Attention : Gundam Seed et Gundam Seed Destiny ne m'appartiennent pas, ni aucun de leurs personnages.
Ouvrant les yeux, Lenore inspira brusquement en se redressant. Que se passait-il ? La dernière chose dont elle se souvenait était la destruction de Junius 7. Observant les alentours, elle vit son mari à ses côtés, l'observant avec incrédulité, Siegel Clyne, un jeune homme aux cheveux verts, un roux, un blond – les trois se rejoignant avec de grands sourires – un autre jeune homme brun, une jeune fille aux cheveux rouges s'accrochant au ministre Allster, le dirigeant d'Orb prônant la neutralité et dont elle ne se souvenait plus du nom, un couple tenant une petite fille brune et encore quelques autres personnes.
S'accrochant au bras de Patrick, elle lui demanda :
– Que se passe-t-il ?
– Toutes les personnes présentes ici sont mortes dans les six dernières années et revenues à la vie. Nous devons rester dans cette pièce en attendant que le dirigeant d'Orb soit prévenu.
– Nous sommes à Orb ?
– Oui au palais. Nous ne devrions pas attendre trop longtemps.
En effet, à peine Patrick Zala avait terminé sa phrase que la porte s'ouvrit révélant une jeune femme blonde flanquée par un jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux rouges et d'un jeune homme brun qu'elle reconnue avec étonnement comme étant Kira, l'ami d'enfance de son fils.
– SHINN, hurla la petite fille brune en se précipitant sur le jeune homme aux cheveux noirs.
– Mayu, dit-il d'une voix incrédule. Mais comment-est-ce possible ?
– On se le demande tous, déclara la jeune fille blonde. Je me présente Cagalli Yula Atha, l'actuelle représentante d'Orb. Je vous demande pardon de vous avoir fait attendre, il me fallait résoudre quelques problèmes.
Voyant que certaines personnes lui prêtaient peu d'attention, se parlant entre eux, elle reprit :
– Je suis désolée, les retrouvailles vont devoir attendre. Pour l'organisation je vais vous demander de vous présenter et d'indiquer votre statut coordinateur ou naturel et la raison de votre mort. C'est juste pour faciliter les démarches qu'il pourrait ensuite y avoir avec les PLANTs, nous ne tolérons aucun racisme d'un côté comme de l'autre. Le général Yamoto et le lieutenant-général Asuka prendront ce que vous direz en notes.
– Très bien, je suis Uzumi Yula Atha, commença le dirigeant d'Orb qu'avait reconnu Lenore, mort par suicide pour protéger les idéaux d'Orb. Naturel.
– Damien, Hikari et Mayu Asuka, se présentèrent le couple et la petite fille, morts en tentant d'évacuer Orb lors des combats. Coordinateurs.
– Georges et Flay Allster, morts dans les combats aériens. Naturels.
– Miguel Aiman, mort lors de la destruction d'Heliopolis. Coordinateur.
– Rusty Mackenzie, mort lors de la destruction d'Heliopolis. Coordinateur.
– Nicol Amalfi, mort au combat. Coordinateur.
– Tolle Koenig, mort au combat. Naturel.
– Siegel Clyne, assassiné. Coordinateur.
– Patrick Zala, mort lors de l'opération GENESIS. Coordinateur.
– Lenore Zala, morte lors de la destruction de Junius 7. Coordinatrice.
Un après les autres, chacun se prénomma et donna la cause de sa mort.
– Je vous remercie, sourit Cagalli. Nous avons réussi à joindre le président des PLANTs et avons pu établir le schéma suivant : par mesure de sécurité, seules les familles des « revenants » seront mises au courant. Etant donné que vous êtes morts et répertoriés tel quel dans les fichiers, vous devrez changer d'identité et même d'apparence qu'il n'y ait aucun risque de reconnaissance. Les familles des coordinateurs présents ont été averties ainsi que le conseil suprême. Tous ont juré de garder le secret.
– Nous allons pouvoir retourner aux PLANTs ? demanda Nicol.
– Pas tout de suite, Mr Amalfi, répondit Kira. Il va falloir attendre vos familles et le conseil et vous repartirez ensemble.
– Je ne peux pas croire que tout le conseil suprême des PLANTs se déplace. Ils n'ont donc rien de mieux à faire, renifla Patrick.
– Patrick, siffla sa femme. Il s'agit d'une situation hautement improbable, il est normal que le conseil en entier se déplace pour décider de la marche à suivre pour la suite.
– Je vous remercie Mme Zala, dit Cagalli en s'inclinant légèrement, vous avez parfaitement résumé la situation.
– Mlle Atha, questionna Lenore, j'ai une question. La plupart d'entre nous a indiqué « mort au combat ». La guerre a donc éclaté ?
Tous regardèrent la femme avec surprise.
– Il est vrai que vous êtes morte lors de la tragédie de la Saint-Valentin, soupira la représentante. Vous ne pouvez donc pas être au courant mais oui. Une guerre a éclaté entre les coordinateurs et les naturels à la suite de cet… incident. Elle a duré un peu plus d'un an avant que la paix ne soit signée mais une seconde guerre a de nouveau éclaté deux ans après. Cependant nos efforts ont payé et aujourd'hui nous sommes en paix et faisons tout notre possible pour la maintenir.
Acquiesçant, Lenore Zala se retira dans ses pensées : « Deux guerres ! Et étant donné l'âge de plusieurs des combattants, je suis quasiment certaine qu'Athrun y a participé. Mon pauvre bébé, j'aurais tellement voulu lui épargner cette violence ».
– Le conseil et vos familles ne seront pas là avant un petit moment, informa Cagalli. Je vais faire mettre des chambres à vos dispositions.
– NON, je veux rester avec grand frère Shinn, commença à pleurer Mayu en se jetant dans les bras de son frère.
– Evidemment, sourit la jeune représentante d'Orb, je ne voudrais pas t'enlever ton frère. S'adressant aux autres elle déclara : je ne vous dirais rien sur votre famille et mes compagnons non plus. Je leur laisse moi-même ce plaisir. Cependant rassurez-vous, ils sont tous vivants et bien portant.
– Pfff, pas besoin d'une naturelle comme toi pour savoir ce que fait mon fils, claironna Patrick avec arrogance, il va se marier avec une jeune femme pour gagner du pouvoir politique et siéger au conseil.
A ces mots, un long silence s'installa dans la salle avant que Shinn ne le coupe :
– Vous êtes sûr d'être le père d'Athrun ? Vous ne lui ressemblez absolument pas.
– Non heureusement, il a tout pris de moi : apparence et caractère, siffla Lenore. Il ne tient que le charisme de son père.
Se tournant vers son mari, elle le saisit par l'oreille et l'avertit :
– Nous allons parler tous les deux, sérieusement. Tu vas déjà t'excuser envers Mlle Atha qui nous accueille pour tes propos insultants sur sa naturalité. Ensuite peu importe ce que fait Athrun, que ce soit politicien, fleuriste ou peintre si notre fils est heureux tu vas l'accepter. Est-ce bien clair ?
– Oui mon amour, acquiesça docilement l'ancien président sous les ricanements moqueurs de la salle.
Se tournant vers Cagalli, il s'inclina et dit : Je vous présente mes plus sincères excuses pour mon comportement. Cela ne se reproduira plus.
