Même si Boruto m'exaspère pas mal, la famille Uzumaki-Hyûga est extrêmement mignonne et touchante. Alors je n'ai pas pu m'empêcher d'écrire quelques drabbles sur elle. Il n'y a pas de chronologie particulière mais on peut dire qu'en général, ils se situent après le film Boruto – qu'il n'y a pas besoin de regarder pour comprendre ces drabbles –, quand la relation entre Naruto et son fils s'améliore.
Bien sûr, je ne possède pas Naruto ou tout ce qui y est lié, sinon Boruto serait un enfant bien différent…
Une famille presque parfaite
1. Fête des pères.
Boruto avait des problèmes avec son père. Cependant, ces derniers temps leur relation s'améliorait quelque peu, bien que le garçon refusait toujours de lui pardonner certaines erreurs ou de laisser paraître son affection pour son paternel.
Naruto fut donc surpris quand Boruto entra dans le bureau du Hokage, mal à l'aise. Avant qu'il ne puisse demander à son fils ce qui l'amenait ici, Boruto déposa devant lui, entre deux tas de paperasses, un cadeau soigneusement enveloppé.
— T'as probablement oublié mais c'est la fête des pères, annonça nonchalamment Boruto. Et comme je veux pas faire les mêmes gaffes que toi, moi j'oublie pas de t'offrir un cadeau, même si je suis débordé.
Il s'en alla aussitôt, sans même attendre des remerciements.
Malgré son étonnement, Naruto sourit. À sa manière, Boruto montrait combien son père comptait pour lui.
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2. Le bandeau bleu.
Naruto sentait que ses mains tremblaient mais ne s'en préoccupait pas : il tentait tant bien que mal de nouer le nœud du bandeau ninja de Konoha en essayant surtout de ne pas se mettre à pleurer d'émotion.
— Papa, ça va ?
Il déglutit et répondit aussi jovialement possible :
— O-oui, oui, ma chérie. Papa a bientôt fini !
Il termina de serrer le bandeau. Himawari se retourna pour lui faire face, l'éclat de la plaque métallique au symbole de son village sur son front ne pouvant rivaliser avec son sourire étincelant, digne de celui de son père.
En voyant sa fille porter le même bandeau bleu que lui autrefois, Naruto ne put s'empêcher de se sentir fier mais aussi nostalgique.
Ses enfants grandissaient si vite…
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3. Mission de rang supérieur.
Boruto quitta brusquement la table en direction de sa chambre.
Ses parents et sa sœur le regardèrent sans rien dire et restèrent silencieux jusqu'à entendre une porte claquer.
— Pourquoi est-il en colère contre toi cette fois ? demanda Hinata à Naruto.
Naruto sourit maladroitement en passant une main à son cou.
— Hé bien, je crois qu'il est vexé parce que j'ai refusé à son équipe de prendre une mission de rang B.
Il ne pouvait s'empêcher de trouver cela amusant. Boruto lui ressemblait bien sur certains points, à la nuance qu'il était tout de même embêtant que cela lui donne une énième raison d'être fâché contre son père.
Parfois, Naruto se demandait vraiment ce qui était le plus difficile. Être Hokage ou père ?
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4. Anniversaire.
Ce jour là, Hinata eut un mauvais pressentiment. Son mari et ses enfants lui avaient proposé de faire un tour dans le village, assurant qu'ils survivaient à son absence.
Quand elle rentra chez elle et trouva la maison plongée dans le silence, cela la troubla.
— Naruto ? Les enfants ?
Elle comprit ce qui se passait en entrant dans la cuisine… du moins ce qu'il en restait, avec de la farine qui tapissait le sol et de la pâte sur tous les plans de travail.
Naruto et Boruto aussi étaient couverts de farine des pieds à la tête tandis que Himawari, plus propre, tenait dans ses mains un petit gâteau muni de bougies.
Tous souriant, ils s'écrièrent en coeur :
— Bonne anniversaire, maman !
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5. Famille réunie.
Naruto et Boruto étaient de retour. Avec l'aide de Sasuke et des Kage, ils avaient vaincu les Ôtsutsuki au bout d'une longue et éprouvante confrontation. Alors quand ils étaient venus à l'hôpital annoncer la bonne nouvelle à Hinata, toujours en convalescence aux côtés de sa fille qui lui tenait compagnie, Sakura les obligea à rester pour une consultation et au moins une nuit de repos.
Tandis que le crépuscule commençait à laisser place à la nuit, les Uzumaki se retrouvaient tous réunis dans une chambre d'hôpital, dans la joie et la bonne humeur. Boruto se vantait de sa technique unique utilisée pour vaincre les Ôtsutsuki, Naruto approuvait vigoureusement avec fierté, Himawari écoutait avec admiration et Hinata souriait doucement.
Les Uzumaki pouvaient enfin recommencer à passer du temps en famille.
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6. Compassion coupable.
Boruto enrageait. Cette fois-ci, son père n'allait pas s'en sortir comme ça !
Il entra précipitamment dans le bureau du Hokage.
