Bonjour à tous, me revoilà avec un nouveau chapitre, je tiens tout particulièrement à remercier ceux et celles qui suivent cette fiction, et les personnes qui laissent des reviews, c'est ce qui me motive le plus dans les moments de doute ou de maladie de la page blanche. Je l'ai dit auparavant et je le répète encore aujourd'hui que même si les chapitres peuvent mettre du temps à arriver j'irai au bout de cette fiction. Encore merci, et n'hésitez pas à laisser des reviews. Bonne lecture.
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Point de vue extérieur :
Le temps avait suivi son cours, depuis la dernière visite des gardes Volturi, plusieurs années venaient de s'écouler. Années, au cours desquelles Angélica et son ami Carlisle n'avaient eu de cesse de déménager de ville en ville, d'état en état à travers tout le grand continent bien qu'ils préfèrent les terres au nord du pays, où le climat était moins contraignent pour des vampires. Ils rencontrèrent au cours de leur voyage de nombreuses populations indiennes, mais étrangement ces humains semblaient les fuir, comme si ils pouvaient sentir l'aura non humaine qui se dégageait des deux vampires. Avec beaucoup de patience et de persévérance Carlisle parvient à apprendre à la vampire à maitriser sa soif de sang humain pour l'amener progressivement vers un régime alimentaire dit « végétarien » pour un vampire, cela n'aura pas était chose aisée mais il y était parvenu et n'en était pas peu fier. Les yeux de l'Italienne avaient depuis quelques années prie une couleur or, comme ceux de son ami, mais une teinte plus sombre que lui. Carlisle savait qu'elle avait encore du mal à contrôler son don mais il était persuadé que la maîtrise viendrait avec le temps. Le vampire avait pris goût à la présence de la jeune femme, il ne se sentait plus seul, même si il se doutait que du côté d'Angélica les choses n'étaient pas aussi simple, elle avait le mal du pays et son frère lui manquait terriblement, elle avait beaucoup de mal à se remettre de cette séparation brutale avec tout ce qu'elle avait connue autrefois, même si elle le cachait bien et ne s'en plaignait jamais. Les Volturi n'avaient pas réapparus depuis la dernière fois et la menace qu'ils représentaient semblait n'être qu'un souvenir. Aujourd'hui le temps était nuageux, les deux vampires étaient donc sortis dans un endroit isolé pour l'entrainement quotidien d'Angélica.
-Carlisle, je ne parviens pas à maintenir la sphère d'eau suffisamment longtemps dans les aires…Se lamentait Angélica.
Carlisle, lui était assis sur un rocher et regardait la jeune femme dans la rivière l'air pensif.
-Je pense que vous avez trop de contrôle ma chère, essayez de lâcher prise…
-Vous pourriez être plus précis ?
-Détendez-vous, fermez les yeux, nous avons remarqués que la source de votre pouvoir réside dans vos émotions et se manifeste par rapport à ce que vous ressentez, donc il me semble qu'avant toute chose il vous faut maîtriser vos émotions car si celles-ci sont chaotiques votre don risquera de provoquer des dégâts autour de vous.
-C'est malheureusement plus facile à dire qu'à faire. Rétorqua Angélica.
-C'est pourtant à mon sens le meilleurs moyen de procéder. Que ressentez-vous Angélica ? Demanda son ami.
-De la colère, de la tristesse, je ressens tellement de sentiments contradictoires que je n'arrive plus à rien. Répondit-elle agacée.
-C'est bien ce que démontre votre don, il vous faut alors travailler sur vous-même ma chère amie et là moi je ne peux rien pour vous. Laissez vos émotions couler comme l'eau. Faites le vide dans votre esprit et éloigner ses sentiments négatifs…maintenant recommencez !
Angélica suivi les conseils de Carlisle et recommença elle remarqua une amélioration dans la lévitation de la sphère d'eau formée au-dessus de la rivière, elle tenue encore quelques minutes avant de laisser la sphère retourner à la rivière.
-Vous voyez, c'est bien mieux. L'encouragea l'anglais. –Je crois que cela suffis pour aujourd'hui, venez ma chère allons chasser avant que le soleil ne revienne.
C'était ça leurs vies depuis maintenant plusieurs années. D'une certaine façon Angélica était heureuse de cette vie, mais plus les années passaient plus son pays natale lui manquait provoquant chez elle un profond mal-être. Elle en parlait peu à Carlisle ne voulant pas qu'il s'en sente responsable, altruiste comme il était. Elle apprenait à développer son don bien que la tâche s'était avérée plus dure qu'elle l'avait imaginé. Et lorsque Carlisle n'était pas à la maison elle s'ennuyait atrocement, la lecture, la peinture et autre divertissement du genre la laissait insatisfaite, et la poussait à ce demander, combien de temps encore supporterait-elle de vivre de cette façon, car elle n'avait pas le même désir que Carlisle de se mêler aux humains et ne compté pas rester végétarienne toute son éternité, mais cela elle se gardait bien de le lui dire. Mais elle sentait que bientôt il serait temps pour elle de changer de vie, même si son ami lui avait beaucoup apprit, Angélica était convaincue qu'elle le quitterait un jour et qu'il ne lui en voudrait pas bien au contraire, c'était le but de toutes ces années d'entrainements qu'elle puisse un jour vivre sans lui. Qu'elle puisse être indépendante.
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(Année 1731) :
-Allons Angélica vous avez bien réfléchie à la chose ? Demanda une nouvelle fois Carlisle l'air inquiet.
-Ecoutez mon ami, j'ai besoin de prendre un peu de recul sur tout ça, sur ma vie. J'ai besoin de réponse sur certaine chose tant que je le peux encore, il faut que je règle mes comptes avec cette femme !
-Mais enfin vous ne savez même pas si cette personne vit toujours et combien même ce serait le cas cette dame doit vous croire morte ? Et puis comment ferez-vous une fois là-bas, pourquoi et comment cette idée vous est-elle venue aussi soudainement ? Demanda-t-il en la regardant faire ses bagages.
-Elle m'est venue au cours de mes longues journées de solitude…et puis je sens que c'est important j'ai eus tout loisirs de me renseigner pour la retrouver.
-Écoutez, je sais que je vous laisse souvent seule, et que vous vous ennuyiez quelque fois ce que je comprends, si vous le désirez je ferais en sorte de rester plus souvent avec vous…
-Non Carlisle ! Le coupa-t-elle sèchement dans sa phrase. –Des gens comptent sur vous ici. Et puis c'est moi qui est choisie cette vie et qui me suis installé chez vous, vous n'avez pas à faire cela pour moi. Expliqua-t-elle plus doucement.
-Mais comprenez-moi c'est trop dangereux pour vous de partir là-bas toute seule. Tanta vainement de lui faire entendre Carlisle. – Si jamais il vous arrivait quelque chose, si vous croisiez le chemin d'un garde Volturi. Si vous êtes à ce point décidé laissez-moi au moins vous accompagner.
-Votre sollicitude me touche et je sais l'apprécier croyiez-le. Mais c'est un voyage que je dois faire seule, se sera également l'occasion de savoir si votre enseignement à portée ses fruits. Voyez cela comme une mise à l'épreuve et puis comme vous l'avez dit si je croise un Volturi il vaudrait mieux qu'il ne vous voit pas en ma compagnie. Conclu-t-elle en laissant clairement entendre que sa décision était sans appel.
