Bonjour ou bonsoir. Hé là, je suis confiné ! J'ai pas le Covid, mais je suis cas contact. Super, manquait plus que ça ;_; Enfin bon, je passe le test Mercredi, et il est très probable que je ne l'ai pas. Ou alors je suis asymptomatique. Et si je l'ai, bah... Bah voilà quoi... En tout cas je risque pas de mourir donc tant mieux '-'

Merci à tous et à toutes pour votre soutient !

Dans le chapitre d'aujourd'hui, Tom et Abraxas se rapprochent ! Et... oh ? Il semble qu'ils s'entendent plutôt bien, non ? Peut-être sont-ils destinés à être de bons amis en fin de compte.

Je vais continuer d'écrire, peut-être que je pourrais poster un autre chapitre avant la fin de la semaine (par fin de semaine, je parle de Dimanche). Sachant que je suis confiné jusqu'à Mercredi, et que si le résultat est positif, ça sera jusqu'à Jeudi prochain... J'ai tout mon temps pour écrire je pense.

Enfin bref ! Fini le petit blabla habituel, et j'espère que ce chapitre, plutôt court cependant, vous plaira !

Bonne lecture.


Chapitre 20

Abraxas inspecta les lieux. Il était dans un beau salon avec une cheminée allumée qui rendait la pièce très chaleureuse. Le bois lisse et sombre d'une horloge comtoise contre le mur et du parquet lui plaisait beaucoup. Cependant, mis à part ça, il n'y avait qu'un canapé en cuir, une table basse et une chaise.

- Joli, fit Abraxas à la seule autre personne présente.

- Je suis d'accord, répondit Tom. Ça représente le salon de ma maison.

Tom, assis sur la chaise, sortit une mallette de sa poche et l'agrandit d'un sort.

- Où as-tu déniché cette salle ? demanda Abraxas. La "Salle sur Demande", c'est bien ça ?

- Harry m'en a parlé.

Lui et son père étaient déjà allés ici plusieurs fois. Une fois, Harry avait transformé la salle en cuisine deluxe pour lui apprendre à préparer des plats tout seul. Il avait apparemment été traumatisé du chocolat chaud que Tom lui avait fait, à savoir la seule fois où Tom avait touché à une casserole. Maintenant, Tom savait préparer chauffer du lait sans le faire déborder et comment bien doser le cacao en poudre. Il savait aussi faire des plats basiques à base d'œufs et de bacon.

Abraxas s'assit confortablement sur le sofa et croisa les jambes. Tom se trouvait sur la chaise devant lui à sa gauche.

- Récapitulons, dit Tom. Je t'aide à te débarrasser de ces cicatrices et j'étudie celles provenant de malédictions.

- Tu maîtrises réellement des sorts de médicomagie basiques ?

- Bien-sûr. Et ne me demande pas comment.

Abraxas haussa les épaules.

- Hm. Je ne m'intéresse pas à comment tu les a appris, tant qu'ils sont efficaces. Je veux que ces laides cicatrices disparaissent une bonne fois pour toute. Pour le moment, tu es la seule personne digne de confiance que je connaisse. Et puis, au moindre faux pas, c'est-à-dire à la moindre trahison, j'en ferais directement part à ton père.

- Marché conclu. Enlève le haut de ton uniforme. À partir de maintenant, il n'y a plus de pudeur aristocratique ridicule.

Abraxas fit comme dit, non sans avoir hésité un bon moment. Mais gardant le menton haut et le masque froid d'un fier Malfoy, il plia soigneusement sa chemise et la déposa sur le côté. Riddle avait déjà vu une partie de ses cicatrices, nul besoin de les cacher par honte et embarras. Il fit face à son camarade, et ce-dernier vit pour la première fois l'étendu des dégâts. Une étrange sensation picota le nez de Tom. Il était quelque peu… soulagé qu'il ne soit pas lui-même tombé sur un adoptant abusif. L'amour invasif de Harry était beaucoup plus vivable que la folie meurtrière de la mère de Malfoy.

- Détends-toi. Je vais lancer les sorts basiques. Lesquelles sont les cicatrices normales, faites sans magie ?

Abraxas en désigna de nombreuses, toutes de tailles et de profondeur différentes, et Tom les soigna une par une. Cela dura en tout une bonne vingtaine de minutes. À présent, les plus imposantes et les plus marquées étaient visibles.