– Impressionnant, fit cette dernière, là je vois la ressemblance avec Athrun. C'est bien le fils de sa mère attesta Cagalli faisant rougir Lenore. Excuses acceptées Mr Zala.
– Tante Lenore, tu es formidable comme toujours.
– Merci Kira, mon chéri, dit-elle en s'avançant pour le serrer dans ses bras. C'est fou ! Regarde comme tu as grandi, tu es devenu un très beau jeune homme, remarqua-t-elle le faisant rougir. Où est passé le petit garçon qui venait pleurer parce qu'il avait fait tomber sa glace ?
– Et si nous vous montrions vos chambres, intervient un Kira tout rouge pour couper court aux rires qui s'étaient installés.
– Bonne idée, déclara Cagalli redevenant sérieuse. Cela laissera un peu de temps pour se retrouver en famille ou entre amis.
Sur ces mots, tous quittèrent la pièce et chaque famille se vit attribuée une chambre où les vraies retrouvailles purent avoir lieu : Cagalli avec son père, Kira avec Tolle, puis Flay et son père. Rusty passa la nuit avec Nicol et Miguel. Patrick avec Lenore… il y eu des cris de colère, des explications, des larmes, des mots d'amours, des embrassades, des baisers…
Le lendemain, la même assemblée fut regroupée dans un salon beaucoup plus confortable que celui de la veille. Ils étaient en train de discuter quand Cagalli rentra toujours suivi de Kira et Shinn.
– J'ai une bonne nouvelle, déclara-t-elle. En apprenant la situation, le président des PLANTs a eu la gentillesse de mettre à disposition les navettes les plus rapides des PLANTs. Le voyage a duré toute la nuit mais vos familles sont arrivées.
Et se mettant sur le côté, elle dégagea le passage permettant à de nouvelles personnes de pénétrer dans la pièce.
– MAMAN, entendit-on crier.
– Nicol !
– Père !
– Lacus, ma chérie !
– Tolle !
– Miriallia !
– Rusty !
– Dearka !
– Yzak !
Présents sur le côté, Kira regardait avec Cagalli, les retrouvailles de toutes ces familles.
– C'est beau n'est-ce pas ? murmura cette dernière.
– Oui, ce sont des larmes de joie et non pas de tristesse. Cela fait longtemps que je n'en avais pas vu. En revanche des larmes de plaisir… rajouta-t-il avec un sourire lubrique.
– Pervers, dit sa sœur en lui donnant un coup de coude. Mais Athrun n'est pas là ? Regarde, sa mère le cherche, remarqua-t-elle en désignant Lenore Zala qui fouillait anxieusement la foule pour trouver son fils dans la pièce. Tu sais, je lui ai à peine parlé et je comprends pourquoi Athrun a été anéanti par sa perte.
– Je sais, c'est une femme extraordinaire.
Une fois le calme à peu près revenu, Lacus se séparant de son père, s'avança avec les membres du conseil :
– Bonjour, je suis Lacus Clyne. Je suis la médiatrice du conseil des PLANTs. Notre président présente ses excuses mais une situation urgente en Afrique du Sud l'a contraint à se rendre immédiatement sur les lieux. Il nous rejoindra dès que le problème sera réglé.
– Excusez-moi Mlle Clyne mais n'êtes-vous pas un peu jeune pour siéger au conseil ? s'étonna le ministre Allster.
– J'ai 22 ans, répondit-elle vexée, mais si cela vous rassure je ne siège pas au conseil, je ne suis que la médiatrice. Cependant notre président qui est plus jeune que moi, 21 ans seulement a été élu à ses 19 ans.
– C'est extrêmement jeune, s'exclama Lenore. Le plus jeune président jusqu'ici n'avait que 40 ans.
Se tournant vers Lenore, Lacus ne put sortir un mot.
– Qu'est-ce que j'ai dit ? questionna-t-elle mal à l'aise par le silence de la jeune femme.
– Oh non ce n'est pas cela. Athrun m'avait dit qu'il vous ressemblait mais je n'imaginais pas à quel point.
– Vous connaissez Athrun ?
– Oui, je suis son ex-fiancée. C'est un charmant jeune homme.
– Et où est-il ? explosa Patrick. Il me semblait que toutes les familles des coordinateurs présents devaient nous rejoindre.
Malgré le ton, chacun put remarquer la lueur inquiète dans les yeux de l'homme.
– Il est en Afrique du Sud, Mr Zala, intervient Kira. Il nous rejoindra avec la suite présidentielle.
– Il fait partie de l'entourage du président ?
– En fait… commença Lacus.
– On peut dire cela comme ça, coupa Cagalli. Etant donné que nous allons devoir attendre la résolution de la situation que diriez-vous d'un petit jeu ?
– Un jeu ? Tous regardaient la jeune femme comme si elle avait perdu la tête.
– Oui pour apprendre à se connaitre. On va à tour de rôle se poser des questions.
– Quelle brillante idée, fit Lacus avec joie. Asseyons-nous sur les canapés et commençons.
Contre Cagalli et Lacus ensemble, il n'y avait pas d'autres options que d'accepter, et c'est pourquoi bon gré, mal gré chacun se retrouva sur un canapé.
– Le bon côté des choses, dit l'un des membres du conseil c'est que cela sera très rapide. Notre président est un très bon diplomate, affirma-t-il sous l'approbation des autres conseillers.
– Ce doit être un homme étonnant, dit Nicol.
– Et plus que cela encore, répondit la conseillère Joule.
– Je commence, dit Mayu pressée de jouer. Se tournant vers son frère elle interrogea avec une grande joie enfantine : Grand frère, tu as une petite-amie ?
– Quoi… mais… Mayu ?
– Alors Shinn, répond-nous ? As-tu une petite amie, répéta diaboliquement Cagalli.
Lui jetant un regard mauvais, c'est la mort dans l'âme que Shinn répondit :
– Oui, je suis en couple avec Cagalli, annonça-t-il en l'embrassant rapidement.
A ces mots Kira s'insurgea et saisissant Shinn par le col, le secoua :
– Comment ça ? Tu as osé toucher à ma sœur ? Je vais te…
– Ta sœur ? Kira tu ne m'avais pas dit que tu avais une sœur, dit Tolle.
– Ah en fait je ne le savais pas quand tu es mort, répondit-il en se frottant l'arrière de la tête d'une main et tenant Shinn de l'autre. Nous sommes des jumeaux séparés à la naissance et je n'ai appris notre filiation que depuis quelques années.
– Tu peux me lâcher maintenant, s'il te plait, implora Shinn d'une voix étouffée, je n'arrive plus à respirer.
– Mmmh, si tu es la cause de ses larmes, ne serait-ce qu'une seule fois tu es un homme mort, siffla-t-il à son oreille. Est-ce bien clair ?
– Oui monsieur... A mon tour du coup, déclara-t-il d'une petite voix encore tremblante. Se taisant pour penser à quelque chose pendant quelques minutes, il finit par commencer « Je me souviens que lorsque je me suis engagé dans ZAFT, on parlait d'un soldat qui aurait réussi à développer une photo de notre instructeur en chef en tenue de nuit. Il est devenu une source d'inspiration pour tous les soldats de ZAFT. »
– C'est vrai, approuva Yzak avec admiration. C'était une légende parmi tous ceux qui se trouvaient sur le navire.