Carlisle soupira voyant qu'il était inutile d'en dire plus. Néanmoins il lui demanda :
-Vous avez de quoi payer votre traversée en bateau ? Si vous voulez je peux…
-Merci Carlisle. Mais j'ai ce qu'il faut pour ça, ne vous inquiétez pas pour moi je sais ce que je fais. Le rassura-t-elle avec un sourire.
-Il semble que oui…
-Quand ce sera fait, je reviendrai chez nous mon ami. Dit-elle en prenant la main du vampire. –Enfin si vous voulez toujours de moi ? Dit-elle en riant et en caressant de sa main libre les beaux cheveux blonds de son ami.
-Bien sûr ma chère, vous êtes ici chez vous. Répondit-il avec un sourire triste, il porta la main de la jeune femme à ses lèvres avant de lui dire :
-J'espère que vous trouverez les réponses que vous cherchez. Mais de grâce, Angélica, faites attention à vous. Et revenez vite.
Angélica lui sourit et se blottie contre lui : -Je vous le promets mon ami. Je reviendrais soyez-en sûr. Puis sur ces derniers mots elle déposa un baiser sur sa joue blanche et alla ensuite reprendre les préparatifs de départ.
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France – Paris (Février 1732) :
Les traversées en bateaux prenaient toujours autant de temps, mais enfin Angélica était arrivée à destination. Elle louait une chambre dans un luxueux hôtel parisien et oui malgré tout, les vieilles habitudes de noblesse ne la quittait pas. Durant son voyage elle avait eu tout le temps de penser à ce qu'elle dirait à cette femme, pourquoi la trouver maintenant ? Elle ne savait pas vraiment, disons seulement qu'en repensant à son enfance qui aujourd'hui lui sautait à la gorge, Angélica se disait qu'il fallait maintenant des réponses. Quand elle avait découvert que cette personne vivait encore cela raviva une très ancienne blessure qu'elle croyait avoir enfouie à jamais au fond de son cœur. Tous ces souvenirs appartenaient à une autre vie désormais. Mais la douleur de ce souvenir elle était toujours là, en y repensant la nostalgie s'empara de l'Italienne.
Flash-Back :
-Où allons-nous maman ? Demanda la petite fille assis bien sagement sur la banquette en face d'une belle dame qui n'était autre que sa mère la magnifique comtesse de Verua.
La voiture remuait sur le chemin enneigé qu'empruntait les chevaux, ce qui faisait quelques fois rire la petite.
-Nulle ne part en particulier mon enfant. Répondit sa mère sans la regarder, les yeux trop absorbés par le paysage, des rayons de soleil se reflétaient sur la neige la faisant briller comme des diamants. –Je te l'ai dit nous faisons seulement une promenade.
-Maman, je suis heureuse que vous soyez venue, je regrette seulement que vous ne veniez pas plus souvent nous voir. Dit la petite de sa voix cristalline.
La comtesse ne répondit pas, elle sourit à sa fille un moment avant de le faire disparaitre, affichant une mine impassible.
-C'est dommage que William ne soit point avec nous il sera triste de ne pas vous voir, faut-il vraiment que vous rentriez à Turin ce soir? Demanda l'enfant les yeux rivés sur sa mère.
-Malheureusement ma petite je le dois! Répondit simplement sa mère.
-Qu'avez-vous maman ? L'interrogea la petite fille en voyant le regard fuyant de sa mère comme si elle était ailleurs.
-Ce n'est rien je me sens un peu lasse. Dit-elle toujours sans la regarder.
-Pourquoi vous ne me regardez pas alors ? Vous êtes fâchée ? Questionna-t-elle.
-Que vas-tu chercher. Commença sa mère en la regardant dans les yeux cette fois. –Mon enfant tu n'as que huit ans, tu ne peux pas comprendre…
-Comprendre quoi ?
-Ma belle petite, je vais devoir partir pour un long voyage… Expliqua mystérieusement la comtesse.
-Ah… On ne me l'a pas dit maman…Répondit la petite fille étonnée de cette nouvelle.
-C'est parce que c'est un secret. Murmura sa mère.
-Et vous reviendrez quand nous voir? Demanda la petite sans comprendre vraiment les paroles de sa mère.
Elle ne répondit pas de suite, la comtesse semblait choisir ses mots le regard de nouveau fuyant elle finit par dire :
-Ce serait trop risqué de revenir… Jamais ! Lâcha-t-elle d'un trait.
-Jamais, maman ? Répéta l'enfant complétement perdue par ses paroles.
-Un jour tu pourras comprendre tout ce que ta mère est en train de faire… Dit-elle d'une voix très calme.
-Mais pourquoi… Non ! Maman ! Non ! Dit frénétiquement la petite qui commençait à comprendre.
Les mots de sa mère sonnaient dans sa tête comme une épouvantable mélodie qu'elle ne voulait pas entendre. Sa mère lui faisait ses adieux, elle ne comprenait pas, pourquoi sa maman voulait l'abandonner, qu'avait-elle fait de mal ? La petite fille se jeta aux pieds de sa mère la suppliant de l'emmener avec elle.
-Je t'en prie enfant, ne rend pas la chose plus difficile, je ne peux t'emmener. Tenta de lui expliquer sa mère qui repoussait les bras de sa fille qui venait de lui agripper la taille.
-Maman, je vous en supplie ne me laissez pas, qu'ai-je fait ? Vous ne m'aimez plus ? Pleura la petite qui serrait sa mère de toutes ses forces.
-Mais si je t'aime bien encore, mais je ne puis rester auprès de vous. Je reprends ma vie, même si cela veut dire me séparer de toi. Lâche-moi Angélica ! Lâche-moi ! Dit fermement sa mère.
-Maman je vous en prie, restez ! Maman ne m'abandonnez pas ! Pitié je serais sage ! Cria sa fille qui ne lâchait pas prise.
-Tu n'y peux rien ! J'ai choisie ! C'est ici que je te quitte ! Répondit avec émotion mais aussi avec force sa mère qui serrait les poignets de fille si rudement que cela lui faisait mal, pour la faire lâcher.
-Non maman, non ! Répéta encore sa filleen relevant ses beaux yeux humides vers elle.
La comtesse déposa un baiser sur le front de son enfant et lui dit :
-Angélica, quand tu seras une femme tu comprendras. Ecoute-moi ! Ordonna-t-elle. –Ne laisse jamais un homme te déshonorer, même si il dit t'aimer ou tu devras faire comme moi ! Choisir !
A ces derniers mots qui n'avaient aucun sens pour la petite fille, la comtesse ouvrit la porte de la voiture toujours tirée par les chevaux et poussa sa fille de toutes ses forces hors de celle-ci. Criant de surprise l'enfant tomba sans ménagement au sol bien que sa chute fut amortie par la neige. Une vive douleur s'empara d'elle dans tout son petit corps, elle réussit pourtant à se remettre debout et trouver la force de courir après la voiture qui s'éloignait au loin.
-Maman ! Hurla-t-elle de sa voix enfantine. En courant l'air froid lui brulait la gorge, lui fouettait le visage, jusqu'à ce qu'elle trébuche le pied prit dans un plie de sa robe et tombe à terre relevant la tête une dernière fois, prenant appui sur ses mains, les yeux noyés de larmes. Elle ne vit plus qu'un point sur la ligne d'horizon.
-Maman…Murmura-t-elle de sa petite voix maintenant meurtrie par le froid.