— Papa ! T'avais promis à Himawari de…
Il se tut brusquement. Son père était bel et bien dans son bureau, comme il s'y attendait mais pas en train de travailler. Au lieu de cela, il dormait, un stylo dans la main et sa tête reposant sur un tas de papiers administratif.
Boruto dévisagea son père, toutes ses reproches à son encontre disparaissant aussitôt alors qu'il fourra ses mains dans ses poches.
Il tourna les talons en marmonnant :
— Quel idiot. Il travaille tellement qu'il s'écroule de fatigue…
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7. Comme son père.
— Tu y vas avec Sarada ? Oh, comme une sortie en amoureux, hein ?
Boruto grinça des dents. Il ne comprenait pas pourquoi tout le monde supposait qu'il était amoureux de Sarada. Ce n'était pas qu'il ne l'appréciait pas, loin de là. Elle l'agaçait beaucoup mais elle restait sa partenaire et son amie.
Par contre, cette fille n'était pas du tout son type. S'il devait tomber amoureux, ce serait de quelqu'un de doux et compréhensif, qui ne lui crierait pas dessus à longueur de journée.
Bien sûr il ne l'admettrait jamais à haute voix mais sur ce point là, il était comme son père.
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8. Techniques héritées.
Boruto se vantait d'arriver à réaliser le célèbre jutsu de l'Orbe Tourbillonnant de son père. Il en fit une fois démonstration à sa sœur, qui en était ébahie.
— Ouais, je sais, c'est assez impressionnant, se targua Boruto. C'est un jutsu de très haut niveau que papa et seuls quelques uns maîtrisent et…
— Moi aussi, je connais un jutsu de papa ! annonça joyeusement Himawari.
— H-Hein ?
Sous ses yeux stupéfaits, sa sœur croisa ses doigts de manière à former une croix et s'écria :
— Multi clonage supra !
En voyant des dizaines de clones de sa sœur apparaître autour d'eux, Boruto sentit sa mâchoire se décrocher.
— D-depuis quand tu sais faire ça, Himawari ?
Dire qu'il n'arrivait à créer que cinq malheureux clones…
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9. Dessins.
Parfois Hiashi Hyûga rendait visite aux Uzumaki, parce qu'il voulait voir sa fille et ses petits-enfants adorés.
Il se retrouva une fois seul avec Hinata, car les enfants étaient à l'académie et Naruto évidemment occupé à travailler dans son bureau. Sa fille en profita donc pour lui montrer quelques dessins de Boruto et Himawari.
— Celui avec les couronnes à fleurs que vous portez tous est de Himawari ?
— C'est cela, confirma Hinata en souriant.
— Je suppose donc que celui où un jeune garçon tire la langue en étant sur le monument du Septième Hokage est l'œuvre de Boruto ?
— Oui, il a une imagination débordante.
— Et celui-ci ?
Le dernier dessin était comme les autres : grossièrement fait mais avec amour et représentant les Uzumaki se tenant la main en souriant.
— De qui est-il ? De mon petit-fils ou de ma petite-fille ?
— Ni l'un ni l'autre. C'est Naruto qui l'a fait.
Hiashi cligna des yeux. Si cela reflétait les compétences en dessin de Naruto, Hiashi ne pouvait qu'espérer que ses petits-enfants n'en héritent pas.
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10. Enlèvement.
Boruto commençait à paniquer. Mains et pieds liés et porté sur une épaule comme un vulgaire sac, on l'enlevait, sans qu'il ne puisse se sortir de cette situation critique.
— Cesses de te débattre, sale morveux ! râla un des ses deux ravisseurs. J'espère qu'il possède vraiment le Byakugan car sinon on se met en danger pour rien, surtout après avoir réussi à ne pas se faire repérer par le Hokage….
— Vous croyez ça ?
Jamais Boruto ne fut autant ravi d'entendre cette voix, malgré le ton froid et menaçant qui ne ressemblait guère à celui de son idiot de père.
En une fraction de secondes, des clones apparurent et envoyèrent les kidnappeurs au tapis à l'aide d'Orbes Tourbillonnants.
Naruto prit son fils dans ses bras et jeta un regard noir aux deux ravisseurs – qui se tordaient de douleur au sol –, ses yeux rouges et ses pupilles fendues.
— Vous pensiez vraiment que vous pourriez enlever mon fils ? cracha-t-il. Vous avez de la chance que je vous laisse la vie sauve.
Il ajouta plus doucement et en regardant son fils avec ses iris redevenus bleus :
— Rentrons, dit-il en lui souriant tendrement. Rentrons à la maison, Boruto.
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11. Dîner particulier.
Au départ, Boruto et Sarada pensaient que cela était une bonne idée que leurs parents organisent un dîner entre les Uzumaki et les Uchiwa. Sauf qu'entre deux ententes amicales parfaites, Naruto Uzumaki et Sasuke Uchiwa possédaient quand même des personnalités distinctes, voire opposées. Autant dire que les disputes allèrent de bon train.
— Je ne crois pas que ça peut être pire… marmonna Boruto.