– C'est arrivé peu avant Héliopolis, fit Nicol pensif. Vous croyez que ce soldat appartenait à notre équipe ?
– Impossible, seul Dearka serait assez tordu pour faire ce genre de choses et il me l'aurait dit.
– Eh ! s'insurgea le susnommé.
– En fait, c'était un pari, ricana Rusty.
– Je reprends ma déclaration précédente, annonça Yzak.
– C'était vous jeune homme, intervient Patrick. Vous devriez avoir honte. Rabaissez l'honneur d'un de nos officier ainsi. Quel comportement…
– Cela suffit, le coupa Lenore. C'est du passé. Et puis, je trouve cela plutôt drôle. Comment-vous y êtes-vous pris ? questionna-t-elle.
– Ah non, non, non, réfuta Rusty. Ce n'est pas moi qui aie exécuté l'idée. Une rumeur courait que l'instructeur en chef dormait avec un bonnet de nuit ridicule alors j'ai fait un pari avec un ami. Il l'a réussi haut la main je dois dire. Je ne pensais pas que l'instructeur en chef dormait avec un bonnet de nuit en forme de grenouille et seulement ça, déclara-t-il faisant éclater de rire toute la jeune génération qui n'était pas au courant de l'histoire. C'était très amusant à regarder. La tête qu'il faisait lorsqu'il est ressorti de la chambre était phénoménale. Je n'avais jamais vu de joues aussi rouges auparavant, ricana le jeune homme.
– NOOOOONNN, s'exclama Dearka. C'était Athrun ? Incroyable ! Mon pote, dit-il en frappant Yzak sur l'épaule. Ton héros est Athrun Zala en personne, dit-il très sérieux avant d'exploser de rire.
– En effet, commandant Joule, votre animosité envers Athrun est bien connue. Lui avez-vous dédié un autel ? ricana Cagalli.
– Je reprends tout ce que j'ai dit, répondit Yzak aussi rouge qu'une tomate.
Blême, l'ancien président ne cessait de répéter « Mon fils, c'est mon fils » tandis que sa femme lui tapotait l'épaule.
– Si ça te console Yzak, dit Lacus, c'est toujours un souvenir douloureux pour lui.
– Ça ne me fait pas vraiment me sentir mieux.
– Eh attend, s'indigna Kira. Comment ça se fait que sois au courant de cet épisode et pas moi ?
– C'est un secret, chantonna Lacus.
– Mais… mais… Athrun est mon meilleur ami.
Voyant que le jeu continuait gaiement mais surtout entre les jeunes, les adultes présents échangèrent un regard soulagé. C'est un adolescent se prénommant Stephan qui raviva la tension en demandant :
– Mme Zala, qu'avez-vous ressenti lorsque vous allez compris que Junius 7 allait exploser ? Devant les regards qu'il recevait, il ajouta : Ma cousine se trouvait également sur Junius 7 et elle n'est pas « revenue ». Je voulais juste savoir, si elle avait souffert ?
Une main sur la poitrine de son mari indigné pour le retenir, Lenore sourit :
– Ne t'en fais pas. Ça a été très rapide. Ta cousine n'a pas souffert. Quant au ressenti, je ne peux parler que pour moi mais j'étais reconnaissante lors de ma mort.
– Reconnaissante ?
– Oui, j'étais reconnaissante parce que mon petit garçon qui aurait dû être avec moi est tombé malade deux jours avant. Il est resté sur Aprilius et a pu continuer à vivre.
– Athrun aurait normalement dû se trouver sur Junius 7, pâlit Kira.
– Oui, acquiesça Lenore.
Un long silence choqué fit suite à la déclaration de la mère d'Athrun, surtout parmi les jeunes.
– Je suis content qu'il soit tombé malade, dit doucement Shinn rompant le silence, approuvé par tous ceux connaissant Athrun dans la pièce.
– C'est vrai je m'en souviens. La dernière fois que tu l'as vu était juste avant que tu ne partes, il était tellement déçu et te suppliait de l'emmener avec toi, se rappela Patrick.
– ….
– Lenore ?
– Ce… Ce n'est pas la dernière fois que je l'ai vu. Je… Je ne sais pas si Athrun te l'as dit mais au moment où j'ai compris que je ne pourrais pas quitter Junius 7 à temps… je l'ai appelé, dit Lenore.
– Appelé, mais appelé qui ?
– J'ai appelé Athrun, annonça Lenore les yeux embués de larmes, je voulais lui dire adieu. Je lui ai dit que j'étais tellement heureuse de l'avoir eu comme fils, de ne pas perdre son joli sourire, ce sourire qui illuminait ma vie et de continuer peu importe les épreuves.
Alors que la salle était plongée dans le silence aux mots de Lenore Zala, elle reprit les larmes coulant sur ses joues : « Je te l'ai dit Patrick, tu es l'homme que j'aime, l'homme que j'ai épousé mais depuis le 29 octobre 55 tu es devenu second et tu resteras toujours second. Je ferais n'importe quoi pour mon enfant. Je… Je voulais juste le voir une dernière fois. Mais c'était une erreur. La dernière chose que j'ai entendu c'est le hurlement d'agonie d'Athrun alors que je mourrais devant ses yeux. Je n'aurais jamais voulu entendre ce son sortir de la bouche de mon fils. Aucun parent ne devrait entendre ce son provenir de son enfant.
– Il est resté dans un état complètement catonique après ta mort, commença lentement Patrick. Lorsque je suis arrivé quelques jours plus tard pour lui parler de son engagement dans ZAFT, il était assis sur son lit, les yeux vides. Il ne mangeait pas, ne buvait pas et dépérissait à petit feu. Un instant j'ai cru que j'allais le perdre lui aussi. Puis il remonté la pente petit à petit. Mieux que moi, même s'il n'a plus jamais été le même.
Accordant quelques minutes aux deux époux pour se reprendre, la salle fit semblant de s'intéresser à autre chose malgré ce qu'il venait d'entendre. Chacun d'eux connaissait Athrun et pourtant aucun n'avait imaginé à quel point il avait mal pris la mort de sa mère. Captant un regard de Cagalli, Kira fit un signe négatif de la tête signifiant que non, même à lui Athrun n'avait jamais raconté cette histoire.
– Je me demande à quoi il ressemble aujourd'hui, dit Lenore songeuse après avoir séché ses larmes. Ce doit être un beau jeune homme.
– Ah, attend, fit son époux à ses côtés. Fouillant un instant dans son col, il en retira un médaillon qu'il tendit à son épouse. Tiens, il doit avoir à peu près 16 ans sur cette photo.
Emue, Lenore ouvrit le médaillon. Sur le côté droit se trouvait une photo de famille prise avant la mort de Lenore avec Athrun dans les bras de son père alors que sa mère l'embrassait sur la joue, tandis que sur la gauche c'était Athrun à 16 ans dans son uniforme ZAFT.
Touchant le visage de son fils, Lenore versa une larme :
– Mon bébé, il a tellement grandi.
Levant la tête et voyant le regard curieux des plus jeunes, elle leur tendit le médaillon qu'il puisse voir la photo.
– Ça alors ! s'exclama Cagalli. Sans vous offenser Mr Zala, je ne vous imaginais pas du genre de père affectueux.
