Bonjour à tous, je vous retrouve avec le chapitre 3, j'espère qu'il vous plaira. Avant, je tiens à remercier personnellement « amooureuse » « lola vegas » et « CL » pour leur reviews. Qui m'ont motivée à bloque pour finir ce nouveau chapitre. La puissance d'une review est impressionnante… Et je remercier aussi tous les autres qui la suivent. Bonne lecture.

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Point de vue extérieur : ( Volterra )

Le traqueur restait immobile devant les trônes de ses maîtres. Aro venait de lâcher sa main, et avait par conséquent vu le lamentable échec de Démétri, qui si proche du but s'était fait prendre à son propre piège. Aro afficha d'abord une mine perplexe en évaluent dans son esprit ce qu'il venait de voir, avant que ses lèvres ne s'étirent en un sourire discret. Il retourna s'asseoir avant de parler :

-Et bien, Démétri, nous avons bien failli te perdre.

-En effet, mon seigneur. Répondit celui-ci bien mal à l'aise de devoir le reconnaître devant eux.

-Alors où est-elle ?! Demanda Caïus d'une voix froide et sombre.

-Notre Angélica se trouve ou plutôt se trouvait…Rectifia Aro de sa voix calme. –En Amérique, car maintenant qu'elle se sait découverte elle a sans aucun doute déjà changé d'endroit, elle est…très prudente. Expliqua-t-il non sans une légère frustration dans sa voix.

-Pourtant cette prudence n'a pas empêché Démétri de la retrouver. Précisa Caïus.

-Certes, mais cependant il fut incapable de la ramener à la maison. Ajouta Aro, avec une teinte de reproche.

Démétri lui écoutait leur conversation sans un mot, trop humilié par son échec, et touché dans sa fierté. Il s'était laissé avoir avec une telle facilité qu'il avait encore du mal à y croire. Aro quant à lui, n'écoutait que d'une oreille ce que lui disait Caïus, son esprit semblait prit dans une rêverie qui au fil des dernières années était devenue une habitude chez lui. Il pensait à ce qu'il avait vu dans l'esprit du traqueur, quel ne fut pas sa surprise de voir un tel changement chez son Angélica, son don s'était largement développé avec le temps, son apparence était différente et surtout son regard, autrefois si doux avait aujourd'hui une expression plus dure et laissait entrevoir une détermination sans faille. Bien qu'il en fût très impressionné le roi n'en montra rien. Mais un autre détail l'avait déstabilisé…ses yeux. Ses prunelles qui étaient d'un pourpre sombre sublime avaient pris une teinte or foncé, signe qu'elle avait changé de régime alimentaire. Aro savait également par Démétri qu'Angélica avait avoué avoir vue Carlisle, ce qui voulait dire que son vieil ami n'avait pas voulu signaler cette visite, donc qu'il la protégeait un minimum. Un autre détail, mais qui cette fois ne le perturbait pas au contraire, il aurait pu en être furieux, mais non, il appréciait trop Carlisle pour lui en vouloir d'avoir gardé cette entrevue secrète. Il se disait même que cela pourrait lui être utile, il réfléchit alors à une autre manière de tirer profit de cet élément, si Angélica prenait le risque de garder contact avec Carlisle cela voudrait dire qu'elle reviendra le voir, il faudra donc garder ce vampire sous surveillance. Un jour le piège se refermerait.

-Je recommande de lancer un avis de recherche et d'arrêt à son encontre, nous ne pouvons plus garder cette affaire secrète, que tout vampire nomade ou faisant parti d'un clan ayant vu ou entendu parler d'elle, nous le fasse savoir ! Expliqua Caïus. –Ne lui laissons aucune possibilité de refuge ou d'échappatoire.

-Je suis d'accord. Dit Aro en acquiesçant à cette idée.

Marcus, lui pour seule réponse soupira. Il avait un avis bien à lui sur la question et bien qu'Aro le connaisse il décida de l'ignorer.

Démétri, en ce qui le concerne rageait intérieurement de voir « cette affaire » lui échapper et devenir publique, maintenant il en ferait une affaire personnelle, sa réputation de meilleur traqueur était en jeu, désormais. Puis Aro posa son regard sur lui et dit :

-Tu reprendras tes recherches, mais Félix se joindra à toi, dans cette délicate entreprise…

-Cela ne sera pas…Ne put s'empêcher de dire Démétri avant qu'Aro lui lance un regard qui le fit taire instantanément

-Je l'exige ! Dois-je rappeler à ta mémoire qu'elle est bien plus forte que toi désormais ! A l'avenir je te conseil d'être moins sûr de toi, que cela ne te desserve pas une nouvelle fois !

Le ton du maître était sans appel si bien que le traqueur ne pouvait que s'incliner devant sa volonté.

-A vos ordres, maître. Dit respectueusement Démétri, sachant qu'il était inutile de défier les maîtres et encore moins Aro.

-Et une dernière chose. Dit celui-ci. –William viendra avec vous, toi et Félix le formeraient à utiliser son don sur le terrain.

Démétri inclina seulement la tête pour acquiescer, voyant là une punition aux vus de ses échecs répétés dans sa mission. Il aurait volontiers tué Angélica de ses mains mais malheureusement, il la fallait vivante.

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William restait devant sa fenêtre à regarder le paysage qu'il connaissait maintenant si bien, avec un air absent. C'est alors qu'il sentit deux bras lui enlacer la taille, une fine forme de femme se pressent contre son dos. A ce geste tendre il pensa aussitôt à sa sœur qui avait pour habitude de faire cela quand il n'était pas bien.

-William, mon cher ? Appela la douce voix de Corin. – Quelque chose te trouble ?

-Rien de grave. Répondit-il dans un soupir et se retournant vers elle. –Les maîtres souhaitent que j'accompagne Démétri et Félix dans leur mission.

-Je vois. Dit Corin déçue qu'il doive partir. –Pour les aider à retrouver ta sœur ? Devina-t-elle sans surprise.

-En effet ! Répondit simplement William. A la vérité il n'aimait pas qu'on aborde ce sujet et Corin le savait très bien. Elle avait rarement vue un sourire sur les lèvres de cet homme qu'elle aimait depuis des années. Elle avait naïvement pensé qu'elle pourrait remplacer le vide que sa sœur avait laissé dans son cœur. Corin savait aussi que William ne l'aimait pas autant qu'elle et la vampire l'avait accepté, mais de le savoir dehors en mission pour retrouver sa sœur l'inquiétait au plus haut point.

-Cela veut dire que tu pourrais partir pour quelques années ?

William ne répondit pas, pour seule réponse il embrassa tendrement sa compagne avant de partir de ses appartements. Corin soupira en le voyant partir, elle alla s'asseoir dans le bureau de son amant dans la pièce à côté, malgré son absence, l'ombre d'Angélica était toujours entre eux quand bien même, elle utilisait son don sur lui pour qu'il se sente heureux de cette vie et alléger sa mélancolie et sa peine. La vampire leva les yeux sur le bureau et vit un cadre en bois finement orné, avec pour portrait peint en son centre celui d'une femme. « Encore elle » Pensa Corin en sentant la colère, mêlé à sa jalousie envers cette femme, monter en elle. En contemplant le visage magnifique d'Angélica, ses yeux semblaient regarder fixement Corin, avec une expression douce émanant de ce portrait. « Il t'aime plus que moi » Pensa encore Corin. Puis elle finit par s'adresser au portrait, comme si elle pouvait parler à Angélica à travers lui.

-Pourquoi faut-il que tu gardes toujours tout son amour pour toi seule !? Demanda Corin avant de prendre le portrait et de le mettre, la face contre le bureau, ne supportant plus de la voir. –Par les tout dieux…murmura-t-elle tout bas. –Faites qu'elle meure !

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Quand Carlisle rentra à la maison ce soir-là pour la première fois il n'entendit point de querelles ou d'éclat de voix venant de l'intérieur et c'était chose étonnante, Angélica et Garrett avaient-ils trouvé un terrain d'entente finalement ? Puis en allant dans le salon, l'Anglais trouva les deux vampires assis calmement dans leur fauteuil comme si ils attendaient son retour, Carlisle remarqua également deux malles de voyage dans le coin à droite de l'entrée du salon. C'est en voyant l'air interrogateur de son vieil ami, qu'Angélica se leva et vint vers lui.

-Mon ami, venez avec moi, il faut que je vous parle. Dit-elle en prenant sa main pour qu'il la suive sur le perron à l'extérieur. Carlisle eut un mauvais pressentiment en voyant la mine grave d'Angélica, une fois dehors il lui posa la question :

-Que se passe-t-il ?

Après un silence son amie lui répondit : -Il faut que je m'en aille Carlisle.

Bien qu'il ait dû s'y attendre un jour ou l'autre cette nouvelle lui fit l'effet d'une bombe.

-Mais…pourquoi donc ? Furent les seuls mots qui lui vinrent aux lèvres.

-Pardonnez-moi de vous annoncer cela de cette façon, mais aujourd'hui j'ai eus la surprise d'un visiteur indésirable.

Sans attendre davantage elle lui raconta cette désagréable journée, pour arriver à sa décision de partir avec Garrett, Carlisle fut toute fois heureux de savoir que le nomade partait avec elle, mais il sentait également une profonde tristesse de la voir partir aussi vite. Mais encore une fois, il comprenait qu'il ne s'agissait pas que d'elle dans cette histoire, il était vrai que si elle ne partait pas maintenant il serait lui aussi en danger, si cela n'était déjà pas le cas. Le docteur devait se faire une raison et la laisser partir. Leur vie ensemble était terminée.

