Assis sur mon lit, une plume à la main, j'ouvris le journal.
"Révèle moi tes secrets." Mes mots disparurent pour ne laisser qu'une page à nouveau blanche. Mais quelques secondes plus tard, une autre écriture apparut.
"Mon nom est Tom Marvolo Riddle"
Intéressant. C'est comme si le journal contenait l'esprit d'un homme.
"Enchanté, Tom. Tu peux m'appeler Hadrian. Qu'es tu ?"
"Ça, c'est mon petit secret, disons juste que j'ai existé en tant qu'être humains il y a de ça 50 ans."
"50 ans ! Alors tu étais là quand la chambre des secrets s'est ouverte !"
"Effectivement. Laisse moi te montrer..."
Soudainement les pages du journal se mirent à bouger comme pris dans une bourrasque de vent jusqu'à atteindre une page qui indiquait "13 Juin ". La jointure entre les deux feuilles s'illumina d'une vive lumière jaunâtre qui se répandit jusqu'à englober tout le journal.
Sans que Mort ou moi purent faire un mouvement, je me retrouvai propulsé à l'intérieur du livre. J'atterris dans le château, dans un couloir du premier étage. Je me dirigeai vers le bruit qui provenait de l'escalier et là je vis un garçon d'environ une quinzaine d'année que je n'avais jamais vu. Il se tenait à la rambarde de l'escalier, regardant fixement quelque chose à l'étage supérieur.
Je montai à sa rencontre mais il ne semblait pas me voir. Arrivé à sa hauteur, je vis quatres hommes qui descendaient une civière où reposait un corps dont le bras pendait d'un côté. Derrière eux, Dumbledore les suivait, la mine défaite.
Mais ce Dumbledore avait bien cinquante ans de moins que le mien. Il appela le garçon 'Jedusor', qui le rejoignit en haut des marches.
-"Ce n'est pas prudent de se promener à cette heure tardive Tom."
Tom, comme dans Tom Marvolo Riddle. Ainsi la personne qu'était le journal était ce Tom Jedusor. Reste à savoir pourquoi il n'utilisait pas son vrai nom sur le journal.
-"Oui, professeur. Mais il fallait que je vois si ce qu'on raconte est vrai." dit-il l'air innocent, les deux mains derrières le dos. Il me faisait penser à ... à moi.
-"Oui malheureusement Tom, c'est vrai."
S'en suivit une discussion passablement ennuyeuse dans laquelle il se plaignit d'avoir nul part où aller si Poudlard fermait. Bien sûr, son air trop innocent m'interpella et quand la scène ou plutôt le souvenir se termina, j'assistai à un autre qui confirma mes suspicions.
Je suivit un Tom déterminé dans les couloirs jusqu'à ce qu'il s'arrête devant une porte. Là, il sortit sa baguette et d'un sort il ouvrit la porte. De l'autre côté, un homme, sursauta à l'intrusion.
-"Bonsoir Hagrid, je vais devoir te dénoncer."
Tom entra dans la pièce en menaçant le demi géant de sa baguette. Lequel semblait désemparé. "Je sais que tu ne voulais pas tuer qui que ce soit mais ..."
-"Ne fais pas ça, tu ne comprends pas." protesta le demi géant.
-"Les parents de la fille qui est morte arrivent demain, il me semble que le moins que l'on puisse faire est d'éliminer la chose qui à tué leur fille."
Ainsi Tom pensait que Hagrid était l'héritier de serpentard. Il m'avait l'air pourtant d'un garçon intelligent. Ou sinon, mais oui c'est ça. Tout cela n'était qu'une mise en scène, Tom voulait me faire croire qu'Hagrid était l'héritier parce que c'est Tom qui l'était en réalité.
Enfin, il le fit croire au directeur de l'époque pour que Poudlard puisse rester ouvert. Et il me montre tout ça pourquoi alors ?
Le fait que la créature soit une araignée au lieu d'un serpent confirma ma pensée.
Après cette dernière scène, de la même manière qu'à l'aller, tout se recouvrir de la vive lumière et la seconde d'après j'étais de nouveau dans mon lit, Nox toujours endormi.
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Je fouillais frénétiquement dans mes affaires, je repassais en revus pour la énième fois les livres dans ma malle où j'avais laissé le journal. Mais il avait bel et bien disparu. Il n'était nul part.
Je ne savais par quel moyen, Wesley fille avait réussi à le récupérer. Théo me le confirma dans la journée en surprenant le journal dans le sac de la rouquine. Bien que relativement ennuyant, cela révélait des informations crucial sur les propriétés du livre.
