COLLÈGE POUDLARD, ECOLE DE

SORCELLERIE

Directeur : Albus Dumbledore

(Commandeur du Grand-Ordre de Merlin Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la confédération internationale des Mages et Sorciers)

Cher Mr Potter,

Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.

La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.

Veuillez croire, cher Mr Potter, en l'expression de nos sentiments distingués.

Minerva McGonagall

Directrice adjointe

A ces mots je sentais naître en moi un sentiment nouveau, une exaltation bouillonnante courant à travers mes veines. Je n'étais plus le seul, il y en avait d'autres comme moi, je n'étais pas une anomalie de la nature ou une évolution trop précaire de l'évolution de l'homme, non j'étais quelque chose de plus grand, quelque chose de supérieur aux simples humains. Et maintenant je détenais ce mot. J'étais un sorcier.

Mon bonheur retomba cependant rapidement quand je commença a réfléchir aux détails techniques. Je fronça les sourcils, soucieux, en lisant ma liste de fournitures scolaires. Où, par la barbe de Lucifer, étais-je sensé me procurer tout ça ! Je supposais qu'il me fallait me rendre à Londres, étant la plus grande ville des environs, mais là encore il me semblait improbable d'y pouvoir acheter une baguette ou même un chaudron, je n'avais, de plus, aucun moyen de m'y rendre et aucun moyen d'y acheter quoi que ce soit étant sans argent. Même en volant les quelques billets de Pétunia dans son porte-monnaie, je n'aurais à peine de quoi faire le voyage aller.

Les temps ont été rude depuis l'accident de voiture, Vernon perdit son travail, touchant une indemnité maladie qui fit a peine vivre la famille. Pétunia du se trouver un boulot et après mainte et mainte échec, elle décrocha un poste de caissière au supermarché du coin. Déjà touché par la dépression, la mort de leur fils leur firent voir le désespoir. Vernon devint alcoolique, le plus souvent scotché devant la télévision, une bouteille à la main, il pestait contre l'injustice de la vie. Pétunia passait ses nuits à pleurer, seule dans son lit, ses lourds sanglots enveloppant la maison.

Pour ma part je devins pratiquement invisible, ils passaient à côté de moi sans paraître m'apercevoir, me regardant à peine et continuant leur chemin. Un jour où j'ouvris mon placard au même moment où Pétunia passait dans le couloir, la bousculant, elle me regarda d'un air presque surpris et me dit d'une voix morne. "Ah, tu es là, toi."

Me rendant compte de mon incapacité à trouver une solution, le bonheur qui s'était emparait de moi disparut pour ne laissait qu'un sentiment de vide dans ma poitrine.

Je sentis à ce moment là le regard interrogateur de Mort sur moi. Je lui confia presque désespérément mes craintes et angoisses. Et comme toujours, elle m'écoutât, silencieuse, ses longs doigts jouant dans mes cheveux. Quand j'eus finis, elle me regarda dans les yeux et je sus qu'elle savais. Elle savait où aller et comment.

Elle me prit alors dans ses bras, me revêtit de sa cape, partageant avec moi son pouvoir d'invisibilité et m'emporta avec elle. Le voyage fut de courte durée, à ma surprise en reconnaissant les buildings si propre a Londres. Elle me déposa à l'ombre d'un bâtiment, loin des regards curieux.

Sur le coup je fus plutôt déçu en découvrant pour la première fois ce qui me semblait être un quartier sorcier. Robes longues et chapeaux pointus, j'eu l'impression d'avoir devant moi une image grotesque et clichée qu'ont les simples humains sur les sorciers. Il ne manquerait plus que de voir certains voler sur des balais magiques...

Ne me laissant pas réfléchir d'avantage Mort me poussa légèrement, me faisant avancer le long de l'allée animée. Malgré cette décevante première impression du monde magique, c'est avec curiosité que je détaillais les différents magasins qui défilaient devant mes yeux, notant mentalement ceux qui pourraient m'être utiles plus tard.

On s'arrêta devant une imposante bâtisse blanche portant l'inscription ''Gringotts' Bank'' . Je fronça légèrement les sourcils me demandant pourquoi ici alors que je n'y avais surement aucun argent. Faisant tout de même confiance à Mort, je m'avança à l'intérieur.

Un autre froncement de sourcils ne pus s'empêcher de se former lorsque je découvris ces petites et laides créatures qui s'affairaient à leurs bureaux. Mort me guida jusqu'à l'une d'elle. Je ne sus cependant que dire, que demander, pendant que la créature me détaillait le visage soupçonneux. Mais son son visage s'éclaira de manière presque imperceptible lorsque son regard d'attarda sur mon front.

-"Mr Harry Potter, je présume ?" demanda t-il d'une voix caverneuse.

Je répondis d'un hochement de tête, surpris qu'il sache qui je suis, puis prenant mon courage à deux mains lui demanda, de la manière la plus polie qui soit:

-"J'aimerais savoir, Monsieur" hésitant sur le titre à lui donner, " si je possède de l'argent dans cette banque."

