Bonjour à tous, me revoilà avec un nouveau chapitre, et je peux vous dire que je suis la première surprise de voir qu'il ne m'a pas fallu 6 mois pour le poster. Avant je tenais à remercier tous ceux qui lisent cette fiction. Et je remercie particulièrement « - xua-gram – lola - SadakoTama » Pour leur reviews qui m'ont fait très plaisir et encourager à écrire ce chapitre aussi vite. J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture.

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Point de vue extérieur :

Quand Angélica et Dimitri pénétrèrent dans le grand hall d'entrée tout semblait étrangement calme, comme s'ils étaient les seules personnes présentes en ces lieux quelque peu lugubres. Seul un serviteur humain était là, leur tenant la porte en inclinant profondément et respectueusement la tête. La vampire ne lui prêta aucune attention sur le moment et cela ne la surprenait pas de voir un serviteur humain ici, elle y était habituée même car les Volturi aussi avaient des serviteurs humains à leur disposition. Juste en face d'eux trônait un immense escalier joliment orné de sculptures en bois. Sur les étages supérieurs on pouvait voir des balustrades en bois sombres surmontées de grandes arches sculptées dans le style architectural Russe. Il y avait un grand nombre de tableaux sur les murs, cette demeure avait un certain charme mais bien trop sombre et froid au goût d'Angélica.

Le serviteur humain prit les manteaux des deux nouveaux arrivants, non sans lancer un regard discret exprimant de la curiosité et de l'admiration envers la très belle femme aux côtés de monsieur Dimitri. Mais ce dernier dont le coup d'œil curieux du serviteur n'avait pas échappé lui lança un regard noir qui eut pour effet immédiat de faire baisser la tête du serviteur comme s'il avait était pris en faute. Encore une fois Angélica n'y prêta pas attention, son regard à elle fut soudainement attiré vers le sommet de l'escalier d'où elle avait entendu des bruits de pas pressés émanant du couloir du premier étage sur la droite puis une voix grave retentie :-Où-est-elle ? Je veux la voir !

Aussitôt un grand homme apparût sur l'allée du premier étage, il posa ses mains sur la balustrade sous l'une des arcades et observa les deux nouveaux venus avec un air totalement ravi et un grand sourire.

-Mes yeux ne se trompent pas c'est bien ma chère amie Rose que tu me ramènes Dimitri.

-En effet c'est bien moi, bonsoir Boris ! Avait répondu la jeune femme avant que Dimitri n'eut le temps de le faire.

Le russe descendit l'escalier et il s'esclaffa aux anges :

-Mademoiselle Rose vous arrivez ici tel un beau matin d'hiver. (Angélica accueille la remarque avec un sourire) -Comme vous vous êtes fait désirer belle dame. Dit-il sur un ton de faux reproche en prenant sa main dans la sienne avant d'ajouter : -Mais qu'importe aujourd'hui, vous êtes là est c'est tout ce qui importe.

-Merci, je suis moi-même très heureuse de vous revoir, j'espère que ma venue quelque peu impromptue ne vous dérange pas trop. Répond-t-elle avec un petit sourire.

-Mais pas le moins du monde, chère amie j'en suis ravi vous avez bien fait de venir ici et…Il fit une pause un moment quand il sembla faire attention pour la première fois au «style» vestimentaire de son invitée. -…Original. Finit-il par dire semblait apprécier ce style, puis il regarda la malle qu'avait posée Dimitri à côté de lui sur le sol. –Vous n'avez que cela comme effet personnel ? Interrogea-t-il.

-Oui ! Acquiesça la vampire. –Je préfère voyager léger.

-Je comprends. Mais si vous le désirez faire quelques achats dîtes-le moi, j'enverrai un de mes serviteurs le faire pour vous.

-Je vous remercie Boris c'est bien aimable.

-Je vous en prie. Maintenant si vous le voulez bien Dimitri va vous conduire à votre chambre, vous resterez quelque temps parmi nous j'ose l'espérer ? Demanda-t-il avec espoir.

-En vérité je n'y ai pas vraiment réfléchie. Avoua la jeune femme.

-Restez aussi longtemps que vous le désirez, vous êtes la bienvenue. Dimitri ?! Appela ensuite Boris. –Si tu veux bien montrer à cette charmante dame sa chambre, quant à vous chère Rose rejoignez-nous après au salon quand vous voudrez.

Quelques minutes plus tard Angélica et Dimitri qui n'avait toujours pas dit un mot, arrivèrent devant une porte en bois sombre. Pendant que le vampire cherchait la clé sur son trousseau plus que saturé de toutes les autres petites clés de couleur or, argent ou bronze qui s'y trouvaient, Angélica quant à elle eut soudain son attention attirée sur la gauche au bout du couloir, il lui avait semblé percevoir une odeur féminine lui arriver aux narines. C'est alors qu'elle aperçue à l'angle du couloir l'espace de quelques secondes un visage l'observer avec intérêt, mais dès que l'inconnue compris que sa présence avait été remarquée elle s'enfuie aussitôt. Angélica baissa alors les yeux l'air plus étonné, se disant que ces gens-là n'avaient visiblement pas pour habitude de recevoir des visiteurs. Puis elle reprit son air impassible quand elle entendit la clé enclencher la serrure de la porte que Dimitri ouvrit avant de faire poliment signe de la main à la vampire :

-Si vous voulez bien vous donné la peine d'entrer. Ajouta-t-il avec un sourire.

Angélica entra et observa un moment la chambre richement décoré dans des tons couleurs rouge et noir ce qui n'était pas sans lui rappeler les couloirs de prédilections des Volturi. Dimitri posa la malle dans l'entrée et lui dit :

-J'espère que vous apprécierez les lieux, si vous avez besoin de quoi que ce soit nos domestiques sont à votre service. Maintenant je vous laisse vous installer mademoiselle.

-Je vous remercie Dimitri. Répondit-elle sans le regarder prendre congé, la tête perdue dans ses pensées. Après avoir fait le tour du propriétaire elle alla s'allonger sur le grand lit baldaquin et ferma les yeux un moment comme si elle allait s'endormir. Angélica pensait à Mani, au fait qu'ils ne se reverraient pas avant plusieurs décennies voir des siècles, encore une séparation brutal qui lui tombait dessus. Elle pensa encore à son frère complétement soumis, sans volonté et enfin à son créateur, il ne cesserait jamais de la poursuivre, il était déterminé à la reprendre.

-Je n'aurais jamais la sainte paix…murmura-t-elle en sentant ses larmes commencer à couler sur ses joues comme pour relâcher toute cette pression accumulée. Elle devait faire le point sur sa vie et sur ce qu'elle comptait en faire, Angélica en avait assez de courir elle voulait se poser dans un endroit bien à elle où elle pourrait vivre un peu normalement. Elle savait que retourner en Amérique était exclu et de toute façon elle n'en avait pas envie. Mais pour l'heure elle voulait se reposer ici avant de prendre une décision. Un peu plus tard elle fit un brin de toilette avant de se changer et se recoiffer. Elle revêtit un autre costume d'homme avant de descendre au salon rejoindre ses hôtes.

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-Ma chère amie…s'esclaffa joyeusement Boris une fois qu'elle fut entrée dans le salon. –La chambre est à votre goût j'espère ?

-Oui, je vous remercie Boris, cette chambre est parfaite.

Angélica scruta du regard le grand salon dans lequel elle venait d'entrer, le plafond était assez haut avec un beau lustre en son centre, le reste de la pièce était éclairé par le feu dans la cheminée derrière Boris et Dimitri qui se trouvaient l'un à côté de l'autre leur regards fixé sur elle. Ce salon était décoré de plusieurs bibliothèques ce qui rappelait à la jeune femme la demeure où elle avait passé la journée en Italie avec Boris la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Il y avait aussi trois fauteuils en cuirs où Angélica vit une petite vampire aux beaux longs cheveux blonds tressés en une tresse de chaque côté de ses frêles épaules, vêtue à la mode russe cette dernière se leva de l'un des fauteuils et se rapprocha très près de Dimitri comme si elle voulait se cacher derrière lui. L'italienne reconnue en elle le visage qu'elle avait aperçu quelque heure plus tôt dans le couloir, cette vampire ne devait pas avoir plus de 18 ans (physiquement du moins) aux vus de ses traits juvéniles, elle donnait l'impression d'une poupée de porcelaine. La petite vampire dévisageait l'italienne l'air intimidé mais les yeux brillants de curiosité, pendant une seconde Angélica crût qu'il s'agissait peut-être de la compagne de Dimitri vu comment elle s'accrochait à son bras, celui-ci d'ailleurs se libera le bras des petites mains fines de la vampire et s'avança vers leur invitée avec un beau sourire.