Angélica venait d'être abandonnée par sa mère sur un chemin isolée en pleine forêt. La petite était totalement perdue elle ne reconnaissait pas le chemin, elle sanglotait, elle avait froid tellement froid que ça la brulait. La neige commença à tomber et le soleil à se coucher. Angélica, voulu faire demi-tour et marcha une bonne heure, quand à bout de force elle se laissa tomber sur le côté de la route ne sentant plus rien à ses extrémités. Combien de temps était-elle resté là, elle ne le savait pas, la colère avait fait place à la tristesse et maintenant elle ressentait plus rien. Et elle ferma les yeux voulant s'enfuir de cette réalité insupportable pour elle. Elle voulait tout oublier.
-Seigneur dieu ! Entendit-elle au loin ainsi que le hennissement d'un cheval. -Pauvre enfant.
Elle se sentie prise à bras par un homme, sa voix elle croyait la reconnaître.
-Mais cette petite c'est... La petite princesse du manoir ! Comme diable est-elle arrivée là ? Cette voix qui semblait si inquiète pour elle, elle l'avait reconnue c'était celle du mari de sa nourrice Cécilia.
-Ne craigniez rien petite demoiselle, je vous ramène chez vous. La rassura-t-il en l'enveloppant dans sa cape avant de monter à cheval. Et prendre la route du manoir Di Rosebourg.
Fin Flash-back :
Ce qu'elle aurait préféré n'être qu'un cauchemar, était pourtant bien la réalité de ce qui c'était passé ce jour-là. Après avoir était ramené chez elle, Angélica eut la fièvre pendant plusieurs jours, si bien que tout son entourage avait craint pour sa vie. Mais contre toute attente la petite fille qu'elle était avait surmonté la maladie, mais le chagrin lui était toujours bien présent dans son cœur. Maintenant à l'âge adulte elle se demandait toujours comme une mère pouvait abandonner son enfant ainsi. La rancœur qu'elle éprouvait encore vis-à-vis de cette femme même après temps d'année ne la quittait pas non plus, il fallait que cette femme s'explique. Vers le milieu de l'après-midi, le temps était couvert elle pouvait donc sortir sans mal. Quand elle arriva dans la cour d'un luxueux petit hôtel de Paris, elle se sentie plus déterminé que jamais, une domestique vient lui ouvrir la porte d'entrée en s'inclinant légèrement de elle, il était vrai qu'Angélica était vêtue comme une grande dame et de ce fait imposait le respect en un regard. La domestique l'étudia un moment du regard avant de dire :
-Bonjour Mademoiselle…
-Bonjour. Répondit Angélica en Français avec un grand sourire. –Je viens voir madame la comtesse.
La servante sembla un instant mal à l'aise et répondit : -Je suis navrée madame la comtesse ne reçoit pas aujourd'hui…
-Oh, je pense que madame fera une exception, pour moi aujourd'hui ! Coupa-t-elle fermement.
-Hum… commença la domestique peu sûr de la manière de procéder avec cette étrange inconnue à l'accent Italien. –Etes-vous, mademoiselle… une proche de madame la comtesse?
-On peut dire cela comme ça, alors vous m'annoncez auprès de votre maîtresse ou dois-je le faire moi-même ?! Demanda Angélica avec impatience.
-Veuillez me suivre je vous prie. Dit alors la domestique voyant que cette femme ne lui laissait pas le choix, elle amena l'étrangère au premier étage et fit signe Angélica d'attendre dans le couloir pendant que la domestique prévenait la comtesse de son arrivé. Angélica en profita pour regarder autour d'elle, cette résidence luxueuse, ses œuvres d'arts c'était bien là le goût de sa génitrice, elle sentit également l'odeur de cette femme dans la maison…
-Mademoiselle ? Appela la domestique en la sortant de ses pensées. –Madame la comtesse souhaite savoir qui demande à la rencontrer ?
-Madame la comtesse sait qui je suis. Répondit simplement Angélica, ne voulant pas se nommer et rester la plus discrète possible. –Maintenant excusez-moi… dit-elle en passant devant la domestique pour entrer dans le petit salon.
-Mais attendez… Dit la domestique affolée de cette initiative. –Je ne puis vous faire entrer ainsi…
Angélica se retourna vivement vers elle et lui ordonna sans détour : -Maintenant veuillez disposer ! J'ai à parler seule avec madame la comtesse. Et avant que la petite servante ne dise un mot de protestation elle lui claqua la porte au nez. Angélica n'avait que peu de temps devant elle, elle traversa alors le petit salon pour suivre l'odeur humaine de la comtesse qui la menait dans ce qui ressemblait à une bibliothèque, elle vit en entrant une dame assise dans un fauteuil de profil devant la cheminée un livre à la main. Elle prit le temps de la détailler de la tête aux pieds et oui le temps avait fait son œuvre cette femme devant Angélica était vieille mais on pouvait deviner que cette femme devait être belle dans sa jeunesse. Quand la comtesse remarqua sa présence dans la pièce elle tourna la tête vers elle et se figea presque instantanément devant l'apparition qui venait d'entrer. Les deux femmes se regardèrent un moment dans les yeux sans un mot. C'est Angélica qui rompit le silence en faisant quelques pas dans sa direction.
-Et bien signora, je suis bien aise de vous trouver ici après tout ce temps ! Avait-elle dit en Italien pour que la domestique qui elle le savait écoutait à la porte ne comprenne pas à leur échange.
La comtesse la regardait sans rien dire trop stupéfaite pour parler, au bout des quelques minutes elle sembla retrouver l'usage de la parole. –A qui ai-je l'honneur, jeune fille ? Car vous ne seriez être celle que je crois que vous êtes, si cette personne était encore de ce monde elle aurait 41 ans…
-Oui, madame c'est précisément mon âge. Répondit-elle avec douceur. –Je suis heureuse de constater que malgré tout vous vous souveniez encore de moi et m'avez reconnue, Mère ! Poursuivie Angélica en pesant sur le dernier mot.
-C'est impossible ! Trancha sa mère les yeux écarquillés, posant son livre sur la table à côté d'elle, choqués de voir son passé lui revenir en pleine figure !
-Impossible vous croyez ?
-Tu es morte, depuis des années…reprit sa mère comme pour elle-même.
-Touchez-moi mère ! Ordonna Angélica piquée au vif par ces mots, en saisissant la main vieillie de cette femme. –Je suis bien réelle !
-Comment ? Fut le seul mot qui vient aux lèvres de sa mère, qui contemplait le visage magnifique de sa fille qu'elle avait cru morte depuis des années. –Par quel maléfice tu es….
-Cela n'a aucune importance ! Répondit Angélica en lâchant sa main comme si elle s'y était brûlée ! –Ce qui l'est en revanche madame c'est qu'aujourd'hui je suis ici devant vous…
-Que viens-tu chercher ici après tout ce temps ? Demanda sombrement sa mère sans vouloir la regarder.
-Vous n'en avez pas une idée mère ? Je veux des réponses et il est plus facile de les avoir quand les personnes concernées vivent encore !
-Il est vrai que je te dois bien cela ma fille. Se résolue enfin à dire la comtesse en faisant signe à sa fille de s'assoir sur le fauteuil en face d'elle.
Angélica s'assit en face d'elle et la vieille dame reprit : -Ecoute tu vas tout savoir, car je vois en ta venue aussi surprenante soit-elle, une occasion d'enterrer ce passé qui m'est trop lourd une fois pour toute !
-Et de m'y enterrer avec par la même occasion, c'est ce que vous voulez dire ? Vous ne pouvez pas oublier votre passé mère, j'en suis la preuve vivante. Le passé comme la vérité sont comme le corps des noyés, il remonte toujours à la surface c'est une des lois de la nature. Répliqua Angélica avec cynisme.