- Bien, fit Tom en se redressant sur sa chaise, il ne reste plus qu'elles.

Il sortit une plume et un parchemin qui flottaient.

- Tu comptes noter quoi ? Peu importe quoi, ne note pas mon nom.

- Je comptais seulement faire un compte-rendu de mes sorts. Les lancements du sort basique ont tous été réalisés avec succès. Sur les vingt-quatre cicatrices, treize n'ont pas complètement disparues. Cependant, elles ont suffisamment réduit au point qu'elles ne sont plus visibles sauf si on les regarde de très près. Elles sont légèrement plus claires que ta peau, qui est déjà très pâle.

- Hm. Une pâleur naturelle. Typique des Malfoy.

- Je vais te donner une potion qui fera disparaître les traces des cicatrices restantes.

- Pourquoi ne pas juste relancer le sort ?

- Je dois bien voir si mes potions sont aussi efficaces.

Tom lui tendit une petite fiole contenant un liquide gris. Abraxas but sans hésitation. Il regarda de très près et avec attention une de ses cicatrices qui commençait disparaître, jusqu'à ne plus exister.

- Maintenant, dit Tom, les cicatrices de malédictions. Quelle est la plus petite ?

- Je crois… Que c'est celle-ci, répondit Abraxas en pointant du doigt une cicatrice sur son épaule droite.

Tom se déplaça pour avoir un meilleur angle de vue.

- Tu as déjà fait disparaître des cicatrices de malédiction ? demanda Abraxas.

- Hmm, non. Pas complètement. Elles ont seulement réduit de moitié.

- C'est déjà un bon début. Je pourrais embaucher quelqu'un d'autre si tu n'es pas capable de les faire disparaître. Tu es conscient qu'un médicomage professionnel pourrait les faire disparaître d'un coup de baguette ?

- Les tiennes, oui. Mais celles que je compte faire disparaître, non.

- Quoi, parce que tu en as aussi, des cicatrices ?

- Non. C'est pour quelqu'un d'autre.

Abraxas le fixa un instant.

- Pour ton père ?

- Non. Cela ne te regarde pas.

Le jeune noble n'était pas bête, même si le ton de Tom était très sûr et convaincant.

- Hm. Que ce soit pour ton père ou pour toi, peu importe.

- Tu ne cherches pas à en savoir plus ?

- Je pourrais, mais je n'en ai pas l'envie. Cette information ne me servirait à rien du tout. Vous avez votre vie, j'ai la mienne. Cependant, si tu me trahis, je n'hésiterais pas à répandre des rumeurs sur toi.

Tom s'arrêta dans son inspection.

- Et ton père à toi ? Tu partages ta vie avec lui comme je partage la mienne avec Harry ?

- Hein ? Qu'est-ce que c'est, cette question ? Bien-sûr que non. Nous sommes des Malfoy, je te rappelle. Mon père serait bien le dernier à se comporter de façon gaga avec moi.

- Alors avec qui partages-tu ta vie ?

- Personne. Jamais. Je ne pense pas que ça arrivera un jour. La seule personne avec qui je serai est ma future femme.

- Ta future femme ? Mais tu viens de dire que tu ne partageras jamais ta vie.

Abraxas le regarda étrangement.

- Je sais que tu es un Sang-de-Bourbe, mais tu n'es pas si ignorant, si ? Je suis un noble, qui-plus-est un Malfoy. Il est évident que j'ai une fiancée.

- Quoi, à cet âge ?

- Ce n'est pas si surprenant. C'est même beaucoup plus courant que tu ne le penses. Ma fiancée est Amy Parkinson.

- La sœur de l'autre idiot qui te sert d'ami ?

- Oui. Mais je ne l'aime pas. Je n'arrive pas à me débarrasser d'elle. Elle me colle de partout, cherchant à s'attirer mes faveurs. Elle croit agir de façon mignonne et féminine, mais je la compare très souvent à un bébé mandragore. Et Merlin sait que les bébés mandragores vous donnent un mal de tête atroce.

- N'est-ce pas ? Un jour, j'ai mal mit mes oreillettes lors d'un cours de botanique. J'ai failli m'évanouir, mais j'ai réussi à rester debout par miracle.