-"Et bien, les rumeurs à votre sujet semble véridique, vous n'avez pas été élevé dans le monde sorcier." Il semblait songeur et après une brève pause, il rajouta, "Vous avez effectivement des coffres ici à Gringotts, héritages de vos défunts parents, mais je présume que vous n'êtes pas en possession de votre clé ?"

-"Non, Monsieur. Cela veux dire que je ne peux pas retirer d'argent ?"

-"Vous devez savoir que la situation dans laquelle vous êtes, est des plus inhabituelle. Qu'un enfant de votre âge arrive ici, sans tuteur et sans connaissance de ce monde, c'est une première dans ma carrière. Et le fait que vous soyez Harry Potter rend la chose encore plus... étrange. Votre famille ne vous a t-elle pas accompagné ? Ils devraient pourtant être en possession de votre clé étant vos tuteurs légales..."

Un flot de question m'assaillit à ses paroles. Mais je les repoussa dans un coin de mon esprit, me promettant d'y réfléchir plus tard.

-"Mes tuteurs ne m'ont informé du monde magique que très récemment Monsieur" mentant pour ne pas avoir à évoquer Mort. "Il m'ont déposer ici, sans plus d'explication, ne voulant pas se mêler aux sorciers. Il ne m'ont d'ailleurs jamais évoquer de clé."

-"Suivez moi, Mr Potter, je vous conduis au Gobelin chargé des voûtes Potter ! Sûrement pourra t-il vous aidez dans le problème qu'est le votre."

Silencieusement, je le suivis, légèrement inquiet. Apres avoir dépassé les rangées de bureaux, nous pénétrâmes à l'intérieur d'un long couloir de pierre blanche régulièrement entrecoupé de portes brunes et de tableaux représentant chacun, si j'ai bien compris, un Gobelin, tous habillé de costume sombre. Apres plusieurs minutes nous nous arrêtâmes devant une porte. Me faisant signe d'attendre là, la créature passa la porte.

Mes pensées étaient des plus confus, tant de questions qui ne trouvaient pas de réponses. Pendant que chaque réponses entraînaient encore plus de question. J'avais cependant l'espoir que certaines de mes interrogations puissent trouver leur réponses pendant mon entretien avec le deuxième gobelin.

-"Entrez Mr Potter", me sortant de mes pensées, la créatures sans un mot de plus reparti par le même chemin par lequel on été arrivé. Soufflant, je me redressa et le visage impassible mais décidé, je rentrai à mon tour.

C'était un bureau des plus simple, bien qu'étonnamment spacieux. Tout les objets qui la remplissaient semblait être là dans la seul optique d'être utile et pratique. Pas de bibelot sentimentale ni de photos d'aucune sorte.

-"Prenez donc place, Mr Potter," me dit la créature derrière son bureau, me montrant d'un geste de la main une chaise, "Mon nom est Gripsec, je gère les coffres de votre famille depuis des générations. Avant toute chose, j'aimerais confirmer votre identité, sans cela je ne puis allez plus en avant dans cette discussion."

-"Naturellement", je répondis, "comment..."

-"Quelques gouttes de votre sang sur ce parchemin sera largement suffisant."

Il me tendit le dit parchemin et ce qui me sembla être un petit canif. Je m'entailla le pouce, laissant goutter sur le parchemin le liquide écarlate, qui disparurent comme absorbé.

Reprenant le parchemin Gripsec inspecta les mots qui apparaissaient. Un pli se forma sur son front, il semblait ennuyé.

-"Bien, bien, votre identité est confirmé, Harry James Potter, né le 31 juillet de parents James Potter et Lily Evans." puis il ajouta presque dans un murmure, "bien que ceci soit des plus étrange..."

C'est la première fois que j'entendais les noms de mes parents mais sans plus m'appesantir sur le sujet lui demanda:

-"Étrange, Monsieur ?"

-"Il semblerait que certaines composantes de votre sang soit, pour ainsi dire, inconnues" presque statué sur ma chaise je n'osais regarder Mort de peur qu'il n'intercepte mon regard, de peur qu'il comprenne. Après tout, il me semblait des plus évident que Mort y été pour quelque chose d'une manière ou d'une autre. Mais il reprit de la manière la plus naturelle qui soit. "Voyons ce que je puis faire pour vous !"

Après des heures de discussions qui fut pour moi des plus enrichissantes et formatives, il fut convenu, comme mes parents n'eurent pas eu le temps nécessaire pour me créer un coffre consacrer à mes études, une somme que je pourrais retirer tout les ans étant "mineur". Je reçus une clé et avec mon accord, celle 'disparut' serait désintégrer étant donnée sa localisation inconnue.

Je me retrouva peut de temps après, un sac rempli de galions contre moi, propulsé dans un univers maintenant mien.