-…Mais de tout évidence ces lois ne semblent pas te concerner. Fit remarquer sa mère en faisant référence aux traits si angélique, si jeune de sa fille qui ne correspondait pas à une femme d'une quarantaine d'années.
-Pourquoi m'avoir abandonnée de la sorte mère ? Demanda sa fille en ignorant sa précédente remarque.
-Avant toute chose…dit-elle après un long soupir. –Ce n'était pas contre toi ou ton frère, vous n'aviez rien à voir dans ma décision de partir.
La comtesse commença à lui expliquer le contexte difficile qui avait entouré la naissance Angélica et de son frère William. Elle était en ce temps-là mariée au comte de Verua, qui l'avait emmené avec lui à la cour de Savoie à Turin et dont elle avait eu quatre enfants. C'est là qu'elle avait connu, le duc de Savoie Victor Amédée II de Sardaigne (Le père d'Angélica) qui tomba follement amoureux d'elle vers 1688. Elle avait repoussé pendant longtemps ses avances avant de céder, trahie par sa famille et « encouragée » par Louis XIV, et de devenir sa maîtresse quasi-officielle. Alors qu'elle jouissait d'une position enviable et d'une réelle influence politique, elle se sentait prisonnière à Turin et n'était pas heureuse de sa vie. Alors elle organisa avec ses deux frères une évasion d'Italie rocambolesque le 4 octobre 1700 pour trouver refuge au tout début 1701 dans le couvent de sa tante. Depuis elle s'était remariée avec un homme qu'elle aimait et menait la vie qu'elle entendait sans rendre de compte à personne.
Après que la comtesse eut terminé son histoire, elle garda le silence observant le visage impassible de sa fille qui semblait ailleurs. En vérité cette histoire fit violement échos dans l'esprit d'Angélica, car à peu de détails près leur histoire de vie était la même. Elle qui s'était juré de ne pas ressembler à sa mère, se rendait compte qu'elles étaient pareilles.
-Comme tu me ressembles mon enfant…Finit par dire sa mère, comme si elle se parlait à elle-même. –Tu es encore plus belle que je l'étais.
-La beauté, ma mère c'est elle qui a été la cause de mon malheur comme du votre ! Répondit-elle d'un ton tranchant.
Sa mère fronça les sourcils, visiblement elle voulait sans doute demander à sa fille développer son commentaire, mais Angélica la coupa avant qu'elle ne put le formuler à voix haute :
-Pas de question madame, ma vie ne vous concerne en rien. Dit-elle froidement.
-Comme il te plaira Angélica…Répondit sa mère en prononçant pour la première fois son nom. –Mais je vois dans tes yeux que mon histoire ne semble pas te surprendre, dois-je comprendre que…
-Pas de question ! Insista Angélica en levant les yeux vers sa mère toujours aussi perspicace, aussi intelligente.
-Je vois… murmura sa mère. « L'histoire s'est répétée une fois de plus »comprit-elle en voyant la réaction de sa fille face à son discours.
Après un silence Angélica se leva en disant : -Je vous remercie de ces réponses madame, je ne désire pas en entendre d'avantage, vous avez choisi votre destin et je le comprends mais ce que je ne cautionne pas c'est qu'une mère abandonne ses enfants de cette manière. Je comprends que vous ne m'aimiez pas !
-Ai-je dis que je ne t'aimais pas Angélica ? Réagit sa mère comme touchée par ces paroles.
-Ce n'ai pas le cas ?! Dit Angélica faussement étonnée.
-Ma fille… Commença sa mère après une profonde inspiration.
-Quoi ?! Coupa Angélica sans la regarder.
-Je sais que tu m'en veux et je le comprends, je mérite ta colère, mais te voyant ici après tout ce temps… Je voudrais que tu acceptes le repentir d'une vieille femme, je ne puis revenir en arrière, après tout ce que je vous ai fait à ton frère et à toi… Et pourtant j'aimerais de tout cœur ton indulgence et ton pardon. Termina-t-elle d'une voix sincère.
Angélica qui lui tournait le dos, pivota alors vers elle qui était toujours assise dans son fauteuil et lui dit : -Pourquoi je vous pardonnerais ?
La veille dame se leva enfin mais difficilement de son siège et vient vers elle.
-Parce que la vie semble t'avoir vengé, ma fille, tu n'as plus besoin de moi… Tu as visiblement l'autonomie. Dit-elle en pointant du doigt la main gauche d'Angélica, où elle ne voyait pas d'alliance, donc pas de mari, et voyant les beaux atours de sa fille qui montraient qu'elle n'avait pas de problème d'argent, donc qu'elle était libre d'agir à sa guise. –C'est justement pour cela que ton cœur trouvera peut-être quelques raisons de me pardonner.
Puis sans un mot de plus sa mère lui prit la main et y glissa un objet avant d'ajouter : -Je ne pense pas que nous nous reverrons mon enfant.
-Non en effet. Confirma sa fille en sentant son cœur se serrer par tant d'émotions qui l'assaillir.
-Alors je te souhaite bonne chance, je remercie dieu d'avoir veillé sur toi comme il la fait. Au moins je t'aurais revue une dernière fois, je n'ai pas étais la mère que tu avais voulu, et j'en suis désolée…
A ces mots la comtesse serra sa fille dans ses bras, à la grande surprise de cette dernière, qui après comprit que ce serait le seul « je t'aime » qu'elle recevrait de cette femme.
-Que Dieu te garde mon enfant… Murmura sa mère en rompant leur étreinte. –Maintenant, vas !
-Adieux, maman… Souffla Angélica, retenant ses larmes et après un dernier regard sur sa mère s'en alla sans un mot.
De la fenêtre la comtesse regardait sa fille dans la cour qui partait, il lui semblait que les rôles étaient inversés aujourd'hui c'était sa fille qui partait pour toujours et elle qui restait. A cette pensée elle murmura : -Décidemment, ma fille quels sont les qualités et défauts que tu ne tiennes pas de moi !
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Point de vue de Démétri :
-Encore une fausse piste ! Rumina le traqueur Volturi. Des années de cherche et toujours rien. Cette maudite créature ne perdait rien pour attendre. Le garde avait parcouru toute l'Italie, il était allé au nouveau-monde, en France et dans d'autres pays et toujours rien aucune trace comme si elle avait complétement disparut de la surface de la Terre. Quelques fois par un heureux hasard il arrivait à sentir une piste, mais elle ne menait très souvent à rien. Il fallait qu'il attende qu'elle fasse un faux pas, mais il la savait prudente. Démétri redoutait par-dessus que les maîtres le rappel à Volterra et lui demande de rendre des comptes sur ses recherches infructueuses. Car cela était déjà arrivé, et les maîtres devenaient de plus en plus sévères aux vues des échecs répétés de leur meilleur pisteur. Démétri promettait milles souffrances à cette traîtresse. Maintenant avait une fois de plus reprit la route pour rentrer une nouvelle fois en Italie à la demande de maître Aro, quand il passa par Paris où il avait dut s'arrêter à cause du soleil. Il avait senti ce qu'il n'osait plus et n'aurais pas cru trouver ici. Sa délicieuse odeur. « Angélica » avait-il deviné tout de suite, le vampire végétarien avait dit vrai finalement, elle était bien en France ou du moins était passé par-là. Mais l'odeur était déjà en train de disparaître, il fallait donc suivre la piste maintenant. Enfin l'erreur qu'il attendait. Sans perdre un instant il se remit en chasse à la nuit tombée, cette fois elle ne lui échapperait pas.