-Mademoiselle Rose. Dit-il en lui tendant la main pour qu'elle la saisisse, ce qu'elle fit. –Permettez-moi de vous présenter…poursuivit-il en amenant l'italienne devant la petite blonde qui gardait les yeux fixés sur elle sans prononcer un mot. -…Mademoiselle Ineska Belikova*

-Je suis ravie de vous rencontrer mademoiselle Ineska…Répondit poliment Angélica.

-Et Ineska et également ma petite sœur. Précisa Dimitri.

- Votre vraie sœur ? Demanda Angélica surprise de ce détail car c'était chose rare de rencontrer des vampires qui comme elle avait un lien biologique avec un autre vampire d'un groupe.

-Oui. Murmura Ineska en français mais tellement bas qu'un humain n'aurait pas pu l'entendre.

-Notre douce Ineska est un peu timide, chère Rose. Finit par dire Boris devant le manque loquacité de la petite blonde.

-Cela ne fait rien Boris, je comprends elle ne me connait pas. Répondit Angélica compréhensive.

-Vous n'êtes pas du tout ce que j'imaginais…Dit soudain Ineska.

-Et comme m'imaginiez-vous mademoiselle? Demanda Angélica un peu prise au dépourvue par cette remarque.

-…Pas comme ça ! Lâcha-t-elle après un silence avant de se rassoir dans le fauteuil.

Angélica se sentie un peu ébranlé et mal à l'aise de cet échange aussi bref fut-il. Dimitri qui perçu son malaise lui murmura à l'oreille :-Ne prêtez pas attention à ce qu'elle vient de vous dire.

-Bonsoir ! Dit une voix féminine dénuée de chaleur derrière Angélica. –Qui nous ramènes-tu là mon fils.

Angélica se retourna avec lenteur vers cette femme qui venait d'entrer dans le salon. Elle eut aussitôt un moment de pose quand elle la vit. C'était une dame de taille moyenne qui semblait avoir été transformée vers la quarantaine bien qu'elle paraisse plus jeune grâce à la métamorphose. Ce qui frappa Angélica c'était la dureté des traits de son visage, contrairement à elle qui avait un visage harmonieux et doux, une beauté lumineuse comme celles des femmes d'origines latines. Le visage de cette vampire était d'une beauté froide, sans éclat avec des cheveux blonds presque blancs remontés en chignon derrière sa tête. Tout en cette femme respirait l'austérité et ce qu'elle dégageait ne plut pas à Angélica comme si son instinct lui disait de faire méfier de cette vampire. Cette première impression ne fut pas des plus agréables d'autant plus que cette femme la dévisageait de la tête aux pieds avec une expression hautaine.

-Et bien ma chère Roxalana. Dit Boris en approchant. – Vous vous êtes fait désirez.

-Mère…commença Dimitri avant que celle-ci ne réponde à la remarque de Boris. –Permettez que je vous présente Mademoiselle Rose qui nous vient d'Italie.

-Mademoiselle, la salua simplement la dite Roxalana. –C'est donc vous l'Italienne dont Boris nous a si souvent parlé. Soyez la bienvenue en Russie.

-Je vous remercie. Répondit simplement Angélica qui avait encore peine à croire que cette créature était la mère de Dimitri et d'Ineska.

-Avant que la glace ne prenne. Murmura Boris sentant l'atmosphère quelque peu tendu. Nous prendrons bien un verre de sang pour fêter votre arrivée parmi nous chère Rose.

-Mais certainement. L'imita Dimitri sur le même ton en voyant sa mère et Rose se toiser le visage inexpressif.

-Malheureusement j'ai des choses à faire. Répondit Roxalana à l'intention de Boris. –Peut-être plus tard. Ineska vient avec moi je te prie. Appela sa mère. –Veuillez nous excusez tous les trois.

-Mais je vous en prie Madame. Lui répondit en souriant Angélica pendant que les deux femmes sortaient de la pièce. Angélica vint alors vers Boris qui lui tendait un verre.

-Je m'excuse pour elles…Lui dit Dimitri l'air affligé. –Elles n'ont pas l'habitude de voir une étrangère.

-Cela explique l'accueil glacial que l'on m'a fait ! Rétorqua la vampire.

-Roxalana n'est jamais et je le déplore… très agréable. Ne le prenez point pour vous personnellement. Dit Boris.

-Très bien ! Dit Angélica peu convaincue.

-Salute ! Dit joyeusement Boris en italien pour porter un toast en l'honneur de son invitée.

« Au moins les hommes de cette maison ont le sens de l'hospitalité »Se dit Angélica en buvant son verre.

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Point de vue extérieur : (Quelques jours plus tard)

Angélica profitait de ces quelques jours de calme au manoir Belikov, pour méditer sur ses projets de vie. Elle cherchait où elle pourrait bien aller vivre, en vérité elle hésitait entre la France ou l'Italie. Bien qu'aller en Italie soit risqué pour elle, Angélica se disait que ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée, après tout si les Volturi étaient à sa poursuite ils ne la chercheraient pas en Italie. Surtout pas après ce qu'il s'était passé le soir où elle été allée sauver Mani de leurs griffes. C'était une option à étudier de toute façon elle n'était plus à une folie près.

Angélica était assise devant sa coiffeuse passant lentement la brosse dans ses longs cheveux comme si elle était dans un état second. C'était un beau matin d'hiver les rayons du soleil passaient à travers la fenêtre et se reflétaient dans le miroir, étrangement elle était la seule des vampires vivants ici à ouvrir les volets pour laisser entrer la lumière, ce qui l'amenait à se demander si les autres savaient encore ce que c'était que de sentir la chaleur du soleil sur sa peau scintillante à son contact. Enfin bref « Chacun ses goûts »se disait-elle.

L'Italienne passait le plus clair de son temps en compagnie de Boris qui lui avait fait visiter les extérieurs et l'intérieur des lieux. Elle n'avait que très peu de contacts avec les trois autres, comme s'ils la fuyaient surtout les deux femelles. Mais bon il y avait plus terrible comme situation et Angélica préférait rester discrète et ne pas imposer sa présence. Elle se contemplait dans le miroir terminant de se coiffer quand tout à coup son regard fut attiré par-dessus son épaule vers le fond de la pièce juste derrière elle. Elle se figea en voyant cette fameuse ombre noire qu'elle avait déjà vue quand elle vivait encore avec Carlisle. Poussant un hoquet de surprise laissant tomber sa brosse sur le sol dans un bruit sourd. Elle se retourna en direction du mur du fond de la chambre mais trop tard, l'ombre avait disparue. C'était fois l'avait vue plus distinctement que les autres fois cela ressemblait à la forme d'un homme et cela lui donnait sans cesse l'impression de ne pas être seule dans la pièce comme si on l'épiait. Angélica prit sa tête entre ses mains, croyant commencé à devenir folle pour de bon.

-Tout ça c'est dans ma tête ! Tout ça c'est dans ma tête ! Répéta-t-elle essayant de s'en convaincre. –Ma pauvre fille tu deviens complétement paranoïaque ! Se dit-elle. –Calme-toi, c'est la pression de ses dernières semaines…rien de grave. Tenta-t-elle de se rassurer, soudain elle sursauta en entendant toquer à la porte de sa chambre.

-…Entrer ! Dit-elle après une hésitation.

-Bonjour Mademoiselle. La salua poliment en français une domestique humaine. –Pardonnez-moi de vous déranger, mais je vous apporte les robes que vous avez commandées au couturier.

-…Oh, fort bien merci. Faites-moi donc essayer tout ça je vous prie.

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Au même moment dans un des salons au manoir :

-Nous ne savons rien de cette femme, Boris pourquoi l'avoir invité ici ? Demanda froidement Roxalana au chef du clan tranquillement assis dans son fauteuil devant elle. –Enfin vous l'avez vu ?!

-Splendide n'est-ce pas ! Répliqua Boris qui ne prêtait pas plus que d'ordinaire attention à ce qu'elle disait.

-Je ne la voyais pas comme ça… Murmura Inèska assise à côté de son frère Dimitri qui lui fumait silencieusement sa cigarette.

-Elle est exactement ce que j'imaginais coupa sèchement sa mère. –Boris à toujours eut le don de ramener chez nous des originaux…

-Oh, je vous remercie du compliment, chère Roxalana…La taquina ce dernier qui savait très bien qu'elle n'appréciait pas être appelé par son prénom.

-Anna ! Je vous prie Boris. Corrigea-t-elle. Et de plus vous avez vus comment elle est accoutrée? Personne ne lui a donc jamais appris à se vêtir comme une vraie dame ?!

-Moi je trouve que cela lui va très bien…Parla enfin Dimitri. –Je vous prie madame de ne pas porter de jugement trop hâtif en ce qui la concerne. Nous nous flattons d'être un peuple accueillant faite y honneur.

