Une deuxième partie sur ces drabbles, parce que j'ai eu quelques idées supplémentaires. Mine de rien, je ne suis pas très satisfaite des premiers mais les derniers me paraissent convenables.


Une famille presque parfaite

Partie II

16. Mèches rouges.

Bien sûr, Naruto avait parlé à ses enfants du fait que les Uzumaki avaient traditionnellement les cheveux rouges – tradition désormais brisée – et, avec eux, avait plaisanté sur ce à quoi il ressemblerait s'il avait hérité de la couleur particulière de ses ancêtres.

Il ne s'attendait pas à ce que Boruto prenne cette histoire tant à coeur…

— Boruto chéri... bégaya Hinata, incrédule. Qu'as-tu fait à tes cheveux ?

Boruto sourit.

— Tu aimes ? Je me suis dit que ça serait cool d'avoir la même couleur de cheveux que grand-mère et nos ancêtres. Elle est pas mal cette teinture, hein ?

Naruto, lui, n'arrivait même pas à dire quoi que ce soit alors qu'il fixait les cheveux désormais rouge vif de son fils. C'est sûr que ça changeait… et que là, il pourrait repérer Boruto dans tout Konoha en un clin d'œil.

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17. Uzushio.

Boruto ne portait pas aucun intérêt à l'Histoire. Déjà parce qu'il trouvait cela ennuyeux mais en plus parce qu'il était plus intéressé par le futur. Cependant, un jour, un sujet attira son attention.

Son professeur parlait de la destruction du Pays des Tourbillons dont le principal village, Uzushio, avait pour emblème un symbole reconnaissable entre tous, celui de son père, de sa famille : le symbole du clan Uzumaki.

Quand il rentra chez lui et malgré le froid entre lui et son père, il ne put s'empêcher de demander à celui-ci :

— Papa… le clan Uzumaki vient bien d'Uzushio, n'est-ce pas ? Pourquoi il a été détruit, ce village ?

Il regretta d'avoir posé cette question en voyant le visage de son père s'assombrir de chagrin, le même qu'à chaque fois qu'il évoquait la Quatrième Grande Guerre Ninja.

— C'est une très longue histoire, Boruto, l'avertit son père d'un air grave. Et elle n'a rien de joyeuse. Es-tu certain de vouloir l'entendre ?

Boruto hocha la tête. Il sentait qu'il n'allait pas aimer cette histoire… mais il avait besoin de savoir.

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18. Lien étroit.

Coïncidence ou pas, les Uzumaki avaient toujours été très proches des Hokage depuis qu'ils avaient formé une alliance avec le clan Senju et, par extension, le village de Konoha lui-même. Des noms comme Ashina, Mito, Kushina et Naruto étaient inévitables à tous ceux s'intéressant à l'Histoire du Village Caché de la Feuille.

Boruto pensait échapper à la règle mais ce ne fut finalement pas le cas. Il ne devint pas Hokage – heureusement pour lui, jamais il n'aurait voulu de ce rôle pourri – mais lorsque Sarada prit le titre de Huitième Hokage de Konoha, elle lui fit une proposition qu'il ne pouvait refuser.

— Même si ça me fait mal de l'admettre parce qu'avec ton grand ego tu risques de me casser constamment les oreilles avec ça… tu es le mieux placé pour prendre le poste de Commandant Jônin de Konoha, Boruto. Qu'en dis-tu ?

Alors, encore une fois, l'Histoire fut témoin du lien indélébile entre le clan Uzumaki et le Hokage de Konoha.

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19. Oncles et tantes.

Ils n'étaient officiellement pas leurs oncles et leurs tantes. Avec le clan Uzumaki presque entièrement décimé, Boruto et Himawari n'avaient techniquement pour tante que la sœur cadette de leur mère, tante Hanabi.

Sauf que leur père semblait avoir un don pour devenir le frère d'à peu près tout le monde, et considérer beaucoup de personnes comme ses frères et sœurs de sang.

Si cela n'était pas surprenant que Sasuke et Sakura Uchiwa soient considérés comme leur oncle et tante – l'inverse était pareil pour Naruto et Hinata envers Sarada –, cela surprenait un peu plus gens quand Boruto et Himawari appelaient le Cinquième Kazekage, « oncle Gaara » et Kakashi Hatake, l'ancien Hokage Sixième du nom, « oncle Kakashi ».

