La voix se fit de nouveau entendre et dit :
-"Laisse moi parler au garçon."
-"Mais maître, vous n'avez pas encore assez de force." protesta légèrement Quirell comme pour éviter de mettre la voix en colère.
-"J'en ai assez pour ça !" contra la voix.
Alors lentement, l'homme défit son turban, déroulant précautionneusement le tissu autour de son crâne, tour par tour. Quand cela fut fait, il me regarda incertain avant de se retourner, me laissant alors apercevoir son 'maître'. Une autre tête se détachait du crâne de l'homme, sa peau livide semblait manquer de consistance comme s'il s'agissait d'une illusion prête à disparaître. Ses traits étaient plats et son nez aplati, tout son visage paraissait être étiré vers l'arrière.
La chose se mit alors à parler:
-"Harry Potter, nous revoilà enfin face à face."
-"Voldemort", dis-je dans un souffle. J'étais sidéré, comment se fait-il qu'il ne soit pas mort. Je ne pouvais pas dire qu'il était en vie non plus, vivre au dépend d'un autre tel qu'il le faisait était à peine de la survis. Pour moi vivre dans ces conditions n'en valait même pas la peine. Était-il à ce point effrayé par la mort pour s'accrocher de cette manière à la vie?
-"Vois ce que je suis devenu, vois ce que je dois faire pour survivre. Le sang de licorne me permet de rester en vie mais pas à nouveau d'avoir mon propre corps. Mais il y a quelque chose qui à ce pouvoir. Quelque chose que j'obtiendrai sans peine, car tu l'as dans ta poche"
Alors il l'avait remarqué. Voldemort était de toute les manières un des sorciers les plus puissants et intelligents de cette époque, je ne pouvais m'attendre à moins de sa part. Malheureusement pour lui, il ne lui restait que son intelligence qui le sauvait de la médiocrité dans laquelle il s'était enfoncé, sa force ne pouvant s'acquérir qu'avec un corps qui lui serait propre.
Je lui souris, narquois.
-"Alors il faudra se battre. Je n'ai nullement l'intention de te remettre la pierre."
-"Ne sois pas idiot ! Pourquoi connaitre une mort atroce quand tu peux me rejoindre et vivre ? Dit moi Harry ne voudrait tu pas revoir ton père et ta mère, ensemble nous pouvons les ramener !"
-"Je passe" lui répondis-je d'un ton faussement ennuyé.
-"Tu passes ? N'as tu donc aucune considération pour tes défunts parents ?"
Je soupira avant de lui dire :
-"Je n'ai aucun désir de revoir mes parents, non, c'est un fait. Je ne les ai jamais connu alors pourquoi voudrais-je les ramener à la vie? Parce qu'ils m'ont donné naissance ? Les êtres humains sont vraiment des êtres illogiques quand cela concerne les sentiments. Quand à te rejoindre, je n'en vois pas l'avantage me concernant."
Voldemort, au fil de mes paroles, se mit de plus en plus en colère, ses traits se déformaient et paraissaient vouloir sortir du crâne de Quirell.
-"Tues le !" Hurla t-il alors.
Quirell se rua vers moi, et plus rapide qu'il n'y paraissait, il arriva sur moi. Je lui jeta un sort qui le fit vaciller mais il bloqua le deuxième qui arrivait sur lui avec un protego.
Comme s'il retournait à un état plus primaire, il sauta sur moi et me plaqua sur l'escalier, me prenant par surprise. J'avais maintenant mon visage collé sur les marches par une de ces mains alors que, de l'autre, il tenait fermement sa baguette. La situation me semblait vaguement familière tout à coup.
Je commença alors a rire à gorge déployé alors que Quirell, semblait désemparé face à mon fou rire soudain. Je regarda le professeur dans les yeux alors que mon rire se calmait et lui dit avec un sourire :
-"Et la vie s'arrête ici pour toi", j'agrippa ensuite ses poignets de mes mains et relâcha mon pouvoir dans toute sa puissante. Ressentant la froide brûlure qu'elle provoquait, il essaya désespérément de se dégager mais, je le tins encore plus fermement. Il se mit alors à pousser des cris d'agonis pendant que sous mes doigts, sa peau se désagrégeait rapidement.