-Bien parlé ! Répliqua aussitôt Boris en lui adressant un clin d'œil complice, puis il s'adressa à la mère de ce dernier. –Ma chère, je suis ici chez moi, j'invite qui je veux et j'attends de vous une attitude irréprochable envers notre invitée. Mademoiselle Rose est une jeune femme charmante et cultivée, elle a tout mon respect.

-Comme ce français qui nous a quitté il y a quelques années comment s'appelait-il déjà ? Interrogea faussement Roxalana. –Très cultivé, très charment et surtout très ambitieux.

-Laurent à fais son choix, Anna. Allons cessez maintenant je vous prie et faites bonne figure à cette demoiselle quand elle nous rejoindra.

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Pendant ce temps :

-Bon, toutes les robes me vont bien, je vous remercie madame. Dit Angélica à la domestique.

-Si je peux me permettre mademoiselle vous êtes différente des autres.

-Dans quel sens ? Demanda-t-elle un peu surprise de cette remarque il faut dire qu'Angélica avait le don de s'attirer la sympathie du personnel de maison partout où elle allait.

-Vous êtes aimable…Précisa-t-elle.

-Comment vous appelle-t-on ? Interrogea alors l'Italienne.

-Nina, mademoiselle. Répondit la domestique avec une petite révérence.

-Quel est votre âge si je puis me permettre ?

-34 ans, mademoiselle.

-Dites-moi Nina, vous connaissez bien les membres de ce clan ? Demanda la vampire avec un intérêt non dissimulé.

-Assez bien oui, cela fait 10 ans que je suis à leur service.

-Voyez-vous ma chère, je connais déjà votre maître monsieur Boris. Mais en ce qui concerne les trois autres je suis dans l'inconnu le plus total. Pourriez-vous être assez aimable et m'éclairer à leur sujet ? Assez-vous je vous en prie. Ajouta-t-elle en lui indiquant le fauteuil en face d'elle pour mettre l'humaine à l'aise.

-Je ne sais pas si je devrais…Commença la domestique en s'asseyant en face de la vampire.

-Dîtes-moi seulement ce que vous en pensez. Lui demanda Angélica sur un ton qui se voulait rassurant. –Commencez donc par mademoiselle Ineska ?! Proposa-t-elle avec un sourire confiant.

L'humaine visiblement plus à l'aise par la voix douce et les traits confiant de la vampire commença après une hésitation :

-Et bien mademoiselle Ineska est d'un genre réservé voir misanthrope. Elle est constamment dans son monde, il faut dire qu'elle est un peu étrange même pour un vampire…enfin d'après ce que je peux connaître d'eux. Son frère monsieur Dimitri… (À la voir prononcer ce nom, Angélica remarqua que les joues de l'humaine s'empourprèrent quoi d'étonnant Dimitri était loin de laisser indifférent même pour les autres vampires)-…Lui on ne sait jamais ce qu'il pense ou ce qu'il voit. Il ne parle que si il a quelque chose à dire, il aime être seul la plupart du temps et il est difficile à cerner, il très secret. Lui et le maître sont les chefs de ce clan.

-Je vois. ? Murmura Angélica pensive. -Et de sa mère Roxalana, qu'en est-il ?

A l'entente de ce nom Nina se raidit.

-…Elle…comment vous dire…elle est comme la noyade mademoiselle, agréable si l'on cesse de ce débattre.

-Je vois ! Répéta Angélica mi- amusée, mi- inquiète de cette réflexion.

-Je me permets de vous le dire, car c'est pour vous surtout. Cette femme est mauvaise, faîtes attention à ce que vous lui dites.

-Très rassurant…Murmura la vampire plus pour elle-même. –Ne vous inquiétez pas pour moi Nina j'ai affronté plus terrible que ça dans ma longue vie…Merci de m'avoir fait part de votre opinion, vous pouvez disposer.

-Bien mademoiselle. Dit la domestique en se relevant avant de s'incliner respectueusement devant elle et de se retirer la laissant seule.

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Plus tard dans la matinée peu avant midi Angélica flânait dans les couloirs des étages explorant le manoir pour s'occuper et tuer son léger ennui. Boris ayant dû s'absenter pour la journée elle cherchait de quoi se distraire. Elle finit par passer devant une porte entre-ouverte intriguée elle l'ouvrit et entra tout doucement dans la pièce plongée dans le noir, il s'y dégageait de cet endroit une forte odeur de peinture et de bois. Angélica alla aussitôt ouvrir les volets pour faire rentrer la lumière, vu la poussière qui flottait dans l'air cette pièce ne devait pas être souvent aérée. Quand elle se retourna elle vit sous ses yeux émerveillés tout un atelier de sculpture en bois, avec des couleurs vives, des motifs de style russe. Angélica n'avait jamais vu cela auparavant, elle continua d'admirer ce beau travail prenant une des sculptures en bois qui représentait un cheval de la taille d'un jouet d'enfant entre ses mains pour mieux l'examiner.

-Mon atelier vous plaît ?! Demanda soudain une voix grave qui fit sursauter Angélica, la faisant lâcher le cheval de bois qui tomba par terre sur le tapis. Elle leva les yeux vers l'entrée de la pièce et vit Dimitri Belikov qui la fixait avec un sourire amusé de son petit effet de surprise.

-…Oh ! Commença-t-elle gênée. –Excusez-moi Dimitri, je ne savais pas que cette pièce était votre endroit privée. C'est que je ne savais que faire d'autre en attendant le retour de Boris alors j'ai voulu faire un petit tour…

-Je vous en prie, il n'y a aucun mal mademoiselle pardonnez-moi si je vous ai fait peur. La coupa-t-il en venant vers elle, il la regardait d'une étrange façon comme si il la voyait pour la première fois Angélica comprit ensuite pourquoi elle n'était plus habillée comme un homme mais bien comme une femme. Dimitri se pencha pour ramasser le cheval de bois aux pieds de l'Italienne puis le reposa sur la table à côté de lui avant de regarder de nouveau la vampire toujours mal à l'aise. –Vous portez bien aussi la mode féminine à l'Italienne. La complimenta-t-il.

-Merci. Répondit-elle simplement puis pour changer de sujet elle lui demanda : -C'est vous qui avez fait tout ça ?

-En effet, travailler le bois à toujours était l'une de mes passions. Cela vous plaît-il ?

-Beaucoup ! Répondit sincèrement Angélica. –Vous êtes très doué.

-Je vous remercie, venez que je vous montre quelque chose. Dit-il en se déplaçant sur la gauche vers une vitrine qu'il ouvrit pour en sortir une boite de taille moyenne toute en bois foncé sur laquelle était sculpté des roses. –Voyez ! Dit-il en la posant sur une table devant la vampire, il tourna une petite manivelle discrète derrière la boite quand elle fut remontée à fond il lui dit:-Allez-y ouvrez-la !

Angélica tendit les mains et ouvrit délicatement le couvercle et à sa grande surprise simultanément deux petites figurines représentant un couple de danseurs se mit à tourner sur une mélodie de valse. C'était un spectacle adorable qui fit sourire Angélica telle une enfant à qui on aurait offert pour la première fois un présent. Dimitri observait sa réaction avec un sourire discret mais son regard semblait fasciné. Quand la jeune femme releva les yeux vers lui, il lui sourit davantage.

-C'est vraiment magnifique ! Lui dit-elle émerveillée.

-Je l'ai terminée il n'y a pas très longtemps. Dit-il en refermant la boite avant d'aller la ranger dans la vitrine.

-Et vous gardez tout ce que vous créez ? Interrogea-t-elle.

-Pas forcément, il arrive que des collectionneurs humains ou vampires m'en achètent certaines. Alors Rose vous vous plaisez ici ? Dit-il pour changer de sujet.

-Assez oui, mais je vous avoue qu'aujourd'hui je m'ennuie un peu.

-Je comprends, il est vrai que nous ne sommes pas des hôtes des plus divertissant contrairement à Boris.

-Oh, ce n'est ce que j'ai voulu dire…

-Je sais. Je comptais travailler un peu ici cet après-midi si vous voulez vous pouvez rester, à condition d'observer le silence.

-Très bien, merci à vous je serai muette comme une tombe !

Angélica ne resta pas muette bien longtemps, elle était trop heureuse de ne pas être abandonné à sa solitude, elle posait beaucoup de question à Dimitri sur son travail, ses passe-temps. Ce dernier d'ailleurs lui répondait très volontiers et engagea la conversation. Ils parlèrent de tout et de rien une bonne partie de l'après-midi Dimitri avait un sens de l'humour bien à lui qui ne cessait de faire rire la jeune femme. Un peu après la conversation alla sur le sujet des lycans. Angélica voulais en savoir plus à leur sujet.

