-"Un troll ! Un troll dans les cachots!" cria Quirell, avant de tourner de l'œil et de tomber, évanouit.

Avant même que les élève captèrent l'information et commençaient à paniquer, le directeur réclama le silence et ordonna aux préfets de ramener les étudiants dans leurs dortoirs respectifs. Alors que les élèves quittèrent la Grande Salle dans la plus grande agitation, je pensais sombrement au fait que les dortoirs des serpentards se trouvaient également dans les cachots, où le troll devait se trouver.

Profitant de la confusion, je bifurqua au détour d'un couloir et Mort me revêtit de sa cape. Je longea les couloirs des cachots à la recherche du dit troll, j'étais un être curieux de nature et je manquais pas un occasion qui pourrait me faire sortir de ma routine et ennui quotidien, un troll était un bon moyen d'ajouter un peu de piquant dans mon existence. Empruntant passages et raccourcis, je n'en trouva aucun, pourtant il semblait difficile de le manquer, un troll mesurait au moins deux mètres cinquante de haut.

Je décida de continuait mes recherches par le premier étages, mais j'eus à peine le temps de commencer que j'entendis tout à coup un cri provenant du deuxième, alors que je passais devant l'escalier. Je monta prudemment les marches, et marcha vers la source du bruit, après avoir passé quelques couloirs je me retrouva proche des toilettes des filles de cet étage. Le troll en sortait justement, devant se pencher pour passer la porte. Quelque chose à dû l'attirer pour qu'il prit la peine d'y entrer.

Je fus cependant assez déçu lorsque je vis que la plupart des professeurs accouraient déjà sur place, leurs baguettes levées. C'était la première fois que je voyais un troll, j'avais lu leur description dans un livre de défense, mais la réalité était toujours plus intéressante. C'était un être doué de très peu d'intelligence vivant en bande. De couleur verte, ce n'était pas un modèle de beauté. Le spécimen en face de moi tenait dans ces mains une grosse masse rudimentaire fait de bois.

Le professeurs McDonagall lui lança un sort qui le mit vraiment de mauvaise de humeur, mais les troll était comme les Cerbère immunisé contre la magie. Son sort n'eut que pour effet de l'énerver et il s'évertua alors à balancer sa masse dans tout les sens, détruisant les murs et blessant certains professeurs. Même le directeur semblait désarmé face à la créature.

Alors qu'il me faisait face et je pus voir, coincé entre ses deux dents de devant, une masse couleur chair, pendre sur ses lèvres. Cela me faisant étrangement penser à ce qui aurait pu être une jambe, probablement de fille. Et maintenant que je regardais de plus près, je pus remarquer une abondance de sang étalé autour de sa bouche, sur ses mains et son torse.

Le petit spectacle se termina malheureusement lorsque Snape lui lança un sort particulièrement vicieux, lui crochetant les jambe et ainsi, le faisant tomber au sol. Son corps heurta la pierre dans un bruit sourd et sous le choc son crâne s'ouvrit laissant son sang s'écouler autour de lui. Son sang de la même couleur que sa peau, vert, dégageait une odeur affreuse d'œuf pourri. Me bouchant le nez, je fis signe à Mort et on retourna au dortoir avant d'être intoxiqué par l'odeur.

Avant de partir, je remarqua cependant la jambe blessée de Snape, qui n'avait rien à voir avec le troll.


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Le lendemain, les cours ont été annulés. Et le directeur fit un long et ennuyeux discours au petit déjeuner pour nous apprendre la mort d'Hermione Granger, mangée par le troll alors qu'elle était aux toilettes. Apparemment, elle n'était pas au dîner lors de la petite intervention du professeur Quirell et ne sut donc pas qu'un troll se trouvait dans l'école. La pauvre.

Bien que le choc put se lire sur tout les visages, personne ne pleura la née de moldu. Et tous furent ravi de la suspension des cours pour la journée, après tout le soleil brillait dans le ciel, le temps idéal pour passer la journée à l'extérieur.

De mon côté, je passa le restant de la journée à espionner Londubat. Il fréquentait exclusivement des griffondors et passa la journée avec eux au bord du lac. Ils ne faisaient rien de particulier, ne murmurait pas tout bas, et ne semblait pas monter de plan. Non, ils passèrent la journée à parler de Quidditch, de cours, du troll évidement, et de nourriture. Rien d'exceptionnel en somme.

