Les semaines puis les mois passèrent. Il était finalement pas si difficile que ça de se fondre dans la masse des étudiants. Je n'utilisais la magie instinctive que quand je me trouvait seul, pouvant ainsi continuer à l'améliorer. Je m'entraînais le soir dans une salle vide. En cours je ne faisais jamais plus qu'attendu, laissant croire aux professeurs que j'était, certe un très bon élève mais restant toujours dans la moyenne.

Les espoirs que Harry Potter fut un sorcier extraordinaire s'évaporèrent au fil du temps. L'excitation des premiers jours retomba et aujourd'hui je n'étais qu'un première année parmi tant d'autres. Il n'y avait que Wesley, un petit roux de la même année qui s'obstiné à essayer de me faire changer de maison. Comme si c'était seulement possible. Mais il était persuadé que si je me plaignais au directeur des, soit disant, supplices que me faisait endurer les serpentards, il pourrait me placer à griffondor.

Je passais mes journées à esquiver le rouquin affligeant. Empruntant des passages cachés pour me rendre en cours, je demandais à Mort de me faire disparaître aux détours des couloirs. N'en tenant plus, au bout de quelques semaines je lui fit voir mon point de vue.

-"Tu sais Harry, tes parents ont tout les deux été à Griffondors, ils seraient sûrement fier su tu y était aussi" me dit-il.

J'était au bord de la crise de nerf, j'avais envie de lui envoyer à la figure que j'en avais strictement rien à faire qu'il était à Griffondors, rien à faire de leur rendre fière, qu'ils étaient mort. MORT. Mais inspirant profondément pour me calmer je lui répondit.

-"Wesley", je ne me rappelais plus son prénom, "ce n'est pas que j'ai quelque chose contre Griffondor, mais je suis très bien là ou je suis"

-"Mais Harry, serpentard est la maison des sorciers qui ont mal tournés ! Tu es l'Élu, tu ne peux pas être un serpentard !" il prononçait le mot 'serpentard' avec, à chaque fois, une expression de dégoût sur le visage.

-"Ce n'est pas, parce que certains serpentards sont devenus des mages noirs que tous vont le devenir. De plus d'après ce que j'ai lu, il y en a un ou deux qui sont sorti de Griffondors et de Serdaigle."

-"Mais c'est impossible! " s'exclama t-il désespéré. "Tu penses à ce que tes parents auraient pu penser !"

-"Wesley, mes parents sont mort, il y a plus de dix ans maintenant. Ils ne peuvent plus rien penser."

-"Tu parles comme eux maintenant ! Ils ont du déjà commencé à te laver le cerveau, Harry je suis sûr que si tu parle à Dumbledore..."

-"Je n'ai surement pas eu de lavage de cerveau" le coupais-je exaspéré, "mais toi par contre c'est une autre histoire. Maintenant je veux que tu m'écoute attentivement, je suis très bien dans ma maison actuelle, je n'en changerai pas, et je veux que tu arrête que m'importuner, sinon c'est de toi que j'irais me plaindre au directeur, compris ?"

Piqué au vif, les joues du rouquin s'empourpra, et il détala sans ajouter un mot. J'esquissa un sourire, me voila enfin débarrassé.


HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH


Les recherches sur le Cerbère n'avancèrent pas d'un pouce malgré la quantité de livre que j'épluchais, me mettant d'une humeur maussade.

Les cours de défenses n'arrangeait pas la situation. Le professeur Quirell, un homme ne sortant jamais sans son turban autour de la tête, était atteint d'un bégaiement des plus exaspérant, qui rendait le cours difficile à suivre. Je trouvais louche la façon qu'il avait de m'observer, comme s'il essayait de comprendre quelque chose. Pendant un moment, je me demandais même s'il s'avait d'une manière ou d'une autre pour ma magie instinctive ou même pour Mort mais il me parut que c'était quelque chose d'autre, sans pour autant pouvoir l'expliquer.

Je décidais de ne pas trop m'attarder sur ce fait et de me concentrer sur le Cerbère. Cerbère, qui si mes déductions étaient bonnes, avait été amené dans l'école par Hagrid, alors si je ne pouvais rien trouver dans les livres, il me faudrait aller directement le lui demander. Il me semblait que le demi géant n'était pas un individu d'une grande intelligence mais il n'allait tout de même pas me révéler cette information si je lui posais la question directement.

Alors qu'un plan se formait dans mon esprit, j'attrapa Nox, lui donna quelques instructions et me dirigea vers la cabane du demi géant. Il était encore tôt, il me restait donc assez de temps avant le couvre feu. Dehors le soleil commençait sa descente vers le sol, et la température se rafraîchissait.

La cabane d'Hagrid était à l'orée de la forêt interdite, qui comme son nom l'indique était interdite à tout les étudiants. Je m'étais déjà aventurer dans ces bois, mais jamais très profondément, je savais qu'il serait risqué de croiser un centaure au tout autre créature la peuplant.

Arrivé devant sa porte, je toqua deux fois, avant que le demi géant ne m'ouvre. Il fus un peu surpris de me trouvait là, mais il semblait en même temps ravi. Il me fit entrer et me proposa un tasse de thé que j'accepta volontiers. Il avait l'air d'éprouver à mon égard un sorte de sympathie comme s'il me connaissait depuis longtemps. Je déposa délicatement Nox sur la table alors qu'Hagrid rapporta le thé.