-Les enfants de la lune ou lycans sont des créatures similaires aux loups-garous mythiques. Commença à raconter Dimitri. –Ils mutent, c'est-à-dire change d'apparence selon les cycles lunaires. Comme vous l'avez constaté une fois qu'ils ont mutés ils ne ressemblent pas vraiment à de véritables animaux, leurs pattes avant sont plus puissantes que leurs pattes arrière et ils ont encore des mains à pouce opposables qu'ils peuvent utiliser. De plus ils se déplacent presque debout et ont des mouvements plus simiesques que canins. Sous leur forme de lycan ils perdent conscience de leur humanité et sont plus bestiaux que rationnels. L'influence de la lune renforce leur puissance et les rend dangereux et très difficile à tuer. Contrairement à ce qu'affirment les légendes une balle en argent ne risque pas de les tuer.

-Impressionnant .Murmura Angélica. -Mais comment se fait-il qu'ils ne nous ont pas poursuivis quand nous avons passé la rivière ?

-Voyez-vous, il y a maintenant sept siècles à la suite de la croisade extermination de la population lycan par les Volturi, nous avons conclu un pacte avec l'un des chefs des deux clans de lycan survivants. Je suis allé trouver Vitalli le plus avisé des deux pour lui proposer une trêve et enfin parvenir à une entente. Les négociations furent longues mais désormais nous sommes en paix. Bien que Ivan le deuxième chef n'ai jamais approuvé ce traité, malgré tout il respecta la volonté de Vitalli. Cela me surprend que vous ne sachiez rien de cette histoire. Termina-t-il.

-Il faut dire qu'il y a sept siècles, je n'avais encore fait mon entré dans ce monde…Avoua Angélica avec un léger rire.

-Vous devez être bien jeune alors petite Rose. Dit-il avec un ton d'amusement dans la voix pendant qu'il sculptait une de ces pièces en bois.

-Et vous bien vieux mon cher. Rétorquant la jeune femme. –Vous en savez des choses, artiste, professeur d'histoire, vous êtes très polyvalent.

-Privilège de l'âge, jeune demoiselle. –Et vous alors, d'où venez-vous exactement ?

-De nulle part en particulier si ce n'est d'Italie. J'ai vécue longtemps en Amérique avant de revenir dans le vieux monde.

-Ah, intéressant et qu'est-ce qui vous a décidé à revenir sur ce continent ?

-Mon pays me manquait, j'avais envie de voir de nouvelle chose.

Angélica préférait ne pas trop parler de sa vie personnelle pour le moment ne sachant pas encore si elle pouvait faire confiance à cet homme.

-Je comprends cela, avez-vous de la famille en Italie ?

-Un frère, mais nous nous sommes un peu perdus de vue ces derniers temps.

-Vraiment ?!Répondit-il surprit. –Pardonnez-moi ma curiosité mais puis-je vous demander pourquoi ?

-Disons qu'il n'était pas complétement d'accord avec mes choix de vie et que de ce fait nous avons suivis des chemins différents. Mais il m'arrive de le recroiser de temps à autre.

-Je vois, ces choses-là arrivent parfois. Dit-il en sortant de sa veste une petite boite en métal, il l'ouvrit et en sorti une cigarette. –Permettez ?

-Je vous en prie, vous êtes ici chez vous. Répondit-elle.

-Certes mais par courtoisie je préfère vous le demander je ne voudrais pas que cela vous incommode. Vous en voulez une peut-être? Lui proposa-t-il.

-Non merci, je ne fume pas ! Refusa-t-elle poliment.

Soudain on toqua à la porte.

-Dimitri ! Appela la voix de la mère de ce dernier qui finit par entrer. –Oh ! Fit-elle en voyant que l'Italienne s'y trouvait aussi.- Je vous dérange peut-être ?

-Pas le moins du monde madame. Répondit Angélica d'une voix calme.

-Je venais vous prévenir que le dîner va être servi dans un instant si vous voulez bien tous les deux vous donner la peine de descendre.

-Certainement madame. Répondit Dimitri, puis sa mère et lui échangèrent quelques paroles en russe avant qu'il ne se retourne vers Angélica. –Je vous rejoins de suite mademoiselle, je vous remercie de votre compagnie de cet après-midi elle me fut forte agréable.

-Tout le plaisir était pour moi Dimitri.

Ce dernier lui sourit et parti la laissant seule avec Roxalana à l'entrée de la pièce.

-Vous avez un fils très doué madame. Lui dit Angélica plus pour rompre le silence.

-N'est-ce pas, il a été très créatif et surtout très intelligent. Je vois que vous avez changé de tenue, entre nous ma chère celle-ci vous va mieux que l'ancienne. Et est surtout plus appropriée pour une dame.

-Je vous remercie madame. Répondit simplement Angélica préférant rentrer dans son jeu même si cette remarque l'agaça.

-Vous venez semble-t-il d'un milieu aisé ? Demanda-t-elle en voyant les beaux atours de l'Italienne, elle semblait visiblement intéressée par ce détail.

-En effet madame.

-La bourgeoisie, peut-être ?

-La noblesse (pour ne pas dire la royauté, mais ça c'était un détail dont il valait mieux ne pas parler).

-Oh ! Fit la Russe l'air impressionné. –C'est une chose bien heureuse que d'être bien né, mademoiselle. Votre créateur devait ne pas avoir peur de braver les interdits, c'est que voyez-vous il est proscrit de transformer des humains qui viennent de trop haute positions sociales, cela peut d'ordinaire trop attirer l'attention.

Angélica ne répondit pas, le silence était pour elle la meilleure des solutions face à ce genre de personne. Roxalana regarda l'atelier autour d'elle avant de dire :

-C'est surprenant…Commença-t-elle en avançant vers la jeune femme.

-Quoi donc ?

-D'ordinaire mon fils ne laisse personne entrer dans son atelier pas même Boris.

-Il faut croire qu'il aura choisi de faire une exception. Supposa la jeune femme.

-Il faut croire en effet…Allons suivez-moi ne faisons pas attendre les autres, Boris est d'un genre impatient ! Ordonna-t-elle en lui faisant signe de la suivre.

Décidément cette femme ne plaisait pas du tout à Angélica, avec ses sous-entendus, ces petits piques de phrase qu'elle pouvait lancer de temps en temps. Non vraiment elle se jura de rester le plus loin d'elle si possible.

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Plus tard dans la salle à manger Boris assit en bout de table monopolisait la conversation en racontant des souvenirs assez comiques à Angélica qui se trouvait assise à côté de lui. Dimitri lui était installé à l'autre bout de la table et Roxalana et Ineska étaient assises en face de l'Italienne.

-…Et c'est à ce moment-là que j'ai vus un énorme lycan courir après Laurent en faisant des bons de géant pour le rattraper. Décrivait-il en riant autant que sa jeune invitée. –A ça grand dieu, pour sa première partie de chasse ce pauvre Laurent s'en souviendra toute sa vie.

-Comment s'en est-il sorti ? L'avez-vous aidé ? Interrogea la jeune femme impatiente de savoir la fin.

-Certainement pas ma chère, un nouveau-né doit apprendre à se défendre tout seul. Mais c'est vrai qu'il n'était pas très joyeux quand il est rentré à la maison. Tu t'en souviens Dimitri ?

L'intéressé hocha la tête avec un sourire amusé mais le regard un ailleurs, sans doute que pour lui comme pour les deux autres il avait entendu cette histoire un millions de fois.

-Да ! Je m'en souviens j'y étais. Dit-il en buvant une gorgée de sang son verre.

Visiblement les dîners ressemblaient à ça chez eux, on vous apportait plusieurs types de sang en bouteille et on le servait dans un verre en cristal au court des discussions entre membres du clan. Au début Angélica avait trouvé ça étrange comme comportement, mais au final on s'y faisait vite.

-Qui était ce Laurent ? Demanda Angélica.

-Une autre des brebis égarées que notre cher Boris nous a ramené de son voyage en France. Répondit en premier Roxalana sur un ton dédaigneux. –Mais qui a visiblement retrouvé son chemin puisqu'il nous a quittés il y a quelques années.

-Roxalana, je vous en prie ! Répliqua Boris non sans une once d'avertissement dans la voix, puis il reprit pour Angélica : -C'est un jeune français que j'ai rencontré à la cour de France, oui magnifique comme pays vraiment. Et nous nous sommes liés d'amitié et enfin j'en ai fait un des nôtre. Un jeune homme charmant, mais au bout d'un moment il a choisi de partir à la découverte du monde si on peut dire.

Angélica n'écoutait que d'une oreille la réponse, elle avait remarqué qu'à l'évocation du dénommé Laurent le visage d'Ineska se ferma subitement, elle gardait maintenant les yeux rivés sur son verre vide posé sur la table devant elle. Aussitôt Angélica se demanda s'il n'y avait pas eu une quelconque relation entre ce français et elle.