– Patrick aime son fils, protesta Lenore.
– Personne n'en doute, intervient Lacus pour éviter un conflit. En tout cas, ajouta-t-elle, Athrun était un enfant très mignon.
– Il est toujours mignon, répliqua Kira avec un sourire narquois récoltant un coup de coude de sa sœur. On le prenait pour une petite fille quand nous étions enfants, se rappela le jeune homme, il détestait ça.
– On le prenait pour une fille, répéta Yzak avec un sourire ravi.
Mais avant que Kira ne puisse répondre, un homme aux cheveux blond foncé et portant un uniforme de général se précipita dans la pièce et mis fin à la bonne humeur générale :
– Allumez la télé ! cria-t-il. Il y a des problèmes avec la situation en Afrique du Sud.
– Quoi ? Reprenant son rôle de dirigeante d'Orb, Cagalli interrogea : « Général La Flaga que se passe-t-il exactement en Afrique du Sud ? ».
– On ne sait pas grand-chose, haleta le nouveau venu. Des extrémistes de Blue Cosmos ont indiqué qu'ils avaient pris des enfants en otages et qu'ils ne les libèreront que si les PLANTs se soumettent au contrôle de l'Alliance de la Terre et reconnaissent la supériorité des naturels.
– Quelle horreur ! s'exclama Lacus. Allumez la télé, il faut suivre le direct.
– Il est hors de question d'accepter cela ! s'énerva un conseiller. On ne nous enlèvera pas nos droits. C'était un piège ! s'excita-t-il se tournant vers Cagalli. Tout le conseil est ici, excepté le président qui aurait normalement dû être présent. Vous vouliez en profiter pour prendre le contrôle des PLANTs. Ça ne se passera pas comme ça. Nous allons résister Représentante Atha. Nous l'avons déjà fait et nous le referrons de nouveau.
Devant l'homme menaçant, Kira, Shinn et Mu La Flaga s'avancèrent pour défendre Cagalli. Les autres membres du conseil commencèrent également à émettre des hypothèses et à s'inquiéter et la pièce fut bientôt plongé dans un tel brouhas qu'on ne pouvait comprendre qui parlait et ce qu'on se disait. Finalement un coup de feu retentit ramenant efficacement le silence.
– Silence, ordonna Yzak remettant son pistolet dans son étui. Il ne sert à rien de s'énerver pour le moment. Nous n'avons aucune indication précise sur la situation. Mlle Clyne a raison. Il faut s'informer par le direct.
– Mon plafond, murmura Cagalli les yeux tournés vers le trou qui s'y trouvait, résultat du coup de feu.
Se tournant Shinn, attrapa une télécommande et en appuyant sur un bouton fit descendre le grand écran avant de l'allumer sur une chaine d'actualité.
– Voici notre président qui vient d'arriver sur les lieux, exposa la présentatrice. Il va tenter d'entrer en contact avec les terroristes. Nous espérons que la situation sera très vite réglée et les enfants rendus en toute sécurité à leurs parents.
L'image que toute la pièce pouvait voir était un jeune homme de dos en costume militaire entouré de gardes tenant chacun pistolet et bouclier couvrant ledit jeune homme. Il s'avança sûrement, sans montrer aucune peur vers le groupe d'une dizaine de personnes devant lui pointant pourtant diverses armes à feu droit sur lui.
– C'est dangereux ce qu'il fait, remarqua Siegel Clyne. Il risque de se faire abattre tout en mettant les enfants en danger.
– Non au contraire, contrecarra Patrick Zala. En venant directement, il ramène l'attention des terroristes sur lui, les leurrant pour qu'ils oublient les enfants. La garde du président est normalement plus importante. Je suis certain que l'autre partie fait en ce moment même le tour du bâtiment pour intervenir par derrière. Une fois les enfants mis en lieu sûr, l'assaut pourra être donné.
Les yeux fixés sur les nouvelles, Patrick Zala finit finalement par lever le regard sentant ceux des autres fixés sur lui.
– J'ai dit quelque chose ?
– Non rien, juste que nous sommes plus habitués à votre comportement amer et vengeur.
– Je…
– Oh mon dieu, s'horrifia Lenore. Que fait-il ?
Se tournant vers l'écran chacun put s'apercevoir que le président s'était avancé hors de la sécurité que lui offrait ses gardes.
– Il faut qu'il recule, reprit Patrick. Une fois l'assaut donné, il se retrouvera face à des personnes qui savent que c'est fini pour elles et n'ont plus rien à perdre. Elles tenteront de tuer tous ceux qu'ils peuvent dont le président.
Comme pour confirmer ces mots, une explosion retentit dans l'abri en arrière. Profitant de la surprise, le coordinateur d'un croche-patte fit perdre l'équilibre à son adversaire et lui prenant son arme, il battit en retraite couvert par ses propres hommes.
La fumée des explosions cachait la scène et on ne pouvait que compter sur la présentatrice pour savoir ce qu'il se passait.
– L'assaut a été donné entre les PLANTs et Blue Cosmos. Nous vous confirmons cependant qu'une fois encore, notre président a su démontrer son habilité car je viens de recevoir la nouvelle que tous les enfants étaient sains et saufs avec nos soldats. Je ne peux malheureusement vous dire ce qu'il se passe entre les deux forces armées si ce n'est que des coups de feu sont toujours tirés.
– Oh mon dieu, oh mon dieu, paniqua Lenore Zala. Se tournant vers Kira et Cagalli elle supplia « Je vous en prie dîtes-moi qu'Athrun n'a accompagné le président que comme secrétaire ou chauffeur et qu'il ne se trouve pas sur ce champ de bataille ».
– Lenore, Athrun a reçu une formation de soldat. Il saura se débrouiller, tenta de la rassurer son époux.
– Mais je m'en moque de ça, s'énerva-t-elle, tu comprends ? Je m'en moque. Je veux juste savoir si mon fils est en sécurité. Est-ce trop demander ?
Avant que quiconque puisse répondre, la voix de la journaliste retentit à nouveau :
– La situation est sous contrôle. Les preneurs d'otages sont maîtrisés et aucune perte n'est à déclarer de notre côté.
Mais alors que tous se permettaient de respirer à nouveau et que la tension retombait, elle reprit d'une voix paniquée « Attendez ! Que se passe-t-il ? Un des enfants vient de briser la barrière de sécurité et se précipite sur le terrain… Un coup de feu vient de retentir ! Le forcené a été abattu mais qu'en est-il de l'enfant ? … Il n'a rien… l'enfant n'a rien, un militaire ayant fait office de bouclier. Il est à terre saignant abondamment… mais… mais il s'agit du président en personne ! Nous avons besoin d'un médecin de toute urgence et d'une navette médicale…
Avant qu'on ne puisse écouter la suite, Lacus avait pris la télécommande et éteint le son.
– Représentante Atha, vu les circonstances, il est impératif que le conseil rentre sur PLANTs dans les plus brefs délais. La sécurité va être triplée et il sera impossible de ramener nos familles. S'inclinant bien bas elle sollicita « Je vous le demande comme faveur, accepteriez-vous de les hébergez encore quelque temps ? ».
– Evidemment, tu n'as même pas besoin de poser la question.
– Merci. Mr et Mme Zala, je vous emmène avec moi. Soyez prêt dans les plus brefs délais.