Je renversa la situation, le plaquant sur l'escalier et l'attrapa par le cou alors que ce qui restait de Voldemort se retrouvaient écrasés contre les marches par le propre poids de sa tête. Très vite l'atmosphère environnant se remplit de particule de cendres à mesure que le corps se consumait.
Je ne rappela à moi ma magie que lorsque qu'il ne resta de lui plus que des cendres. L'esprit de Voldemort accroché à son corps disparut également dans un scintillement de fumée grisâtre.
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Je me leva en me dépoussiérant, je fis une grimace, j'avais de la cendre jusque dans la bouche. J'étais toujours en train de ruminer contre le goût acre dans ma bouche quand j'entendis le crépitements des flammes de l'entrée. Quelqu'un passait les flammes. La barbe blanche et la robe étoilée, le directeur me fit alors face. Il semblait analyser la situation.
Alors qu'il avançait dans ma direction, je bougea de sorte d'être en face de Mort et lui donna discrètement la pierre, qu'elle s'empressa de cacher sous sa cape.
-"Harry, Harry, mon garçon. Quel soulagement de te voir sain et sauf!"
Malgré son air sénile de grand père, je pouvais sentir que le sorcier en face de moi était puissant. A quel point je ne le savais pas mais je n'avais aucune envie de me frotter à lui. Pour le moment. Alors je pris un moue d'enfant d'enfant perdu.
-"Professeur, je ne comprend pas ce qu'il s'est passé. Le professeur Quirell, il est ... il était ... je ne l'ai pas fait exprès je vous le jure, je l'ai touché et il est tombé en poussière.
Dumbledore me sourit compréhensif.
-"Ne t'en veut pas, mon garçon, le professeur Quirell ne pouvait pas te toucher grâce à ta mère. Elle s'est sacrifié pour te sauver, un acte de ce genre laisse sa marque."
Je toucha sans comprendre ma cicatrice, toujours dans mon rôle.
-"Non, pas cette marque là Harry,"dit -il en regardant ma cicatrice "la marque dont je te parle est présente dans ta chair et ton sang."
-"Qu'est ce que c'est?" lui demandais je, faussement naïf.
-"L'amour, Harry"
A ces mots, je me retins de justesse de rire. L'amour. Si l'amour avait ce genre de pouvoir, se serait connu. Le sacrifice d'une mère n'était rien de plus qu'un acte désespéré. Combien de mère ou de père se sont sacrifiés durant la guerre pour leur enfant ? Plusieurs centaines certainement. Et pourtant aucun, jamais, n'as montré de pouvoir particulier lié à cela. Jamais, dans aucun de mes livres je n'ai lu pareil foutaise.
Me regardant par dessus ses lunettes en forme de lune, il me demanda :
-"Où est la pierre de Flamel ?"
-"La quoi ? Je n'ai vu aucune pierre, monsieur. Quand je suis arrivé à passer les flammes, Quirell était devant le miroir et il m'a attaqué quand il m'a vu entré. Vous connaissez la suite, je voulais juste me défendre quand sa peau s'est mis à brûler. C'était horrible."
Pensivement, Dumbledore jeta un regard vers le miroir, mais avant qu'il n'est pu faire un pas dans sa direction, je poussa un petit couinement en me tenant le bras.
-"Monsieur, j'ai vraiment mal au bras, vous pouvez m'accompagner à l'infirmerie ? Je n'ai aucune idée de la façon de sortir d'ici."
-"Bien sur, Harry. Suis moi." Jetant un dernier coup d'œil au miroir, il me guida vers la sortie.
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Les vacances prirent bientôt fin et signa l'arrivé d'une foule d'étudiants. Et avec eux, mon stalker. Je n'avais toujours aucune idée concernant son identité et dès la rentré je pouvais de nouveau sentir son regard sur moi.
Je n'eus pas de nouvelle concernant la pierre de la part de Dumbledore, pourtant à cette heure ci il devrait savoir qu'elle ne se trouvait plus dans le miroir. Mais je ne reçu aucune visite de sa part, juste quelques regards pensifs aux repas.