-Et vous Ineska ? L'interpela Angélica, celle-ci releva subitement la tête vers elle surprise qu'on lui adresse la parole. –Qu'en pensiez-vous de ce jeune français ?

-….Je pense qu'il…Commença-t-elle en cherchant ses mots quand tout à coup sa mère lui coupa la parole.

-C'était un petit opportuniste trop ambitieux, Ineska ne se mêle pas à ce genre de personne !

Cette fois Angélica fut piqué au vif devant le comportement de cette femme, mais pour qui se prenait-elle avec ses grands aires de Tzarine, sa propre fille ne pouvait jamais parler sans qu'elle intervienne pour répondre à sans place, puis tout à coup sans aucune explication le verre en cristal à moitié plein de Roxalana se brisa entre ses doigts, ce qui fit sursauter tout le monde sauf l'Italienne. Le liquide rougeâtre se déversa sur la table et sur ses vêtements.

-Et ma chère qu'elle poigne ! Fit remarquer Boris. –C'est penser à ce jeune vampire qui vous met dans cet état ?

-Bien sûr que non voyons ! Répliqua-t-elle avec force, elle claqua des doigts et ordonna à un des domestiques présents de nettoyer. Boris qui voyant le regard que l'Italienne lançait à Roxalana voulu intervenir mais Angélica ne lui en laissa pas le temps.

-Excusez-moi Dame Anna. Commença-t-elle aussi respectueusement qu'elle pouvait. –Mais avec tout le respect que je vous dois, ce n'est pas à vous que la question s'adressait mais à votre fille Ineska. Je souhaite entendre son avis cela m'intéresse. Dit-elle en regardant de nouveau Ineska qui la fixait avec des yeux stupéfiaient. Roxalana allait répliquer mais un grondement provenant de la poitrine de Boris la fit se raviser et elle fit par dire avec un sourire de complaisance :

-Veuillez m'excuser mademoiselle Rose. Ineska répond à cette demoiselle ! Ordonna-t-elle alors à sa fille.

Angélica comprit en entendant sa réponse que Boris avait le dessus sur Roxalana et qu'elle le respectait autant qu'elle semblait le craindre pour se soumettre ainsi à sa volonté.

-…Je le trouvais très bien élevé, il avait beaucoup de conversation…et c'était un ami. Précisa timidement Ineska.

« Ma fille ne se mêle pas à ce genre de personne » C'est bien ce qu'avait dit sa mère et bien ce n'était pas tellement exacte en ce qui concernait Ineska. Pensa Angélica qui souriait mentalement. Car c'était plutôt Roxalana qui ne se mêlait pas à ce genre de personne, ni à quiconque d'ailleurs.

-Moi aussi je l'appréciais. Lâcha Dimitri en souriant à sa sœur comme pour la soutenir.

-…Excusez-moi mais je vais me retirer. Murmura Inseka en se levant de table.

-Mais certainement mon enfant. Dit Boris en se levant à son tour. –Une partie de billard cela intéresse quelqu'un ?

-Volontiers ! Accepta Angélica tout sourire.

-Très certainement. Répondit Dimitri. –Mère vous vous joignez à nous ?

-Non merci mon fils, je dois allez me changer ! Répondit-elle sèchement avant de sortir de la pièce.

Plus tard dans la bibliothèque qui servait également de salle de jeux se trouvait un beau billard. Angélica, Dimitri et Boris avait depuis peu commencé une partie. C'était au tour de la jeune femme de jouer, très concentré elle prenait le temps de viser, bien que pour un vampire à la vue parfaite ce n'était pas vraiment nécessaire, puis sous le regard des deux messieurs elle marqua le point.

-Gagné ! Leur lança-t-elle joyeusement.

-Ah ! Soupira Boris. –Que vous me battiez aux échecs passe encore, mais au billard là non je regrette ce n'est pas possible !

-Mauvais joueur. Lui lança la jeune femme avec un sourire éblouissant.

-Je reconnaître que c'est un joli coup ! Dit Dimitri admiratif. –Un petit verre de vodka pour fêter cette victoire ?

-Avec grand plaisir. Répondit Boris. –Avez-vous déjà gouté, Rose?

-Je regrette mais non.

-Alors il vous faut absolument essayer. Dit Dimitri en lui tendant un petit verre avec un fond de vodka.- Vous avalez d'un seul trait comme ceci. Expliqua-t-il en buvant son verre en même temps que Boris puis une fois fini, ils jetèrent simultanément leur verre par terre. –A vous maintenant ! L'encouragea-t-il.

Angélica s'exécuta et avala tout d'un seul coup non sans faire une petite grimace qui fit rire les deux hommes.

-Qu'elle est adorable. Fit remarquer Boris à son compagnon. –Cela vous plaît ?

-Surprenant mais j'aime bien. Répondit-elle.

-Je le savais…Murmura Dimitri avant que la porte de la bibliothèque ne s'ouvre laissant place à Roxalana.

-Boris, un des nomades qui gardent notre territoire demande à vous voir. Dit-elle sans la moindre expression.

-A grand dieu, ne peut-on jamais avoir une soirée de libre. Soupira-t-il.

-De quoi s'agit-il madame ? Demanda Dimitri.

-Il n'a pas voulu me le dire. Répondit sa mère. –Vous venez Boris.

-De suite ma chère, mes amis continuez à vous divertir je reviens très vite. Dit-il avant de sortir suivi de la mère de Dimitri qui lança un étrange regard à Angélica avant de refermer la porte derrière elle.

-Tout va bien ? Demanda Dimitri en voyant l'expression songeuse de la jeune femme.

-Votre mère regarde à travers moi comme si j'étais transparente ! Finit-elle par lui dire.

-Ai-je le même regard ? Demanda-t-il d'une voix plus douce.

Elle leva les yeux vers lui et le regarda un moment comme si elle cherchait quelque chose dans ses yeux, avant de sourire doucement.

-Non ! Répondit-elle simplement.

Angélica s'appuya au billard observant Dimitri sortir sa fameuse boite à cigarette quand il lui proposa :

-Vous êtes sûr que vous n'en voulez pas ?

-Allez soyons fous ! Céda-t-elle en acceptant la cigarette qu'il lui tendait. –Je vous remercie.

Dimitri se rapprocha d'elle et grilla une allumette, avec une lenteur déconcertante sans la quitter des yeux, soutenant son regard il alluma la cigarette entre les doigts d'Angélica qui inspira doucement quand la fumée apparut. Dimitri alluma ensuite la sienne et se posta à côté elle.

-C'est la première fois que vous fumez ?

-Non, une fois un de mes compagnons de route a tenté de m'y initier mais sans grand succès.

-Vous avez donc vécue avec d'autres congénères ?

-Oui, un temps avec un de mes amis puis avec deux autres nomades dont un que j'ai moi-même créée en vérité. Je me suis toujours bien entendu avec les hommes.

-Vous êtes donc ce qu'on appelle par chez nous une femme à hommes. Conclu Dimitri.

-J'aime bien les hommes, à ma manière voilà tout, je les vois plus comme des camarades. Je ne suis donc pas une femme à hommes dans le sens où vous le sous-entendez…

-Je ne sous-entendant rien mademoiselle. Répondit-il toujours d'une voix douce. –Nous autres vampires avons des mœurs et une conception de vie bien différente des humains.

-Cela est bien vrai. Reconnue-t-elle en expirant la fumée. Comment vous faîtes ça ? Demanda-t-elle en le voyant faire des cercles de fumée.

-Des ronds de fumée ? Facile, inspirez et gardez un maximum de fumée en bouche….

Angélica s'exécuta faisant très exactement ce qu'il lui disait.

-…Et vous exhalez en faisant la bouche ronde, comme une carpe. Précisa-t-il en faisant de même. –C'est ça !

-Merci pour la leçon Dimitri. Dit la jeune femme avec un léger rire, elle écrasa sa cigarette dans le cendrier et dit :-Merci pour cette soirée, je vais prendre congé. Bonne fin de soirée Dimitri. Le salua-t-elle en se dirigent vers la porte.

-Bonne fin de soirée à vous aussi, Rose. Lui lança-t-il comme un murmure, un sourire rêveur sur les lèvres.

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(Quelques mois plus tard)

Les mois comme la vie avaient suivis leur cours, Angélica se sentait mieux, plus détendu qu'à son arrivée bien qu'elle évitait soigneusement dame Anna, elle avait néanmoins réussi à se lier d'amitié avec son fils Dimitri. Ce qui paraissait enchanté Boris, qui n'avait de cesse d'essayer de la convaincre de prolonger son séjour ici, Angélica n'était pas dupe elle savait que le vampire souhaitait qu'elle s'installe définitivement au manoir, il ne l'avait pas exprimé clairement mais c'était évident. En vérité Angélica songeait à repartir vivre en Italie dans peu de temps.