– Vous venez de dire que vous ne pouviez ramener personne jeune fille, dit platement le ministre Allstair. Pourquoi ces deux-là auraient des passe-droits ?
Ignorant totalement l'autre homme, elle se tourna vers Patrick Zala :
– Mr Zala, vous avez une formation militaire ?
– Oui.
– Pourriez-vous agir comme mon garde du corps ?
– Oui, mais pourquoi faire ?
– Parfait ! Yzak tu penses que ça peut marcher ?
– Il faudra changer leur apparence mais oui, ça pourrait fonctionner.
– On s'en occupera dans la navette, déclara l'un des conseillers. Nous n'avons pas de temps à perdre. Vos maquilleuses sont avec vous ?
– Oui, Elise est venue avec moi.
– Hâtons-nous alors.
– OH, s'énerva le ministre Allstair. Je vous ai posé une question. Pourquoi ces deux-là vous accompagnent ? Si c'est pour devenir président temporaire, je préfère autant que ce soit votre père que ce fou furieux.
– Ni l'un ni l'autre ne deviendra président temporaire. Des plans ont déjà été prévus pour ce genre de situation. En revanche, comme nous venons tous de l'entendre, le président Zala…
A ces mots un cri de désespoir poussé par Lenore retentit dans la pièce alors qu'elle s'écroulait contre son mari qui avait blanchi d'un coup.
– Zala ? Athrun est président ? s'étonnèrent ses amis. Nous voulons venir aussi, sollicitèrent Nicol, Rusty et Miguel.
– Je regrette c'est impossible. Vous n'existez plus officiellement et le temps presse. Comme je le disais, le président Zala a été abattu et nous n'avons aucune information sur sa santé, relata-t-elle d'un ton glacial à l'attention du père de Flay. Au cas où le pire arriverait, ses parents pourront lui dire adieu. Kira, reprit-elle d'un ton plus doux en se tournant vers le jeune homme.
– Je viens avec toi.
Son ton n'admettait aucune discussion. Lacus se tourna vers Cagalli, qui acquiesça discrètement de la tête.
– Très bien, nous partons.
– Attendez juste cinq minutes, intervient l'un des conseillers. Mme Zala, asseyez-vous un instant.
– Non, répliqua cette dernière d'une voix ferme malgré son teint blafard et son mari la soutenant. Nous partons immédiatement.
– Mme, vous n'avez pas l'air…
– Non ! Je veux voir mon fils. Nous partons, ordonna-t-elle.
– Mais si vous ne pouvez pas marcher.
– Ma femme vous a dit que nous y allions, alors nous y allions.
Et saisissant sa femme dans ses bras telle une mariée pour éviter qu'elle ne s'écroule, ce fut Patrick Zala qui ouvrit le cortège quittant la pièce suivit des conseillers. Dearka et Yzak saluèrent Miguel, Nicol et Rusty tandis que Lacus donna une rapide étreinte à son père avant qu'eux aussi ne quittent la pièce.
– Je vous tiendrai au courant, informa Kira avant de sortir à son tour.
– Mon dieu, comment en sommes-nous arriver là, questionna Cagalli en s'écroulant dans un canapé.
– Il ira bien, la rassura Shinn en posant une main sur son épaule. On parle d'Athrun Fucking Zala. Il ne peut qu'aller bien. Il n'y a pas d'autres options.
Pendant ce temps, dans la voiture la conduisant vers l'aéroport, Lenore pleurait doucement dans les bras de son mari.
– Ne t'en fait pas mon amour, chuchota Patrick. Notre fils va s'en sortir. Il est extraordinaire. Après tout, il est devenu président à l'âge de 19 ans.
– C'est vrai, sourit la mère d'Athrun à travers ses larmes. Je suis si fière de lui.
– J'ai toujours su qu'il ferait de grandes choses, repris son époux.
– Il a survécu à pire, tenta de rassurer Kira, ce n'est pas une balle qui viendra à bout de lui.
Sortant de leur bulle, les époux Zala se tournèrent vers Kira assis en face d'eux aux côtés de Lacus.
– Dites-moi Mr Yamato. Que faites-vous ici ? interrogea Patrick, si je me souviens bien vous vous battiez contre Athrun durant la guerre, avec les forces terrestres.
– Et ce fut la même chose pendant la seconde guerre, répondit Kira. Mais Athrun est également mon meilleur ami, je ne l'ai jamais oublié. Puis plantant ses yeux améthystes bien fièrement dans ceux de l'homme en face il reprit « Et Athrun est l'homme que j'aime ».
– Mais… mais… mais, bégaya l'ancien président n'en croyant pas ses oreilles.
– L'important n'est-il pas que notre fils soit heureux ? demanda Lenore.
Sentant l'explosion arriver, Lacus intervient :
– Nous reprendrons cette conversation plus tard, nous sommes arrivés à l'aéroport.
Et tandis que tous quittaient la voiture, Patrick Zala attrapa Kira par le bras pour lui murmurer à l'oreille :
– Je sais que je n'ai pas été un père formidable, mais j'aime mon fils et s'il verse ne serait-ce qu'une larme à cause de toi, je te promets que tu regretteras d'être venu au monde mon garçon.
Et sur ce, il passa devant le jeune homme choqué et quitta le véhicule.
La suite se passa à toute vitesse pour Mme Zala. Une fois dans l'avion, elle fut immédiatement confiée tout comme son mari aux soins de la maquilleuse pour qu'on ne puisse pas la reconnaitre et avant qu'elle ne s'en rende compte, elle avait atterri aux PLANTs et était emmenée en voiture en direction de l'hôpital où une horde de journalistes bloquait l'entrée. Agissant comme gardes du corps pour Lacus, ils purent traverser la foule et malgré toutes les questions sur l'état de son fils, elle parvient à garder son sang-froid.
La sécurité était impressionnante : des gardes à l'entrée principale, dans les couloirs et bien évidemment devant la porte de la chambre.
Terrorisée, Lenore s'arrêta. Il était là, son enfant, son fils, derrière cette porte. Tremblante, elle poussa la porte et s'avança doucement vers la silhouette couchée sur le lit. Athrun s'y trouvait et excepté les perfusions dans ses bras et le tube sous le nez indiquant le contraire, on pourrait croire qu'il dormait.
Touchant doucement sa joue, ce fut la goutte de trop et Lenore Zala s'effondra en larmes tenant la main de son fils. Il avait tellement grandi. Alors qu'elle pleurait, elle entendit toutes les personnes présentes excepté son époux quitter la pièce pour leur donner une intimité familiale.
Se reprenant, elle releva la tête, sécha ses larmes, et observa autour d'elle ne voyant qu'une pièce blanche, froide, sans le moindre décor.
– Cette pièce est horrible. Il n'y a même pas de fenêtre.
– Sécurité obligatoire. C'est pour éviter les tentatives d'assassinat d'un tireur à distance. De même pour les fleurs : tous les bouquets sont retirés au cas où ils seraient toxiques.
– Il a tellement grandi. C'est un très beau jeune homme à présent, dit-elle se tourant à nouveau vers son fils.
– Oui, sourit Patrick en posant ses mains sur ses épaules, il est devenu un jeune homme exceptionnel. Notre plus grande fierté.