-J'aurai tant voulu que cela se passe autrement mon ami. Dit-elle attristée.

-Et moi donc, ma chère Angélica, mais nous savions que cela arriverai, même si la vie que nous avons eu ici n'a pas toujours été des plus divertissante pour une jeune femme je rends grâce à dieu de nous avoir accordé autant d'années. Merci d'être resté vivre avec moi aussi longtemps…

-Je vous en prie Carlisle, c'est moi qui ne pourrais jamais assez, vous remercier de tout ce que vous avez fait pour moi. C'est grâce à vous que je peux enfin vivre ma vie comme je l'entends et nous nous reverrons j'en suis certaine.

-Moi aussi. Répondit Carlisle qui sourit enfin. –Quand partez-vous ?

-Dès ce soir !

Sans en ajouter davantage Angélica serra Carlisle dans ses bras, qui lui rendit son étreinte avec force.

-Comme vous allez me manquer Angélica. Murmura le vampire.

-Vous aussi, prenez soin de vous mon ami.

-Où allez-vous aller ? Demanda-t-il.

-Il est mieux que vous n'en sachiez rien. Expliqua-t-elle en brisant leur étreinte.

-C'est vrai. Reconnut-il. –Mais de grâce faîtes-moi savoir que vous allez bien, quand vous le pourrez. Vous savez que je suis de nature inquiet.

-Je vous le promets Carlisle.

-Bon, les enfants ! Intervient Garrett qui sortait de la maison avec les deux malles dans les mains. –Angélica il est temps de prendre la route. Lui rappela-t-il.

-J'arrive Garrett. Répondit-elle en souriant à Carlisle avant de rentrer à l'intérieur chercher ses dernières affaires.

Garrett lui posa les malles sur le perron avant de dire : -Diable, pourquoi les femmes ont-elles toujours besoin d'emporter toute leur chambre dans leurs bagages ? Plaisanta-t-il, mais en voyant le regard triste de Carlisle il se ressaisit et lui dit en passant une main sur son épaule. –Ne t'inquiète dont pas l'ami je veillerai sur ta princesse… Mais je t'en prie ne lui répète surtout pas.

-Je sais que tu prendras soin d'elle Garrett, mais sache que malgré sa force, émotionnellement elle est fragile. Ne l'a contrarie pas inutilement.

-Ça risque d'être difficile, mais je vais essayer. Ne t'angoisse pas il ne lui arrivera rien. Assura-t-il.

Sur ces derniers mots Angélica revint avec son manteau sur le dos, chapeau sur la tête. Prête à partir.

-Alors votre Altesse, on peut y aller ? Demanda-t-il avec un ton humoristique.

-Oui je suis prête Garrett.

Angélica dit une dernière fois au revoir à son ami, et partie avec Garrett dans la nuit vers les terres du Canada .

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Angélica nota une grande différence entre la vie de nomade avec Garrett et celle qu'elle avait avec Carlisle. Elle devait admettre que la façon de vivre du nomade lui convenait bien mieux que de rester constamment à la maison comme elle l'avait fait avant. Avec Garrett, ils louaient des chambres dans des auberges ici et là, plus pour elle que pour le nomade. Se faisant passer pour des cousins, devant les humains trop curieux. Ils passaient le plus clair de leur temps dehors ou à voyager au bout d'un moment une certaine complicité s'était installée entre eux, aussi différent étaient-ils les deux vampires avaient un point commun qui les réunissait, un besoin désespéré de liberté. Mais la liberté à un prix et cela Angélica le comprenait mieux que quiconque. Bien qu'elle avait encore de quoi tenir plusieurs années ses finances commençaient à approcher de la limite qui pour elle était celle de l'acceptable pour assurer son train de vie. Un matin elle aborda le sujet avec Garrett. Ils avaient profité d'un ciel particulièrement nuageux pour sortir en forêt.

-Tu sais Garrett, il faudrait penser à un moyen de remplir le portefeuille…

-Si déjà tu arrêtais un peu de dépenser sans compter pour tes tenues de luxe pas très discrètes, tu n'aurais pas à te soucier de cela. Lui fit remarquer son compagnon de voyage.

-Excuse-moi cher ami, mais ce n'est pas parce que je voyage en nomade que cela veut dire que je dois me vêtir comme une gueuse. Rétorqua-t-elle.

-Et bien ça ne te ferait pas de mal, princesse ! Rajouta Garrett.

-Allons, tu es bien content que j'ai de l'agent toi aussi. Lui fit remarquer à son tour Angélica. –Alors comment fait-on ?

-Tu dois bien le savoir, non ? Rétorqua Garrett. –Vous les nobles, vous avez l'art et la manière de voler les paysans…

-Garrett ! Dit plus fermement Angélica mécontente. –Arrête ton numéro de théâtre un instant. Je te parle sérieusement, ce n'est pas comme si l'argent tombait du ciel !

Sur ces derniers mots, ils entendirent venir par le nord, une étrange calèche tirée par plusieurs chevaux, cette calèche passa su le sentier en contre-bas d'où les deux vampires se tenaient.

-C'est un convoi, qui transporte l'argent des banques vu comme cette calèche est conçu. Expliqua Garrett. –Dis-moi, dieu doit bien t'aimer pour répondre à tes demandes aussi vite.

Angélica étudia un moment son compagnon de route du regarde avant de répondre :

-Attend, tu n'envisages pas sérieusement d'attaquer ce convoi ? Demanda-t-elle en comprenant l'idée dans les yeux du nomade.

-Et pourquoi non ? C'est bien toi qui dit que nous avons besoin d'argent ? Alors quand l'argent vient à nous il ne faut pas s'en priver. Aller vient le diner est servi. Clama-t-il joyeusement, et avant qu'elle ne réponde il partit dans la direction du convoi.

Angélica elle, soupira : -Et après c'est les nobles les voleurs, je rêve…

En amassant le butin, une fois s'être rassasié du sang des soldats en charge du convoi, Garrett lui prenait ce qu'il pouvait trouver d'intéressant sur les morts avant de les regrouper dans la calèche et d'y mettre le feu. Angélica quant à elle au lieu de se nourrir du sang des chevaux comme s'y était attendu Garrett, n'avait pas hésité à se nourrir du sang des gardes avec lui, démontrant ainsi qu'elle avait décidé de reprendre son ancien régime alimentaire. Elle se gardait bien de le dire mais ce cambriolage improvisé, et l'excitation que cela lui avait procurée sur le moment et le gout du sang humain dans sa bouche lui donna la sensation d'être de nouveau vivante, d'être libre. C'était une sensation délicieuse. Bien sûr pour des humains cette scène macabre aurait provoquée l'horreur, l'indignation devant ce crime abjecte, mais il faut savoir que pour des vampires c'est une chose tout à fait normale, banale même, c'est dans leur nature de prendre la vie des autres pour prolonger la leur. Bien qu'Angélica n'aime pas tuer, et n'y prend aucun plaisir à le faire comme certains vampires. Elle le faisait car c'était nécessaire pour survivre.

-Alors comme ça tu reprends les vieilles habitudes Di Rosebourg ? Lui lança Garrett.

-Et oui, comme tu as pu le constater. Répondit-elle avec détachement.

-Moi qui croyais que tu étais comme Carlisle, décidément tu me surprendras toujours.

-Non je ne suis pas comme Carlisle, je m'adapte seulement aux nouvelles circonstances, avec le sang humain je n'ai pas besoin de me nourrir aussi souvent que je devais le faire avec le sang animal. Même si ce régime alimentaire m'a apporté une grande maitrise de moi-même et de ma soif de sang. Expliqua-t-elle.

-C'est ce que j'ai pu voir. Dit Garrett. –Je t'avoue que cela m'impressionne, bon maintenant ramenons le butin à la maison.

Au moment de prendre la route du retour, le vent apporta avec lui une étrange odeur qui chatouilla l'odorat de la jeune femme, Garrett lui ne semblait pas y avoir prêté attention et parti devant. Angélica se redressa et huma une nouvelle fois l'air pour être sûr, et là pas de doute possible c'était bien une odeur humaine. Pourtant il lui semblait bien avoir éliminé tous les soldats du convoi. Elle suivi donc la direction de cette odeur qui l'intriguait car elle était légèrement différente de toute autre odeur qu'elle avait pu sentir jusqu'là. Angélica s'enfonça encore plus dans la forêt quand son ouille capta des battements de cœur saccadés et une respiration irrégulière. Elle écarta des branchages devant elle et aperçue une petite silhouette courir à toutes jambes devant elle, comme si cet humain avait compris qu'elle l'avait repéré. C'est à ce moment qu'elle le prit en chasse en sautant dans les arbres, de branche en branche, elle le rattrapa aisément. Elle bondit non loin de lui sans qu'il la voit, mais avant qu'elle ne lui mette la main dessus elle entendit le petit humain hurler de douleur en tombant à terre, arrêtant ainsi sa course à travers la forêt. En s'arrêtant elle qu'il venait de se prendre la jambe dans un piège de chasseur. L'odeur du sang lui monta aussitôt au nez, mais comme elle s'était déjà rassasié un peu avant elle fut capable d'y résister. En l'observant plus attentivement elle remarqua que cet enfant, car s'en était bien un ne devait pas avoir plus de dix ans et surtout il était Indien. Angélica se figea sur place comme une statue, lui leva les yeux grands ouverts vers elle, gémissant tenant sa petite jambe entre ses mains, il n'avait pas assez de force pour ouvrir le piège et se libérer lui-même. Alors Angélica s'approcha lentement de lui, qui paniqué agitait un bras en prononçant des paroles incompréhensibles pour l'Italienne, mais geste semblait lui dire « va-t'en ».