-"Je m'inquiète au sujet de Nox" commença je, une fois que l'on furent installé autour de la table. "Elle ne semble pas aller très bien depuis ce matin, elle ne mange de très peu et dors toute la journée."

Hagrid, toujours concerné par le bien être animal, fronça un peu les sourcils en l'examinant de plus près. Nox, sur mes instructions ne bougeait pas et miaulait faiblement lorsque le géant passa une main sur son ventre.

-"Je pense qu'il n'a pas à s'inquiéter Harry, je pense qu'elle à dû manger quelque chose qu'il ne fallait pas. Demande à Mme Pomfresh, elle te donnera une potion pour ton chat." il caressait Nox du bout des doigts et continua "Je suis content que tu soit venue, ta mère était la seule personne qui venait me voir quand elle était scolarisé ici. Une remarquable personne."

-"Vous avez connu ma mère?" je lui demanda pour faire durée la conversation.

-"Oui, très bien même, Lily venait souvent prendre le thé avec moi" puis me regardant droit dans les yeux, "tu as exactement les même yeux qu'elle."

Nous continuâmes à parler de chose et d'autres, je commençais à m'ennuyer ferme quand enfin on aborda le sujet qui me tenait à cœur, c'est à dire les chiens.

-"La sœur de mon oncle aussi à un chien, mais il est très nerveux et passe son temps à essayer de me mordre, tu saurais comment faire pour le calmer ?"

Riant de bon cœur il dit:

-"Il m'est arrivé de travailler avec des chiens comme ça, essaye de lui jouer un air de musique la prochaine fois."

M'abstenant de lui révéler le destin tragique du bulldog de Marge, je le remercia et prétextant l'heure tardif, je lui quitta, lui promettant de repasser quand j'en aurais le temps, sans y penser un traître mot. Je tenais ma réponse.


HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH


En retournant vers le château, j'entendis du bruit dernière moi, mais lorsque je me retourna il n'y avait absolument rien, juste les herbes à perte de vue. Fronçant les sourcils, j'accéléra le pas.

Mort n'était pas là. En réalité depuis peu, elle avait prit l'habitude de disparaître quelques heures dans la semaine. Ne voulant pas me dire ce qu'elle faisait à ces moments là, je n'essayais pas de le lui soutirer non plus. Il n'y avait aucune raison qu'elle me dévoile tout ses petits secrets si elle n'en avait pas envie.

Mais cela devenait tout de même, de plus en plus inquiétant. Je me sentais épié. Souvent les poils de ma nuque se hérissaient, mais personne ne me regardait. J'entendais souvent des bruits de pas qui me suivaient, le soir quand Mort n'était pas là pour me couvrir, mais là encore je ne voyais personne même pas une ombre qui disparaissait.

L'espion en question devait être quelque de réellement puissant et ingénieux. Il pouvait me suivre sans laisser de trace, et sans se faire repérer alors que je pouvais entendre le bruit de ses pas.

Malgré les heures à observer les étudiants, aucun ne semblait me regarder plus que nécessaire, du coté des professeurs, c'était la même chose. Quirell, bien qu'il fut un de mes premiers suspects, fut, après réflexion, rayé de la liste, le sorcier n'était visiblement pas assez puissant et je remarquais toujours lorsque c'était lui qui m'observais. Je me retrouvait donc avec une liste vide de nom.

C'est après un cours de potion particulièrement mauvais pour les Griffons, que j'eus soudainement l'illumination. Londubat ! Mais oui, en y réfléchissant ce gamin était plus que louche. Comment peut-on être presque Cracmol en venant d'une puissante famille de sang pur comme la sienne ? Le pauvre n'arrivait même pas à faire venir à lui un malheureux balai. Cela cacher forcement quelque chose, jamais une personne pouvait être aussi nul dans toute les matière, il le faisait sûrement exprès. Pour une raison obscur, il voulait qu'on le croit faible.

Et plus je l'observais, plus le le trouvais brillant. Un jeu d'acteur comme je n'en avais jamais vu, avec pour agrémenter le tout, plein de petit détails qui renforcaient le rôle qu'il jouait. Le rapeltout, du génie pur, à mon humble avis. Les larmes aux coins des yeux et les tremblements qu'on auraient dit dû à la peur, aux remontrances de Snape. Tout cela laissait supposé, un plan et un objectif, mais quoi ?

Qu'est ce qui pouvait le motivé à faire cela ? Sa grand-mère était-elle impliqué ? Est-ce elle même qui lui apprit à cacher ses pouvoirs et à jouer de la sorte ?

Et après avoir retourné encore et encore la question dans ma tête, je ne pouvais trouver de réponses quelque peu plausible.

Je retourna à mon plat en soupirant, tout cela me dépassait complètement. Piochant dans mon assiette, j'écoutait d'une oreille distraite les discussions tout autour de moi. Elles étaient joyeuses et festives en ce jour d'Halloween. Même la Grande Salle s'était appairée de ses plus jolies citrouilles. Mais je n'étais pas d'humeur à rigoler en ce moment, à chaque problème résolu, un autre réapparaissait derrière.

Soudainement dans un grand bruit, le professeur Quirell fit irruption dans la salle, paniqué et les vêtement débraillés, il cria d'une voix stridente :

-"Un troll ! Un troll dans les cachots !" puis il tomba à la renverse, visiblement évanoui.

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A bientôt pour un nouveau chapitre !