– Tu devrais lui dire en face. Ça lui ferait plaisir.
Avant de pouvoir continuer leur discussion, le couple fut interrompu par la porte s'ouvrant sur un médecin qui parût surpris de les voir là.
– Bonjour, mais que faites-vous là ? N'êtes-vous pas les gardes du corps de Mlle Clyne ? Pourquoi n'êtes-vous pas à ses côtés ?
Gênés, ils se regardèrent ne sachant pas trop quoi dire.
– Que faites-vous ici ? Je vais appeler la sécurité, menaça-t-il voyant qu'ils ne répondaient pas.
– Docteur, ne vous affolez pas. C'est moi qui leur ai demandé de rester avec notre président, coupa Lacus pénétrant dans la chambre suivit de Kira. Le général Yamato m'accompagnant, j'ai jugé leur présence ici plus utile. Mais que pouvez-vous nous dire sur l'état du président ?
– Oui, bien sûr je comprends. Récupérant ses papiers, il dit « L'état du président est stable et sa vie n'est plus en danger. Malheureusement il a perdu beaucoup de sang, même pour un coordinateur, et est tombé dans le coma. Je ne sais pas quand il se réveillera ou même s'il se réveillera. Tout dépend de sa volonté. Je suis désolé » finit-il en quittant la pièce.
– Athrun, gémit Lenore.
– Il va se réveiller. Notre fils est un battant, je suis sûr qu'il va s'en sortir, dit Patrick autant pour convaincre sa femme que lui-même.
Regardant les parents éplorés, Kira ferma les yeux. Athrun devait se réveiller ! Il n'y avait pas d'alternative. Que ferait-il si le jeune homme ne se réveillait pas ? Et d'un seul coup, Kira prit conscience de la situation. Si Athrun ne se réveillait pas, il ne pourrait plus jamais voir ses magnifiques émeraudes remplies d'amour, de malice ou de désir. Il ne pourrait plus jamais voir le doux sourire de son amant qu'il aimait tant, ne pourrait plus goûter à sa tendresse, l'embrasser ou le prendre dans ses bras. Il tenta d'imaginer une vie sans Athrun, mais en vain. Ça lui était impossible. Kira ne pouvait plus vivre sans le jeune homme allongé dans le lit. Il préférait mourir que de vivre sans lui. Il l'aimait tellement.
Une main se posant sur son bras, il tourna la tête vers Lacus :
– Il va se réveiller, j'en suis certaine, dit-elle avec un sourire larmoyant tentant de rassurer son ami.
Cependant malgré les affirmations de chacun bien que l'état d'Athrun n'empire pas, il ne s'améliora pas non plus. Les jours passèrent, puis les semaines. Cela faisait bientôt deux mois que le jeune homme était plongé dans le coma. Avec efficacité, le problème des « revenants » avait été réglé et les coordinateurs purent rentrer aux PLANTs au sein de leur famille. Rusty, Nicol et Miguel rendaient souvent visite à Athrun. Cagalli appelait souvent mais Orb ayant besoin d'elle, encore plus maintenant que le pays était privé d'un de ses généraux pour une durée indéterminée, elle n'avait pas pu se libérer pour venir au chevet d'Athrun. Elle devait se contenter de soutenir son frère à distance. Patrick et Lenore Zala quittaient très peu la chambre de leur fils toujours sous leur couverture de gardes du corps (désormais attachés au président) tout comme Kira. Yzak qui malgré leur rivalité avait une forte amitié avec le président ne quittait pas non plus l'hôpital, restant à la porte de la chambre, faisant office de bouclier empêchant les personnes inconnues de rentrer. Meyrin qui était la secrétaire d'Athrun s'enterrait sous le travail et seule Lunamaria réussissait à la sortir de ses dossiers. Même les blagues de Dearka semblaient forcées. C'est par son absence qu'on se rendait compte à quel point la présence d'Athrun était indispensable au sein de leur groupe. Sans lui, tout paraissait s'effondrer tel un château de cartes. Même la population des PLANTs soutenait son jeune président en lui envoyant quotidiennement des cadeaux ou en se rassemblant devant l'hôpital avec des pancartes montrant leur soutien (plus d'une fois Yzak et Kira avaient chassés des personnes s'étant « commodément » perdues près de la chambre d'Athrun).
Assise près du lit de son fils, Lenore les yeux rouges à force de pleurer lui tenait la main le regardant tendrement.
– Que disent les médecins ? demanda-t-elle à son mari qui venait de la rejoindre.
– Que plus le temps passe et que moins il a de chance de se réveiller, répondit-il. Lui aussi faisait peine à voir : les vêtements froissés, d'immenses cernes sous les yeux, les cheveux décoiffés, il ne ressemblait en rien à un ancien président. « N'ose pas mourir sur moi, Athrun Zala. N'ose pas. Pas maintenant, pas alors que nous venons de nous retrouver ». Patrick serrait la main de son fils qui était froide et sans vie. « Je ne sais pas s'il peut m'entendre mais… Athrun, j'aimerais te demander pardon. A la mort de ta mère lors de la Sanglante Saint Valentin, une partie de moi est morte avec elle et je me suis détourné de toi. Tu lui ressemble tellement que rien que te regarder me faisait souffrir. Je t'ai repoussé et t'ai dit des paroles blessantes et méchantes mais je veux que tu saches que je t'aime. Je suis fier de toi et je suis content que tu ais réussi à continuer sans nous, à te construire une vie et te trouver une personne qui t'aime inconditionnellement… même si c'est un garçon », finit-il arrachant un sourire à sa femme.
– Il ne vous en veut pas, intervient une voix.
Se retournant, les deux époux regardèrent Kira un café à la main entrer dans la chambre, la fatigue et le chagrin se lisant dans chacun de ses mouvements.
– Pardon ?
– Il ne vous en veut pas pour vos actions durant la guerre. Vous lui avez fait de la peine mais il a compris que la mort de votre femme vous avait brisé. Il était heureux lors de votre mort, espérant qu'il pourrait te rejoindre tante Lenore et trouver la paix. Il se souvient de vous comme du père aimant et attentif que vous étiez dans son enfance, lui lisant des histoires ou jouant dans le jardin avec lui. Il a eu une grosse dispute avec Cagalli sur ce sujet. Elle critiquait votre politique puis a critiqué vos aptitudes en tant que père. Athrun s'est énervé en disant que si elle avait le droit de critiquer vos points de vue politique, il ne lui permettait pas de juger de vos capacités de père et demandait des excuses immédiates.
Touché, Patrick sourit en regardant son fils. « Je ne le mérite pas », murmura-t-il.
Mais avant qu'on ne puisse lui répondre, les machines à côté du lit émirent un son strident : le cœur d'Athrun avait cessé de battre. Des médecins pénétrèrent la pièce et firent sortir toutes les personnes à l'intérieur. Se retrouvant dans le couloir, ils ne purent qu'expliquer la situation à Yzak toujours présent et attendre que les médecins sauvent le jeune homme.
Regardant la porte derrière laquelle son fils se battait, Lenore ne put le supporter et éclata en sanglots.
– Ma chérie, je t'emmène prendre l'air. Il faut que tu te calmes.
– Ath… Athrun.
– Kira et Mr Joule vont rester ici. S'il se passe quelque chose, ils nous préviendront immédiatement, dit-il entrainant sa femme alors que les deux concernés acquiesçaient.