-Ne craint rien… Lui dit alors Angélica d'une voix la plus douce possible pour ne pas l'effrayer d'avantage. –Laisse-moi t'aider.

L'enfant qui ne comprenait évidemment rien à ses mots, continua de s'agiter ignorant sa blessure qui s'aggravait davantage à mesure qu'il remuait comme un possédé. Alors Angélica n'attendit pas une minutes de plus pour qu'il se calme et posa un genou à terre et attrapa les mâchoires du piège à loup et les écarta jusqu'à casser le piège en deux. A cet instant le petit Indien n'osa plus bouger et la regarda bêtement l'air de se demander comment avait-elle pu faire cela. Aussitôt sa jambe ensanglantée dégagée, Angélica le prit dans ses bras avec précaution, alors le petit sembla reprendre vie et de ses mains libres la frappa avec ses poings sur la poitrine, en reprenant de plus bel son charabia de parole en indien. Angélica elle souffla de lassitude, ne sentant absolument rien des coups que l'enfant tentait vainement de lui porter.

-Tu as une manière originale de remercier les gens qui t'aide petit… Lâcha-t-elle blazer.

Elle emmena ce petit démon jusqu'à la rivière et le posa par terre, comme il sembla s'être calmé et enfin comprendre qu'elle essayait de l'aider il ne bougeait plus, il attendait patiemment qu'elle le soigne comme elle était justement en train de le faire, elle avait rincé sa plaie avec l'eau de la rivière et avait réussi à faire cesser le saignement de la jambe et avec deux bouts de bois lui fit une attelle pour sa jambes qu'elle attacha avec son foulard qu'elle avait déchiré à ce effet.

-Et voilà. Dit-elle. –Ce n'est pas du travail de professionnel et Carlisle me dirait sans doute « qu'est-ce que c'est que ce travail » mais c'est mieux que rien. Tu as de la chance ce n'était pas si grave.

L'Indien la regardait maintenant avec des yeux exorbités tels un hibou. Puis après un semblant de sourire s'afficha son visage, il avait les cheveux presque aussi longs que les siens, avec une tenue un peu étrange faite en peaux de bêtes.

-Qu'est-ce que tu fais ici petit, où est ta famille ou ta tribu ? Comme tu préfères ?

Evidemment l'enfant ne répondait rien, il sembla prit dans une sorte de contemplation, il approcha alors ces petits doigts du visage de la jeune femme avec hésitation puis enfin il toucha sa joue mais aussi vite il cessa comme prit d'un frisson au contact de sa joue froide et dure comme la glace.

-Tu ne serais pas un Iroquois ? Demanda alors la jeune femme.

Étrangement il sembla comprendre ce dernier mot car il hocha la tête.

-Alors ça c'est….

Angélica n'eut pas le temps de finir sa phrase car elle sentie l'odeur de Garrett qui venait vers eux, elle l'avait complètement oublié celui-là.

-Alors princesse qu'est-ce que tu nous as trouvé là ? Demanda le nomade en apparaissant derrière le petit Indien qui sursauta à l'entente de sa voix.

-Tu le vois bien Garrett, un petit Indien. Répondit Calmement Angélica.

-Angélica nous pas le temps de nous amuser, alors bouffe-le ou laisse-le ici ! Et partons ! Dit-il fermement.

-Que je le laisse ici dans cet état tu plaisantes ou quoi et je ne tue pas les enfants moi ! Répondit-elle plus durement.

Garret observa l'enfant de la tête aux pieds avant de dire avec dédain : -De toute façon il y a pratiquement rien à boire là-dedans. Alors que veux-tu en faire de cet oiseau-là ?

-C'est pourtant clair, je vais le ramener chez lui ! Dit-elle sans détour.

-Tu… quoi ? Bredouilla Garrett ahuri.

-Oui, c'est un Iroquois, Les Iroquois sont sédentaires, ce qui veut dire qu'ils habitent au même endroit la plupart du temps. Expliqua-t-elle.

-Je sais ce que signifie « sédentaire » je te remercie. Grommela Garrett. Il doit faire partie du village derrière la colline en face. Dit-il en montrant du doigt la direction. –Ramène-le si tu veux, moi je rentre à la maison.

-Dit donc j'en connais un qui a but du sang contaminé aujourd'hui. Ricana Angélica devant la mauvaise humeur de Garrett.

-Je dis juste, que les petits d'Indiens imprudent et trop curieux ce n'est pas notre problème.

-Merci pour ton aide très cher Garrett. Répondit simplement Angélica. –Maintenant si tu permets je ramène le « petit oiseau » au nid.

Une heure plus tard ils arrivèrent aux abords du village C'est un village Iroquois typique comprenant un grand nombre de maisons longues en écorce d'orme ou de cèdre. Angélica portait toujours l'enfant dans ses bras. Quand une foule d'Indiens s'amassèrent à quelques mètres d'eux comme pour faire barrage. La vampire s'arrêta à distance respectable et attendit calmement, mais aucun Indiens semblaient vouloir faire le premier pas vers elle et le petit dans ses bras, ils se contentaient de les regarder, certains de les montrer du doigt, au bout d'un moment Angélica fini par dire à voix haute :

-Est-ce que cet enfant appartient à cette tribu ? Bien sûr elle se doutait qu'aucun d'entre eux ne comprendraient ses paroles mais il fallait bien dire quelque chose.

Alors une vieille femme apparut dans son champs de vision, les autres s'écartèrent pour la laisser passer, elle avait une tenue différente des autres femmes présentes, elle tenait également un bâton étrange avec des ornements de plumes et bien d'autre chose. Angélica comprit sans difficulté cette femme était quelqu'un d'important dans cette tribu. Avec Carlisle elle s'était intéressée à la culture Iroquoise, elle savait que leur structure sociale était fondée sur le matriarcat. En effet les femmes, surtout celles qui sont âgées, étaient reconnues pour leur sagesse. Chez ces Indiens, c'étaient les femmes qui arrangeaient les mariages et qui, possédaient maisons et terres. Et cette vieille devant elle, avait une allure de ce qu'on pourrait appeler « Chamane » mais Angélica n'en était pas certaine. Quoi qu'il en soit cette femme s'approcha d'elle, l'enfant lui, la regardait fixement sans un mot, il semblait la connaitre. Elle était plus petite qu'Angélica, mais l'aura qui émanait d'elle imposait le respect. La femme parla enfin, d'une voix calme mais avec une once de méfiance, elle continua de s'approcher en détaillent l'étrangère devant elle de haut en bas, puis les traits vieillis de son visage se durcirent d'avantage, elle s'arrêta à distance respectable, lança encore quelques paroles incompréhensible, elle ne semblait pas du tout faire attention à l'enfant, elle fixait avec insistance Angélica, qui se sentie fouiller jusqu'au plus profond de son âme par ce regard. Et contre toute attente la vieille Indienne lui demanda dans un Anglais à l'accent bizarre : -Tu es quoi ?!

Ce n'était pas une erreur de traduction, elle ne lui demandait pas son nom, mais bien ce qu'elle était. Angélica ne répondit pas, mais soutenait son regard avec un air impassible. La femme fit alors un dernier pas vers elle et la fixa dans les yeux, aussitôt la femme eut mouvement de recule ses yeux s'écarquillèrent comme si elle avait soudain réalisée qui elle avait devant elle, elle s'écria alors plus pour elle-même :- Ohanzee ! Sans un mot de plus et sans ménagement elle s'empara du poignet du petit Indien et le tira en lui arrachent un cri de douleur, hors des bras de la jeune femme, ce qui le fit tomber à terre, sans le lâcher elle recula sans la perdre du regard en tirant le petit par le poignet et de sa main qui tenait le bâton fit de grand geste, et s'écria d'une voix qui semblait lui dire : Va-t'en !

Angélica fut choquée de cette réaction, mais encore plus de la manière dont elle venait de lui prendre l'enfant des bras. Elle se demanda alors si cela n'était pas la raison de la mauvaise humeur de Garrett à la vue du petit Indien, visiblement les Indiens savaient mieux se servir de leurs yeux que les Européens. Cela avait dû lui rappeler des souvenirs. Angélica repartie donc, ne souhaitant pas attiré plus l'attention, cette femme venait de lui jeter en pleine figure un rappel de sa condition.

-Et bien… Ils ont une façon bien à eux de remercier les gens. Marmonna-t-elle en s'en allant.

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Cela faisait maintenant une vingtaine d'années que les deux nomades vivaient ensemble, parcouraient le Canada, et l'Alaska. Le monde avait encore changé, Garrett se félicitait que les Américains avaient maintenant leur indépendance et que les Français avaient renversés la monarchie, il n'avait parlé que de ça pendant des jours, répétant inlassablement à Angélica « Je te l'avais bien dit » jusqu'à ce que cette dernière lui colle son poing dans la figure pour le faire taire. Angélica n'était pas violente d'ordinaire, mais le nomade avait le don de la pousser à bout. Un beau matin Garrett revint de la réception de l'auberge avec une lettre à son attention, elle y reconnu aussitôt l'écriture de son ami Carlisle, comme avait-il su où lui écrire, ça mystère… Elle l'ouvrit donc et la lut.