Soupirant, je me rendis compte que j'avais gaspillé une matinée entière alors que je n'avais aucun cours, j'aurais pu faire d'autres choses tellement plus intéressantes. Mais je doutais maintenant. Londubat... Était-il vraiment ce qu'il prétendait être ? Je ne remarqua rien de suspect en l'observant, a part bien sur son manque de talent évident, trop évident.

Et puis le fait qu'il soit à griffondor mais n'en montrait aucune des caractéristiques, c'était un garçon plutôt peureux qui préférait fuir plutôt que se battre. Fermant les yeux, je me promis de garder un œil sur lui, au cas où, après tout de nombreux petits détails ne collaient pas chez lui.


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Alors que l'hypothèse que Londubat soit mon stalker s'amenuisait de jour en jour. Je continuais cependant de me sentir épié. J'entendais toujours les bruits de pas derrière moi alors que le couloir se révélait vide. J'essaya maintes et maintes fois de le confondre, lui tendant des pièges, mais jamais je n'y parvins. Pire ! Il se faisait de plus en plus discret, me rendant de plus en plus paranoïaque.

Je marchais maintenant guettant les ombres à la recherche de celle qui n'aurait pas dû être là, je me faisais le plus silencieux possible, les oreilles vigilents aux moindres bruits. Fréquemment je lançais des regards derrière moi pour être certain de ne pas être suivi.

Laissant ces sombres pensées dans un coin de mon esprit, je me re-concentra sur le livre posé devant moi. Un livre sur la mythologie grecque, que j'avais acheté sur Londres lorsque j'habitais encore au Chaudron Baveur. Lorsqu'Hagrid me parla de lui jouer au air de musique cela me fit tout de suite tilter. Le moyen d'endormir la bête n'était peut être pas dans les livres sorciers mais dans ceux moldus ! Et effectivement, j'eus eu la confirmation.

Orphée en descendant aux Enfers pour tenter de récupérer sa femme, passa devant le Cerbère, et l'endormit en lui jouant de la Lyre. J'avais un petit faible pour les mythologies Grecque et nordique, petit, je passais des heures à les lire avant de m'endormir. L'histoire d'Orphée, par exemple, me faisait toujours sourire, au décès de sa femme il surmonta quantités d'épreuve pour la récupérer des enfers. Il emporta sa lyre avec lui dans l'espoir de convaincre Hadès de lui rendre Eurydice.

Étonnamment, Hadès a accepter de la relâcher à une condition : qu'il marche devant elle et ne regarde pas en arrière jusqu'à ce qu'ils aient tous les deux quitté le royaume des morts. Ils suivirent donc un chemin sombre, et alors que la sortie n'était qu'à quelques mètres devant, Orphée se retourna imprudemment et perdit sa femme à tout jamais.

Ma bonne humeur retrouvée, je passa commande d'une lyre enchantée dans un magasin de l'allée des embrumes, spécifiant que la livraison devra être faîtes pendant les vacances de Noël, de préférence de nuit. Je ne voulais pas éveiller les soupçons en la recevant en plein petit déjeuner, au milieu de tout ce monde. Dumbledore devait forcement être au courant du moyen de passer le chien des enfers.


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La mort de Granger ne fut plus qu'un souvenir après seulement quelques jours. Les cours reprirent et tout repris son cours normal comme s'il ne s'était jamais rien passé. Bien que je ne m'y intéresse pas, j'appris que les PigeonDor remportèrent le match contre les Poufsouffles, étant donné le bruit qu'ils firent il était impossible de ne pas être au courant. Ils arrivèrent dans le Grand Hall un soir, en fanfare, portant sur leur épaule leur joueur star, en poussant des cris de victoire qui me firent mal au oreilles. Faire tant de bruit aurait du être interdit.

Mort disparaissait toujours de temps en temps, aller faire je ne sais quoi. Et pendant mes sorties sans elle, je me sentais presque nu, exposé aux moindres regards sans sa cape pour me couvrir. Je continuais cependant mon exploration du château, déterminé à découvrir ses moindres secrets. J'avais pour objectif de trouver les cuisines. Personne ne paraissait y faire attention, mais la nourriture devait forcement sortir de quelque part, et quand je l'aurais trouvé je n'aurais plus besoin de prendre mes repas dans le Grande Salle, au milieu du bruit.

Je repassais de temps en temps dans le couloir interdit du troisième étage, n'ouvrant cependant pas la porte du Cerbère. De nombreux objets s'y trouvaient et je passais le temps à les analyser et à comprendre à quoi ils pouvaient bien servir ainsi que leur fonctionnement.