Effectivement, vu comme ça, Boruto et Himawari avaient beaucoup d'oncles et tantes et pas n'importe qui…

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20. Baby-Sitter.

Sasuke sentait que cela était une mauvaise idée. Il arrivait à peine à être à l'aise en présence de sa fille – et seulement parce que Sarada était une enfant déjà perspicace pour son âge et savait comment ne pas trop pousser son père.

Alors lorsque Naruto lui avait demandé qu'il surveille ses enfants un soir… Sasuke ne comprenait toujours pas pourquoi il avait accepté mais le mal était fait.

Ainsi, il se retrouvait dans la demeure des Uzumaki, avec Boruto et Himawari qui le fixaient, attendant clairement qu'il leur trouve une activité pour les divertir.

Le chef du clan Uchiwa soupira. Il sentait que ça allait mal finir tout ça…

Lorsque Naruto et Hinata rentrèrent chez eux, ils virent dans un salon désordonné et rempli de jouets, Sasuke endormi sur le canapé, Boruto et Himawari blottis contre lui.

Le Septième Hokage sourit. Il savait que tout se passerait bien !

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21. Invocation.

Naruto se reposait dans le salon lorsqu'il fut réveillé en sursaut par un bruit sourd qui venait de l'étage. Avec Hinata et Himawari sorties, cela ne laissait qu'une option : il venait de se passer quelque chose dans la chambre de Boruto.

L'Hokage se leva d'un bond et, en un éclair, se précipita à l'étage et ouvrit brusquement la porte.

— BORUTO ! TU VAS BIEN ? TU ES BLESSÉ OU…

Il se tut brusquement. Devant lui se tenait un crapaud adolescent du Mont Myôboku qui, en apparaissant, avait non seulement provoqué des dégâts dans la chambre de son fils mais également démoli le toit.

Boruto, quant à lui, se tenait par terre près d'un mur, grimaçant tout en se frottant l'arrière de la tête.

Naruto soupira. Au moins, son fils n'était pas en danger comme il se l'imaginait… par contre, il faudrait vraiment que Boruto comprenne qu'on ne faisait pas d'invocations dans une maison.

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22. Le ninja invulnérable.

Naruto Uzumaki était le plus fort ninja du monde. Personne ne pouvait tenir tête au Septième Hokage, Héros de Konoha et Sauveur du Monde. Il était parfois un idiot monumental et un père indigne mais cela ne l'empêchait pas d'être le plus grand ninja qui soit.

Boruto savait que son père était le meilleur alors pourquoi s'inquiétait-il tant de son absence prolongée et de tous ces regards préoccupés que son entourage portait, surtout venant de sa mère ? Son père était le Hokage Orange de Konoha. Il allait revenir de sa mission urgente, et ce en parfaite santé.

— T'as pas intérêt à nous laisser seuls, espèce de père indigne… marmonna Boruto en serrant les poings.

Lorsque Naruto Uzumaki revint finalement chez lui, épuisé mais souriant, Boruto ne put s'empêcher de laisser échapper un soupir qu'il retenait depuis des jours.

Il n'y avait vraiment que son crétin de père pour leur faire des frayeurs pareilles…

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23. Débat.

Shikadai savait que tôt ou tard cette dispute éclaterait. Boruto et Sarada, qui déjà s'énervaient l'un contre l'autre à chaque occasion qui se présentait, ne pouvaient qu'en arriver là. Boruto vouait une admiration sans bornes à Sasuke Uchiwa – sans doute surtout parce qu'il était en pleine crise d'identité – tandis que Sarada avait beaucoup de respect pour Naruto Uzumaki – ce qui était logique puisqu'elle voulait être Hokage et devait probablement le prendre pour modèle.

Quand ils s'étaient finalement rendu compte que la personne qu'ils admiraient le plus était le père de l'autre, Boruto et Sarada s'étaient lancés dans une dispute interminable pendant que tout le monde dans le fast-food commençait à les dévisager.

En face d'eux, Shikadai soupira. Peut-être était-ce à cause de moments comme ceux-ci que son père était devenu si flegmatique de nature : il préférait ne rien faire plutôt que de se fatiguer à tenter d'arrêter les autres dans leurs bêtises…

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24. Au chevet du fils.