Mais grâce à lui, je découvris aisément ce qu'était la pierre. Une pierre d'immortalité appelé la pierre Philosophal. Comme son nom l'indique le pierre permettait à son possesseur de vivre éternellement. Elle fut créée par Nicolas Flamel, un très grand alchimiste ayant déjà plus de 500 ans il était aussi un très bon ami du directeur. Mais, l'immortalité ne m'intéressait pas plus que ça, je ne comptais pas l'utiliser mais je ne voulais pas le vendre non plus. Alors je pris la décision de simplement la garder, comme un souvenir ou un trophée.
J'eus beaucoup de temps pour réfléchir aux derniers événements et plus je réfléchissais plus les détails me gênaient. Tout cela n'avait aucun sens!
Le directeur décide de cacher la pierre de son ami dans l'école, il le fait donc surveiller par un Cerbère ? S'il avait réussi à s'échapper, l'école aurait pu compter de nombreux morts ! C'était carrément inconscient en plus d'être illégale. Mais si Dumbledore prit le risque, c'est qu'il savait surement que Voldemort était à sa recherche, et donc qu'il ne fut pas tuer il y a 10 ans. Ou en tout cas qu'il en doutait fortement.
Mais cela ne collait pas avec le reste des protections. Le filet du diable est un plante bien connu des sorciers, on l'étudie en première année, de même qu'on apprend comment s'en défaire. Un simple sort de feu suffisait. N'importe qui d'un tant soit peu attentif aux cours aurait pu le passer sans problème.
Ensuite les clés, si elles n'étaient pas faites pour être attrapées alors pourquoi avoir mit un balai à disposition et pourquoi avoir mit des petites clé alors que celle recherché était grosse ? Cela était de la stupidité pure.
De plus avec le balai il aurait été aisé de voler par dessus le jeu d'échec, le passant sans même avoir besoin d'y jouer. Je l'aurais sans doute fait si je n'avais pas cette aversion pour les balais. Vint ensuite la devinette, que je soupçonne d'être de Snape, mais la encore, avec un minimum de logique, il était facile d'arriver à la bonne conclusion.
Si la pierre était si précieuse, pourquoi n'avoir pas mit des défenses plus puissantes ? J'ai lu de nombreux ouvrages portant sur le sujet, détaillant des charmes et des sorts permettant de cacher un objet, et de les protéger avec des barrières de magie, des illusions, ou des pièges. Et pas à la portée d'un premier année. Dumbledore était, d'après beaucoup, le sorcier le plus puissant de l'époque alors pourquoi ces piètres protections ?
J'avais aussi l'impression qu'il savait que je serais là, il ne fut pas vraiment surpris de me voir quand il arriva dans la salle du miroir. Je dirais même jusqu'à dire qu'il s'attendait à me voir, il voulait je sois là. Mais pourquoi ? C'était à n'y rien comprendre.
Puis l'illumination se fit dans mon esprit à mesure que les pièces du puzzle s'emboîtaient les unes aux autres. Si Voldemort était en vie, ça signifiait qu'il va un jour ou l'autre retrouver un corps, le connaissant je n'en doutais absolument pas. Cela prendra peut-être des années, voir des dizaines d'années, mais il reviendra et quand cela sera fait les gens se tourneront vers qui ? Vers celui qui l'a déjà défait une fois, vers leur Élu. Vers moi. Et Dumbledore savait tout ça, il avait déjà tout prévu, toutes ces petites manipulations c'était pour me tester.
Il savait désormais que je n'étais pas un sorcier ordinaire, je suis certain qu'il ne croit aucunement au pouvoir de l'amour, mais s'il a voulu me faire croire un tel chose c'est qu'il cache quelque chose. Quoi ? Je ne sais pas. Mais il détient certaines informations à mon propos que je ne suis même pas sûr de posséder, sachant qu'il est pratiquement impossible qu'il puisse savoir au sujet de Mort.
Me roulant de frustration dans mon lit je n'entendis que vaguement mon colocataire de chambrée rentrer dans la chambre.