« Ma chère Amie,

J'espère que vous recevrez cette lettre à temps, je voudrais vous voir, si vous pouviez venir me rejoindre en Alaska à Denali, il y a là-bas des personnes que je souhaite vous présenter. Je vous y attends. Votre ami dévoué. Carlisle Cullen. »

Bien que cette lettre ne fut pas longue, l'idée de revoir Carlisle après tout ce temps, la ravissait au plus haut point, mais ce qui lui donnait des réticences c'était ces « personnes » qu'il voulait semble-t-il lui présenter. Mais cela semblait important pour lui. Alors elle informa Garrett de son futur voyage en Alaska, ce dernier préférait ne pas venir, non pas qu'il ne souhaitait voir Carlisle mais qu'il n'avait pas envie de rencontrer d'autres vampires et quelques jours de solitude pour lui était un beau cadeau. Car mine de rien Angélica et Garrett aimaient avoir leur moment de solitude.

Quand Angélica arriva à Denali, elle put pister sa problème l'odeur de Carlisle, la vampire ce demandait aussi comment son ami s'était retrouvé ici. Elle suivit l'odeur jusqu'à un lieu bien isolé en pleine forêt. Une grande maison construite en bois et en pierre. Décidément que venait faire Carlisle ici. Soudain elle vit ce dernier ouvrir la porte d'entrée et venir vers elle en écartant les bras en signe de bienvenue.

-Ma chère ami, quel bonheur de vous voir, je vois que vous avez eu ma lettre. Dit-il en la serrant dans ses bras.

-En effet mon ami, cela combien de temps ? Vingt ans ?

-Aucune importance, vous êtes là c'est tout ce qui compte. Venez, je vais vous présenter. Répondit-il tout sourire en l'emmenant à l'intérieur.

Angélica fit alors la connaissance de trois belles femmes blondes, La première Tanya qui semblait être la chef de clan, la deuxième Katrina plus provocatrice et extravertie et la dernière Irina plus réservée et sensible. Les trois sœurs l'avait immédiatement accueillie à bras ouvert il fallait dire que Carlisle avait beaucoup parlé d'Angélica mais sous le patronyme de Rose qui était son deuxième prénom. Katrina avait par la suite entreprit de lui raconter l'histoire de leur clan, aussi tragique soit-elle. Le clan était originaire de Slovaquie il était composé de Sasha et de ses «filles», Tanya, Katrina, et Irina. Toute les trois ont été transformées durant le même siècle. À un moment donné, Sasha avait secrètement créé un enfant immortel, Vasilii. Lorsque les Volturi l'ont découvert, ils sont venus pour détruire l'ensemble du groupe, mais elles avaient été épargnées car elles n'étaient pas au courant de l'existence de l'enfant. Cependant, Sasha et Vasilii furent détruits.

Les trois sœurs ont ensuite trouvés que la compagnie des humains était agréable pour faire face à leur perte, et sont devenus par la suite les initiatrices de la légende du "succube"; un démon, ayant l'apparence d'une belle femme, qui avait des rapports sexuels avec des hommes avant de les tuer. Finalement, au fil des siècles, elles sont devenues solitaires par la douleur des cicatrices de leur défunte mère et de certains hommes qu'elles avaient tués. Tanya a décidé de suivre un régime végétarien pour voir si elle pouvait garder le contrôle pour éviter de tuer des hommes tout en dormant avec eux. La méthode s'est avérée efficace, et Katrina et Irina l'ont rejoint. Les sœurs se sont installées à Denali, à cause de sa grande population d'animaux, et n'ont plus tué d'hommes lors de rapports sexuels au cours des siècles.

À un moment, une certaine Carmen, qu'Angélica venait également de rencontrer et son compagnon Eleazar, qu'elle n'avait pas encore vu, car était parti se nourrir avant qu'elle arrive, ont trouvé les trois sœurs et sont restés avec elles pour tester leur mode de vie, et pour éventuellement rejoindre leur famille. Ils finirent par rencontré son ami Carlisle Cullen, et sont devenus des alliés et des amis proches, bien qu'ils préfèrent se considérés comme des cousins en raison de leur régime alimentaire, en parlant de régime alimentaire Carlisle avait bien remarqué qu'Angélica avait changé le sien, mais n'y fit aucune allusion, après tout Angélica faisait bien ce qu'elle voulait. Malgré elle était heureuse que son ami ait trouvé des personnes qui partagent son régime alimentaire. Etrangement personne ne lui demanda d'où elle venait quelle était son histoire, elle soupçonna Carlisle d'y être pour quelque chose mais au fond t'en mieux.

Cependant les choses devinèrent différentes quand le fameux Eleazar entra dans la pièce. En voyant cet homme elle eut, une drôle d'impression. Il mesurait 1,80 m, avec des cheveux noirs jusqu'à son col. Il avait les mêmes yeux dorés de tous les vampires "végétariens". Eleazar avait une peau d'olive légère, très probablement en raison de son héritage espagnol. L'espagnol était sa langue maternelle.

-Signorina. Dit-il respectueusement à son intention.

-Vous parlez Italien, monsieur ? Demanda-t-elle simplement.

-Sì ! Répondit-il. –Ma compagne et moi-même sommes ravis de faire votre connaissance, Carlisle nous a beaucoup parlé de vous et je vous en prie appelez-moi Eleazar.

-Tout le plaisir et pour moi…Eleazar.

Angéliça remarqua par la suite que l'espagnol la fixait d'une façon insistante, un regard qui ne lui plaisait vraiment, au fil des deux semaines passées ici, elle se rapprocha de sa compagne la jolie Carmen qui avait les cheveux bruns foncés, avec un soupçon d'une tonalité d'olive pour son teint crayeux. Angélica était légèrement plus grande qu'elle. Carmen avait une personnalité très douce, gentille et maternelle, et pleine de compassion pour un vampire, sur ce point elles étaient similaires. Bien qu'Angélica apprécie cette femme, elle voulait avant tout avoir des informations sur son mari envers qui elle avait développé une grande méfiance, et elle ne savait pas vraiment pourquoi, alors elle avait décidé de se servir de son charme naturel et de sa capacité à plaire aux autres sans trop d'effort, avec gentillesse, intelligence, compassion et un peu de manipulation pour ce qui était de ce domaine elle avait eu un excellent maître. Un soir elle se promenait avec Carmen à l'extérieur et en profita pour lui poser des questions le plus innocemment du monde. Angélica la fit parler d'elle, pour enfin en venir au sujet qui l'intéressait. Carmen qui ne voyait rien de suspect dans cette conversation commença à lui raconter sa vie et sa rencontre avec Eleazar alors qu'il était encore au service des Volturi, et ils sont tombés amoureux. Eleazar et Carmen ont vécu ensemble quand son compagnon travaillait encore pour les Volturi, mais la lutte d'Eleazar entre ses deux mondes a profondément troublé Carmen. Pour cette raison, et à cause de sa propre aversion pour certaines des méthodes des Volturi, Eleazar est parti avec Carmen pour trouver une vie nouvelle et plus pacifique ensemble. Le maître Volturi ne voyait aucune menace à laisser partir Eleazar et lui a ainsi donné sa bénédiction.

Cette révélation troubla fortement la vampire, voilà pourquoi elle ressentait une telle méfiance envers lui. Mais apparemment il était au service des Volturi quelques années après qu'elle se soit enfuie. Cela ne voulait pourtant pas dire qu'il ne savait pas qui elle était, d'ailleurs l'avait-il démasqué, elle en était convaincue, ces regards qu'il lui lançait constamment depuis deux semaines maintenant. Tout prenait un sens désormais, il fallait qu'elle le confronte et vite, qu'elle sache ses intentions, allait-il se taire ou la vendre aux Volturi ? Perdue dans ses pensées elle ne fit pas attention à ce que venait de lui dire Carmen à l'instant.

-Rose, ma chère tout va bien ?

-…..Comment, oh oui tout va bien ce n'est rien. Tu me disais ?

-Je te demandais si tu avais un compagnon. Répéta alors l'espagnole.

-Oui, mon ami Garrett est mon compagnon de voyage. Dit-elle.

Carmen sourit à cette réponse avec un léger rire : -Ce n'était pas dans ce sens-là que je le formulais.

« Evidement » se dit l'Italienne : - Non, je n'en ai même jamais eu. Répondit-elle en toute honnêté.

Carmen eut l'air très surprise de cette révélation, elles avaient à peu près le même âge, même si Carmen était un plus jeune. Elle se demanda donc comment une femme aussi magnifique et intelligente qu'Angélica n'avait jamais eu de compagnon d'un point de vue sentimental dans sa vie.

-N'as-tu donc jamais était amoureuse ? Demanda Carmen curieuse.

-Si, une fois…Commença Angélica. –Mais j'étais bien jeune. Ce n'était qu'un amour d'enfant pour un homme qui ne me mérité pas. Disons seulement que je n'ai pas rencontré la bonne personne.

A la vérité, depuis son départ de Volterra. Angélica n'avait pas pensé une seule fois au désert qu'était sa vie affective, bien trop occupée à se cacher, à survire et à essayer de vivre une vie normal. Qu'elle n'avait jamais sérieusement pensé à tout cela, en lui disant ça Carmen venait de montrer à quel point elle était seule. Pour Angélica c'était comme si elle avait verrouillé son cœur, car à chaque fois qu'elle pensait à « l'Amour » même en générale cela la ramenait toujours à «LUI » Comme s'il avait planté ses crocs au plus profond d'elle. Cet homme était partout, son ombre semblait toujours la suivre où qu'elle aille.

