A la sortie du train, un demi-géant rassembla les premières années autour de lui. A la vue des ses cheveux et de sa barbe, j'eus un vague sentiment de déjà vu qui me fit froncer les sourcils. Me plaçant loin derrière les autres, j'attendis que tout le monde monte dans sa barque pour en avoir une pour moi seul.
Bien qu'impressionné à la vue du château, je n'en resta pas la bouche grande ouverte prêt à gober des mouches. La naïveté des enfants me causait toujours un tic dédaigneux. Nous rentrâmes dans le château où la directrice adjointe et responsable de la maison Grifondor, Mme McDonagall, nous servit son petit monologue qui sonnait dans mon esprit plus comme un air de propagande. Il était évident qu'elle avait des idées bien arrêtées concernant les maisons et pensait surement que la sienne valait mieux que les autres.
Elle nous fit ensuite rentrer dans la Grande Salle, où les étudiants des années supérieur y étaient déjà attablés. Mort ne semblait pas vraiment dans son élément et faisait un peu tâche au milieu de tout ce joyeux monde. J'esquissais un sourire alors qu'elle partie se réfugier dans un coin sombre de la salle.
Après une chanson affreuse dans laquelle, chaque phrases cachaient d'horribles clichés et d'énormes préjugés, le Choipeaux commença à hurler des noms par ordre alphabétique. Si en croyait l'artefact, les Serdaigles seraient tous des intellos, les Poufsouffles, des peureux serviables, les Griffondors, de braves combattants lumineux et les Serpentards, de vils êtres ne recherchant que pouvoir et reconnaissance. Pas vraiment glorieux comme choix.
Les élèves dont le nom été appelé s'asseyaient sur un petit tabouret pendant que la professeur McDonagall posait le Choixpeau sur leur tête. Celui ci remuer ce qui lui servait de bouche sans pour autant qu'un mot ne soit prononcer, jusqu'à qu'une maison soit attribué à l'élève. Chaque nouvelle répartition s'accompagnait d'applaudissements et de félicitations. Les griffondors étaient bien plus expressifs que les autres maisons en accueillant leur nouvelle recrue dans un vacarme sans nom.
Mon nom fut alors prononcé, me sortant de mes pensées. Sur mon passage les chuchotements se firent de plus en plus forts et de plus en plus agaçant. Je m'assis sur la chaise, réluctant à l'idée d'avoir la chose posée sur ma tête. Mais une fois que cela fût fait, je pus entendre sa voix résonner à l'intérieur de mon crâne, d'une façon différente de Mort.
#Et bien, et bien, qui avons nous là. Mais n'est-ce pas Mr Potter en personne?# Question rhétorique pensais je sombrement. #Que vois je, que vois je, a vrai pas grand chose, que de sombres barrières que vous avez là, jeune homme !#
#Je ne vois pas de quoi vous parlez # répondis-je prudemment.
#Laisse moi entrer, laisse moi voir, ouvres moi ton esprit#
#Non#
Un rire gras résonna dans ma tête, me faisant sentir mal à l'aise.
#Très bien, gamin, je ne peux t'obliger à rien mais d'après le peu que j'ai pu voir tu feras un très bon...#
-"SERPENTARD !"
Un lourd silence suivit sa déclaration, l'étonnement de me voir répartir dans la maison des verts et argents était sur tout les visages. Puis de faibles applaudissements hésitants se firent entendre, presque couvert par les murmures qui se propageaient d'un bout à l'autre de la salle. N'en tenant pas compte je me dirigea vers ma nouvelle table, Nox sur les talons. Je m'assit à côté du blond du train, qui me lança avec un sourire :
-"Je savais que tu serais des nôtre, Potter!"
Je ne répondis pas, pas plus que j'écouta le reste de la répartition ainsi que le discours et les avertissements du Directeur. Le repas se passa sans plus de heurtes, juste quelques dévisagements exaspérants. Le blond, qui je l'appris s'appelait Draco Malfoy, faisait la conversation pour nous deux, ne s'offusquant d'aucune manière du manque de réponse de ma part.
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Au moment de prendre la direction du dortoir, j'eus cependant droit à quelques "Je peux voir ta cicatrice ?" venant de quelques Griffondors, que j'esquiva lestement. Les dortoirs des serpentards se trouvaient dans les cachots, l'entrée protégée par le tableau de Salazar Serpentard en personne. J'appris cependant que depuis qu'il à été peint le portrait à toujours refuser de parler à qui que se soit. Il restait figé, ne bougeant que très rarement.
