La forêt était lugubre et froide. Le vent soufflait dans les branches des arbres, produisant ainsi des sifflements peu rassurant. Le lumos avec lequel j'éclairais le chemin ne produisait qu'une faible lumière qui peinait à écarter le voile sombre de la nuit. La brume envahissait les moindres recoins de la forêt et je peinais à voir où je posais le pied.

A mes côté, Nott me demanda d'une petite voix :

-"Maître, qu'est ce qu'on fait là ?"

-"On suit les araignées." répondis-je en chuchotant sans m'en rendre compte.

-"Les araignées mais ... pourquoi ?"

-"Il y a 50 ans, à l'époque de la première ouverture de la chambre des secrets, Hagrid s'est fait arrêter pour les faits. La créature était selon eux une araignée géante. D'après ce que j'appris par le journal, elle a réussi à s'échapper et je ne doute pas qu'elle ait survécu, ou qu'elle ait engendré tout plein de mignons petits bébés."

-"Araignées géantes. On va en capturer une ?" dit Nott dont le visage perdait progressivement de ses couleurs, comme saisi de terreur à mes paroles.

-"Exacte. Tout le monde pensera que l'araignée est la créature de la chambre comme il y a 50 ans et avec sa capture Poudlard pourra rester ouvert. Il faudra juste récupérer le journal et tout sera réglé."

-"Mais c'est impossible que Hagrid soit l'héritier de Serpentard, c'est un demi-géant ! Ça n'a aucun sens !"

-"Nott, il faut comprendre que la population est encore plus stupide qu'un individu isolé. Elle croira à ce qu'il l'arrange. Évidemment qu'Hagrid n'est pas l'héritier mais si les gens y ont déjà cru une fois je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas y croire une seconde fois."

Crocdur, qui nous avait suivi dans notre escapade marchait devant moi en reniflant de temps à autre le sol, humant ces odeurs que lui seul pouvait sentir.

Les arbres au fur et à mesure de notre avancée se faisaient de plus en plus large et étaient de plus en plus rapproché les uns des autres. Leurs racines s'entremêlaient les unes aux autres et sortaient de terre de façon irrégulière, rendant le chemin accidenté. Je ne comptais plus les fois ou je faillis tomber à cause de l'une d'entre elles.

Les araignées se comptaient par milliers maintenant et j'hésitai à les suivent lorsqu'elles s'engouffrèrent entre deux racines qui formaient une sorte de tunnel au dessu d'un arbre titanesque. On s'était déjà avancé profondément dans la forêt, bien plus profondément que je n'avais jamais été.

-"Maître ..." chuchota Nott en me tapotant l'épaule.

-"Qu'est ce qu'il ..." je m'arrêtai net dans ma phrase en suivant des yeux le rayon de lumière qui sortait de sa baguette. Des toiles d'araignées, d'immenses toiles qui s'étendaient partout dans les hauteurs des arbres. Il suffisait de lever les yeux aux ciel pour contempler les structures parfaitement symétriques ainsi que les milliers de paires d'yeux qui nous fixaient sans bouger.

-"Par les cornes de Lucifer." sifflais je, sans voix.

On était en plein dans leur territoire, à leur merci. Crocdur aboyait férocement quand lentement elle se mirent à glisser le long de leur toile suspendu par un fils, lentement. Il fallait courir il n'y avait rien que je pouvais faire dans la situation actuel. Elle étaient partout, nous encerclant de toute part, descendant irrémédiablement sur nous.

Alors nous courumes, aussi vite que nos jambes pouvaient le supporter, aussi loin que possible, trébuchant dans la précipitation contres les racines qui se faisaient tout de même de moins en moins présente sur le chemin. Dans mon esprit, un plan se mettait déjà en place. A bout de souffle je m'arrêtai en constatant qu'il n'y avait plus aucune toile dans les arbres. Juste une armée d'araignées qui nous pourchassaient.

Prenant une grande inspiration, je fis apparaître une meute de loup sous l'oeil émerveillé de Nott et effrayé de Crockdur. Je lançai la meute sur les araignées, pendant que j'en contrôlais deux en parallèle pour capturer l'une d'entre elle. Nott couvrait nos arrière en lançant des sort plutôt avancés pour son âge.

Mes loups se battaient avec acharnement et contrairement aux arachnides, ils ne ressentaient ni peur ni douleur. Leurs crocs faits de la glace la plus dur tranchaient comme des rasoirs sur une peau juvénile. Les deux loups, qui eurent la tâche la plus difficile réussirent à immobiliser une grosse araignée en la tenant par les pattes pendant qu'elle se débattait toujours avec acharnement. Je finis le travail en lui lançant un sort d'immobilisation qui la figea sur place.

Les survivantes battirent en retraite abandonnant leur soeur à son funeste sort.

Un sort d'allégement plus tard, nous étions sur le chemin du retour.


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On était à peine arrivé dans le château que la voix de McGonagall se fit entendre :

"Tous les élèves doivent rejoindre leur dortoir, les professeurs sont attendu au couloir du deuxième étages."

L'araignée, Nott et moi sous la cape d'invisibilité, étions des plus etriques, on peinait à se mouvoir tant en gardant nos jambes et nos pieds en sécurité à l'intérieur de la cape. Malgré les quelques inconvénients qui pouvaient se produire à marcher avec un tel animal, nous passâmes sans trop de soucis entre les élèves qui rejoignaient sagement leur dortoir en évitant les plus bondés et prenant le plus de raccourcis possible et nous nous rendîmes au deuxième étages.

Les professeurs étaient déjà presque tous là quand nous arrivâmes enfin. McGo s'affolait en montrant aux autres professeurs la découverte d'un autre message de l'héritier de Serpentard. Son ton grave déraillait dans les aigus par la peur.