Tout à coup une douleur vive lui serra le cœur, cette douleur elle la connaissait, ce n'était pas la première fois, elle gémie en mettant les mains sur sa poitrine. Carmen surprise de cette réaction soudaine, vint la maintenir avant qu'elle ne tombe à genoux sur le sol.

-Rose, que t'arrive-t-il ? Demanda-t-elle inquiète.

- Aide-moi… à m'asseoir… Répondit Angélica en suffoquant tant la douleur était pénible à supporter.

Carmen emmena la jeune femme à l'intérieur et l'assit dans un fauteuil.

-Que puis-je faire ? Demanda-t-elle impuissante.

-Tu ne peux rien y faire, il faut attendre que ça passe… là ça va déjà un peu mieux. Lui expliqua-t-elle.

-Quel est ce mal dont tu souffres ?

-Une vieille plaie qui est toujours ouverte. Répondit mystérieusement l'Italienne en reprenant enfin une respiration normale.

-Pardonne-moi si je t'ai dit qu'il ne fallait pas…Commença Carmen l'air coupable

-Non…ce n'est pas toi… je t'assure, mais je te demande de ne point en parler aux autres.

-Bien sûr ! Promit Carmen en mettant une main compatissante sur la sienne.

Plus tard quand elle se sentie mieux, Angélica alla dans la bibliothèque y attendre Eleazar, elle savait qu'il viendrait, depuis le début ils se tournaient autour, lui ne semblant pas prendre son courage à deux mains pour venir la confronter, sans doute avait-il malgré les apparences peur d'elle, et à juste titre. Elle savait maintenant par son épouse qu'il avait le don d'identifier le type et la force des autres vampires qui sont aussi dotés de pouvoirs supplémentaires. Eleazar pensait qu'il s'agissait d'une «pratique hasard», puisque deux pouvoirs ne fonctionnent pas de la même manière. Sa capacité à lire les pouvoirs est, comme beaucoup d'autres pouvoirs, plus faible sur les humains, et se limite donc à ce sens et exige une concentration totale pour lui permettre de détecter leurs pouvoirs potentiels. Quelques instants il entra dans la pièce, l'Espagnol ne fut pas surprit de la voir, il s'y attendait même.

-Fermez la porte je vous prie. Demanda poliment la vampire adossé au mur en face de lui. L'homme obéi sans un mot. –Je pense que nous avons des choses à nous dire Eleazar.

Il ne répondit rien. Elle reprit : -Vous savez n'est-ce pas, peut-être aviez-vous des doutes au début, mais il fallut juste utiliser votre don pour connaître le mien. Car un vampire qui maitrise l'eau sous toutes ses formes je ne pense pas qu'il y en ait deux sur cette terre.

-Non, en effet. Dit-il enfin.- Et je dois ajouter que cela m'impressionne.

-Je dois savoir, maintenant que vous savez qui je suis, et que je sais de quel clan « vous » étiez par le passé, que comptez-vous faire ?

-Je ne comprends pas ce que vous voulez dire ?

-Allons Eleazar…dit-elle se déplaçant avec élégance dans sa direction. Je sais qu'au plus profond de vous, vous croyez que les lois doivent être respectées pour l'équilibre et la sécurité du monde des vampires, raison qui vous on sans doute poussé à rejoindre les Volturi, quoique j'imagine sans surprise que vous n'avez pas été complètement satisfait de leur mode de vie, autrement vous ne serez point ici. Expliqua-t-elle calmement.

-Vous êtes perspicace signorina Di Rosebourg… Commença-t-il en la nommant de son nom de famille. –Je n'ai pas l'intention de vous dénoncez. Car ce qui a pu se passer entre les Volturi et vous ne me concerne pas.

-Et que saviez-vous de ce qui a pu se passer ou pas entre les Volturi et moi ?! Interrogea-t-elle.

-Presque rien. A vrai dire à Volterra, il conseillé de ne point évoquer votre nom et encore même votre existence. Avoua-t-il.

-Tiens donc…Et pour quel autre motif seriez-vous prêt à vous taire ?

-Je tiens à ma tranquillité, voyez-vous j'ai été désemparé et déçu quand j'ai découvert le vrai visage des Volturi, leur désir est de contrôler au lieu de maintenir l'ordre. Je heureux qu'Aro m'ait laissé partir.

Angélica ricana : -Vous lui avez demandé la permission pour quitter le clan. Aro n'a pas dut aimer l'idée, mais lui a néanmoins accepté, en croyant tel que je le connais que vous pourriez revenir dans la garde si jamais il avait besoin de vous et il n'a pas dut estimer nécessaire de tenir à votre don. Pour ma part qui n'ai jamais prêtée allégeance aux Volturi. Aro a toujours refusé de me rendre ma liberté, alors je la lui ai prise !

Eleazar qui l'avait écouté dans son récit criant de vérité, il éprouva alors de la pitié pour cette femme. Il la voyait autrement que le visage de la traitresse qui avait fuie le clan et la protection du maître des lieux. Et il n'enviait pas son destin.

-Ecoutez Angélica, il y a peu de temps que j'ai quitté les Volturi, mais je peux vous dire que maintenant, il y a un mandat d'arrêt contre vous, cette affaire n'est plus un secret et ne concerne plus que la garde, désormais tout vampire peut vous dénoncer et même vous capturer.

-Oh…C'est Démétri qui doit être ravi. Ricana une nouvelle fois Angélica en repensant à la dernière fois qu'elle l'avait vu.

-Je n'ai aucun intérêt à vous livrer à eux, car vous n'êtes pas une criminelle, et cela mettrait en danger tous ceux que vous connaissait y comprit moi, car si ce que vous me dites est vrai, Aro n'hésitera pas tôt ou tard, pour trouver un prétexte pour que je réintègre le clan. Vous devez partir, vous devez quitter l'Amérique du nord. Lui dit le vampire avec angoisse.

-Je le sais, c'est pourquoi je pars maintenant. Je vous laisse le soin de le dire à Carlisle et aux autres.

-Bien sûr. Dit-il compréhensif. J'aurai aimé faire votre connaissance dans d'autre circonstance.

-Et moi donc mon cher. Pour être honnête avec vous cela me rassure que nous soyons du même avis.

-Disons aussi, que vous n'êtes pas le genre de femme que l'on voudrait avoir pour ennemi. Avoua-t-il en se détendant quelque peu.

-De vous à moi Eleazar, je ne vous le conseil pas ! Dit-elle avec un sourire étrange, puis elle sauta par la fenêtre ouverte de la bibliothèque et disparut.

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Angélica était de retour au Canada dans une région appelée également Nouvelle-France, elle avait pris soin d'envoyer une lettre excuse à son ami Carlisle pour être parti de cette façon. Elle avait rejoint Garrett et avait repris la route avec lui. Il était en train de voyager dans une zone occupé par les colons Français car même si ces territoires avaient était cédé à la Grande-Bretagne en 1763, quelques colons Français étaient resté. Ils voyageaient non loin d'un camp, car les soldats étaient des proies faciles.

-Putain ! Jura Garrett. Quand ce n'est pas les Anglais, c'est Français qui occupe un territoire.

-Oh, un peu de respect tu veux, ma mère était Française. Le réprimanda Angélica.

A la longue, elle c'était habituée au langage de Garrett. Mais elle savait quoi dire pour qu'il se taise :

-C'est pour la plus part des descendants d'immigrés…comme toi ! Termina-t-elle en ricanant.

Cette simple remarque le fit taire, puisque c'était la vérité après tout.

Ils montèrent sur les hauts plateaux, sous une pluie battante et de cette hauteur ils pouvaient distinguer le campement en contre bas près d'un lac.

-Je pense qu'il serait judicieux d'attendre la nuit avant d'aller chasser quelques soldats. Suggéra l'Italienne.

-Oui, je crois aussi. Acquiesça Garrett. –De toute façon ils ne vont pas se sauver…

A la nuit tombée Angélica et Garrett approchèrent silencieusement du camp, tout était calme, tranquille, il fallait dire qu'avec cette pluie aucun humain avait envie de sortir. Les deux vampires se séparèrent comme ils avaient l'habitude de le faire lors de la chasse, ils se donnaient toujours un temps à respecter quand ils attaquaient à un endroit où il y avait plusieurs humains, il ne fallait jamais s'éterniser dans ces cas-là et rester le plus discret possible. Angélica restait tapie dans l'obscurité de la nuit, cherchant à repérer quelques proies faciles et les quelques imprudents qui s'éloignaient un peu trop du camp furent ses premières victimes, elle chercha encore une dernière victime pour finir cette soirée de chasse, quand elle vit un homme aux cheveux noirs et longs, traverser le camp avec une démarche « déterminé » quand son odeur lui parvint aux narines, elle crut l'avoir déjà sentie auparavant pourtant c'était la première fois qu'elle venait chasser ici. Mais cette l'odeur lui semblait familière, l'observa de plus près avant qu'il n'entre dans une grande tente, et elle remarqua que c'était un Indien mais vêtu comme un Européen. « Un Indien »pensa-t-elle, puis en y réfléchissant elle eut comme un flash, en sentant une nouvelle fois cette odeur, son esprit lui montra le visage d'un enfant qu'elle vue il y avait bien longtemps maintenant. « Alors ça par exemple »pensa ahurie « Que le monde est petit » Tout à coup Garrett arriva à côté d'elle et lui dit tout bas :

-Eh oh Di Rosebourg, tu dors ?!

-Tu ne devineras jamais qui je viens de voir passer ?! Chuchota-t-elle.

-Non, mais tu vas me le dire….

-Le petit Indien…bon plus si petit que ça aujourd'hui. Mais je crois bien que c'était lui.