J'y découvris aussi un mystérieux miroir. Le miroir de Rised. Le miroir du désir. Lorsque je me regarda dans la glace je n'y vis rien à part ma simple réflexion comme le ferait un miroir ordinaire. Je me tenais là, debout, Mort à mes côté, recherchant le moindre petit indice de ce que je souhaitais réellement. D'après ce qui était marqué sur le haut, le miroir devait nous dévoiler le désir qui se cachait au plus profond de nos cœur, mais il me semblais que rien ne se produisait. Le miroir ne fonctionnait, peut-être plus ? J'allais interroger Mort, sur ce qu'Elle voyait mais la place où elle se trouvait dans le miroir n'était que vide. Pendant tout ce temps, elle n'était pas là.

Je m'assis alors sur le sol froid, contemplant, avec un petit sourire, le tableau que l'on formaient tout les deux. Moi, petit brun aux yeux verts, la figure ronde et l'air angélique, et Mort, ses os blancs comme polis par le temps, sa sempiternel cape noir flottant autour d'elle, et ses orbites vides me fixant tendrement.

Je ne mis attarda cependant pas et je retourna dans ma chambre, Mort sera là demain.


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Effectivement elle fut là. Et je pus de nouveau aller me balader dans les couloirs la nuit sans avoir peur de me faire épier ou me faire surprendre par Rusard ou son chat.

J'étais justement sous la cape de Mort, un soir, lorsque qu'au détour d'un couloir, je tomba nez à nez avec les professeurs Quirell et Snape. Snape poussait un Quirell visiblement effrayé contre le mur, lequel bégayait pitoyablement des mots que j'entendis à peine. Snape lui dit alors :

-"Vous ne voudriez comme même pas que je soit votre ennemi ?"

-"Je-je ne voi-is pas ce que vou-oulez dire-re" répondit Quirell, mal à l'aise.

-"Vous voyez parfaitement ce que je veux dire" dit-il d'un ton menaçant.

Puis sentant soudainement quelque chose, Snape se tourna vers moi. Il resta une demi seconde à scruter le lieu avant de tendre la main à ma rencontre. Je fis tout doucement plusieurs pas en arrière, esquivant de justesse les doigts qui allaient s'abattre sur moi. Je ne savais pas s'il pouvait m'atteindre sous la cape de Mort, mais je n'étais pas pressé de le savoir non plus.

Puis reprenant sa conversation ou plutôt intimidation du professeur Quirell, il ajouta:

-"Nous reprendrons cette conversation lorsque vous aurez décidé dans quel camp vous êtes"

De retour dans mon lit, je ne pouvais m'empêcher d'y réfléchir. La guerre étant terminer, les histoires de camps de ne menaient plus à rien. Ou bien était ce plus compliqué ? Après tout chaque guerre laissait des survivants, survivants avides de vengeances. Je savais que de nombreux partisans de Voldemort ne furent jamais retrouvés peut-être s'étaient ils de nouveau regroupés, peut-être avaient ils même un nouveau dirigeant. Mais je n'étais sûr que d'une chose, qui que ce soit, il voulait ce que garde le Cerbère.

Snape ou Quirell ? J'étais maintenant certain que Snape s'est fait mordre par le chien le soir d'Halloween, mais le fait est que quelqu'un fit entrer le troll. Il était impossible qu'un être doué d'aussi peu d'intelligence parvienne dans le château par ses propres moyens et pour quelle raison se serait-il aventurer ici, de plus seul. Quelqu'un l'avait aider.

Mais pourquoi ? La seul réponse plausible était pour faire diversion. Tout les professeurs étant dans les cachots, il était alors facile de dérober l'objet.

Snape n'avait rien à voir avec le Troll, il était présent au dîner comme la plupart des professeurs. Quirell, lui, n'y était pas, il était d'ailleurs le seul. Ça voudrait dire que son évanouissement était simulé et qu'après que tout le monde soit parti, il tenta de dérober l'objet. Et Snape l'en empêcha et se fit modre par le Cerbère.

Donc étant donnée que c'est Dumbledore qui à caché l'objet, Snape était dans son camp et Quirell dans celui adverse. Et tout ceci avait un rapport avec la guerre. Si je pouvais savoir ce qu'était l'objet en question, je pourrais peut-être comprendre le fond de la chose.

Soupirant, je caressais Nox distraitement. Et c'est, sans même m'en rendre compte, que je m'assoupis me perdant dans mes théories.