Pourquoi m'a t-elle protégé ce soir là, je ne le saurais que bien des années plus tard. Et, pendant les dix années qui suivirent, je ne pus m'empêcher de lui en vouloir. Me protéger de la mort pour me voir plonger dans un enfer bien plus douloureux. En effet, peut après que Voldemort fut détruit, un homme immense apparut. Il avait la barbe et les cheveux hirsutes, de grosses mains rugueuses et le regard naïf.
Il m'emmena sur un engin volant pour me déposer dans les bras d'un autre homme, lequel paraissait très vieux comme sorti d'un autre temps. Sa longue barbe blanche, plus dru qu'il n'y paraissait, frottait désagréablement contre mon visage. Après une brève discussion avec une dame aux allures sévères, l'on me déposa sur un perron identique à ses voisins.
Pendant tout ce temps, je la voyais me suivre, pourtant ni l'homme aux cheveux hirsutes, ni celui a la barbe blanche ni même la dame aux allures sérieuse ne parurent noter sa présence.
Je me retrouva seul avec Elle, j'avais froid, j'avais faim et j'étais fatigué, mais j'étais loin de me douter que cela serait mon quotidien pour les années a venir.
Les personnes qui possédaient le perron sur lequel on m'a déposé n'étaient rien de moins que les Dursleys. Haïssant tout ce qui n'était pas conforme à leur concept de normalité, je fus pour eux l'image même du cheveux dans la gorge. C'est Vernon qui me découvrit le lendemain matin, c'était un homme plus gras que grand, possédant un stupéfiant double menton et des petits yeux mauvais. Il s'empourpra royalement en lisant la lettre qui m'accompagnait, et poussa un cri presque agonisant auxquels sa femme accourus.
Il était fascinant de remarquer la radicale opposition physique entre Pétunia et son mari, en effet, la où Vernon n'était que gras, elle n'était qu'os et cartilages.
-"Que se passe t-il Vernon ?"
Question auquel son mari lui répondit en lui passant la lettre qu'elle lut rapidement.
-"Le fils de ta dégénéré de sœur et de son dégénéré de mari ! A en croire la lettre ils sont mort et la garde de leur, surement tout aussi, dégénéré de fils nous revient !", ajouta t-il au bord de la crise de nerf.
Pétunia resta silencieuse mais n'en pensait pas moins, comment sa sœur a t'elle pu lui faire ça ? Elle lui avait pourtant dit qu'elle ne voulait plus rien avoir a faire elle et sa bande de monstre ! Et maintenant elle se retrouve avec l'un deux sur les bras, prêt à contaminer son merveilleux Dudlichouney.
Craignant cependant des représailles, ils décidèrent avec beaucoup de réticence de me garder. Me ramenant rapidement a l'intérieur avant que les voisins ne remarquent quelque chose d'étrange, je fut placé dans le placard sous l'escalier.
Plus de grimaces auxquelles rirent, plus de cheminée devant laquelle me prélassé, plus le lait ma mère pouvant me rassasier. Il ne me resta plus que les bras froid de Mort. Sans elle je serai sûrement mort, laisser seul dans le placard sombre, je passa les premiers jours à pleurer réclamant à manger. Cela semblait fonctionner car énerver par mes cris Pétunia, sans d'autres choix me nourrissait. Mais après quelques jours, ils installèrent des plaques de ce qui me semblait de la mousse partout dans mon placard, et qu'importe à qu'elle point je pleurais, personne ne venait. Alors je ne le fis plus.
Pétunia bien que réluctante à cette idées, me visitait environ une fois tout les jours, j'engloutissais un biberon et elle me lavait sommairement en changeant ma couche. Mais Mort, elle s'occupait de moi, elle me nourrissait de son énergie, atténuant la douleur de mon estomac, elle me prenait dans ses bras, me berçant comme le faisait ma maman et elle soignait mes petites écorchures quand j'us commencé à marcher.