Sur les tons vert et argent, la salle commune était plutôt spacieuse, de forme ovale, des bureaux occupaient les coins opposés à l'entrée, et au centre se trouvait un foyer ainsi que plusieurs fauteuils de cuir vert sombre. Aucune fenêtre n'éclairait la pièce qui n'était cependant pas si sombre.
Le préfet nous donna quelques consignes et informations sur la vie dans les dortoirs puis nous congédia pour que l'on puisse partir à la recherche de nos chambres, je monta l'escalier et m'arrêta au premier palier rencontré puis je pris sur la gauche, je déboucha sur un long couloir que je suivis à la recherche d'une porte portant mon nom. C'était la dernière du couloir, et séparé d'un trait je pus lire 'Théodore Nott', mon nouveau colocataire.
La chambre était séparé en deux, disposés de façon parfaitement symétriques, se trouvaient deux lit, deux armoires et deux tables de chevets. Ma malle se tenait au pieds d'un des deux lits. Nox, s'installa rapidement sur celui-ci, pendant que je commença à ranger mes affaires pour ensuite prendre une douche dans les douches communes.
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Mon colocataire de chambrée n'avait pour ainsi dire rien de spécial. C'était un garçon au cheveux châtain clair et au yeux bleus, plutôt effacé. Il ne parlait que rarement et quand il le faisait c'était pour répondre à une question posée. L'ont pouvait aisément oublier sa présence tant il était silencieux et calme. Il était, pour dire autrement, le colocataire idéal.
Au petit déjeuner, il nous fut remis nos emplois du temps pour le reste de l'année. Je commençais la journée à 8 heures par deux heures de potions en commun avec les PigeonDor. Merveilleux.
N'ayant pas pu pratiquer les potions pendant l'été, j'étais tout de même curieux sur la pratique de cette matière mais je resta en admiration devant le petit monologue de Snape. Les potions semblaient avoir une infinité de possibilité dans leurs utilisations, que ce soit guérir ou tuer, contrôler un corps ou esprit, faire pousser une plante ou rendre chanceux, et ce n'était encore que le début. J'ai lu que les grands potionnistes pouvaient se consacrer à la recherche pour soit améliorer les potions existantes soit en créer de nouvelles, élargissant ainsi toujours plus la gamme des possibles.
Malgré son commentaire que je trouva légèrement déplacé sur ma 'célébrité' et les évidentes questions destinées à m'humilier, bien que j'y répondis parfaitement, le cours se passa plutôt bien, je réussis ma première potion avec un brin de fierté. Un chaudron explosa chez les Griffons qui perdirent plus de point qu'ils en avez déjà.
Je ne pouvais pas en dire autant de bien des cours d'histoire de la magie. Le programme de toute l'année ne portait que sur un sujet : les guerres et révolutions gobelines. Le fantôme que nous l'enseigner prenait, de mon avis, un malin plaisir à parler de la voix la plus monotone et soporifique qu'il pouvait. Même Mort, s'assoupit dans son coin après seulement quelques minutes de cours. Ce qui était plutôt comique à voir, la grande Mort flottant comme à son habitude dans les aires, la tête dodelinant d'avant en arrière combattant vainement le sommeil provoqué par le demi fantôme. J'eus droit à quelques regards de la part de quelques personnes, sûrement me croyaient-ils fou pour sourire tout seul en fixant un coin vide de la pièce.
Les cours de sortilège furent les plus intéressants, bien que légèrement ennuyeux. Les sorts me venaient naturellement car je les avais déjà pratiqué pendant l'été, il me fallut quelques temps pour m'habituer à utiliser ma baguette mais une fois fait, je la ressentait alors plus comme le prolongement de ma main que comme un outil. Le professeur savait comment intéresser les élèves à sa matière et n'hésitait pas de temps en temps à faire une blague ou deux.
Les cours de métamorphose furent quelques peu différent, McDonagall au début du cours se réprimanda un roux qui arriva en retard. Elle surprit tout le monde en se transformant en humain alors qu'elle était, une minute avant, sous le forme d'un chat. Snape ne faisait pas dans l'impartialité et ne le cachait pas mais McDonagall avantageait ses rouges et ors d'une autre manière, beaucoup plus discrète. Peut-être ne le remarquait-elle même pas mais elle passait beaucoup plus de temps au côté d'élèves de sa maison, les encourageant et les aidant d'avantage.