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Point de vue extérieur : Année 1780 :
Cela faisait maintenant plusieurs années qu'Angélica était revenue vivre avec son ami Carlisle, même si cette dernière lui était revenue le cœur en mille morceaux de son voyage France. Avec patience il avait de nouveau réussi à lui redonner le sourire et le moral. Mais il sentait également qu'Angélica avait avec le temps pardonné à sa mère et elle gardait toujours avec elle le chapelet que sa mère lui avait donné et trois ans après cette dernière entrevue ils apprirent la mort de la comtesse.
Assis à son secrétaire, Carlisle étudiait les dernières découvertes médicales depuis plusieurs heures maintenant. Cela lui sera bien utile quand il se rendra à Yorktown, la guerre y faisant rage il fallait être prêt pour toute intervention. Quand tout à coup le vampire se raidit en entendant hurler à l'étage.
-AH!AH ! AH ! CARLISLE !
« Angélica » Reconnu-t-il la voix. Il se rua à l'étage quand il se sentit percuté de plein fouet par Angélica complétement paniquée.
-Carlisle… Il y a quelqu'un dans ma chambre. Dit-elle en se blottissant contre lui. –Allez voir je vous en prie…
-Angélica… commença doucement Carlisle.
-Allez voir ! Répéta-t-elle.
-Très bien. Céda le vampire. –Attendez-moi en bas.
Carlisle alla examiner la chambre de la jeune femme, et rien ni personne ne s'y trouvait comme elle l'affirmait. Il soupira, ce n'était pas la première fois que ce genre d'incident se produisait en effet cela faisait quelques années que ça avait commencé. Angélica se plaignait de voir une silhouette noire ou une ombre apparaitre dans sa chambre quand elle était seule dans la pièce. Au début Carlisle n'y prêtait pas vraiment attention, mais ce phénomène persistait toujours au point de la terrorisée comme aujourd'hui. Il la rejoignit dans le salon où il la trouva assise les genoux repliés contre sa poitrine, les yeux baissés vers le sol. Il s'approcha quand elle parla :
-Vous venez me dire qu'il n'y a personne n'est-ce pas ? Vous devez croire que je suis folle ?
-Bien sûr que non Angélica, vous savez bien que je ne penserais jamais cela de vous. La rassura-t-il.
-Je l'ai vraiment vu Carlisle, cette ombre, cette silhouette dans ma chambre, je lisais tranquillement sur mon lit quand elle est apparût dans le coin à côté de la fenêtre.
-Mais à quoi ressemble-t-elle ? Demanda le vampire qui essayait désespérément de comprendre.
-Une ombre vous dis-je, une silhouette d'homme, je ne peux en distinguer le visage. Je perds la tête Carlisle ! Termina-t-elle d'un ton fataliste.
-Mais bien sûr non, il doit y avoir une explication logique à tout cela. Tenta-t-il de la rassurer. –Allons venez avec moi, allons faire une promenade tous les deux. Proposa-t-il.
-Fort bien ! Dit simplement Angélica.
Quelques semaines plus tard, par une fin de soirée Angélica lisait tranquillement dans le salon, quand Carlisle rentra.
-A enfin ! Dit Angélica en le voyant arriver. –Je pensais que… Mais elle se tut en voyant qu'il y avait quelqu'un d'autre avec lui. Un grand homme se tenait derrière lui avec des cheveux châtains attachés en queue de cheval, modestement vêtu, il avait une allure de soldat. Angélica regarda de nouveau Carlisle attendant une explication sur cet étrange visiteur, quand l'inconnu parla :
-C'est ta femme, j'imagine ?! Demanda-t-il à Carlisle en la désignant de la main.
-Oh non, répondit aussitôt Carlisle -Cher Garrett je vous présente la signorina Angélica Di Rosebourg, une amie qui vit avec moi et qui partage mon régime alimentaire. –Angélica. Appela-t-il. –Permettez que je vous présente Garrett, un nomade que j'ai rencontré à Yorktown.
Angélica s'avança doucement vers eux, étudiant du regard le dénommé Garrett. Et dit poliment: -Enchanté monsieur.
-Italienne ! Comprit Garrett rien qu'en entendant l'accent dans sa jolie voix.
-Si ! Répondit Angélica. –Et vous Anglais ? Demanda-t-elle.
-Certainement pas ! Répondit le nomade comme choqué. –Américain s'il vous plait ! Corrigea-t-il.
-Oh, toutes mes excuses. Répondit Angélica avec un petit sourire moqueur.
-Les britanniques, je ne peux pas les voir, même en peinture. Dit-il puis en posant une main sur l'épaule de Carlisle, il précisa : -Excuse-moi l'ami, à part toi bien sûr.
Et oui Carlisle était bien un anglais, mais ce dernier ne s'offusqua pas de la remarque de l'autre.
-Carlisle, mon ami. Dit la jeune femme en le tirant vers elle. –Pouvons-nous causer une minute, excusez-nous monsieur Garrett. Rajouta-t-elle à son attention.
Ce dernier n'eut pas le temps de répondre que les deux vampires disparurent dans la pièce voisine.
-Je peux savoir pourquoi vous avez amené cet étranger ici ?! Demanda Angélica irritée d'être mise au pied du mur.
-Ne vous inquiétez dont pas Angélica. Répondit Carlisle. –Comme vous avez pu le constater il est vampire depuis peu. Et j'ai songé que lier connaissance avec d'autre nous ferait du bien à tous les deux… Il est un peu bourru je le reconnais mais vous verrez il est très sympathique.
-Je vois…Répondit Angélica en grinçant des dents. –Mais rassurez-moi il ne va tout de même pas s'installer ici ?!
-Juste quelques jours. Dit Carlisle avec un petit sourire gêné.
-Quelques jours ?! Répéta Angélica ahurie.
Trois semaines plus ce Garrett était toujours là, et une certaine tension était apparu entre l'Italienne et lui, du moment où le nomade avait appris qu'Angélica était « de sang royale » donc pour lui une royaliste, et du côté d'Angélica cet américain « Révolutionnaire » commençait à mettre ses nerfs à rudes épreuves avec ses idées idéalistes et surtout irréalisables. Elle avait appris que ce derniers avait été transformé par un vampire errant qui avait attaqué son groupe de soldat, que le vampire en question rassasier du sang de ses compagnons d'armes qu'il avait tué avec lui ne prit pas la peine de le vider lui entièrement de son sang, laissant involontairement le venin vampirique transformer l'humain qui gisait encore au sol dans la forêt. Mais cela arrivait assez souvent en temps de guerre, que des vampires soient créés involontairement. Le nomade qui ne pouvait lutter contre sa nature rebelle voulait partir encore et encore se battre pour son pays ! Admirable vraiment, mais il ne pouvait pas s'empêcher de parler constamment contre tous les pouvoirs en place. Angélica se moquait souvent de lui à ce sujet et elle lui apprit l'existence des Volturi, mais elle comme Carlisle se gardaient bien de préciser les avoir côtoyer par le passé.
-Tu verras Di Rosebourg, les français aussi ils vont y venir ! Expliqua Garrett qui marchait devant elle dans la forêt. Carlisle pensait que de leur proposer une petite promenade dans les bois loin de la maison leur permettraient de briser la glace entre eux une bonne fois pour toute. Car les deux vampires n'avaient de cesse de se quereller à longueur de journée.
-C'est plus fort que toi nomade, tu ne parles que de ça ! Lui reprocha-t-elle.