-"Une élève à été capturé par le monstre et emmenée dans la chambre des secrets. Il faudra renvoyer les élèves chez eux, j'ai bien peur que ce ne soit la fin de Poudlard." finit-elle dans un sanglot étouffé.

Sur ses paroles, Lockhart arriva, paradant comme à l'accoutumé, son perpétuel sourire sur le visage. Son visage heureux contrastait avec ceux fermés des autres professeurs.

-"Navré, je m'étais assoupi, qu'est ce que j'ai raté ?" demanda t-il d'un ton suffisant.

-"Une élève à été pris par le montre, il est temps pour vous d'agir." répondit Snape.

-"Pou-our moi ?" Lockhart semblait surpris comme s'il n'était pas au courant qu'il avait une réputation nationale comme étant le pourfendeur de nombreuses créatures en tout genre.

-"Ne disiez vous pas que vous saviez où était l'entrée de la chambre des secrets ?"

-"Bien sur, je monte me préparer."

Lorsqu'ils furent tous parti, je pus lire écrit sur le mur, en lettre de sang, l'inscription suivante :

Son squelette reposera à jamais dans la chambre des secrets.


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Toujours cachés sous la cape, nous nous mirent à la poursuite de Lockhart. Je comptais mettre l'araignée dans son bureau. Étant donné ses piètres compétences, il mourra certainement en essayant de fuir, je n'aurais plus qu'à finir le travail. De cette façon tout le monde croira qu'il est mort en tuant la créature, une fin tout à fait à l'image de sa vie, mise en scène.

-"Si le journal est avec Wesley, ça veut dire qu'il est dans la chambre avec elle. Et je n'ai aucune idée où est l'entrée de cette maudite chambre." pestais je en analysant la situation.

-"Mais moi je sais où elle est." me répondit Nott d'un ton léger.

Je m'arrêtai net.

-"Tu sais où elle est ? Comment ?"

-"C'est Mimi Geignarde qui m'a mit sur la voie quand j'ai du l'écouter la dernière fois. Elle adore parler et sa mort est un de ses sujets favoris. Elle est morte y il a 50 ans dans les toilettes du second étages et la dernière chose qu'elle ait vu c'est deux yeux brillants."

-"Tu aurais pu me le dire avant." répondis-je d'un ton ton un peu réprobateur. Mais je me rappelais vaguement l'avoir interrompu la dernière fois qu'il ait essayé de m'en parler.

Lockhart arriva à son bureau et nous nous engouframes dans la pièce à sa suite. Il s'affairait déjà à ranger précipitamment ses affaires dans sa malle. Tellement qu'il ne remarqua même pas notre présence lorsqu'on sortit de la cape.

-"On va quelque part, professeur?" Lui demandais-je moqueusement.

Il sursauta violemment au son de ma voix et encore une deuxième fois à la vue de la créature.

-"Potter, mais qu'est ce que c'est que ça ?" demanda t-il en tremblant.

-"Votre destinée. Maintenant avancez et pas un bruit."

Je le menaçais de ma baguette et subtilisais la sienne avec une facilité presque déconcertante. Il s'avança dans le couloir sans plus de protestations. Je le guidai jusqu'à les toilettes de Mimi Geignarde et fermai la porte d'un puissant sort de fermeture.

Je stupéfiai le fantôme avant qu'elle ne put faire ou voir quoi que ce soit.

-"Que le spectacle commence." ricanais je, en invoquant ma meute de loup qui fit barrière pendant que je libérai l'araignée.

-"Potter, mais qu'est ce que vous faites ? S'il vous plaît ne faites pas ça ! Nott sauvez moi !" criait-il en pleurant, son arrogant sourire enfin disparut de son visage, maintenant déformé par la peur.

Magnanime, je rendis à Lockhart sa baguette, qu'il s'empressa de récupérer. La première chose à laquelle il pensa était de fuir et il se dirigea en direction de la porte mais lorsqu'il voulut passer la meute, les loups en positions défensives montrèrent des dents dès qu'il s'approcha.

Il se résolut donc à combattre l'effroyable créature, ses jambes tremblaient de peur. Ses sorts à peine plus puissant que ceux d'un premier année atteignaient que rarement leur cible et faisait enrager l'araignée qui redoubla de vigueur dans ses attaques. Il s'était déjà fait mordre plusieurs fois aux jambes et aux bras et il ne tenait debout que miraculeusement. À bout de souffle il se retrouva soudainement le dos contre le mur et regardait avec une délicieuse epouvante l'araignée qui se dressait sur sur ses quatres pattes arrières, redressant fièrement les quatres restantes au dessus de sa tête, prête à infliger le coup mortel.

Mais alors que je ne m'y attendais pas, il lança un sort qui toucha la créature en pleine tête, et pris d'un courage nouveau, il recommença encore et encore, obligeant la bete à reculer. Mais même à ce moment là, il continua, toujours le même sort, comme animé par une puissante envie de vivre ou par la folie d'avoir effleuré la mort de si près, que sais-je. L'araignée affaiblit et saignant abondamment se jeta sur le sol en poussant des petits cris aigus, elle agonisait pris de spasmes fébriles et mourut dans un dernier soupir. Lockhart avait réussi, il avait tué la chose. Mais alors qu'il souriait faiblement il tomba sur ses genoux, lâcha sa baguette et toussant sur le sol du sang couleur écarlate. À sa vu, ses yeux roulèrent dans leurs orbites et son corps tanga vers l'avant ou il tomba évanoui.

Je lui lançai un sort pour qu'il le reste et inspectai la pièce. Après quelques minutes, je passai doucement mes doigts sur la marque d'un serpent gravé sur un robinet.

Je souris, victorieux.