Boruto ne se rappelait que du sang. Le sien, qui obscurcissait sa vue pendant qu'une atroce douleur traversait tout son corps. Il devait avoir perdu connaissance juste après, en entendant Sarada et Mitsuki crier son nom. Tout le reste était flou dans son esprit.

Des voix l'appelaient. Il y reconnaissait celle de sa mère – angoissée –, celle de tante Sakura – qui criait des ordres à son entourage, sans doute des médecins – et finalement celle de son père – qui lui disait de tenir bon, qu'il allait s'en sortir…

La prochaine fois que Boruto reprit conscience, ce fut dans un lit d'hôpital, en pleine nuit. Tout son corps lui faisait mal et il se sentait engourdi mais vivant, à son grand soulagement.

Il entendit un bruit sourd à côté de lui et tourna la tête. Ce fut alors qu'il vit son père dormant maladroitement en étant assis sur une chaise près de son lit, les bras croisés. Malgré le fait qu'il se reposait, il paraissait épuisé.

Boruto le fixa en silence puis secoua la tête et murmura :

— T'avais pas à t'inquiéter autant. Comme si j'allais laisser une petite blessure pareille me tuer…

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25. Jalousie.

Non, Boruto n'était pas jaloux. Son père était le Hokage, donc c'était normal que beaucoup de personnes l'admirent – bien que si elles apprenaient à le connaître, elles ne l'admireraient pas autant.

Cependant, cette fois-ci était différente. Cette personne n'était pas n'importe qui. Il s'agissait de Sarada. Sarada, qui écoutait attentivement des conseils que lui prodiguait le Septième Hokage lors d'un des rares moments où ce dernier n'était pas déborder.

Caché derrière un arbre, Boruto ne pouvait s'empêcher de serrer des dents. Était-ce ce que Sarada ressentait quand il passait tout son temps à s'entraîner sous la tutelle de Sasuke Uchiwa ? Elle voulait se venger, c'était ça ? Hé bien qu'elle arrête ça tout de suite ! Boruto ne s'entendait peut-être pas avec son père mais il restait son père – et certainement pas celui de Sarada !

Peut-être qu'il devrait aller trouver Sasuke Uchiwa pour lui dire que sa fille l'avait remplacé par son meilleur ami ? Vu combien il aimait sa fille, il ferait tout pour l'éloigner du Hokage et Boruto récupérerait son père…

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26. Sage comme une image.

Naruto et Hinata aimaient leur fils, vraiment. Malgré ses bêtises et son comportement rebelle qui lui attirait beaucoup d'ennuis, ils aimaient Boruto de tout leur coeur.

Cependant, parfois, ils soupiraient de soulagement devant le caractère calme et doux de leur fille. Himawari était un ange et ils espéraient que cela durerait longtemps.

Leurs espoirs furent réduits à néant le jour où ils furent convoqués à l'Académie Ninja après que Himawari ait fait apparaître des clones pour se battre avec un élève harcelant un de ses amis… Ils retrouvèrent leur fille couverte d'égratignures mais avec un sourire béat sur le visage, heureuse et fière de ce qu'elle avait fait.

Ce soir là, Naruto pleura beaucoup sur la fin de « l'innocence de sa fille chérie » pendant que Hinata tenta de le consoler. Apparemment, Himawari avait été plus influencée par son grand frère qu'ils ne l'avaient crû…

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27. Protéger la princesse.

Hinata était certaine que son mari et son fils exagéraient. Bien sûr, elle aussi s'inquiétait mais tout de même… Naruto et Boruto avaient-ils besoin d'en faire autant ?

Ils agissaient étrangement depuis qu'ils s'étaient rendus compte – un peu en retard – que Himawari était amoureux d'Inojin, le fils de Saï et Ino. Ce coup de coeur se comprenait sans peine : Inojin était un joli garçon, gentil et amical qui offrait des dessins à Himawari à chaque fois qu'il se rendait au domicile des Uzumaki.

Ce n'était que le béguin innocent d'une petite fille mais son frère et son père ne paraissaient pas du même avis.

— E-Elle est trop jeune pour être amoureuse ! protestait Naruto, paniqué. E-Et s'il lui brise le coeur ?

— Papa a raison ! appuya énergétiquement Boruto. Je laisserai personne faire pleurer ma sœur !