Aujourd'hui le temps était couvert avec un peu de neige. Dimitri lui avait proposé de sortir en forêt pour une petite séance de tire à l'arme à feu. Aussi surprenant que cela l'avait été pour Dimitri, lui et Angélica se découvrirent une passion des armes à feux, ils comptaient donc faire quelques tires dans la nature cet après-midi. En attendant Angélica marchait dans le jardin enneigé, elle se sentait dans son élément. Elle sorite cependant de ses pensées quand elle aperçue Ineska marchant vers elle.

-Bonjour Ineska. La salua l'Italienne avec un sourire.

-Bonjour… Murmura la blonde avant de préciser. -Vos pensées s'estompent dans vos yeux Rose, je crains d'en avoir interrompue le cours…

« Ineska, dans toute sa splendeur » Se dit aussitôt Angélica qui avait appris à connaître la petite Ineska, elle avait en fait 16 ans physiquement, elle avait une manière étrange de s'exprimer et le don d'apparaitre tel un fantôme. Au début Angélica avait réellement crut que cette petite demoiselle était folle. Puis au final on s'habituait à sa façon d'être. Depuis le fameux soir où Angélica avait en quelque sorte rabattue le caquet de la mère de la jeune fille, celle-ci venait plus naturellement vers elle. Ils leur arrivaient de passer de bon moment rien qu'en discutant. Au contact d'Angélica, la petite blonde parlait plus, était plus en confiance et surtout moins timide. Comme si elles s'étaient apprivoisées l'une l'autre.

-Cela ne fait rien Ineska. Vous voulez me dire quelque chose ?

-Pas spécialement, je venais seulement voir ce qui pouvait bien vous occuper si longtemps dans le jardin ? Pourquoi ne restez-vous pas à l'intérieur avec nous ?

-J'ai toujours préféré l'extérieur, rester dans les maisons me donne la sensation d'être… emprisonné. Ce qui n'a rien à voir avec vous je vous rassure. S'empressa-t-elle de préciser.

-Je vois, et vous n'aimez pas rester seule non plus…

-Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Demanda Angélica intriguée.

-Et bien, vous cherchez toujours la compagnie de monsieur Boris ou de mon frère car vous avez peur de rester seule. –Oh. Fit-elle en constatant qu'Angélica la regardait de travers. –Je vous mets mal à l'aise, excusez-moi vous êtes déjà suffisamment stressée comme ça. Je ne vois pas pourquoi je vous ennui avec ça. Dit-elle avec une petite voix embarrassée.

-Moi stressée ?! Interrogea Angélica qui ne comprenant pas où elle voulait en venir.

-Mais oui, vous savez bien. Par cette ombre noire qu'il m'arrive de voir autour de….Oh ciel j'en ai trop dit ! Se reprit-elle en voyant le visage de l'Italienne devenir livide.

-Mais comment…Furent les seules mots qui vinrent aux lèvres d'Angélica qui fixait la petite blonde les yeux exorbités, choqués.

-Pardon, c'est pour cette raison que mère ne veut pas que je parle de mon don, ça met les gens dans l'embarra.

-Vous avez un don ? S'étonna Angélica.

-Oui j'en ai un et mon frère aussi. Boris ne vous en a rien dit ?

Ineska disait tout ça avec une banalité déconcertante comme si c'était une chose parfaitement normale pour elle. Elle parlait aussi souvent avec détachement de la situation, telle une spectatrice d'une scène qu'elle était pourtant en train de vivre.

-Non il n'en a rien fait. Murmura la jeune femme prise au dépourvue. –Mais vous comment savez-vous pour cette ombre?

-…Je ne peux pas en dire plus. Dit Ineska maintenant gênée, avant de se retourner pour faire demi-tour, mais Angélica la retient en lui attrapant le poignet de la jeune fille.

-Attendez, vous ne pouvez pas me lâcher ça de la sorte et attiser ma curiosité, puis partir sans rien me dire ? Si vous savez ce que c'est dites-le moi ! J'ai besoin de le savoir. Insista-t-elle.

-Ecoutez, si ma mère l'apprend…

-Votre mère n'est pas là, laissez-la donc où elle est. S'il vous plaît, dîtes-moi ! Je vous promets que cela restera entre nous.

-…Bien. Céda Ineska comprenant qu'elle n'échapperait pas à Angélica. –Venez, marchons un peu.

Ineska, commença après plusieurs hésitations à lui expliquer que son don :

-J'ai le don de voir ce qui échappe aux autres, c'est ce que les humains appellent la médiumnité …

-La médiumnité ? Voulez dire voir des esprits, les personnes décédés ?

-Entre autre, vous ne croyez pas que cela soit possible je suppose ? Dit-elle avec air qui semblait vouloir dire « je sais que tu me prends pour une folle »

-Oh, vous savez plus rien de l'ordre du surnaturel ne m'étonne. Regardez-nous, nous sommes la preuve vivante qu'il n'y a rien de rationnel dans ce monde.

-Ce n'est pas faux. Reconnue Ineska avec un petit sourire. –Je peux voir l'aura de ceux de notre espèce, un vampire normale sent l'aura vampirique d'un congénère, mais ne l'a voit pas. J'ai vu la vôtre Rose, le premier soir où je vous ai aperçue. J'ai étais très surprise par ce que vous dégagiez, je n'avais jamais rien vue d'aussi lumineux dans toute mon existence…

-Je ne dois pas être aussi lumineuse que cela.

-Détrompez-vous, vous êtes une belle âme. C'est très rare chez nous autre. Ajouta-t-elle.

-Et c'est pour cette raison que vous m'avez dit le soir où je suis arrivée que je n'étais pas ce que vous aviez imaginé ? Comprit-elle, pour seule réponse Ineska hocha la tête en signe approbation. –Et cette ombre noire alors ? Que savez-vous de ce phénomène ?

-Rien justement, c'est là qu'est tout le problème, je n'ai jamais été confronté à ça. Avoua Ineska. -Cette chose qui ressemble à une forme humaine et qui vous apparait, depuis quand la voyez-vous ?

-Depuis longtemps. Répondit-il Angélica dans un soupir de lassitude. –Elle m'est d'abord apparut quand je vivais en Amérique, au début ça ressemblait à une masse noire comme du brouillard et aux fils des années c'est devenu plus distinct. Je la vois quand je suis seule au moment où je m'y attends le moins et que mon esprit est en pleine méditation…

-Mais elle ne vous a jamais fait de mal ? Demanda Ineska.

-Il ne manquerait plus que ça. Rétorqua la jeune femme. –Elle me terrifie et c'est déjà bien assez !

-Vous savez c'est très étrange mais cette ombre je crois qu'elle émane de vous…

-Vous voulez dire que c'est moi qui crée ce phénomène ? Demanda Angélica ahurie.

-Cela peut paraitre surprenant mais oui ! Cependant cette chose qui vous suit ne semble pas vous appartenir.

-Je dois vous avouer que je ne comprends pas ce que vous essayez de me dire.

-Ce n'est pas grave, mais je ne peux pas vous en apprendre plus.

-Avec votre don il n'y a pas un moyen de savoir ce qu'elle me veut ?

-Je n'en sais rien, mais je pense que vous devriez le lui demander vous-même si elle vous apparait de nouveau. De par mon expérience, il ne faut pas que vous en ayez peur, au contraire acceptez-la. Et peut-être arriverez-vous à découvrir le fin mot de tout ça.

-Ineska ! Appela une voix d'une des fenêtres du deuxième étage.

Les deux femmes tournèrent la tête simultanément dans cette direction et elles virent une femme faire des grands signes de la main, c'était Roxalana. « Quoi encore » Se disait Angélica ennuyée de ne pas avoir un moment de tranquillité sans qu'elle apparaisse.

-Ineska ! Reprit sa mère. –Rentre immédiatement ! Cria-t-elle avant de refermer la fenêtre.

-Quelque chose ne va pas avec votre mère ? Demanda Angélica. –C'est une manie chez elle d'interrompe les gens constamment ?

-C'est que…Hésita Ineska. –Elle ne veut pas que je m'approche de vous.

« De mieux en mieux »Se dit l'Italienne.

-Elle dit que vous avez une mauvaise influence. Avoua la petite vampire.

-C'est ce que vous croyez, vous ? Rien ne vous oblige à faire ce que votre mère vous ordonne. Vous êtes semble-t-il plus âgée que moi, vous avez passé l'âge qu'on régente votre vie à votre place.

-Certes, mais tout le monde n'est pas aussi libre que vous.