-La révolution gagnera la France aussi ce n'est qu'une question de temps ! Dit-il comme enflammé par ses propres paroles. –A bas les tirants !
-Mais certainement Garrett, comme ça ils mettront d'autres tirants à leur place, ils pilleront les monuments, burleront tout ce qui leur passeront sous les mains, tueront tout ceux qui ne penseront pas comme eux, ils saccageront tout et ils appelleront ça la république ! Conclue-t-elle joyeusement.
-Bien sûr, vous les royaliste cela ne vous dérange pas d'opprimer le peuple avec vos privilèges… Rétorqua-t-il d'un ton méprisant.
-Et vous les révolutionnaires ça ne vous pose pas de problème de conscience d'abattre et de saccager tout sur votre passage et de faire passer ça sur le nom de la république. Et après tu me dis que l'Amérique est le pays de la liberté, ne me fait pas rire.
-Tout à fait, l'Amérique est le pays de la liberté ! Dit-il convaincu.
-Sans rire, tu es vraiment naïf mon pauvre ami. La liberté pas pour tout le monde, et qu'est-ce que l'Amérique je te le demande un pays qui se bâti sur le génocide d'un peuple et sur l'esclavage d'un autre, non mais franchement bravo, le révolutionnaire. Ironisa-t-elle.
Sur ce dernier argument difficilement contestable le nomade ne savait que répondre.
-Et puis pourquoi perdre notre temps à nous quereller ainsi pour des problèmes de sociétés et de cultures humaines, Garrett ? demanda Angélica fatiguée de tout ceci.
-Oui, ben je vois qu'il est inutile d'en dire d'avantage. Grommela le nomade.
-Oh, mais qu'il est buté ! Ragea Angélica qui le devança et partie devant. –Puisque c'est comme ça nomade, restons-en là !
-Très bien votre Altesse ! Ironisa-t-il en mimant une révérence.
Et sur ces dernière paroles les deux vampires se séparaient, Angélica avait beau essayer de faire des efforts avec lui, lui de son côté préférait faire le dur d'oreille et le buté, et bien soit. Vraiment seul Carlisle semblait apprécier le nomade et Angélica désirait de tout cœur qu'il s'en aille. Garrett lui marcha jusqu'à un grand campement où il savait que le vampire végétarien qui aimait bien travaillait. Il voulait lui dire que c'était inutile d'essayer, une armistice, entre l'Italienne et lui, et qu'il allait donc reprendre sa route, mais avant qu'il ne trouve son ami un homme vient vers lui.
-Bien le bonjour nomade ! Le salua cet inconnu.
Garrett le dévisagea un moment avant de répondre : -un bon jour ça je ne suis pas sûr ! Répondit-il en continuant de dévisager son interlocuteur le nomade avait bien senti qu'il s'adressait à un vampire, mais celui était vêtu de curieuse manière, il portait un vêtement gris foncé avec quelques bordures qui lui donnait un air aristocrate « encore un » se dit-il alors. Puis il remarqua un collier avec ce qui ressemblait à un blason orné de la lettre « V » Sur l'instant cette lettre lui rappela quelque chose mais il ne savait dire quoi, alors il demanda : -Je peux savoir ce que voulais l'ami ?!
L'étrange vampire lui sourit et répondit : -Je suis à la recherche d'une veille amie, j'ai ouïe dire qu'elle vagabondait par ici ? Elle est à peu près de cette taille. Dit-il en indique gestuellement de sa main 1m70. –Pas désagréable à regarder. L'auriez-vous vu ?
-Oh, vous parlez de l'Italienne, Angélica ?! Comprit Garrett en voyant soudain les yeux du vampire en face de lui s'illuminer d'une étrange lueur.
-Celle-là même ! Confirma le vampire.
-Oui je viens de la quitter, elle est partie par-là ! Expliqua-t-il en lui montrant le chemin du bout du doigt.
-Je vous remercie, monsieur. Dit simplement le vampire tout sourire avant de disparaitre.
Garrett haussa les épaules puis continua sa route, quand soudain il eut comme un flash.
« Les Volturi, sont une famille très puissant, comme une famille royale et ils portent comme signe distinctif un collier représentant les armoiries de le clan en forme de « v »
Tels furent les mots d'Angélica, quand elle lui avait parlé de ces Volturi, alors le nomade se demanda soudainement si il ne venait pas là de commettre la pire des imprudences.
-Mon dieu ! Qu'ai-je fais ! Se dit-il horrifié de sa stupidité.
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Le traqueur couru à travers la forêt suivant avec ardeur la piste encore fraîche de sa proie. L'excitation de la chasse et l'espoir de mettre enfin la main sur elle après toutes ces années lui faisait oublier les précautions qu'il se devait de prendre face à un vampire doté d'un pouvoir comme le sien. Il n'avait maintenant plus qu'une idée en tête « l'attraper » coute que coute. Il sauta alors dans un arbre et huma l'air, c'était la première fois qu'il parvenait à ressentir d'une façon aussi nette l'odeur et l'aura de la fugitive. Démétri repéra sa proie en direction des montagnes, il se savait proche du but, reprenant sa traque de branches en branches, d'arbres en arbres il sentait sa confiance en lui et ses capacités encore inégalés de traqueur refaire surface en lui, enfin il allait l'avoir, cette peste allait lui payer cher ses années d'humiliations qu'il avait dû endurer auprès des maîtres et de la garde aux vus de ces échecs répéter dans la poursuite de l'Italienne.
Le vampire s'arrêta devant une rivière qui traversait les bois, bordé de rocher, idéale pour faire disparaitre ses traces, la lumière du jour passait par quelques interstices que formait les sapins tout autour de la rivière. Humant encore une fois le vent qui soufflait dans sa direction, la rosée du matin apporté un air de fraîcheur en plus de l'humidité constante du lieu, le ciel était voilé de ses nuages, se concentrant il ferma les yeux une seconde et après une inspiration les ouvris. Aussitôt la stupeur envahie ses traits parfaits, droit devant lui de l'autre côté de la rivière se trouvait celle qu'il cherchait depuis si longtemps. Il crut d'abord à une hallucination, mais la façon qu'elle avait de le toiser lui suffit à comprendre que ce n'en était pas une. C'était bien Angélica Di Rosebourg qui se tenait à quelques mètres de lui. Sortant de sa stupeur le traqueur reprit constance et salua la vampire d'une inclinaison de la tête, un bras derrière le dos.
-Principessa ! Dit-il d'un ton formel en la détaillant de la tête aux pieds, elle était vêtue comme un homme, bien que ses vêtements aient été adapté à sa taille de femme, elle portait une veste en velours sombre couleur prune, avec une chemise d'un blanc éclatant bordé de dentelle en dessous de son corsage noir avec un pantalon de la même couleur lacé sur les côtés, ainsi que des bottes en cuir noir montant jusqu'en dessous de ses genoux épousant la forme de ses jambes finement sculptés. A sa fine taille, une ceinture sur laquelle se trouvait un pistolet et enfin sur sa tête un chapeau tricorne feutré noir, ses longs cheveux bouclés tombant au bas de son dos étaient regroupés en une queue de cheval tenue par un simple ruban. Elle n'avait plus rien de la jeune femme que Démétri avait connu autrefois. L'homme se sentis malgré lui intimidé et impressionné par cette métamorphose flagrante. Il devait reconnaitre qu'elle n'avait rien perdue de sa superbe, bien au contraire.