Restés seuls, Kira s'appuya contre le mur se laissant glisser à terre.
– Comment vas-tu ? demanda Yzak s'asseyant à ses côtés.
– C'est bientôt notre anniversaire, murmura Kira sortant une petite boîte de sa poche. Je voulais le demander en mariage. Mais maintenant, maintenant tout ce qu'il m'inquiète c'est qu'il survive et se réveille un jour.
Souriant tristement, Yzak se contenta de lui serrer le bras en signe de soutien sans rien dire. De toute façon que pouvait-il dire pour consoler le jeune homme alors que l'amour de sa vie était en train de mourir à quelques mètres seulement.
– Je vais aller chercher un café. Tu en veux un ?
– Non merci, c'est gentil.
Se dirigeant d'un pas automatique vers la machine, Yzak se servit un café et récupéra un chocolat chaud pour la mère d'Athrun. Pauvre femme, pensa-t-il, revenir à la vie pour voir son fils unique mourir. Revenant à la chambre, il vit un médecin s'éloigner de Kira et de Mr et Mme Zala de retour.
– Qu'a-t-il dit ? interrogea-t-il en se rapprochant du trio.
Les lèvres de Patrick se tordirent en une grimace. « Que ce ne serait sûrement pas la dernière crise. Que ça continuera jusqu'à ce que son cœur lâche. Qu'on pouvait le maintenir en vie mais que cela lui ferait plus de mal que de bien.
– Je ne veux pas que mon fils souffre plus que nécessaire. Il faut prévenir ses amis, s'il vous plait, qu'ils viennent lui dire adieu, demanda Lenore aux deux jeunes hommes des larmes silencieuses roulant sur ses joues. Je préfère le laisser partir plutôt qu'il ne souffre l'agonie avant de mourir.
– Je vais le faire, annonça Yzak regardant Kira qui pleurait également. Restez avec lui cette nuit.
– Non. Kira reste avec lui cette nuit. Nous allons rentrer. Il faut que tu te reposes Lenore, reprit-il à l'adresse de sa femme alors qu'elle allait protester, tu es épuisée. Laisse Kira lui dire adieu en privé. Nous lui dirons à notre tour demain.
– Il n'aura même pas eu la chance de nous revoir, pleura-t-elle se penchant dans la poitrine de son mari qui referma ses bras sur son corps la laissant exprimer son chagrin.
Chacun quittant les lieux, Kira se retrouva bientôt seul dans la chambre. S'asseyant sur la chaise de chevet, il saisit la main gauche d'Athrun embrassant doucement chacune de ses jointures. Puis sortant la boite de sa poche, il prit l'anneau décoré d'émeraudes et d'améthystes s'y trouvant et le glissa au doigt d'Athrun.
– Ce n'est pas comme ça que je pensais faire ma demande tu sais. J'espérais quelque chose de plus romantique, sur une plage par exemple avec le coucher de soleil en arrière-plan.
Embrassant doucement la joue d'Athrun, il se coucha à ses côtés :
– C'est la dernière fois que je dors à tes côtés et que je te serre contre moi, dit-il en s'endormant une larme coulant de son œil.
–––––
La nuit était bien avancée, la lune haute dans le ciel éclairant l'hôpital tranquille et silencieux. Mais alors que tout le monde dormait, dans une petite chambre sans fenêtre de l'hôpital, deux yeux verts s'ouvrirent brusquement.
Clignant des yeux, Athrun, car il s'agissait bien de lui, se concentra sur le plafond au-dessus de lui. Il était complètement blanc. Pourtant la dernière chose dont il se souvenait était d'être en Afrique du Sud.
Les draps entre lesquels il se trouvait semblaient beaucoup moins doux que ce à quoi il était habitué. Il pouvait les sentir frotter sa peau et le matelas semblait aussi beaucoup plus dur. Il tenta de déplacer un peu son poids pour tester le lit dans lequel il se trouvait, mais constata que son côté droit lui faisait atrocement mal. Il siffla très doucement restant immobile pour éviter de souffrir.
Ce ne fut que lorsqu'il essaya d'étirer ses bras, qu'il réalisa que quelqu'un agrippait sa main. Des doigts forts mais doux le tenaient fermement.
Tournant lentement la tête, Athrun regarda la forme endormie de son meilleur ami. Sa main tenait la paume d'Athrun, ses jambes emmêlées avec les siennes et il ne semblait pas vouloir lâcher prise.
Se mordant la lèvre, Athrun envisagea de secouer son amant, mais ce dernier se réveilla avant qu'il n'ait pu esquisser le moindre geste.
S'étirant, Kira soupira. Il ne voulait pas regarder la tête de lit et voir Athrun inconscient. Cela faisait trop mal de l'avoir si près et pourtant si loin. Agrippant plus fort la main d'Athrun, il la porta à ses lèvres.
Alors qu'il embrassait la peau douce, il sentit les doigts bouger et caresser doucement sa joue. Se figeant, il inspira brusquement. C'était impossible ! Athrun était dans le coma et les médecins avaient annoncé que son réveil relèverait d'un prodige.
Très lentement, Kira regarda en direction du lit. Les yeux d'Athrun étaient ouverts, le regardant.
– Athrun, souffla-t-il tremblant, ayant toujours l'air de voir une hallucination.
– Oui, sourit Athrun, je suis de retour.
– Oh mon Dieu, dîtes-moi que je rêve !
– Tu préfèrerais ?
– NON ! Dieu, non. Reste avec moi. Je suis tellement content que tu te sois réveillé, dit-il en prenant délicatement Athrun dans ses bras faisant attention à sa blessure.
– Je suis réveillé, répéta Athrun glissant ses mains dans la chevelure brune de Kira. Cependant alors que ses mains parcouraient la chevelure, quelques cheveux de Kira se prirent dans la bague qu'il portait. « Mais… Qu'est-ce que c'est ? » interrogea Athrun retirant ses mains alors que Kira devenait tout rouge.
– C'est… euh, en fait c'est…
– Kira ?
– Epousemoi.
– Quoi ?
– Epouse-moi, redemanda Kira plus lentement. Epouse-moi. Je voulais te le demander lors de notre anniversaire mais je n'en ai pas eu l'occasion et comme…
– Oui, coupa Athrun.
– Et comme les médecins étaient pessimistes… Attend ? Qu'est-ce que tu as dit ?
– Oui ! Oui ! Oui ! Je veux t'épouser Kira, pleura Athrun en se jetant sur son désormais fiancé pour l'embrasser.
Le serrant dans ses bras, Kira répondit fougueusement à son baiser. « Je t'aime » murmura-t-il frottant son nez contre le sien. Enfin il s'écarta du jeune homme et dit « Je te trouve le visage assez blanc. Il faut appeler les médecins qu'ils t'examinent ». Et joignant le geste à la parole, il appuya sur l'interrupteur d'appel.
Quelques minutes plus tard, des médecins apparurent sur le seuil de la chambre et se figèrent.
– Président Zala, vous êtes réveillé, s'écria l'un deux, c'est un miracle.
S'approchant du lit, il examina les tableaux et consulta les appareils près du lit.