-Vraiment ? Dit Garrett surprit. –Celui d'y a vingt ans ?

-Celui-là même, par dieu que fait-il ici ? Demanda Angélica plus pour elle-même.

-Quelle importance, aller vient il faut partir. Répondit-il avec empressement.

-Il faut que je le voie. Dit Angélica en sortant de derrière les buissons et s'avançant vers la tente où elle l'avait vue entrer.

-Mais qu'est-ce que tu fais enfin ? Appela Garrett.- Tu es complétement folle…revient !

Elle ne l'écouta pas sa curiosité était trop forte, et si il y avait d'autre humain dans cette tente, et bien elle ne laisserait pas de témoin. Elle entra sans faire de bruit dans la tente, ce qu'elle y vit la surprit. « Oh ! »Fit-elle en voyant l'Indien de dos penché sur un homme à moitié couché sur la table du centre, qui devait le capitaine du camp. Les mains de l'Indien lui enserrant le cou avec force. L'autre homme qui essayait de se défendre en vain face à son agresseur en poussant des gémissements d'étouffements. Alors qu'elle regardait la scène en silence Garrett entra à son tour et se figea comme elle en voyant cela. Il finit par dire à la rigolade, mais d'une façon à ce que seule Angélica puisse l'entendre :- Tiens on dirait un être humain en danger de mort !

L'Indien ne semblait pas les avoir remarqués, qui il eut étranglé le capitaine, dont le corps maintenant inerte venait de tomber au sol, il se retourna et vit les autres qui le regardaient avec un sourire satisfait aux lèvres.

-Tu veux que je te dise Angélica…Commença Garrett les bras croisés. –Celui-là il me plaît !

-A moi aussi figure-toi ! Répond-elle en regardant l'Indien.

-Qui vous êtes ? Demanda ce dernier en Français avec un drôle d'accent.

-Tu ne te souviens pas de nous ? Lui répondit-elle en Français.

L'Indien les dévisageait, bien sûr qu'il les avait reconnu surtout la femme. Il était d'ailleurs surprit qu'ils n'avaient du tout changés.

-Comment ? Dit-il alors sans comprendre.

-Je pourrais te l'expliquer, mais pour cela il va falloir que tu viennes avec nous, car après ce que tu viens de faire, je ne pense pas que tu puisses rester ici. Répondit calmement Angélica.

Il semblait hésiter, alors Garrett s'approcha de lui vitesse vampirique et l'assomma.

-Mais…enfin Garrett qu'est-ce qui te prend ? Demanda Angélica choquée de ce geste.

Le nomade qui venait de mettre l'humain sur son épaule lui répondit : -On à plus le discuté, je sens des soldats arriver, on continuera cette conversation à la maison.

-Oui mais enfin tout de même, ce ne sont pas des manières… Le sermonna-t-elle.

Plus tard l'Indien se réveilla en sursaut dans un vieux sofa, dans une maison qui semblait abandonnée depuis longtemps, il n'y avait plus de vitres aux fenêtres, l'endroit était poussiéreux et sordide. Il regarda autour de lui quand il « la »vit cette étrange femme qui venait vers lui.

-Excuse cette façon triviale dont mon compagnon de route s'est servi, j'ai bien essayé de lui apprendre les bonnes manières, mais au bout d'un moment j'y ai renoncé. Expliqua-t-elle avec un léger rire. –Excuse aussi ce décor, mais il fallait trouver un abri avant le levé du jour…Enfin j'espère que tu te sens un peu mieux ? Je suis heureuse que ne pouvons enfin nous comprendre.

Angélica le détailla un moment, il devait avoir environ 30 ans, et mesurer plus d'1m80. Il avait de beaux yeux vert-gris et un visage fin, c'était un bel homme, se disait-elle.

-Tu es qui ?! Demanda-t-il en passant une main sur sa tête qui le faisait encore souffrir.

-Oh, c'est vrai je n'ai pas encore eu l'occasion de me présenter, je me nomme Angélica Di Rosebourg. Et l'autre homme que tu as vu c'est Garrett. Et toi cher ami comment t'appelle-t-on ?

-Les blancs, m'appellent Mani. Répondit-il simplement.

-Mani ? Répéta-t-elle, car pour elle en Italien « mani » voulait dire « mains » au pluriel ça sonnait étrangement mal. –Mais ton vrai nom quel est-il ?

-Les miens m'appelaient, Nashoba.

-Et justement où sont les tiens ?

-Mort ! Lâcha-t-il comme une masse.

-Oh, j'en suis désolée. Dit-elle sincèrement.

L'humain la fixait depuis le début avec une certaine méfiance mais en même temps de la curiosité.

-Comment tu t'es retrouvé dans un camp Français ? Demanda-t-elle enfin.

Mani, ne dit rien, il ne semblait pas avoir envie d'en parler ou peut-être ne lui faisait-il pas confiance ce qui était compréhensible. Alors elle lui dit : -Je ne t'inspire pas confiance, moi-même à ta place… mais dans les circonstances actuelles tu devrais essayer.

-Tu es quoi ? Demanda alors l'humain en se levant pour lui faire face.

-Je pense que tu t'en doutes. Cette femme semblait l'avoir devinée. Répondit-elle faisant référence à la vieille Indienne.

-Elle était ma tante. Dit Mani avec nostalgie. Elle savait que tu étais le démon qui à visage humain.

-C'est ce que tu crois, penses-tu que je sois un démon ?

-Plus depuis ce jour-là ! Répondit-il en parlant du jour où il l'avait connu. –Pourquoi tu m'as pris ?! Demanda-t-il ensuite en parlant de la nuit dernière.

-Je ne sais pas vraiment. Disons que j'ai voulu t'aider une seconde fois, il y a quelque chose chez toi qui me plaît, je ne serai pas encore dire quoi.

-Que vas-tu faire ? Interrogea l'Indien.

-Cela dépend de toi Mani. Dit-elle en commençant à marcher de longs en larges sur le parquet grinçant de la maison. –J'y ai beaucoup réfléchie quand tu étais inconscient.

En effet quelque heure plus tôt Angélica avait longuement réfléchie à ce qu'elle ferait quand il se réveillerait, cet humain avait un « Je ne sais quoi » qui lui plaisait et maintenant elle se sentait responsable de lui. Elle avait parlé de l'idée et de cette envie avec Garrett et celui-ci n'avait pas d'objections à l'idée de voyage à « trois » au lieu de deux. « Quel beau trio se serait » avait-il dit « Le révolutionnaire, la royaliste et l'Indien, non mais franchement quel beau tableau » Les deux vampires en avaient beaucoup rit. Mais elle ne ferait rien sans le consentement de Mani.

-Voilà, tu me dis que plus personne ne t'attend, alors je te laisse le choix, soit je te laisse partir et tu continues ton chemin et tu es sûr de te faire tuer un jour ou l'autre parce que tu es, ce que tu es. Ou, je fais de toi l'un des nôtres tu pourras partir avec nous si tu le souhaites, tu deviendras un immortel comme moi. Je te laisse y réfléchir…donne-moi réponse à l'aube. Dit-elle avant de quitter la pièce.

Plus tard Angélica et Garrett étaient dehors devant la maison en ruine à contempler les premières lueurs jour, respirant la rosée du matin, un plus tôt elle avait vu le jeune Indien partir dans les bois, elle ne l'en avait pas empêché elle savait qu'il reviendrait, mais Garrett lui était un peu sceptique.

-Tu crois vraiment qu'il fallait le laisser partir ? Demanda-t-il.

-Certainement, il en avait besoin pour me faire confiance. Expliqua-t-elle avec une douceur étrange dans la voix.

-Comment sais-tu qu'il reviendra ?

-Je n'en sais justement rien. Ricana-t-elle.

-Tu veux qu'on pari ? Demanda-t-il l'humeur joueuse.

-Ne pari pas, tu perdrais…Rétorqua Angélica avec le sourire.

Une heure plus tard les vampires n'avaient toujours pas bougés quand ils virent arriver au loin l'Indien. Alors Angélica tendit lentement et avec une légère suffisance la main du côté du vampire.

-Garrett ? Appela-t-elle avec un accent de victoire dans la voix.

Le nomade souffla de mauvaise grâce et lui lança sa bourse en murmurant un juron.

-Merci ! Répondit-elle en la mettant dans sa poche avant de le narguer. –C'est toujours un plaisir de parier avec toi cher ami.

-N'abuse pas de ta chance, princesse. Grogna Garrett. –Car l'éduction du futur nouveau-né c'est toi qui va-t'en charger ! Déclara-t-il avant de s'en aller.

Quand Mani arriva devant elle, il vit stupéfaction la peau de la jeune femme briller au rayon du soleil qui venait de se poser sur elle.

-Tu as pris ta décision ? Demanda-t-elle en le sortant de sa contemplation.

-Comment ça va se passer ? Demanda-t-il en la fixant dans les yeux.

Un silence passa avant qu'elle réponde : -Et bien, je vais te mordre pour que le venin pénètre dans ton sang, il fera mourir ton corps pour te faire renaître à la vie éternelle, cela prendra deux ou trois jours au cours desquels tu souffriras le temps que la métamorphose s'opère. Et quand enfin tu te réveilleras tu ressentiras une irrépressible soif de sang, mais je serai là pour d'aider et t'enseigner tout ce que tu devras savoir. Tu seras plus fort physiquement, tes sens seront amplifiés, tu seras immortel. Expliqua-t-elle en toute honnêté.