- Oh, ça m'est arrivé une fois. J'ai l'habitude de porter des cache-oreille en hiver, mais pas pour réduire le bruit. Je les avais mal mises, même si j'ai été prévenu. Je pense que ce genre de petite mésaventure arrive à presque tous les sorciers au moins une fois dans leur vie.

- C'est vrai que c'est une expérience désagréable, mais qu'on a pas l'occasion de vivre très souvent dans notre vie.

Tom se rendit soudain compte de l'ambiance détendue qui s'était naturellement installée. Il ne pensait pas qu'un jour, il aurait une conversation normale avec quelqu'un d'autre que Harry, encore moins Malfoy.

Après un petit silence sans gêne, Tom prit sa baguette et lança le seul sort qu'il connaissait et qu'il avait utilisé sur les petites cicatrices maudites de Harry. Abraxas le laissa faire. Il observa alors le jet violet, et sentit par la suite un très léger picotement constant à sa cicatrice, mais pas assez pour qu'il ne réagisse de quelconque manière. Quand le filet violet disparut, il put observer avec surprise que sa cicatrice a été réduite de moitié. Il ne pensait honnêtement pas que le sort de Riddle ait ne serait-ce qu'un petit effet.

Tom fit un compte-rendu à voix haute, et la plume nota d'elle-même sur le parchemin. Puis il relança le même sort sur la même cicatrice. Cette fois-ci, rien ne se passa, pas même un picotement, pas même un fourmillement. Tom se contenta de faire un compte-rendu de ce deuxième essai. Puis réessaya une troisième et dernière fois.

- Comme je le pensais, après la première fois, le sort n'a absolument aucun effet. As-tu ressenti quelque chose ?

- La deuxième et troisième fois, non, mais la première fois, ma cicatrice m'a très légèrement piquée tout le temps que ton sort était en marche. Mais ça, je pense que tu le sais déjà.

- Non, je ne le savais pas ! Il faut que je note ça. Donc, un léger picotement lorsque le sort est en marche, donc…

- Pff…

Tom lui lança un regard étrange.

- Quoi ? demanda-t-il.

- Franchement, quelques fois je me demande pourquoi tu n'es vraiment pas à Serdaigle. Je veux dire, tu es comme à moitié Serpentard, à moitié Serdaigle.

- Je pense que sans Harry, j'aurais été un pur Serpentard.

- N'as-tu pas toujours vécu avec ton père ? Par ailleurs, qui appelle son père par son prénom ?

- C'est mon père adoptif. Mais je te prierai de ne dire à personne cette information. Je ne dis rien sur toi, tu ne dis rien sur moi. C'est notre deal.

- Hm. Tu as honte ?

- De mon adoption ? Non. Je pourrais le dire à tout le monde si je voulais m'attirer la pitié pour un but précis. Mais je n'ai pas à recourir à cette méthode pour le moment, et j'espère à ne jamais devoir le faire. Je ne veux juste pas attirer l'attention plus que ça. Les gens sont ennuyants, et cela ne me sert à rien de m'approcher d'eux. Avoir les professeurs à mes pieds en étant bon élève suffit amplement.

- Et moi ? Je suis ennuyant ?

- Hmm…

Abraxas regarda l'expression de Tom et sourit.

- Avoue-le, ma compagnie ne te déplaît pas, hm ?

- Je… pense que ta compagnie est moins… déplaisante que les autres personnes.

- …

- ...

- …

- ...moins déplaisante, mais sans plus. Hum… Reprenons où nous en étions. Montre-moi les autres cicatrices. Tiens, celle-ci semble plus petite que les autres...

- Combien veux-tu ?

Tom leva les yeux et rencontra les pupilles gris argentées d'Abraxas. L'esprit vif de Tom fonctionna parfaitement, et il était sûr de ce dont l'autre lui parlait.

- Tu parles d'argent ?

- Oui. De gallions. Allons, ne me dis pas que tu m'as aidé sans arrière-pensée ? Tu as forcément un prix en tête, non ? Quatre mille ? Dix mille ? Ou peut-être vingt mille ?

- Harry m'a appris à être raisonnable quand on me propose un prix suite à un service. Je ne vais pas t'extorquer autant d'argent.

