Le jour des achats des fournitures scolaires arriva, Lucius en personne nous accompagna au Chemin de Traverse. Je pris avec moi la pierre philosophal pour la mettre en sécurité dans mon coffre.

Le voyage par cheminette fut une vraie catastrophe, je sortis de l'âtre en un seul morceau mais couvert de suie des pieds à la tête. Cela fit bien rigoler Draco, et je pus apercevoir un fantôme de sourire sur les lèvres de Lucius.

Ne m'offusquant pas plus que ça, j'enlevai la suie d'un sort de nettoyage, et l'on pu commencer nos achats. J'informai Malfoy père et fils que je devais me rendre dans un premier temps à la banque retirer de l'argent et il fut convenu de se retrouver à la librairie. Draco voulait profiter de ce moment pour se rendre au magasin de quidditch où son père pourra lui acheter le dernier balai sorti.

Draco voulait être attrapeur de l'équipe de serpentard, et je savais que ce qu'il voulait, il l'avait. Si Lucius le soutenait dans son choix, l'argent ne serais pas un problème, et il intégrera facilement l'équipe moyennant finance s'il le fallait.

Je les quittai donc et partis en direction de Gringott, évitant du mieux que je pouvais les passants dans la rue trop animé. Un fois arrivé, je demandai à retirer de l'argent de mon coffre et présentai ma clé au gobelin. Il me conduisit alors dans la partie souterraine de la banque là où se trouvaient les voûtes.

Les coffres les plus anciens étaient situés dans la partie la plus profonde de la banque, un endroit tellement éloigné de la surface que la pierre y été brute et la température descendait facilement au dessous de 0. Certaines histoires racontent que ces coffres ont tellement de valeur que les gobelins y enchaînèrent un dragon pour les protéger. Bien sûr, personne n'a jamais rapporter la preuve d'un tel conte, mais je me plaisais à y croire.

Mon coffre ne se comptait pas parmi eux, il ne fallut que quelques virages pour y arriver. De la taille d'un petit réfrigérateur, il contenait la somme d'argent convenu avec Gripsec l'année d'avant. J'en pris environ la moitié et la plaça dans ma sacoche qui renfermait encore quelques galions. Je geste rapide, je glissai la pierre dans le coffre et le cachai dans le tas de pièces restant.

Alors que j'étais sur le départ, un gobelin s'avança vers moi et me dit que le gestionnaire de mes coffres aimerait quelques minutes avec moi si cela était possible. J'acceptai et il me conduisit vers le bureau de Gripsec.

-"Ah Mr Potter, je suis navré de vous faire venir de la sorte sans même une lettre. Mais quand on m'a appris votre présence, j'ai sauté sur l'occasion."

-"Il n'a pas de mal. De quoi voulez vous me parler ?"

-"De tellement de chose que je ne sais par quoi commencer. Ah oui, après votre dernière visite, je me suis permis de faire analyser votre échantillon de sang par des spécialistes du sujet" je blêmis à cette phrase, il en avait le droit ? Il trouva quelque chose sinon il n'aurait pas demander à me voir. Ignorant de mon mal-être, le gobelin continua, "évidemment tout les résultats sont confidentiels, nos clients passent avant toute chose."

-"Vous avez trouver quelque chose ?"

-"Oui et non, certaines composantes restent toujours inconnues malgré tout les tests pratiqués. Ils ne semblent venir d'aucune origine connu, je ne peux l'expliquer. Mais de mon côtés, j'ai pu trouver quelque chose qui devrait vous intéresser."

Il avait sur le visage un air content comme celui qu'aurait pu avoir un gamin en découvrant un passage secret dans son jardin. Il continua alors, visiblement exciter à m'apprendre la nouvelle :

-"J'ai recherché dans les archives si un sang similaire avait déjà été enregistré et cela me prit du temps mais je suis remonté assez loin pour trouver quelque chose. Au treizième siècle, un sorcier enregistra exactement le même type de composantes inconnues que les votre. Il s'appelait Ignotus Peverell, le plus jeune d'une fratrie de trois frères mais les deux autres sont mort assez jeune.