Mani hocha la tête. Après un autre silence elle lui demanda :- Maintenant que tu sais ce qui t'attend, que choisis-tu ? Veux-tu venir ou non ?

-Oui ! Dit-il sans la moindre hésitation.

L'Italienne lui sourit, heureuse de cette réponse, il allait être le deuxième vampire qu'elle créait car le premier étant son frère William, mais Mani serait le premier qu'elle créera volontairement cette fois. Elle savait comment faire pour ne pas le tuer accidentellement, elle lui caressa les cheveux avec tendresse avant de poser ses mains de chaque côté de sa tête, en murmurant : -Alors soit ! Puis en un éclair le mordit dans la chair tendre de son cou.

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Après le réveil de Mani en vampire et la première année de nouveau-né passé, ils purent reprendre la route, avec le temps l'Indien s'était bien adapté à cette nouvelle vie, il avait appris à faire confiance à ces deux vampires et surtout en sa créatrice, il parlait peu mais il illuminait par sa stature, Mani, Iroquois et dernier de la tribu des Mohawks, était homme-médecine : il parlait aux arbres, reconnaissait les totems de chacun et pouvait réveiller les presque morts, il s'était également découvert un don : celui-ci de guérir n'importe quelles maladies ou mal pouvant toucher les êtres vivants. Et il n'avait pas son pareil dans le combat, que ce soit au corps à corps où sa coordination faisait merveille ou au maniement du tomahawk. Une fois il avait même mit Garrett au tapis en à peine deux secondes, ce qui avait valu un énorme fou rire d'Angélica qui n'avait rien loupé de la scène. Mani leur avait aussi donné des noms Indien à ses deux compagnons de voyage. Pour Garrett c'était « Wakiza » qui signifiait semblait-il « Guerrier Déterminé » Cela lui correspondait plutôt bien et pour Angélica elle en avait deux, le premier était « Winema » qui voulait dire « Femme Chef » Car Mani venait d'une tribu où c'était avant tout les femmes qui dirigeaient, et il avait une dévotion totale vers Angélica, elle avait fait l'effort d'apprendre sa langue et ses coutumes et avait en échanges partagé les siennes. Puis Mani la rebaptisa « Yepa » qui signifiait « Princesse de l'Hiver » En raison de son don et de ses origines.

Mani raconta un jour à sa créatrice ce qui était arrivé aux siens. Quand les Français avaient débarqués dans le but de les tuer, la malaria avait déjà décimée une bonne partie du village, les blancs avaient donc fini le travail, éliminant femmes et enfants seul Mani en n'avait réchappé car le capitaine voulait un interprète Iroquois, un sergent lui avait appris le Français et quelques mois après il étrangla le capitaine sous les yeux d'Angélica. L'Iroquois savait également tout de la vie de sa créatrice, et il était bien le seul à tout savoir au fil du temps lui et elle était devenu comme « frère et sœur de sang » Ils étaient inséparables, ainsi Mani comblait d'une certaine façon le vide affectif que ressentait l'Italienne depuis longtemps. Ils continuèrent cette vie de nomade, à faire les guerres américaines, pillait les convois des banques, voyager, jusqu'en 1830.

Cette année-là Garrett leur annonça une nouvelle. Il envisageait de partir de son côté. Cela n'avait pas surprise Angélica qui connaissait la nature indépendante du nomade et son besoin de solitude, elle respecta donc son choix. Ils avaient passés tant d'années ensemble que maintenant le temps de la séparation était venue. Quelques semaines après cette nouvelle Garrett parti vivre seul, du côté de la nouvelle-Orléans, les trois amis se promettant qu'ils resteraient en contact. Angélica avait demandé à Mani si lui aussi désirait partir, ce dernier refusa avec force, pour lui sa place était avec elle. Alors les deux autres décidèrent de partir en Amérique du sud, principalement au Mexique. Et ce qu'ils trouvèrent là-bas c'était un climat de guerre, de suspicion, de méfiance vis-à-vis des étrangers n'appartenant à aucun clan. Il ne fallait jamais s'éterniser à un endroit, car à tout moment on pouvait s'en prendre à vous pour des motifs futiles. Ils apprirent comment tout cela avait commencé par un autre nomade qui fuyait cette zone de conflit et qui les avaient enjoints à faire de même.

La guerre (commencée vers les années 1820) s'est centrée autour de Puebla, Mexico, où un certain Benito avait amassé son armée de nouveau-nés, plus puissants physiquement que les vampires plus anciens au cours de leurs premiers mois d'existence. Benito a d'abord massacré deux petits clans près de Houston, puis est passé à un plus grand à Monterrey. Sa tactique a été si efficace que la plupart des clans dans les régions environnantes ont créé leur propre armée de nouveau-nés pour se défendre contre lui. Les humains locaux étaient constamment ciblés soit pour leur subsistance vitale, soit pour créer de nouveaux vampires. Comme les nouveau-nés sont volatiles et dangereux, ils se tuent facilement en groupes et, par conséquent, il fallait donc remplir les effectifs plus souvent.

-Encore un mâle qui à la folie des grandeurs. Avait dit Angélica à Mani en constatant ce « bordel » car il n'y avait pas d'autres mots pour décrire cette situation. –Si personne n'y mets un terme les Volturi le feront, je m'étonne même qu'ils aient attendus si longtemps. Quoi qu'il en soit on ne va pas les attendre, allons au Brésil, je pense que ce sera plus tranquille et plus accueillant qu'ici. Avait-elle alors déclarée.

Mais traverser le Mexique n'était pas chose facile. Lors de leur traversée ils firent la rencontre d'une femme ou plutôt une jeune fille nommée Maria, appartenant au clan de Benito. Elle s'était intéressée au deux nomades ayant vue la capacité remarquable de Mani au combat lors d'une altercation avec un autre vampire, elle avait donc proposée aux étrangers de la rejoindre. Proposition qu'Angélica avait avec diplomatie et délicatesse, déclinée. Les talents de diplomate, et l'aura parfois intimidante qui émanait d'Angélica avait permis de tenir certains vampires en respect, leur permettant de poursuivre leur chemin sans trop de difficulté.

-Quelle bande de sauvage ! Pestait continuellement Angélica.- Non mais qu'est-ce qu'ils croient tous, que leur petites guéguerres de territoire nous intéresse. C'est tellement primaire comme comportement. –Des sauvages ! Je te dis, Mani….

L'Iroquois, ce contentait d'hocher la tête en signe d'approbation. Ils descendirent jusqu'à la frontière entre le Mexique et le Guatemala et s'arrêtèrent un moment au cœur d'une forêt. Quand la nuit tomba les deux vampires reprirent leur route, puis quelques minutes plus tard Mani s'arrêta brusquement, comme s'il avait sentie quelque chose ou plus quelqu'un.

-Qu'est-ce qu'il y a Mani? Demanda Angélica en se retournant vers lui, en arquant un sourcil interrogateur.

-Nous sommes pas seuls ! Affirma-t-il en Iroquois.

Angélica huma l'air à son tour et en effet une autre odeur que celle de Mani lui vint au nez, mais c'était étrange. Un silence presque anormal régnait ici, comme si les animaux avaient fuis ces lieux ou quelques choses d'autre. Maintenant ils pouvaient tout deux sentir une présence qu'ils identifièrent comme étant vampirique. Alors ils sentirent cette présence bouger sur la gauche à toute vitesse. Aussitôt ils la prirent en chasse, la course à travers la forêt se poursuivie sur plusieurs centaines de mètres, visiblement cette créature connaissait bien les lieux, puis une seconde présence vient s'ajouter à la course poursuite, comme pour venir en aide à l'autre, alors Angélica et Mani échangèrent un simple regard avant de se disperser pour en prendre en chasse chacun un. Les deux autres qui avaient compris leur stratagème se dispersèrent aussi. Angélica continua de le poursuivre, car oui c'était une présence mâle, jusqu'à des vieilles ruines où elle s'arrêta car elle avait senti la créature s'y arrêter aussi. Elle avança prudemment, écartant les lianes de lierres qui pendaient dans le vide, suspendues aux pierres de cette ruine.

-Qui es-tu ? Demanda-t-elle en Anglais en cherchant du regard où il pouvait bien être.

Aucunes réponses, cependant elle sentait toujours cette présence, et le plus surprenant c'était qu'elle croyait entendre un cœur battre. Elle se tourna quand tout à coup une grande silhouette surgit de nulle pour atterrir devant elle et lui porter un coup en plein ventre pour la propulser sur les reste du mur d'en face, qui ne résista pas au choque et s'écroula. Etourdie par ce choque, elle mit quelques secondes à s'en remettre, soudain elle se sentie agrippée par le cou par une main large et dure, quand elle vit le visage de son agresseur, elle resta sans voix, n'en croyant pas ses yeux. C'était en effet un beau jeune homme sans doute de descendance indigène avec une peau couleur brun foncé, les yeux de la couleur du teck chaud et des caractéristiques extrêmement attrayantes. Il portait ses cheveux noirs en tresse devant ses épaules.

-Que nous veux-tu, toi ?! Dit-il d'un ton ferme, son anglais n'était que légèrement accentué. –Répond ! Dit-il impatient.

L'Italienne qui n'avait pas pour habitude d'être malmenée de cette façon, posa aussitôt sa main sur le poignet du jeune et le gela instantanément pour le faire lâcher prise, ce qu'il fit, car c'était comme elle l'avait brûlé avec le froid. Tenant son poignet dans son autre main il leva les yeux vers elle avec incompréhension. Angélica n'hésita pas et le gifla du revers de la main de toutes ses forces, si bien que jeune homme tomba à terre sous la violence ce coup.