— Je dois convaincre Himawari qu'elle a pas besoin d'être amoureuse pour être heureuse dans la vie !

— Et moi je vais menacer Inojin pour qu'il s'approche plus d'elle !

Alors que pour une fois père et fils furent sur la même longueur d'onde et partirent effectuer leur plan, Hinata soupira. Oui, Naruto et Boruto étaient un tantinet surprotecteurs…

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28. Excuses.

Boruto ne voulait pas le faire mais savait qu'il le fallait. Il reconnaissait qu'il s'était trompé et devait faire amende honorable.

Alors, dès le soir de la fin du combat contre le clan Ôtsutsuki, une fois toute leur famille réunie, Boruto interpela son père avant que celui-ci aille dormir.

— Euh… papa ?

Il se sentait mal à l'aise mais se força à exprimer ces mots, pour apaiser sa conscience coupable.

— Je suis désolé. Je… j'ai pas été très juste avec toi ces derniers temps. Je pensais que tu t'intéressais pas à nous et que tu préférais ton travail à ta famille mais…

Il s'interrompit en sentant une main se poser une main sur ses cheveux et leva les yeux vers son père, qui lui souriait tendrement.

— Moi aussi, je m'excuse, Boruto. Je veillerai à être plus présent à l'avenir.

Il s'agenouilla devant son fils et ajouta :

— Mais sache que qu'importe où je suis ou ce que je fais, je pense à vous et je serai toujours là pour vous. Toujours.

Quand ils se quittèrent et allèrent se coucher, Boruto s'endormit le sourire aux lèvres. Pour la première fois, il réalisait combien son père était incroyable.

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29. Le bandeau du père.

C'était en voyant des photos de l'équipe 7 que Boruto avait remarqué ce détail. Le bandeau ninja de son père ressemblait beaucoup au sien. Cela n'aurait pu être qu'une coïncidence – puisque beaucoup de ninjas avaient des bandeaux noirs – si Boruto n'avait pas vu les petites éraflures sur le métal de son bandeau, et le fait que celui de son père n'était trouvable nulle part chez eux.

Alors bien sûr, il décida de se rendre dans le bureau du Hokage pour vérifier son hypothèse.

— Papa ! Le bandeau ninja que j'ai… c'est le tien ?

Son père leva les yeux de ses papiers et le dévisagea, perplexe.

— Évidemment. Pourquoi ?

— Quoi ? T'aurais pas pu me le dire avant ? Comme si j'en voulais, de ton vieux bandeau pourri !

Naruto ne comprit pas pourquoi son fils sortit en trombe de la salle. Qu'avait-il fait de mal cette fois-ci ?

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30. Photo.

L'équipe Konohamaru partait en mission. Enfin, ce que Boruto considérait comme la première véritable mission de leur équipe : une mission de rang A, qui durerait au mieux de nombreux jours et au pire probablement de nombreuses semaines, très loin de Konoha.

Aux portes du village, un peu à l'écart de son équipe, Boruto fixa une photo usée à force d'être pliée et dépliée. Elle représentait la famille Uzumaki : entouré de son père, sa mère et sa petite sœur, Boruto souriait à pleines dents, exhibant fièrement son bandeau frontal récemment acquis après l'examen de l'Académie Ninja.

— Hé, Boruto ! l'appela Sarada. Alors, tu viens ou non ? Je croyais que tu étais impatient qu'on y aille.

— J'arrive !

Boruto rangea soigneusement la photo derrière la partie métallique de son bandeau, puis courut rejoindre Sarada, Mitsuki et Konohamaru.

Ce n'était qu'une simple photo mais avec elle, Boruto emportait une partie de sa famille avec lui, où qu'il aille.


Est-ce qu'il y a un espace suffisamment grand pour ranger une photo derrière la bande métallique d'un bandeau ninja ? Je n'en sais fichtrement rien. Cela me paraissait juste une idée intéressante, comme le fait que Boruto pourrait avoir le bandeau de son père. Je suis pratiquement certaine que c'est pas le cas mais je me suis dit « pourquoi pas ? » puisqu'en devenant Hokage, Naruto devait plus vraiment avoir besoin du sien.

Enfin bref, j'espère que cette deuxième partie de drabbles était convenable et merci d'avoir lu !