Résumons la situation dans son ensemble : la dernière des Weasley possède un livre qui était auparavant un homme, ou quelques chose comme ça. La personne en question est probablement la même personne qui à ouvert la chambre il y a 50 ans. Aujourd'hui la chambre des secrets est de nouveau ouverte. Wesley se conduit bizarrement. Et sais des choses qu'elle aurait dû ignoré.
Conclusion : Wesley est possédée par le journal, ça tombe sous le sens. D'après ce que j'ai pu observer, jamais la rouquine n'aurait ouvert la chambre de sa propre volonté, elle était bien trop ... griffondor. Donc le journal l'a possédé pour lui faire faire ce qu'il voulait et en prime il garde toujours un lien avec elle, c'est de cette manière qu'elle à pu le retrouver.
Quelques jours après le vol du journal, une nouvelle pétrifaction jeta un froid sur l'école. Le directeur se décida, enfin, à imposer quelques règles de sécurité. Il lui a fallu tout de même un meurtre de chat, trois élèves pétrifier et un fantôme dans le même état pour qu'il prenne des mesures.
Le professeur Snape vint dans le dortoirs le soir de l'attaque nous informer du couvre feu désormais à 18h, sinon il fallait se faire accompagner par un professeur. Il rajouta ensuite que si le coupable n'était pas arrêté bientôt Poudlard fermerai définitivement ses portes. En prononçant ces paroles, il lança un regard appuyé dans ma direction.
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Je n'avais aucune envie de voir Poudlard fermé. Finalement comme Tom, je n'avais nul part où aller et c'est grâce à lui que je trouvai la solution idéale.
Accompagné de mon fidèle serviteur, je me rendis à la cabane d'Hagrid juste après le départ de Snape. Je dus lui révéler l'existence de la cape mais il se pourrait bien que j'allais avoir besoin de son assistance. Mort était aux abonnées absentes depuis cet après midi.
Le ciel, sans lune, était d'un noir profond. Nous nous étions à peine installés à la fenêtre pour espionner, que Dumbledore arriva suivi d'un homme que je reconnu comme étant le ministre de la magie. Ils entrèrent dans la cabane et le ministre commença :
-"Une affaire bien fâcheuse, bien fâcheuse, je me devais d'intervenir. Trois agressions d'enfant de moldus, les choses sont allées trop loin. Le ministère se doit d'agir."
-"Mais je n'ai rien fait" se défendit le demi géant.
Dumbledore plaida en sa faveur mais le ministre annonça qu'il devra emmener Hagrid à la prison d'Azkaban, ce qui provoqua la terreur de l'innocent demi-géant. Sur ces faits, la porte s'ouvrit sur Lucius Malfoy.
Il semblait plutôt satisfait de la situation, je pouvais le sentir au ton qu'il employait en accentuant ses fins de phrases qu'il voulait dramatique. Bien que personne ne pouvait manquer la répugnance qu'il éprouvait au simple fait de s'aventurer dans la 'maison' du demi-géant.
-"J'étais au château et on m'a dit que le directeur se trouvait ici."
-"Auriez vous l'obligeance de me dire ce que vous me voulez ?"
-"Le conseil d'administration à juger qu'il était temps de passer la main. J'ai ici un ordre de suspension."
Il tendit le parchemin qu'il tenait dans les mains à Dumbledore, le choc se peignait sur son visage ridé. Lucius s'amusait vraiment de la situation. Finalement c'était peut-être ça son but, éjecter Dumbledore de sa position de directeur. Après tout s'il avait le journal en sa possession, il devait être au courant de ses effets.
Mais il n'avait pas pensé à tout. J'étais d'accord pour Dumbledore mais je ne l'étais pas pour la fermeture de Poudlard. Heureusement j'avais déjà tout planifié pour arranger les choses en ma faveur.
Lorsque tout le monde parti de la cabane, Hagrid enchaîné et le directeur, plus autant directeur qu'avant, Nott et moi entrâmes à notre tour. Je caressais Crocdur pendant que Nott fouillait la chaumière de fond en comble, en vain. Pas de créature à l'horizon.
On allait partir, déçus, quand quelque chose attira mon regard. Des dizaines ou plutôt des centaines d'araignées se précipitaient en fil indienne à l'extérieur par un carreau brisé de la fenêtre.
Tout ceci était des plus étranges, déjà leur comportement, et ensuite leur nombre. Quelque chose clochait et c'est avec un petit sourire que j'attrapai Nott par le bras pour l'emmener en direction de la forêt interdite.