Je me posais aussi des questions sur l'utilité de sa matière. Était ce vraiment utile d'apprendre à changer une allumette en aiguille ? D'ailleurs le sorcier qui inventa ce sort devait vraiment n'avoir rien d'autre à faire de sa vie.
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Je jouais le parfait élève, j'arrivais toujours à l'heure en classe mais jamais en avance. Je ne discutait pas avec la personne assis à côté de moi, si il en avait une. J'écoutais, ou en tout cas faisait semblant d'écouter, les explications du professeur. Je répondais aux questions que l'on me posait, ne détaillant pas plus que nécessaire, prenais note de chaque nouvelle information, et je rendais tout mes devoirs, complets, et dans les temps. Oui, j'était le parfait étudiant et cela devenait de plus en plus ennuyant.
Je passais plusieurs heures tout les jours à la bibliothèque, principalement pour faire mes devoirs ou lire un livre. Je croisais donc souvent la fille aux dents de lapin qui s'est fait griffer par Nox dans le train. Granger si ma mémoire est bonne. Détournant le regard à chaque fois que je la surprenait à me fixer, je pouvais comprendre qu'elle n'aillait aucun ami, en effet, son habitude à se faire un devoir d'étaler sa connaissance en faisait une personne dédaignée voir méprisée.
Je pouvais comprendre qu'étant né de moldus, elle avait comme le sentiment de valoir moins et ainsi de devoir prouver qu'elle pouvait être tout aussi bonne sorcière que ceux né de parents sorciers. Mais si elle ne pouvait pas comprendre par elle même que son comportement était la cause de tout ses malheurs, ce n'était pas moi qui aillait le lui expliquer.
Malfoy, que je croisais régulièrement aussi, n'avait pour ainsi dire aucune gène. Il s'installait fréquemment à ma table, qui était la plus éloignée des autres. Parfois d'humeur studieuse, il ne faisait que ses devoirs sans prononcer un mot. D'autres fois, d'humeur plus bavarde, il faisait la conversation en commentant tantôt consterné tantôt amusé les devoirs à faire.
Je me surprenait parfois à lui répondre et je finissais par avoir une vrai discussion avec le blondinet qui semblait à chaque ravi. Nous discutions toujours de sujet plus ou moins tabou dans le monde sorcier, Voldemort ou les Mages Noirs dans un sens plus générales, les différents types de magies, même de politique et de philosophie. Mais cela s'arrêtait là. Nous échangions quelques points de vue et informations sans aller plus loin.
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Le temps qu'il me restait après mes devoirs, je le dépensait à explorer le château et ses environs. Après le couvre feu, Mort me recouvrait de sa cape, me permettant alors d'éviter Rusard et les quelques professeur faisant leur rondes. C'est d'ailleurs pendant une de ses sorties nocturnes que je découvris, dans un couloir du troisième étage, un immense chien noir à trois têtes, gardant sous ses pattes une trappe.
Bien sûr, je ne fus pas assez fou pour tenter quoi que ce soit avant d'obtenir plus d'informations. Je me contenta de fermer doucement la porte pour éviter de le sortir de son sommeil.
Mon intérêt s'était réveillé. Apres quelques recherche à la bibliothèque, je découvris que le chien était en réalité un Cerbère, connu dans la mythologie grecque pour être le gardien du chemin des Enfers empêchant les vivants d'entrer et les morts de sortir. Vu la trappe sous ses pattes, je pouvais dire qu'ici aussi il gardait quelque chose, mais quoi ?
Les livres ne recensait pas beaucoup d'informations sur le chien légendaire, connu pour sa rareté et sa dangerosité, le Cerbère était immunisé contre la plupart des sorts sorcier.
L'objet devait avoir une valeur inestimable pour que le directeur risque la vie de ses élèves de la sorte. Et la seul personne pouvant, à mon avis, s'en approcher était Hagrid. Le demi géant, j'ai pu le remarquer, avait un truc avec les bête. Même Nox se laissait volontiers porter et caresser à chaque rencontre avec l'homme, ronronnant de contentement.
Je sortis de la bibliothèque après avoir mit fin à mes recherches et retournant dans mon dortoir pour déposer mes affaires de cours avant d'aller manger dans la Grande Salle, j'eus soudain la désagréable sensation d'être observé. Je me retourna vivement mais je ne trouva personne, le couloir était parfaitement vide...