Tom se stoppa. Qu'est-ce qu'il disait ? Pourquoi est-ce qu'il n'a pas directement accepté ? Si c'était avant, ça aurait été différent. Harry lui apprenait des choses, mais jamais il n'aurait cru que maintenant, presque toutes ses décisions rapides et sans hésitation soient le résultat de l'éducation de son père.

- Hm ? fit Malfoy en levant le menton d'un air hautain. Pourtant, vingt mille n'est rien parmi toute la richesse des Malfoy. J'en trimballe tous les jours dans mon porte-feuille. Tu sais, en argent de poche. Truc de riche.

- …

- C'était une blague. Je n'ai que trois ou quatre mille gallions seulement. On ne sait jamais quand on en a besoin. Vingt mille n'est peut-être qu'une petite poignée parmi tout l'or que l'on possède, mais il n'est pas non plus conseillé d'avoir autant sur soi.

- …

Deux ou trois mille gallions étaient déjà une grosse somme pour le "petit peuple".

- Fais ce que tu veux, dit Tom. Si tu tiens tant que ça à me payer, ne te gêne pas.

- Tu n'es pas intéressé par l'argent.

- ...J'ai d'autres priorités.

Pour le moment, sa priorité absolue était de tester si ses sorts pouvaient faire disparaître les cicatrices maudites de Harry.

...Mais avant cela, il devait absolument faire goûter à Harry son nouveau plat. Des heures et des heures de travail, à s'entraîner à cuisiner dans la Salle sur Demande. Et après de multiples essais ratés, il avait enfin réussi à faire le plat par excellence. Simple, basique, rapide, délicieux, nourrissant : l'omelette au jambon.


o0O0o


- Harry. J'ai cuisiné.

Harry eut un bref flash-back d'un certain chocolat chaud absolument raté, mais sourit quand même.

- Mon petit Tom a cuisiné ? Je suis si content ! Et c'était bon ?

- Ça, c'est à toi d'en juger.

- Hein ?

Et c'est ainsi que Harry se retrouva devant une assiette sortie de nulle part, contenant une simple omelette au jambon. Mais contrairement à ce qu'il craignait, cette omelette dégageait une odeur sublime. Il prit une fourchette que Tom lui tendit, découpa un morceau, et mangea.

- Hmm !

- Est-ce que… c'est bon ?

- C'est délicieux Tom ! Ni trop salé, ni trop poivré… Le jambon est suffisamment bien réparti dans toute l'omelette… Et elle est comme je l'aime : pas trop cuite… L'ajout d'une petite quantité de fromage donne un goût fondant… Tom, c'est parfait !

Tom baissa les yeux avec un léger embarras et marmonna :

- Hmpf… bien évidemment que c'est bon, c'est moi qui l'ai fait après m'être beaucoup entraîné.

Le sourire de Harry était si affectueux et sa main si chaude sur sa tête donna l'impression à Tom que son cœur semblait se retourner un petit peu. Son expression était comme s'il boudait, mais Harry savait très bien que son protégé était en fait simplement coincé entre la fierté et l'embarras.

- Aussi, je me suis entraîné sur les sorts médicaux. Je peux faire disparaître des cicatrices dues à des sorts de malédiction, alors tu pourras me montrer les plus petites.

- Hum, Tu es sûr ? Je pourrais aller à l'hôpital, je suis sûr que beaucoup de médicomages sont spécialisés dans le domaine, tu n'as pas à t'embêter.

- Je veux devenir médicomage, tu te rappelles ? Je dois bien commencer par quelque chose. Ne t'inquiète pas, je n'ai pas tester les sorts sur moi-même cette fois.

Quel gamin beaucoup trop précoce. Mais bon, c'était Tom dont il était question. Harry n'en était pas vraiment surpris.

- Bon travail, lui dit Harry dans un soupire. Sur qui as-tu testé ?

- On va dire… que j'ai aidé un ami dans le besoin.

Harry le prit dans ses bras et caressa ses cheveux, un grand sourire sur son visage. La joie qu'il ressentait était indescriptible. Tom considérait Abraxas comme son ami. Car oui, Harry n'était pas bête, et savait de qui Tom parlait quand il a dit "ami". Un ami. Enfin. Son Tom s'éloignait de plus en plus de l'autre Tom. Lentement, mais sûrement. Et tout était pour le mieux.