Draco me rejoignis à la sortie du train, laissant ses amis aller vers le portail du château pendant que je traînais le pied pour éviter la joyeuse foule d'étudiant. Depuis l'incident de la librairie j'avais l'impression que mes tendances agoraphobes empiraient. Et Poudlard n'était pas le lieu le désert au monde, de quoi promettre de longues heures à essayer d'éviter les pièces bondés le plus possible.
Je caressais distraitement Nox qui avait repris sa place sur mes épaules, ses longs poils me chatouillant le visage. Il ne restait plus qu'une dizaine d'élèves quand nous partîmes à notre tour en direction des carrioles. Les elfes de maisons s'occupaient déjà de nos bagages, les rentrant dans le château sous la supervision du concierge et de son chat.
Les carrioles étaient chacune tirées par deux chevaux ailés. Leur apparence inédite piquai ma curiosité. Ils étaient d'un noir sombre et profond, squelettiques, on pouvais retracer parfaitement la courbe de leur os sous leur peau fine. Les ailes ressemblaient à s'y méprendre à celles de chauve souris et leurs naseaux pointus se recourbaient sur eux même à l'instar d'un bec de rapace.
Ils n'étaient pas, ce que le commun des mortels, pourrait qualifié de beaux, mais je leur trouvais un charisme et une aura qui m'attiraient sans que je ne puisse le combattre. Pas que je veuille non plus.
A mon approche, les chevaux restèrent calme, de leurs postures et leurs mouvements, on pouvait saisir une sérénité d'esprit que je pensais impossible à atteindre.
Alors que je caressais l'encolure d'un des chevaux, Draco montait déjà dans la carriole et me demanda:
-"Qu'est ce que tu fais Potter ? A tâter l'air comme ça on pourrait te croire schizophrène."
-"Tu ne les vois pas ?"
-"Voir quoi ? Il n'y a rien là où tu te tiens."
Des chevaux ailés invisibles. Quand je disais que le monde magique n'avais aucune limite. Après une dernière caresse pour le cheval, je répondis au blond.
-"Non, c'était rien. Allons y, on va rater le dîner si on traîne trop."
Il continua quand même de me regarder bizarrement tout le long du voyage jusqu'au château, comme si tout allait s'expliquer par magie. Mais il finit par abandonner son questionnement silencieux en arrivant dans la Grande Salle.
La répartition avait déjà commencer lorsque nous entrèrent dans la salle et nous nous faufilâmes entre les premières années apeurés pour rejoindre notre table. L'ambiance chaleureuse de la pièce me donnai mal à la tête et tout ce donc je rêvais c'était de rejoindre mon lit.
Le directeur fit une annonce à la fin du dessert. Des cours de duel allaient être mis en place pour tous. Le cours était obligatoire mais ne serait dispensé qu'une fois par mois, un samedi matin de quoi concilier tout les emplois du temps. Suite à cette annonce, je fus alors convaincu que Dumbledore essayait de nous préparer à la guerre.
Une fois le dîner passé, je rejoignis la salle commune en même temps que les autres pour avoir le mot de passe. Ma chambre se trouvait sur le même palier que l'année d'avant mais au lieu de tourner sur la droite, il était sur la gauche. Je fus satisfait de voir que mon colocataire resta le même, je n'aurais pas pu rêver de mieux.
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Je détestais les mandragores, pestais je silencieusement en sortant du cours de botanique, leurs cris effroyables résonnaient encore dans mes oreilles. Le cours fut en commun avec les PigeonDors et fut l'un des pires depuis la rentrée. J'enviais presque Londubat qui s'évanouit le cours à peine débuté. Ces petites plantes humanoïdes pouvaient, à l'âge adulte vous tuez par leur cris. Ceux d'aujourd'hui n'était que de jeunes pousse, mais sans les caches oreilles fournis, nous serions assommer pour quelques heures.
Le déjeuner allait commencer quand je remarquai que Wesley tentait de réparer sa baguette avec du scotch. Mais quelle idée lui passait par la tête à celui la ? Un baguette une fois brisé était fichu, mais je doutais que ses parents aient assez d'argent pour lui en prendre une nouvelle.
Toujours à mes pensées, un flash blanc m'en tira brusquement. Un garçon au cheveux châtain se tenait devant moi avec un appareil photo moldu.
-"Bonjour Harry, je m'appelle Colin Crivey, je suis a Griffondor."
Bien sur, un autre griffondor.
-"Et ?"
-"Je suis ravi de te rencontrer, tu sais je suis un grand fan."
Je le coupai brusquement.
-"Crivey, à l'avenir ne prend plus de photo de moi sans ma permission sinon ton appareil se retrouvera en petits morceaux tout au fond du lac et je n'ai nullement besoin de fan alors reste loin de moi. Compris ?"
Le pauvre première année ramena son appareil contre lui dans un geste protecteur et s'enfuit a sa table sous les rires moqueurs des serpentards.
Je levais les yeux au ciel en continuant mon repas.