Après un silence pesant il la vit bouger avec élégance, mais ses poings ganté restés serrés le long de son corps. Le garde resté surprit par l'intensité de son regard, aucune émotion sur son magnifique visage. Puis elle desserra les lèvres et d'une voix douce mais ferme elle répondit :
-Principessa… Cela fait bien longtemps que l'on ne m'a point appelé ainsi ! Et bien traqueur ça fait combien de temps ? Demanda-t-elle innocemment, sans même appeler le vampire par son prénom.
-Soixante ans chère mademoiselle Di Rosebourg…Répondit-il avec cynisme.
-Seulement! Soupira-t-elle. Ce n'est pas encore assez selon moi…
A quelques mètres plus loin derrière Démétri se cachait le nomade Garrett dans un sapin et observait la scène pas très loin de lui entre les deux vampires. Que diable cet homme pouvait bien vouloir à cette vampire, bien qu'il soit en désaccord avec elle, son instinct lui disait qu'elle était en danger, non pas que le nomade voulait jouer les preux chevaliers, mais il sentait la tension monter entre eux. Curieux comme il était, et rebelle face à toute forme d'autorité, il fallait qu'il guette, qu'il sache ce qui se tramait, pas loin de lui. Tendant l'oreille il écoutait leur conversation comme si il était à leur côté.
-Non immaginavo di trovarti qui ! Dit l'homme froidement.
-Perché sei venuto qui ?! Répondit Angélica sur le même ton.
Le nomade grogna de frustration, naturellement les deux vampires parlaient en Italien, il ne comprenait donc pas leur échange.
-Tu lo sai Angélica ! Dit calmement le traqueur. –Sono venuto per te !
Angélica, quant à elle tachait de rester calme face à lui. Elle savait qu'il venait pour elle, c'était évident. –Tu sembles Démétri caresser l'illusion que je vais te suivre avec le sourire…mais j'ai le regret de te faire savoir que je n'ai pas l'intention ou même l'envie de venir avec toi ! Expliqua-t-elle fermement.
L'Italienne voyait l'expression du traqueur se modifier signe qu'il perdait patience, comme si pour lui ce n'était qu'un caprice de petite fille. Angélica voulu alors le provoquer pour qu'il fasse un seul pas vers la rivière ou encore essaye de sauter au-dessus pour l'atteindre, c'est alors qu'elle pourrait le neutraliser le plus vite possible en se servant de son don, il fallait titiller l'arrogance du garde.
-…Tes yeux ! Remarqua enfin le vampire. –Ils sont…bredouilla-t-il ahuri de ne pas l'avoir vu plus tôt ! -As-tu été en contact avec ce vampire qui se dit végétarien ?! Carlisle Cullen !
-Je pourrais te répondre que cela ne te regarde pas traqueur ! Mais comme je n'ai rien à cacher je vais te dire ce que tu veux savoir… Il y a quelques jours j'ai en effet rencontré monsieur Cullen, une pure question de providence car je ne l'avais point revu depuis son départ d'Italie. Il m'a fait part de cette visite que toi-même et Félix lui avait rendu il y a quelques années. Et je peux t'assurer qu'il n'est en rien mêlé à mon choix de régime alimentaire ou encore à ma décision de vous quitter ! Jamais je ne l'aurais mis en danger de la sorte ! Et tu le sais !
C'était évidemment un énorme mensonge, mais fallait être convainquent pour mettre Carlisle hors de cause. Le garde semblait perplexe.
-Comment savoir si tu dis la vérité, traîtresse ! Lâcha-t-il avec mépris.
-Pauvre petit, cela m'est égale si tu ne crois pas ce que je te dis ! Répliqua-t-elle encore une fois sur le même ton que lui avant de rire.
-Je peux savoir ce qui t'amuse ?! Demanda-t-il agacé.
-Toi ! Très sincèrement j'ai beaucoup de mal à comprendre ce que l'on me reproche. Dit-elle calmement. -Tu ne sembles pas comprendre que si tu tiens tant que cela à me ramener à tes maîtres tu devras d'abord me tuer !
Garrett toujours dans son arbre commençait à se poser sérieusement des questions sur la suite des évènements, devait-il intervenir ou non ?
-Aro, non sarà molto contento che ti uccido ! Lui répondit le vampire d'une voix sombre.
Encore une fois il ne comprenait rien à ce qu'ils disaient. Ce qui rendait le choix plus difficile.
A l'entente de ce nom les traits d'ange de l'Italienne se firent plus durs. –Va-t'en Démétri, tant que je te le permets encore ! Menaça-t-elle.
-Oh, C'est une menace ? Renvoya-le vampire avec arrogance, puis il avança d'un pas et le bout de son pied toucha l'eau de la rivière.
-Un conseil d'amie je dirais ! Rectifia Angélica en levant lentement le bras droit devant elle le poing serré avec un petit sourire aux lèvres.
-Assez ! Le jeu a assez duré maintenant c'est fini tu vas….
-C'est fini en effet… murmura-t-elle en écartent les doigts de sa main, c'est alors qu'un jais de glace se forma au-dessus de la rivière en se propulsant à vitesse fulgurante droit sur leVolturi, emprisonnent sa jambe pour ensuite atteindre le bas de son torse et ses avant-bras. Incapable de s'en libérer cette glace collait à lui comme le coquillage sur son rocher. Le traqueur choqué de s'être fait avoir aussi facilement, grognait de rage. Sifflait contre la vampire qui s'approchait lui en marchant sur la passerelle de glace formée sur la rivière.
-Quelle stupidité Démétri… Commença Angélica. –Tu es d'une prétention, dis-moi tu as réellement cru que tu pourrais t'en prendre à moi tout seul ? Et oui je suis plus forte que tu semblais le croire, autrement tu ne t'aurais pas fait avoir comme simple un novice. Dit-elle en se riant de lui.
-Angélica…Commença le garde en mauvaise posture, mais elle le coupa sèchement.
-Que devrai-je faire de toi, traqueur ? As-tu seulement conscience que je pourrais te tuer, et enfin avoir la paix ?! Expliqua-t-elle en agrippant la mâchoire du vampire de sa main droite, laissant un gel glacial s'échapper de sa main empêchant ce dernier de parler. –Mais, je ne suis pas du genre à tuer pour le plaisir et je ne vais certainement pas faire cette joie à tes maîtres qui seraient ravis de se servir de ta mort contre moi…Alors voilà ce que tu vas faire, écoute bien traqueur ! –Tu vas rentrer chez toi et transmettre un message… Si à l'avenir je te trouve encore, toi ou un autre sur mon chemin…je serais sans pitié, je ne fais pas partie de votre clan et j'entends vivre mon éternité comme je l'aurais décidé ! Est-ce bien clair comme ça !
Angélica retira sa main du visage de Démétri et commença à se reculer lentement sans perdre le vampire encore prit dans la glace des yeux. Garrett qui n'avait rien perdu de la scène était abasourdi par ce qu'il venait de voir. Alors comme ça elle avait un don, même Carlisle ne lui en avait pas parlé. C'était très impressionnant et il était ravi de ne pas être dans la position du traqueur. Il vit ensuite Angélica tourner le dos au vampire pour reprendre calmement sa route, quand soudain le nomade vit ce dernier fou de rage réussir à se dégager de l'emprise de la glace prêt à reprendre sa traque. C'est alors que sans réfléchir Garrett sauta de sa branche et à une vitesse folle rattrapa le traqueur et à l'instant où celui-ci se retourna pour faire face au vampire qu'il avait senti soudainement arrivé de nulle part, le nomade lui porta un violent coup à tête qui le fit s'écrouler au sol dans un bruit sourd laissant apparaitre une fissure béante sur son crâne. Angélica qui s'était retournée également en sentant Garrett approcher le regardait l'air plus que surprit par ce qu'il venait de faire. Puis le vampire abandonna le corps encore inerte du Volturi et couru rejoindre la vampire, arrivé à sa hauteur il lui agrippa le poignet pour qu'elle le suive.