« Ma pauvre enfant si tu savais » Se dit Angélica en songeant qu'elle était loin d'être libre.

-C'est également l'avis de votre frère ? Finit-elle par demander.

-Ce n'est pas l'avis de mon frère… Dimitri lui est libre de faire ce qu'il veut mère ne lui dit rien, déjà parce que c'est un homme et de plus c'est son préféré.

-Pardonnez-moi cette audace, peut-être même mes manières, mais une mère digne de ce nom ne devrait pas favoriser un de ses enfants plus qu'un autre.

-Que voulez-vous on ne change pas si facilement ce qui a toujours était.

-C'est bien vrai. Murmura Angélica en raccompagnant Ineska devant la porte de la véranda. –Encore merci Ineska pour cette discussion.

-Non, c'est moi qui vous remercie, cela m'a fait du bien de parler de mon don. C'est un sujet tabou ici, on préfère l'ignorer.

-Je ne vois pas pourquoi, c'est vrai qu'il y a plus gaie comme pouvoir, mais si ça peut aider les autres et vous-même alors ne le cacher pas.

-Merci. Répondit timidement le vampire blond. –Au fait Rose, passez un bon après-midi avec mon frère… parait-il qu'il attend ça avec impatience. Murmura-t-elle tout bas ce qui fit rire Angélica.

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Depuis quelques minutes des coups de feu se faisaient entendre dans la forêt, suivie du bruit du verre qui vole en éclat. Au résonnement du bruit que faisaient les armes les oiseaux agités s'envolaient des arbres avec précipitation. « Pan !» résonna une nouvelle fois dans les airs.

-Et bien…Je n'aimerais pas avoir à me battre en duel avec vous. Dit Dimitri l'air impressionné.

-Que craignez-vous donc Dimitri, vous êtes à l'épreuve des balles. Répliqua Angélica qui tira encore une fois dans une des bouteilles en verres «Pan !». –J'ai parlé avec votre sœur aujourd'hui…

-Je sais, elle me l'a dit. Elle vous apprécie beaucoup. Dit-il en allumant sa cigarette.

-C'est ce que j'ai crus comprendre, vous avez une sœur adorable.

-Je ne l'ai jamais vu autant souriante depuis le départ de Laurent. Dit-il plus pour lui-même.

-Ineska….avait un faible pour lui ? Questionna Angélica curieuse de ce détail.

-Plutôt oui, un faible qui était réciproque.

-Et que s'est-il passé ? Insista la jeune femme.

-Par la suite Laurent courtisait ma sœur, ce n'était un secret pour personne. Il y avait une affection sincère entre eux. Jusqu'au jour où il ressenti « l'envie d'ailleurs » il voulait s'en aller, Laurent a proposé à Ineska de le suivre. Madame ma mère s'y ait fortement opposé, elle lui posa un ultimatum c'était rester ici et épouser sa fille ou partir mais sans elle…

-Et il a choisi de partir. Conclu Angélica.

-Voilà, toute l'histoire. Mais ma sœur comme Boris qui l'a tout de même créé ne lui en n'ont pas tenu rancœur. Ineska comprenait.

-Mais n'aurait-elle pas pu partir avec lui tout de même? Demanda Angélica qui ne comprenait pas trop pourquoi une telle soumission au bon vouloir de Madame Roxalana.

-Malheureusement, il y a des choses qui ne changent pas, ma sœur ne se risquerait pas à défier l'autorité de notre mère. Répondit simplement le russe.

-L'autorité ?!Répéta Angélica ahurie. –La tyrannie vous voulez dire. Rectifia-t-elle en ignorant le regard stupéfiait du vampire. –Vous savez pour que les choses évolues il faut se forcer et le vouloir. Et parfois même briser les règles qui nous oppriment.

-Vous semblez avoir l'expérience de la chose ?

-Tout à fait. Affirma-t-elle. –Votre mère…elle me déteste ! Ne dites pas le contraire vous le savez aussi bien que moi. Excusez-moi si mes paroles vous choquent.

-Non loin de là. J'admire et surtout j'apprécie votre franchise, peu de personne sont capable d'exprimer librement ce qu'elles pensent, vous n'êtes pas femme à cacher vous sentiments, j'aime ça. Mais que ce soit vous ou quelqu'un d'autre elle n'aime pas beaucoup les gens. Mais vous, comment vous sentez-vous ici depuis ces derniers mois ? La vie russe est-elle à votre goût ?

-Elle est un peu rude, c'est vrai mais pas si mal que ça. Répondit-elle en venant vers lui. –Et vous ? Interrogea-t-elle en prenant sa cigarette de la bouche du russe qui la laissa faire, pour la porter à ses lèvres et inspirer puis expirer la fumée. -Vous n'avez pas eu envie de voyager ?

-De ce bas monde j'en ai fait le tour. Répondit-il en reprenant délicatement sa cigarette de la main d'Angélica. –J'en ai assez de voyager seul.

-Vous ne me ferait pas croire que vous ne vous ennuyez pas ici, Dimitri.

Depuis quelque temps la relation entre l'Italienne et le Russe avait évolué en une charmante complicité. Dimitri sous ses airs sérieux et indifférent à tout, était en réalité un homme très patient, respectueux, curieux qui aimait rire de tout. Il n'était pas quelqu'un d'intrusif, il prenait le temps de connaître les gens qu'il fréquentait. Et avec elle il était très prévenant, attentionné. Il avait compris qu'il fallait apprivoiser l'animal sauvage qu'elle était, en faisant un pas vers elle et la laissant faire le reste pour venir vers lui. Il y avait vraiment une belle entente entre eux, ce qui ne laissait pas complétement de marbre Angélica, qui se surprenait à apprécier l'intérêt que cet homme lui manifestait et ce serait mentir que de dire que son charme la laissait indifférente.

-Plus autant qu'avant. Lui répondit-il sans la quitter des yeux. –Vous pensez bientôt repartir ? Demanda-t-il enfin.

-En effet. Confirma-t-elle.

-Comme Boris sera déçu…Lui qui espérait tellement que vous restiez encore quelques temps. Dit-il, amusé.

-Il s'en remettra, je ne vais tout de même pas rester ici pour toujours. Répondit-elle avec détachement.

-Ce serait si terrible ?! Demanda Dimitri plus sérieux. –Ma maison est la vôtre aussi longtemps que vous le souhaitez. Ajouta-t-il en prenant sa main dans la sienne. –Croyez bien que votre présence est très appréciée. –J'espère que Roxalana ne vous fera pas fuir. Dit-il avec ironie. –Ignorez-la.

-Je ferai de mon mieux. Répondit simplement la jeune femme en retirant sa main de la sienne avant de se détourner de lui.

-Cela vous gêne qu'on vous tienne la main. Remarqua le vampire en la regardant s'éloigner.

-Non, bien sûr que non…mais…Laissez tomber, cela n'a aucune importance et ça n'a rien avoir avec vous.

Sans un mot Dimitri s'avança derrière : -Qui vous a blessé ? Finit-il par demander.

-Qu'est-ce qui vous fait croire cela ? Murmura Angélica sans lui faire face, mais surprise par la question.

-J'ai presque 2000 ans vous savez. Avoua-t-il comme pour lui signifier qu'il n'était pas dupe et qu'il savait reconnaître une blessure sentimentale. –Rose, j'espère un jour vous m'accorderez votre confiance.

-Mais vous l'avez…Répondit-elle en se retournant vers lui.

-Non, pas encore. Dit Dimitri en plongeant ses yeux dans les siens. –Rose, veuillez me pardonnez cette audace, mais je savais que vous me feriez du bien dès notre première rencontre… Ce que je veux dire c'est que j'ai toujours une dette envers vous, vous m'avez sauvé la vie. Et je compte bien vous prouver que vous pouvez me faire confiance.

Dimitri avait un tel charisme qu'il était difficile de douter de lui, il était sincère et sûr de lui, cela plaisait à la jeune femme.

-Arrêtez, vous n'avez aucune dette, Dimitri, aucune.

Dimitri ne répondit rien, il leva lentement les mains et lui prit doucement le visage entre ses mains. Elle tressaillie et posa ses mains sur les siennes.

-Ne vous effrayez pas. Laissez-moi faire, je tiens à m'acquitter de ma dette.

Angélica resta silencieuse, une douce chaleur lui envahie l'esprit, une sensation de bien-être absolu qu'elle n'avait jamais ressentie jusque-là. Elle se perdit dans cette sensation apaisante, les yeux fermés. Cela dura l'espace de quelques secondes avant que les mains de Dimitri retombèrent avec lenteur le long de son corps.

-Qu'est-ce que c'était ? Demanda Angélica sans comprendre ce qui venait de se passer.