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Et merde. Je savais qu'il y aurait un nouveau professeur de défense mais, par pitié, pourquoi lui ? J'étais attablé à l'arrière de la salle quand Lockart fit son entrée dans la classe. Jamais de ma vie je n'avais rencontré une personne si imbu de lui-même que lui. Bien que ses blagues furent les plus lamentables jamais entendu, toutes les filles de la classe le regardait comme la 8e merveilles du monde. Son sourire, cinq fois lauréat me donnait la nausée.
Je sentais déjà la catastrophe arriver alors que le cours avait à peine commencé. Et lorsque tout le monde se détendit en voyant le sujet du jour, j'eus un mauvais pressentiment. Les lutins de Cornouailles. Bien que généralement inoffensif, ces lutins étaient de petits êtres bleus malicieux, dont le principal amusement était de suspendre les gens à des arbres en les tirants par les oreilles.
Une fois de plus j'avais raison. En réponse aux rires de la classes, Lockart relâcha les lutins dans la classe qui se firent un plaisir à tout saccager. Et quand il tenta de les remettre en cage, les lutins volèrent sa baguette et firent s'effondrer le squelette qui se trouvait au plafond.
Alors que l'une d'elle s'amusait dans mes cheveux, Mort l'attrapa par les pieds et relâcha la petite créature sur la table, mais le lutin était désormais sans vie.
Je ne restai pas pour voir la suite et me glissai tranquillement à l'extérieur soupirant intérieurement contre la bêtise humaine. A mes côtés, Mort semblait hocher la tête en signe d'accord à mes pensées.
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Malfoy eut sa place dans l'équipe de quidditch de serpentard en tant qu'attrapeur comme il l'a toujours voulu. La décision de Snape de l'intégrer dans l'équipe à du se révéler simple quand Lucius proposa d'acheter le dernier balai en date, le Nimbus 2001, pour tout les membres de l'équipe. C'est fier qu'il me raconta la tête que fit l'équipe de griffondor en découvrant les nouveaux balais.
-"Tu aurais du les voir, Potter, ils étaient vert de rage." raconta t-il en riant. "Même sans les balais, je serais quand même rentré dans l'équipe, Severus ne peut rien me refuser."
-"Et pourquoi ça ?" demandais je, curieux.
-"C'est mon parrain. Tu ne le savais pas ?"
-"Snape est ton parrain ?" dire que j'étais surpris aurait été un euphémisme.
-"Si je te le dis. C'est un grand ami de la famille, il a connu mon père à Poudlard."
Les jours défilaient dans ce rythme si propre à l'automne. Les feuilles des arbres se coloraient de teintes orangées et rouges, attendant patiemment que le vent vienne les emporter. Le temps semblait se ralentir et se préparer pour l'hiver à venir. Pendant que dans le château, les cheminées voyaient dans leur âtre les flammes qui dansaient.
La venue de l'hiver me mettait toujours d'une humeur légère. Je ne me souciais plus de mon stalker qui continuait ses petites occupations cette année encore, ou encore des cours de plus en plus affligeant de défense. Non, je me sentais serein, les événements passaient sur moi comme si j'y était imperméable.
Même la voix sifflotante qui se faisait entendre dans les couloirs était le dernier de mes soucis. Un serpent se trimbalait dans l'école et alors ? Ce n'était qu'un serpent. Je l'entendais roder le soir à la recherche de nourriture. J'aimais bien l'entendre siffloter ses envies meurtrières comme un écho aux miennes alors que je sortais d'un cours de défense. J'en souriais toujours d'amusement.
Je sortais de mon dernier cours de la journée avec Draco, quand nous croisâmes au détour d'un couloir Wesley et deux autres griffondors. Malfoy se plaignit de l'eau qui recouvrait le couloir, mais trop flemmard pour prendre un autre chemin, il continua cependant d'avancer en retrait des griffondors.
Brusquement, Wesley émit un bruit très peu masculin, trébucha et tomba sur le sol trempé.
Malfoy, qui ne manquait pas une occasion de se moquer d'eux, dit moqueusement :
-"Alors on a peur de quelques petites araignées, Wesley." il en prit une dans sa main pour l'approchait du visage du rouquin. Wesley essaya de se relever dans la panique mais il se prit les pieds dans la robe et tomba une nouvelle fois au sol.
Je ne pus m'empêcher de rire en même temps que Malfoy, même si je trouvais le comportement des araignées quelque peu étranges, c'était presque comme si elles fuyaient quelque chose.
-"Les gars venaient voir ça." dit alors l'un des griffondors.
En regardant le rouge et or, je le trouvai blême fixant une inscription au mur qui semblait faite de sang.
La chambre des secrets à été ouverte,
ennemis de l'héritier ... prenez garde.
Ce n'est qu'après que je découvris la chatte de Rusard, le concierge, suspendu par la queue non loin de là, éventré, ses boyaux pendant lamentablement.
Hi !
Voici le nouveau chapitre et j'espère qu'il vous a plût.
Concernant le dernier chapitre j'ai eu des reviews me demandant pourquoi Harry n'as pas été pris par les Potter vut qu'il n'est pas le dernier. Pour répondre à ça d'abord les autres Potter sont des branches vraiment éloignés quand on sait que la branche s'est séparé bien avant l'époque des Peverell et ensuite on pourra blâmer Dumby et ses bonbons aux citrons, se sera expliquer plus tard.
Merci de me lire et bonne journée à tous !