-C'est moi qui pose les questions, garçon ! Réplica la jeune femme en colère de l'accueil peu amical que lui avait démontré le jeune homme. –Avant tout pardonne-moi de t'avoir infligé cela. Dit-elle en parlant de la brûlure de glace à son poignet. –Mais je craignais que tu ais une réaction folle avant de faire preuve d'un peu d'intelligence. Tu parles Anglais, n'est-ce pas ?

Le garçon toujours au sol hocha la tête.

-Bien, pour commencer je ne te veux aucun mal, si vous ne vous étiez pas enfuie comme des voleurs, mon compagnon nous n'aurions pas eu besoin de vous courir après ! Je veux savoir qui ai-je l'honneur et surtout qu'est-ce que tu es ?

Car la vampire entendait bien un cœur battre dans sa poitrine, mais plus vite que celui d'un humain ordinaire et son sang n'était pas figeait dans ses veines comme celui d'un vampire normal. Le jeune homme la fixa d'abord avec méfiance, mais au vue de la situation défavorable pour lui, il préféra parler :

-Mon nom est Nahuel et je suis un hybride ! Lâcha-t-il. Mi- humain, mi- vampire.

-Comment une telle chose est-elle possible ? Demanda Angélica abasourdie par cette découverte.

Alors le jeune homme lui raconta un peu son histoire. Elle apprit que l'autre vampire n'était autre que sa tante Huilen, mais cependant un vrai vampire elle. Elle sut aussi qu'il affichait les mêmes capacités de vampires normales, de sens surnaturels, de force et de vitesse, mais dans une moindre mesure. Sa peau est plus dure que le granit et ses os, y compris ses dents et ses ongles, étaient presque incassables. En raison de ses traits humains, il pouvait facilement interagir avec les humains et cacher ses capacités physiques. Sa salive était assez venimeuse pour transformer une personne en vampire. Tout cela était incroyable pour elle.

-Moi, qui croyais avoir tout vue ! Dit-elle étonnée. –Pour ma part, je suis Angélica et mon compagnon c'est Mani un Iroquois originaire du Canada.

-Ce ne connait pas cette région. Avoua Nahuel en se relevant.

-Cela ne fait rien, montre donc ton poignet. Dit-elle en examinant la brûlure. –C'est partie tu n'as plus rien. –Maintenant peux-tu m'aider à retrouver Mani et ta tante ?

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Mani venait à l'instant de neutraliser la vampire, il l'a maintenait fermement au sol, pendant qu'elle poussait des grognements de fureur et de rage de s'être fait avoir aussi vite et si facilement. Mani l'avait observé un moment c'était une petite vampire avec une longue tresse de cheveux noirs qui se balançait quand elle courrait contre son dos. Comme tous vampires qui a une alimentation humaine, ses yeux étaient de couleur bordeaux. Quand elle se calma enfin, il déserta son emprise sur elle, qui retourna vers lui et dévisagea sans un mot, toute trace de fureur dissipée dans ses yeux. Mani restait accroupi à côté d'elle, immobile, calme la regardant dans les yeux comme si il tenait une conversation d'un simple regard. Il fut difficile pour lui de dire combien de temps dura ce moment il semblait fasciné, mais il finit par ce relever, reculer sans la quitter des yeux puis il partit en la laissant seule.

La vampire qui n'avait pas très bien comprit ce qui venait de se passer, se releva, soudain elle entendit du bruit, venant du nord elle sauta alors dans l'arbre le plus proche et attendit, plus loin elle vit trois formes sombres sur le chemin. Quand elles passèrent près de l'arbre où elle se cachait elle vit que c'étaient eux aussi des vampires, trois hommes dont un très petit, sous de longues capes, noires et une grise. La vampire n'avait jamais vue ce genre de vêtements ou encore ce genre de personnes, elle les observa prendre le même chemin que cet étrange homme qui venait de laissée plutôt. Elle songea alors à retrouver son neveu au plus vite, mais ne résister à l'envie de les suivre discrètement.

A plusieurs centaines de mètres de là, une armée de « tunique noire » Eliminait les derniers survivants des clans du Sud vaincus précédemment. Un vampire blond visiblement satisfait de ce massacre, il demanda à l'un de ses soldats :

-Et bien ?

-Tous les vampires ennemis ont étés exécutés monseigneur. Déclara le garde.

-Fort bien, j'espère que ces imbéciles auront compris la leçon cette fois. Ricana-t-il méchamment. –Nous pouvons rentrer à Volterra maintenant. –Fait rappeler la garde et le groupe de Marcus.

-A vos ordres, maître. Répondit l'autre.

-Maître ! Appela derrière lui une voix enfantine.

-Qu'est-ce qu'il y a, Alec ? Demanda le maître en se retournant vers lui.

Le vampire blond vit alors Alec marcher dans sa direction suivi de près par deux autres gardes qui tenait un étrange individu entre leurs griffes.

-Que m'apportes-tu là ? Dit-il comme ennuyer qu'on le dérange pour si peu.

-Un Indien, maître. Répondit-il.

-Je le vois ! Grogna le vampire, en dévisageant l'Indien en question qui était visiblement sous l'emprise de la vapeur paralysante d'Alec. –Mais pourquoi donc me ramènes-tu ça ?!

-Disons, qu'un Indien dans cette région n'est pas selon moi chose courante. Et ça l'est encore moins quand l'Indien en question parle Italien.

Alec n'avait pas vraiment tort, au même moment Marcus revint avec sa garde rapproché.

-Que se passe-t-il ? Interrogea Marcus en arrivant à hauteur de son frère.

-Tu arrives au bon moment. Lui dit ce dernier. –Alec, à peut-être fait une prise intéressante en fin de compte ! Notre frère étant déjà reparti avec le reste de notre armée, pourrais-tu savoir si ce vampire à quelque chose à cacher ? Demanda-t-il à Marcus en point un doigt crochu vers le prisonnier.

Alors Marcus le regard impassible, fixa l'Indien, se concentrant sur des quelconques relations et liens affectifs de celui-ci qui pourrait les intéressés. Puis tout à coup le vieux vampire fronça les sourcils.

-Et bien ?! Questionna l'autre impatient.

-Nous devons l'amener à Aro, tout de suite ! Déclara-t-il l'air grave. – Si il est déjà reparti, emmenons ce vampire avec nous à Volterra !

-Qu'as-tu vu ?!

-Il « la » connait. Dit-il alors Marcus, puis il regarda son frère. –Il la connait… très bien même. Précisa-t-il.

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Plus loin, Angélica et Nahuel, cherchèrent pendant au moins une heure Mani et Huilen. Angélica commençait à avoir un mauvais pressentiment. Ce n'était pas normal. Enfin comme par magie une femme accourut derrière eux et se jeta dans les bras du jeune homme. Ça devrait être cette fameuse Huilen sa tante. Elle commença à parler dans une langue qu'Angélica ne comprenait pas, mais elle sentait au son de sa voix que c'était grave.

-Que dit-elle ? Demanda Angélica.

Nahuel, ne répondit pas de suite. Sa tante continuait de parler.

-Nahuel, que dit-elle ?! Répéta Angélica.

-Elle dit que…commença-t-il en cherchant ses mots. –Qu'elle a vu votre ami.

-C'est vrai ?! S'exclama-t-elle. Et alors où est-il ? Où est Mani ? Demanda-t-elle affolée.

-Il est parti sans lui faire aucun mal…

-Naturellement pourquoi lui en aurait-il fait ?! Répondit-elle agacée.

-Elle dit encore, qu'elle a vu trois hommes l'emmener….Poursuivit-il en fronçant les sourcils à l'écoute du récit de sa tante.

-Trois hommes ? L'emmener ? Pourquoi ? Répéta-t-elle sans comprendre.

-Oui, trois hommes vêtues de noirs, avec un collier en forme de « V » elle les a vu l'emmener, ils sont déjà loin… Ils ont pris…la mer. Elle l'a vu.

A ces mots, Angélica eu l'impression que le ciel lui tombait sur la tête, son Mani entre les mains des Volturi, c'était un cauchemar, elle n'entendit plus rien de ce que lui disait Nahuel, c'était comme si un vide venait de s'installer dans son esprit, comment ne l'avait-elle pas prévue, une guerre de territoire allait forcément rameuter les Volturi ici et maintenant ils avaient Mani. Nahuel lui, regarda Angélica l'air inquiet, elle avait un regard sans vie, perdue, choqué.

-Angélica ? Appela-t-il.

-Ce n'est pas possible…murmura-t-elle. – Mon dieu…ce n'est pas possible ! Pas lui, c'est moi qu'ils veulent, pas lui !

Bien sûr les deux autres avaient du mal à saisir de quoi elle parlait. Ils échangèrent un regard avant de la fixer de nouveau.

-Ils vont lui faire du mal…murmura-t-elle puis comme si elle reprenait soudainement vie elle dit avec une force, mêlé de colère: -JE DOIS LE SAUVER !

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Voilà, pour ce troisième chapitre j'espère qu'il vous aura plu, je vous retrouve dans le prochain chapitre. Juste pour information, le personnage de Mani est inspiré directement du film « Les Pacte des Loups » J'ai choisi de garder le même nom que dans le film, et les mêmes origines du personnage. Pour ce qui est de Nahuel j'ai décidé de le faire apparaitre un peu plus tôt dans l'histoire, car normalement il est né en 1850.

Paroles de la vieille Indienne :Ohanzee = signifiant démon, créature maléfique.