Elle fut témoin de mes premiers pas, de mes premiers mots, me consola à la douleurs de mes premières dents. J'appris à attraper ses longs doigts de mes minuscules mains et à m'agripper à sa cape pour ne pas tomber. Elle fut également là lorsque je vécus mes premiers instants de magie, j'en fus au début pas vraiment conscient. Je me retrouvais à léviter a quelques centimètres du sol, parfois des objets disparaissaient, ou apparaissaient sans même que je ne les touche.
Je pris conscience que quelque chose n'allait pas quand j'avais quatre ou cinq ans. Assis jouant avec Mort, avec pour seul lumière un mince rayon filtrant par un coin de la porte, j'eus soudain la désagréable sensation de quelque chose marchant sur ma jambe. C'était à vrai dire qu'une simple araignée mais la surprise qu'elle me provoqua me fit la craindre. Avant même de m'en rendre compte il n'en resta que des cendres sur ma cuisse. Figé d'incompréhension, je fixais les reste de la malheureuse.
Mort qu'en à elle ne sembla pas vraiment étonné et enleva d'un geste négligent les particules encore sur moi. Puis passa une mains dans mes cheveux, me regardant ensuite dans les yeux deux mots s'inscrirent dans mon esprit "magie" et "secret". Malgré mon manque d'éducation je n'étais certainement pas un idiot et je compris que jamais les Dursley, ni même personne d'autre ne devait découvrir ce que j'étais capable de faire.
C'était mon secret à moi et à Mort.
Lorsque je fus plus grand, l'on commença à me sortir régulièrement de mon placard, principalement pour faire des corvées dans la maison. Ça a commencé par le balai et la serpillière, les poussières et la lessive puis ensuite la vaisselle et les couvert. A ces moment là, je regrettais presque mon placard où j'y était seul et au calme. Je devais tout bien faire et rapidement, sinon la punition était inévitable. Combien de fois j'eus la joue brûlante, les bras douloureux et parsemés de bleus, le dos en feu ? Je ne les compte même plus.
Vernon n'était jamais satisfait, "le sol n'est pas assez brillant", "mon linge ne sent pas assez bon", "la fourchette vient de ce coté du plat" disait-il toujours avec son sourire moqueur sur le visage, avant de me gifler ou de m'empoigner le bras si violemment que j'avais l'impression qu'il pouvait le brisait avant de me jeter dans mon placard. Heureusement la ceinture n'était réservé qu'aux 'grosses' bêtises comme briser un plat ou rétrécir à la machine à laver la robe préféré de Pétunia.
Dudley suivant l'exemple de ses parents nourrissait envers moi une haine féroce, qui se traduisait par des surnoms méchant et des croches pieds intempestifs. Qui signifiait pour moi que plus de punitions de la part de Vernon.
Malgré ces divers aléas de la vie, je survivais tant bien que mal. Dans mon esprit tant que Mort était à mes côté, j'avais une raison d'exister.
A mes six ans, je débuta l'école, pas que les Dursley s'intéressaient à mon éducation, mais par soucis de paraître normal car il était de plus en plus difficile pour eux de cacher mon existence.
J'appris à ce moment là que mon nom est Harry et non pas 'Garçon' ou l''Anormal' comme je le pensais, que mes parents sont mort dans un accident de voiture en étant soul et comble de l'ironie Pétunia est la sœur de ma mère. J'us un choque en l'apprenant, vraiment, ils sont sensé être de ma famille et pourtant ils m'ont traité comme un déchet toute ma vie. Pourtant très vite l'indifférence prit la place de la colère et je continuais comme avant.
Je n'aimais pas l'école. Non définitivement pas. Les autres enfants de mon âges étaient bruyants, ils bougeaient dans tout les sens, dans la cours de récréation ou en classe. Et sincèrement je les trouvait d'une stupidité affligeante.
Mon placard me manquait.
Mort me tins par la main pour mon premier jour et tout ceux qui suivirent.
