souhaite ta mort plus que tout, car tu lui a tout volé. Tu lui a volé ce qu'il avait de plus cher et qu'il n'a jamais pu avoir. Il fait semblant de t'aimer pour mieux t'assassiner.
Tom se boucha les oreilles. Il ne voulait plus entendre ça. Harry ne l'aimait pas ? Foutaises ! L'amour de Harry envers lui était réel, c'était certain ! Et s'il voulait vraiment sa mort, pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt, quand Tom ne connaissait même pas la magie ? Il refusait de croire ce Voldemort.
Alors que ses pensées commençaient à s'emmêler, la porte de la salle de classe claqua. À peine Dumbledore entra dans la pièce qu'il érigea un puissant bouclier autour de tout le monde sauf Voldemort, bien évidemment. Harry, le vrai, entra quelques secondes plus tard.
- Qu'as-tu dit à mon fils, espèce de sale serpent ?
Voldemort regarda Dumbledore, puis Harry.
- Je lui ai dit la vérité.
- Comment as-tu pu revenir ? dit Harry avec colère. C'est… impossible !
- Oh, figure-toi que je ne suis pas mort quand tu as cru me tuer.
- Tu as disparu sous mes yeux !
- Mais je ne suis pas mort. À ton avis, comment crois-tu que j'ai pu survivre ?
Harry le fixa quelques secondes, puis son teint blêmit.
- Ne me dis pas que… Tu as créé un neuvième… ho… hor…
- C'est exact. Que tu es perspicace, petit Potter. Même si un imbécile aurait compris un peu plus vite.
- Mais comment ! Qui as-tu tué ?!
- Voyons mon cher Harry, il faut bien que je garde quelques secrets un peu plus longtemps.
Voldemort fit quelques pas en tournant en rond autour des boucliers, comme un lion en cage. Cependant, Harry n'avait pas l'impression que l'animal en cage était le phénomène de foire, mais plutôt le public.
- Je dois avouer t'avoir sous-estimer, Harry Potter. Je ne pensais pas que tu l'élèverais avec un amour réel au point de le changer. Était-ce facile ? Il semblait plutôt facile à briser.
- Tom est doté d'amour. Mais toi, tu ne peux pas. Et tu ne le pourrais jamais.
- Certes, certes. Mais l'amour est une chose si pathétique et si fragile.
- C'est parce que tu es dénué de bons sentiments que tu dis ça. Tu ne comprendras jamais.
Harry et Voldemort se fusillèrent du regard. Harry repoussait comme il le pouvait les attaques de Légilimencie. Puis Voldemort planta son regard dans celui de son jeune lui, mais Harry se mit entre eux très rapidement.
- Cette journée ne s'est pas passée comme je l'avais prévue, siffla Voldemort en Fourchelang.
Dumbledore et Haze, qui avait reprit tous ses sens, écarquillèrent les yeux. Tom ne sembla pas se rendre compte du changement, ni Harry, qui semblait beaucoup trop concentré pour percevoir un changement. Et la voix de Voldemort a toujours été sifflante. C'est quand Haze murmura : "Du Fourchelang…?" que Tom s'en rendit compte.
- Je pensais lancer une attaque lors du repas de ce soir, mais hélas, certaines personnes ont été plus perspicaces que je ne l'aurais imaginé.
- Tu es juste débile ! Tu croyais me connaître ? Tu croyais pouvoir facilement te faire passer pour moi ?! cria Harry en Fourchelang.
Il réalisa bien vite son erreur quand il vit le sourire de Voldemort et le regard choqué de tout le monde. Il plaqua ses mains sur sa bouche. Il avait parlé Fourchelang. Devant eux. Mais au final, peu importait pour le moment. Il y avait plus urgent.
- Je vais partir pour le moment. Mais je reviendrai. Ce corps n'en est pas vraiment un, comme vous avez pu le constater. Mais je compte bien revenir. Et la prochaine fois que l'on se verra, Harry Potter, je serais complet.
- Je vais te traquer ! Te chercher, puis te tuer ! Je vais trouver le neuvième ho…
Harry ferma la bouche. Il ne fallait pas qu'il prononce le mot horcruxe devant Tom. Il deviendrait beaucoup trop curieux, et qui sait ce qu'il se passerait alors.
- Je vais te détruire pour de bon, reprit-il avec la même hargne. Tu mourras définitivement.
- Mais encore faut-il trouver ce qui me maintient en vie. Je me demande combien de temps il te faudra pour trouver le dernier…
Sur ces mots, Voldemort disparu dans une fumée noire qui s'échappa par la fenêtre en cassant la vitre. Harry courut vers la fenêtre et se pencha pour essayer de voir dans quelle direction il était parti, mais ne vit rien. Le verre lui coupa la paume de ses mains ainsi que ses doigts, mais il n'en avait que faire. Il se retourna lentement et balaya du regard la salle de classe sans dessus dessous. Personne ne dit mot.
Haze fixait Harry avec des yeux calculateurs, et Harry pu discerner avec tristesse une méfiance qui était présente les premières fois où ils se sont rencontrés, mais qui avait disparue au fil du temps. Dumbledore fronçait les sourcils et avait le regard perdu dans le vide. Tom fixait le sol. Harry fit de même. Que pouvait-il faire d'autre ? Par sa simple présence dans cette époque, il avait ramené un puissant Mage Noir. De plus, il parlait Fourchelang. Il y avait de quoi le rejeter et le craindre.
Il sentit les larmes monter, mais une main froide agrippa délicatement son poignet et le souleva. Tom avait la tête baissée et Harry ne pouvait voir son expression. De toute manière, pour le moment, il souhaitait simplement s'enterrer six pieds sous terre.
Tom regarda le sang et les coupures sur les mains de Harry. Il sortit sa baguette et marmonna un sortilège de guérison et de nettoyage. Les mains de Harry redevinrent comme neuves. Et par ce simple geste de la part de son fils, Harry s'effondra à genoux et posa son front contre la main froide de Tom.
Le silence de la salle fut brisé par les sanglots et les paroles d'excuse de Harry. Tom ne dit rien et enroula simplement ses bras autour de son père.