Après cette découverte j'ai fouillé dans les arbres généalogiques de la famille Peverell ainsi que de la votre et il semblerait que vous soyez apparentés. La lignée Peverell s'arrête avec la petite fille d'Ignotus, son fils n'ayant eut qu'une fille. Elle se maria alors avec un Potter. "

-"Sans vouloir vous offensez, je ne vois pas ce qui à de si intéressant la dedans."

-"Oh mais ça reste à venir. Où en étais je ? Oui, je disais que vous êtes le dernier descendant de la lignée Peverell. Les autres branches Potter n'ont pas le sang Peverell car ils se sont formés avant le mélange de deux familles. Vous êtes donc le seul et unique héritier des coffres Peverell." finit-il avec un grand sourire.

-"C'était une famille importante ?"

-"Une des plus importante de cette époque, et aussi très ancienne. Le fils d'Ignotus fut l'un des plus grands nécromanciens jamais connu. C'est d'ailleurs pour raison que sa lignée s'est éteinte. Une histoire malheureuse. Peut après la naissance de sa fille, il s'aventura trop profondément dans le royaume des morts, et lors ce qu'il revint il ne fut plus jamais le même. Il a fini par se suicider quelques années plus tard."

-"Je peux donc avoir accès aux coffres Peverell."

-"C'est la mauvaise nouvelle. D'après la loi sorcière vous êtes trop jeune pour posséder des coffres autres qu'un coffre étudiant comme celui que vous avez aujourd'hui. La majorité est à 18 ans dans le monde magique mais je peux vous proposer la chose suivante :

Dans le monde magique lors ce qu'un nom de famille est 'en voie d'extinction', le/la dernier/e héritier/e de sang de cette famille peut changer de nom pour le perpétuer. Dans votre cas, étant le dernier héritier de sang, vous pouvez prendre le nom Peverell, et ainsi avoir accès au titre de Lord à l'âge de 15 ans, vous émancipant par la même occasion. N'est ce pas magnifique ? Alors qu'on pensait ces coffres sellés à tout jamais, un héritier apparaît."

-"Et le titre de Lord Potter alors ? Ce nom de famille ne risque pas de disparaître aussi ?"

-"Vous n'êtes pas le dernier Potter, vous avez encore de la famille ici en Angleterre et en France. Ce sont des branches plutôt éloignés de la vôtre mais ils portent le nom Potter, même à votre majorité il n'aurait pas été certain pour vous de reprendre de titre de Lord de votre père aussi facilement."

Nous discutâmes encore un peu des détails techniques mais rien ne se fera avant mes 15 ans, soit dans trois longues années. J'avais donc le temps de bien y réfléchir et d'y voir plus clair. C'est vrai que je me débarrasserais bien du nom Potter mais j'avais besoin de plus d'information sur les Peverell avant de prendre ma décision.


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C'est l'esprit ailleurs que je rejoignis la librairie. Je fus happé par la foule se trouvant à l'intérieur de la boutique habituellement calme. En essayant de m'extirper de là pour trouver un endroit où je pourrai respirer, j'arrivai malencontreusement devant un bureau où quelqu'un se faisait photographier par un journaliste de la gazette du sorcier.

Il sembla m'apercevoir et murmura, aux anges :

-"Ce n'est quand même pas Harry Potter ?"

Bien sûr j'essayai de fuir mais avant que je puisse dire 'abracadabra', je me retrouvai propulser de l'autre côté du bureau par le journaliste, les bras de Lockart m'encerclant les épaules et souriant à l'objectif.

-"Mesdames et Messieurs, alors que Harry Potter est entré ce matin chez Fleury et Bott pour acheter une autobiographie dédicacé, il ne se doutait pas qu'il repartirai avec la collection complète de mes ouvrages."

Alors que les gens se mirent à applaudir, je me dégageai de l'étreinte du sorcier, je savais qu'il ne serait que perte de temps d'essayer de nier, personne ici n'écouterai trop prit à admirer l'autre sorcier. Je jetai simplement les livres à la poubelle en passant à côté. Je me faufilai dans la foule de sorcières hystériques et me retrouvai à l'entrée du magasin.