– Tout semble correct. Tendez-moi le bras, s'il vous plaît je vais prendre votre tension. Hmm, la tension est normale, le pouls est excellent. Vous êtes un peu pâle. Tirez-la langue, dit-il pour y poser le thermomètre. « Pas de température non plus ».
– Alors ? interrogea Kira.
– A première vue, le président se porte bien et n'a aucune séquelle de son accident. J'aimerais cependant le garder en observation quelques jours.
– Donc il n'a rien ?
– Selon notre examen, il n'a rien pour le moment. Nous allons observer comment évolue sa santé au cours des prochains jours.
– Je vous remercie, sourit Athrun. Voyant que les médecins s'agitaient autour de son lit et ne cessait de le tripoter sous prétexte de vérifier sa santé, son sourire faiblit un peu. « Est-ce que vous pouvez nous laisser, s'il vous plait je voudrais me reposer ».
– Athrun, s'exclama Kira, tu viens juste de te réveiller. Laisse les médecins t'examiner.
– Ils viennent de le faire et n'ont rien trouvé.
– Tu n'es pas sérieux, réprimanda Kira.
– Très bien, répondit le même médecin voyant Athrun froncer les sourcils. Appelez un médecin s'il y a un problème. Même pour la moindre petite chose. Il ne faut prendre aucun risque.
Et sur ces mots, les médecins quittèrent la pièce excepté celui qui venait de parler. Il s'attarda quelques instants pour expliquer les précautions à prendre et donner à Kira quelques recommandations avant de s'en aller à son tour. Revenant se coucher aux côtés d'Athrun déjà rendormi, Kira sourit. Il savait qu'il devrait bientôt faire face au reste du monde mais pour le moment tout ce qui comptait c'était que l'homme qu'il aimait, désormais son fiancé, soit en sécurité dans ses bras.
Le lendemain matin les parents d'Athrun revinrent à l'hôpital pour dire adieu à leur fils. Ils rencontrèrent ses amis qui étaient également venus lui dire au revoir dans le couloir.
– Allez-y, dit Lacus souriant gentiment aux parents éplorés les yeux embués de larmes. Nous lui dirons au revoir après vous.
– Merci, dit Lenore alors que son mari inclinait la tête.
Rentrant dans la pièce, les deux parents virent Kira endormi sur le lit avec Athrun reposant sur sa poitrine, leurs jambes emmêlées.
– Pauvre enfant, dit Patrick. Je n'ai pas compris jusqu'à maintenant à quel point il aimait Athrun. Sa mort va lui briser le cœur.
– Nous serons là pour le soutenir et partager notre peine ensemble, déclara Lenore. Kira est comme mon fils, pensa-t-elle, je ne le laisserais pas tomber et je ne laisserais pas tomber Athrun non plus en abandonnant l'homme avec qui il partageait sa vie. S'approchant doucement du jeune homme, elle l'appela doucement passant une main dans ses mèches « Kira réveille-toi mon chéri ». Ouvrant les yeux, il se redressa cherchant par reflexe une arme à son côté.
– Tante Lenore, c'est toi ?
– Oui, mon chéri. Est-ce… Est-ce que tu pourrais nous laisser seul avec Athrun s'il te plait, dit-elle en regardant son fils.
– Comment ? Regardant la mère de son amant puis ce dernier, il fronça les sourcils avant que son visage ne s'éclaire. « Ah oui, vous n'êtes pas au courant ». Secouant Athrun il dit : « Lève-toi paresseux, tes parents sont là ».
– Kira ! s'exclama Lenore choquée. Comment oses-tu…. Lenore s'interrompit brusquement en voyant son fils bouger et s'asseoir sur le matelas passant une main dans ses cheveux.
– Qu'est-ce qui se passe ? grogna-t-il.
– Athrun, Athrun mon bébé c'est bien toi.
Lenore pleurait à nouveau mais cette fois c'étaient des larmes de joie qui coulaient sur ses joues.
– Maman ?
– Athrun, sanglota sa mère en se précipitant sur son fils pour le serrer dans ses bras.
– Maman, répéta Athrun en cachant son cou dans le visage de sa mère se mettant lui aussi à pleurer. Il se sentait comme s'il avait à nouveau treize ans et tenait fermement sa mère de peur qu'elle ne disparaisse à nouveau. Son père s'était lui aussi rapproché et caressait doucement les cheveux de son fils. Il avait également les larmes aux yeux. Sa famille était réunie pour la première fois depuis huit ans. « Mon garçon, murmurait-il sans cesse, mon courageux garçon ».
Tout le corps d'Athrun tremblait, il n'y avait aucun moyen pour qu'il contienne toutes ces émotions à la fois. Il avait toujours l'impression qu'il était en train de rêver, s'accrochant à sa mère comme s'il n'y avait pas de lendemain. Il avait tant désiré que ce jour arrive : pouvoir à nouveau serrer sa mère dans ses bras. Depuis ce jour où, sur écran, il avait vu la mort de sa mère lors de la destruction de Junius 7, il avait tant prié, sachant que son vœu ne se réaliserai jamais. Et pourtant elle était là, devant lui, toujours aussi belle.
– Maman je t'aime, murmura-t-il. Se tournant vers son père, il saisit sa main pour la serrer fort. A travers le sourire que son père lui adressait, il sût que le père de son enfance était de retour : celui qui jouait avec lui, qui lui lisait des histoires pour l'endormir et le consolait lorsqu'il était triste et que l'homme amer et vengeur présent depuis la disparition de sa femme avait disparu. « Papa, je t'aime, tu m'as tellement manqué ». Se blottissant contre ses parents il rajouta : « Je suis si heureux que vous soyez là tous les deux ».
FLASH.
– Désolé, s'excusa Lacus en éloignant l'appareil photo mais vous étiez tellement mignon tous les trois. Kira nous a dit que tu t'étais réveillé Athrun, sourit-elle, nous voulions le voir nous-même.
En effet, Kira ne se trouvait plus dans le lit aux côtés d'Athrun mais s'était éclipsé lors des retrouvailles de la famille Zala. Il se tenait à présent aux côtés de la jeune fille aux cheveux roses ainsi que de tous leurs amis. Chacun avait un visage réjoui : Athrun s'était réveillé. Toujours dans les bras de ses parents, ce dernier put saluer ses amis et revoir ses camarades morts lors de la première guerre. Ceux qui avaient survécus aux guerres parlèrent de leur vie actuelle, tandis que les « revenants » racontaient leur adaptation dans leur nouvelle vie. Toutes les filles présentes, y compris Mme Zala poussèrent des cris stridents, au désespoir des oreilles masculines, en voyant la bague de fiançailles d'Athrun et des cris de joie en apprenant que Kira avait fait sa demande. Sa chambre d'hôpital resta remplie jusqu'à ce que les médecins poussent gentiment tout le monde dehors, l'heure des visites étant terminée. Juste avant que ses parents partent, Athrun leur remis ses clés de maison, maison où il avait vécu enfant avec ses parents s'ils ne désiraient pas demeurer au palais présidentiel. Cette nuit-là, le jeune homme s'endormit avec un sourire aux lèvres, le cœur rempli de joie. Ses parents et ses amis étaient en vie, son père lui avait même présenté des excuses pour son comportement après la mort de sa mère. Il aimait un homme merveilleux qui l'aimait en retour et allait l'épouser. Sa vie était parfaite.