— Parle pas trop vite, conseilla Sarada à voix basse.
— Pff, comme si…
— Désolé, je suis en retard.
Tous sursautèrent en voyant apparaître Kakashi Hatake, le Sixième Hokage, au bout de la table.
— Kakashi-sensei ! s'écria Naruto. Quand est-ce que vous êtes entré ?
— Oh, en même temps qu'Iruka et Saï. Ils sont à l'entrée.
À partir du moment où l'ancien professeur de l'académie ninja et le père d'Inojin prirent place autour de la table, la situation se dégrada encore plus, notamment à cause de certains commentaires de Saï – que Boruto et Sarada ne comprirent pas parce Hinata et Sasuke posaient leurs mains sur leurs oreilles à chaque fois que le ninja à la peau pâle prenait la parole.
— Voilà pourquoi tu aurais mieux fait de la boucler, Boruto… marmonna Sarada.
— Oh, ça va, Sarada ! Comment je pouvais savoir, moi, que ça tournerait comme ça ?
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12. Attention.
Boruto se mettait souvent en colère contre son père, qu'il trouvait irresponsable et très peu soucieux de sa famille. Quand son père rentra tardivement, son fils était prêt à lui crier dessus. Sauf qu'il entendit Himawari quitter sa chambre pour se rendre au rez-de-chaussée.
Quand Boruto la suivit silencieusement, il fut surpris de voir son père tenir Himawari dans ses bras, la berçant doucement en faisant les cents pas, ne remarquant même pas la présence de son fils.
— Ne t'en fais pas, ma chérie, chuchotait-il doucement. Papa est là. Il te protégera toujours des monstres.
Boruto les observa un instant, avant de bailler et de remonter se coucher.
Même s'il en voulait à son père de ne pas avoir été là pour le bercer quand il faisait des cauchemars, il était bon de voir qu'il ne répétait pas les mêmes erreurs avec Himawari.
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13. Surprotection.
Son fils était enfin genin. Naruto venait de l'apprendre de Kakashi lui-même, venu faire son rapport après l'examen.
Il sentait cependant que son ancien maître d'équipe omettait un détail.
— Kakashi-sensei ? Qu'est-ce que vous oubliez de me dire ?
Le ninja copieur grimaça sous son masque avant d'admettre en passant une main dans ses cheveux, mal à l'aise :
— Euh… Il se peut que j'ai menacé Boruto de lui casser le bras pour le faire réagir…
Naruto arrêta d'écrire. Seul résonna le bruit de son stylo qui tombait sur le bureau alors qu'il écarquilla les yeux.
— Vous avez fait … QUOI ?
Personne ne comprit pourquoi, dans le bureau du Hokage, le Hokage Septième du nom criait à propos de « méthodes honteuses et dangereuses de la vieille école » tandis que le Hokage Sixième du nom s'excusait à profusion…
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14. Projet professionnel.
Quand Himawari annonça qu'elle ne voulait pas devenir une kunoichi mais poursuivre des études, Boruto dévisagea son père, attendant sa réaction – qui serait forcément mauvaise dans ce genre de situation. À sa surprise, son père se contenta de sourire doucement à sa fille peinée et lui dit en lui prenant les mains :
— Ne t'en fais pas, ma chérie. Ta mère et moi serons toujours fier de toi, qu'importe la voie que tu désires suivre.
Il se leva ensuite pour se rendre dans la cuisine et Boruto ne tarda pas à la suivre. Il vit ainsi son père joindre les mains avant de les lever au dessus de la tête, remerciant ses ancêtres que sa fille bien aimée ne se soit pas engagée dans la voie des ninjas.
Boruto roula des yeux. Son père était décidément trop surprotecteur…
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15. Je t'aime, je te déteste.
— Franchement, quel crétin mon père…
— Tu dis ça à chaque fois que tu te disputes avec lui, c'est-à-dire à peu près tous les deux jours… Tu ne penses pas que tu exagères ?
— Absolument pas ! On est tout simplement pas fait pour s'entendre, voilà tout.
— Vraiment ? Pourtant sur cette photo, vous semblez en bons termes.
Boruto regarda la photo dont parlait Sarada, celle-ci dans un cadre posée sur une commode. Elle ne paraissait pas datée de très longtemps, puisque dessus, Boruto portait déjà son bandeau ninja. Il se voyait sourire béatement, comme son père qui avait une main posée sur son épaule.
Boruto se frotta maladroitement la nuque.
Bon d'accord, peut-être que Sarada avait raison. Parfois, il parvenait à apprécier son père et être fier de lui.
Cela était tout de même très rare. Son père restait quand même un crétin la plupart du temps.
Bon… à la base, je devais écrire plus de drabbles. Sauf que ça fait des semaines que ces drabbles traînent dans mes documents sans que je puisse en écrire plus donc j'ai finalement pensé que quinze drabbles, c'est très bien comme ça. C'est un bon nombre 15, non ?
Quoi qu'il en soit, merci d'avoir lu ces quelques drabbles !