-"Et bien Potter, on ne peut pas rentrer chez un libraire sans faire la une des journaux." me dit une voix amusé.

Je me retourna et vis Draco dans l'escalier. J'allais répondre sur le même ton lorsque qu'une autre voix se fit entendre :

-"Fiche lui la paix." La propriétaire de la voix en question était une petite fille rousse que je devinais être une Wesley. Qu'est ce qu'elle venait faire dans ma conversation celle la ? Draco, lui, était mort de rire et ne pus s'empêcher de se moquer :

-"Oh regarde Potter, tu t'es trouvé une petite amie."

-"Draco, mon cher, je préférais avoir un semaine d'histoire de la magie plutôt qu'une petite amie et pourtant tu sais a quel point je hais l'ennui."

Ma phrase eut au moins le mérite de jeter un froid sur la fratrie Wesley qui s'était rassemblé derrière leur petite sœur.

Lucius arriva au même moment et, surprenant tout les Wesley, il s'adressa a Draco et moi.

-"Vous avez pris tout les livres qu'ils vous faut ?"

Il se tourna ensuite vers les Wesley et leur envoya un regard méprisant.

-"Laissez moi deviner, les cheveux roux, le regard inexpressif ..." puis fouillant dans le chaudron de la petite fille, il en sorti un livre, "un livre d'occasion, écorné. Vous ne pouvez être que les Wesley." son ton laissait sentir son dégoût alors qu'il prononça leur nom.

Sur ces paroles Wesley père arriva. Et Lucius continua, je trouvais cela bizarre qu'il s'amuse à ce genre de petit jeu, il m'avait pourtant semblé qu'il était du genre à ne même pas regarder et encore moins parler aux êtres qu'il considérait inférieur à lui.

-"Tiens, tiens Wesley père. Vous êtes très occupé au ministère avec toute ces ... perquisitions, on vous paye vos heures supplémentaires au moins ? Si j'en juge par l'état de ceci, je dirais que non. A quoi bon déshonorer la fonction de sorcier si on ne vous paye même pas bien pour ça ?"

Je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire à ces paroles.

Arthur répondit avec un ton faussement assuré :

-"Nous n'avons pas la même conception de ce que doit être l'honneur d'un sorcier, Malfoy."

-"C'est certain. Jouer avec des ordures moldus, c'est quoi la prochaine étape ? Les fréquenter ? Je ne vois pas comment certains sorciers ont pu tomber aussi bas." Il reposa les livres dans le chaudron de la fille en nous faisant signe de partir.

Deux secondes, les livres ? En effet en y regardant mieux une deuxième fois, je pus voir que Lucius reposa deux livres dans le chaudron alors qu'il n'y en avait qu'un tout à l'heure. Alors c'était pour ça le petit numéro avec les Wesley. Les mots de Dobby revinrent à moi et je me demandais si tout cela n'était pas lié. Le livre était peut-être la menace dont parlait l'elfe.

Je rigolais mentalement au fait, qu'il confia le livre aux Wesley, ce plan était magnifique. Qui irai soupçonner les Wesley, partisan de la lumière et amoureux des moldus. Reste à savoir comment fonctionnait le livre et ce qu'il allait provoquer. L'année promettait d'être grandiose.


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Le reste de le journée se passa sans plus de heurtes. Et l'on pu finir nos achats en toute tranquillité.

Très vite le temps des vacances s'estompa et il fut temps de retourner en cours. Je devais avouer que l'équitation allait me manquer, de même que mon frison auquel je commençais à m'attacher. C'était sûrement mieux de cette façon. Je ne pouvais m'autoriser à ce genre d'affection surtout pour un animal qui ne m'appartenait pas.

Lucius fut accompagné de Narcissa lorsque Draco et moi primes le train pour aller à Poudlard. Sur le quai, je fis rapidement mes adieux aux Malfoy, les remerciant de m'avoir héberger pour l'été et je les quittai sans plus de cérémonie.

Comme la première fois, je m'installai dans le dernier wagon du train où je posai un sortilège de fermeture. Nox prit place sur mes genou et je collai mon visage contre la vitre glacé en attendant que le train parte. Il faisait trop chaud !