-Tu l'as tué ? Demanda-t-elle en ne voyant pas Démétri faire le moindre mouvement.
-Non, je l'ai seulement assommé. Répondit-il avec empressement. -Maintenant Di Rosebourg vient avec moi, quand la fissure sa tête va se refermer il va se relever et surtout se souvenir de qui lui a fait ça ! Aller vient !
Sans un mot de plus les deux vampires prirent la fuite. Angélica toujours agrippé par Garett le suivait, tracent les bois en longent la rivière.
-Où m'emmènes-tu ? Demanda la vampire.
-Tais-toi, je connais une cachette où il ne nous trouvera pas !
Ils arrivèrent au bout de la rivière au sommet de la cascade et sautèrent pour atteindre la rive d'en bas, c'est alors que Garrett fit passer Angélica derrière la cascade en longent la paroi en pierre.
-Continue encore un peu et tu verras une ouverture dans la roche. Lui indiqua le nomade derrière elle.
Arrivé à l'étroite ouverture elle se glissa à l'intérieur suivi de près par Garrett qui lui avait un peu plus de mal à entrer, dans un espace restreint mais suffisamment grand pour deux. Les deux vampires avaient de l'eau jusqu'aux bassins, l'humidité des lieux faisait perler des gouttes d'eau sur la roche, l'endroit était totalement plongé dans la pénombre mais ce n'était pas un problème pour des vampires qui voyaient aussi bien qu'en plein jour. Ils entendirent des bruits de pas frénétique venant de l'extérieur c'était sans doute Démétri qui les cherchait, il lui avait en effet pas fallu longtemps pour se relever du coup de Garrett.
-Comment connais-tu cette cachette ? Demanda Angélica.
-Quand j'étais encore humain ces caches nous servaient à nous cacher des tuniques rouges, ça nous a sauvé la vie plus d'une fois… et comme l'eau efface les traces, aussi grand traqueur que soit ce vampire il ne nous trouvera pas ici ! Dit-il visiblement sûr de lui.
-Je vois ! Répondit seulement Angélica les bras croisés contre sa poitrine.
-Juste une question Di Rosebourg… Commença Garrett. –Qu'est-ce que ce type te voulait ?!
-Ce ne sont pas tes affaires n'est-ce pas Garrett ?! Dit-elle d'une voix agacée avec son accent italien.
-Je t'ai tout de même aidé sur ce coup, là ! Lui fit remarquer le nomade.
-Mais je ne t'ai rien demandé moi ! Rétorqua la vampire. –Je contrôlais la situation…
-Au début peut-être mais après…
-Et je peux savoir pourquoi tu t'en es mêlé ? Demanda-t-elle avec agacement.
-Sa t'arracherais ta langue de royaliste de juste me dire merci ? Lui reprocha Garrett.
-…Merci Garrett. Dit à contre cœur la vampire après une hésitation.
-Ouais bon, ça ira. Tu aurais peut-être dut le tuer tu sais ?!
-Non, même si tu peux me croire cela ne m'aurait pas posé problème de lui arracher la tête.
-S'il te plaît, dis-moi c'est quoi l'histoire avec les Volturi ? Insista encore Garrett.
Après un soupir elle commença à parler : -Alors voilà pour simplifier, il y a quelques années j'ai fuie leur clan, car je voulais changer de vie et ce contre la volonté des trois dirigeants du clan, mais on ne tourne pas le dos aux Volturi sans conséquences, et depuis ils me traquent car pour eux j'ai…
-T'as déserté ! Termina Garrett.
-On peut dire cela comme ça, oui ! Pour le moment ils n'ont pas vraiment de motifs pour m'arrêter, car je n'ai jamais fait allégeance aux Volturi, comme je n'ai jamais enfreint les lois les plus sacrées de notre monde. –Mais si je tuais le meilleur pisteur de leur clan cela leur donnerai une raison de s'en prendre à moi.
-Mais comment pourraient-ils savoir que c'est toi ? Demanda Garrett.
- Crois-moi ils le seraient. Mais toi pourquoi tu m'as aidé Garrett ?
-En fait pour tout te dire c'est moi qui l'ai sans le vouloir mener à toi, il est venu à moi me poser des questions et sans réfléchir je lui ai dit ce qu'il voulait savoir ce n'est que quand j'ai remarqué son collier que j'ai fait le rapprochement. Excuse moi j'ai été idiot.
-Oh, je suis touché mon cher, je compte tant que cela pour toi ? Dit-elle avec un léger rire.
-Te donne pas autant d'importance Di Rosebourg ! Je préfère me dire que je me révolte contre l'autorité de ces tirants et leur système monarchique…
-Si tu le dis… Dit Angélica peu convaincue.
-Que vas-tu faire maintenant, retourneras-tu chez Carlisle ? Lui demanda le nomade.
-Malheureusement je pense qu'aux vues de ces nouvelles circonstances, je vais devoir le quitter et continuer ma route seule, c'est maintenant trop dangereux pour moi comme pour lui de voyager ensemble.
-Alors où vas-tu aller ?
-Je l'ignore. Et toi tu sais où tu vas aller ?
-Je pensais partir vers le nord le climat y est plus clément pour nous autres. Répondit le nomade, il sembla hésiter un moment mais il finit par dire : -Ecoute Di Rosebourg même si on a eu des engueulades, et malgré la différence fondamentale de notre visions des choses, je pense qu'ensemble on aura plus de chance de s'en tirer, alors si ça te dit au lieu de se séparer, on a qu'à partir du même côté ? Proposa-t-il.
-Vraiment ? ! Lâcha Angélica ahurie. –Merci de la proposition Garrett, mais juste une chose, tu m'as aidé alors dois-je en conclure que nous sommes amis maintenant ?
-Amis ?… Je ne sais pas encore, mais partenaire…Dit-il en tendant la main vers elle qui lui tendit aussitôt la sienne avec un sourire. Puis ils se serrèrent la main en signe d'armistice entre eux. –Partenaires ça c'est sûr ! Confirma Garrett. –Alors l'Italienne, tu viens avec moi ?
-…Oui, Garrett j'en suis ! Répondit-t-elle. –Je pense qu'on peut sortir, il doit être partir maintenant.
-Ah ben enfin. Répondit-il en brisant leur poigné de main. –J'ai de l'eau jusqu'aux attributs, j'en ai ma claque.
Angélica resta immobile devant lui, cet homme avait une façon de s'exprimer déconcertante.
-Tu as vraiment un langage de rufian Garrett, il va falloir qu'on travaille là-dessus parce que là c'est ni fait ni à faire.
-Ah, les femmes….Soupira Garrett.
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Voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous a plût. Rendez-vous dans le chapitre suivant où j'ai à l'esprit une idée complétement cinglée, mais ça je vous laisserais en juger. A bientôt.
Pour le moment je vous mets la traduction du dialogue en Italien entre Angélica et Démétri :
D-Je n'imaginais pas te trouver ici !
A-Pourquoi es-tu venu ici ?
D-Tu le sais Angélica, je suis venu pour toi !
D-Aro ne sera pas très content que je te tue !