-La preuve que vous attendiez pour pouvoir me faire confiance. J'ai le don du « bouclier » si on peut le définir ainsi. Un talent défensif, les pouvoirs mentaux des autres vampires n'ont aucuns effets sur moi et maintenant ils n'ont plus d'effet sur vous. Expliqua-t-il.

-Comment ?! S'écria Angélica stupéfaite.

-Bien sûr cela ne vous protègera pas des attaques physiques et il n'y aura que moi qui puisse enlever cette protection et je ne peux faire cela qu'avec une seule personne à la fois…

-Merci ! Le coupa la jeune femme émue, car cela voulait dire que le pouvoir de Jane et de son frère Alec, même celui d'Aro n'aurait plus prise sur elle. Jamais elle n'aurais cru une telle chose possible. Dimitri ne pouvait pas savoir combien ce cadeau qu'il lui avait fait allait la protéger. Heureuse, elle lui adressa un sourire éblouissant avant de se jeter dans les bras du vampire qui bien que surprit de sa réaction lui rendit son étreinte avec chaleur.

-C'est avec vous que j'ai décidé de partager mon pouvoir, vous le méritez largement. Allons, belle Rose. Dit-il en lui baisant la main non sans soutenir son regard, puis il dit : -Venez rentrons à la maison.

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Pendant ce temps dans le bureau de Boris :

Ce dernier était en train de remuer les buches dans la cheminée en chantonnant des complaintes russes l'air joyeux. Il fallait dire qu'il était particulièrement heureux de la tournure des évènements. Et ne cachait pas sa joie de voir un de ces plans fonctionner à merveille.

-Vous souriez Boris…Dit une voix morne derrière lui.

-Oh, que dieu me préserve Roxalana, un moment de distraction. Répondit-il avec sarcasme.

-On peut savoir ce qui vous met de si charmante humeur ?

-Oh, tiens ! Fit Boris en regardant par la fenêtre, ignorant royalement sa question. –Mon cher Dimitri en compagnie de notre belle Italienne. Enfin les voici.

-Parlons-en, combien de temps encore cette petite gourgandine va rester ici ? Demanda-t-elle avec froideur.

-Le temps qu'il faudra, très chère. Répondit mystérieusement Boris sans la regarder.

-Le temps pour quoi exactement ?! Insista Roxalana qui vint près de lui pour ensuite regarder par la fenêtre à son tour. Elle vit en effet, son fils accompagné de cette femme dont elle ressentait la menace jusque dans ses veines, et remarqua de suite la façon dont Dimitri la regardait, et elle comprit où Boris voulait en venir. –Vous n'êtes pas sérieux ? C'est pour ça que vous avez invité cette femme ici ?

-On ne peut rien vous cacher. Rétorqua le vampire en se détournant de la fenêtre pour aller s'assoir à son bureau. –Elle est exactement ce qu'il faut à votre fils.

-Comment osez-vous ?! S'énerva la vampire. –D'abord ce vaurien de français avec ma fille et maintenant cette petite insolente avec mon fils. Jamais !

-Je ne vois ici qu'une insolente et elle est devant moi. Parla calmement Boris les mains jointes, les coudes reposant sur le bureau. –Je suis chez moi, je fais ce que je veux. Prenez garde Roxalana, vous vous gouvernez mal, le mépris, la méchanceté sont des valeurs peu sûr ! Sachez bien que la seule raison pour laquelle j'ai fait de vous l'une des nôtres c'est parce que votre fils m'a jadis supplier de le faire et c'est encore par amitié et respect pour lui que j'accepte de vous garder ici. Alors restez à votre place ! Maintenant sortez ! La congédia-t-il sans plus de manière, celle-ci claqua violement la porte derrière elle en sortant furieuse.

Boris ce disait que c'était heureux qu'il est autant d'influence sur cette femme insupportable, bien qu'elle n'est pas si désagréable d'habitude, mais elle était trop possessive avec ses enfants, surtout Dimitri qui lui par chance ne se laissait pas faire par sa mère. Boris espérait que les choses se mettraient en place d'elle-même, mais il garderait un œil sur Roxalana. Car il la savait capable de tout, et surtout du pire.

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Un mois de plus passa, à l'extérieur c'était le plein hiver tel qu'on pouvait le connaître en Russie. Le soir du nouvel an était arrivé et Angélica ressentait de plus en plus le besoin de repartir. Cependant l'idée de quitter un certain vampire en particulier la peinait. En effet depuis ce fameux après-midi où Dimitri lui avait offert sa « protection mentale » La jeune femme c'était prise à songer à lui d'une toute autre façon. « Il est tellement différent de lui » Pensait-elle sans cesse, autrefois son ami Carlisle lui avait confié qu'Aro était soit disant éprit d'elle, si toute fois il le fut, c'était un amour malsain, obsessionnel, exclusif et par-dessus tout sans avenir. Penser à son créateur lui faisait tellement de mal, rien que quand elle fermait les yeux Angélica revoyait comment Aro l'avait regardé sur le sommet de la tour du palazzo, la folie dans ses yeux signe qu'il ne renoncerait jamais à elle. « Non, il ne m'aime pas, ce qu'il voulait c'était me posséder, comme on collectionne une œuvre d'art »Se disait-elle tout bas. Mais malgré tout quoi qu'elle en dise Aro restait le premier amour de sa vie aussi bien humaine que vampire.

Angélica regarda enfin dans la salle autour d'elle, Dimitri jouait du piano à l'autre bout de la pièce. Pendant que Boris dansait avec le jeune Ineska. Pour le nouvel an Boris avait invité tous les vampires nomades qui gardaient leur territoire, son hôte semblait raffoler de ce genre que frivolité. Quand enfin son regard s'arrêta sur Dimitri la jeune femme l'étudia un moment. Elle se demandait ce que serait un amour sain, chose qu'elle n'avait jamais connue. Angélica ne se sentait pas amoureuse du Russe, mais elle ne pouvait nier la forte attirance et le magnétisme qu'il exerçait sur elle. Dimitri lui faisait la cour, mais d'une façon discrète et subtile, avec lui c'était plutôt « Je séduis lentement, mais surement » Cette pensée fit sourire l'Italienne.

Plus loin Boris parlait avec Dimitri toujours à son piano.

-Voyons Dimitri, je te sais plus entreprenant que ça. Murmura-t-il un peu agacé. -Laisse ta sœur prendre ta place et va inviter Rose à danser.

-J'y compte bien, Boris. Chaque chose en son temps. Répondit calmement Dimitri sans détacher ses yeux de la partition.

-Ecoute cher ami je sais que sous tes airs indifférent, notre charmante italienne te plaît, alors ne laisse pas passer ta chance, car ce genre de femme ne reste pas disponible bien longtemps et ne se présente pas deux fois en un millénaire…

Dimitri qui termina son morceau de musique sous les applaudissements de l'assemblée puis il céda sa place à sa petite sœur, il partit ensuite s'isoler avec Boris dans une autre pièce. Angélica, elle assise devant la fenêtre un verre de sang à la main, avait engagé la conversation avec une des nomades une belle rouquine à peu près de la même tranche d'âge vampirique qu'elle, et qui à sa grande surprise parlait couramment Italien.

-Cela fait longtemps que vous êtes en Russie ? Demanda la rouquine.

-Quelques mois…

-Quelques mois ? S'étonna-t-elle. –C'est un record.

-Pourquoi dîtes-vous ça ?

-D'ordinaire les gens ne restent pas bien longtemps, déjà à cause de la présence des lycans et de plus de celle de la sorcière qui vit ici. Expliqua-t-elle avec un petit rire.

-Ah oui ! S'exclama Angélica qui comprit qui cette femme surnommait la sorcière. –Vous parlez de Baba Yaga ! (Surnom qu'Angélica avait donné à Roxalana).

-Baba Ya… ?Bredouilla la rousse les yeux écarquillés avant de partir un fou rire dans lequel elle entraina Angélica. –Excellent…Mais pourquoi n'y ai-je donc jamais pensé…Baba Yaga ça tombe sous le sens voyons, oh très bien trouvé comme surnom mademoiselle. Il faut que j'en fasse par à mon compagnon ça va l'amuser.

-Votre compagnon ? Interrogea l'Italienne.

-Oui, le monsieur là-bas qui discute avec un autre nomade. Décria-t-elle en le désignant du doigt. C'est également mon créateur. Et vous ? Vous ne seriez pas par hasard la compagne de monsieur Dimitri ?

-Qu'est-ce qui vous fait penser cela ? S'étonna Angélica.

-Oh, ce n'est pas le cas ? Alors venez m'excuser. C'est que voyez-vous mon conjoint qui d'ordinaire passe beaucoup de temps avec monsieur Belikov, m'a dit que ce dernier déclinait ses invitations car il avait très souvent ses après-midi de prit pour être avec vous. C'est ce qui nous a laissés penser que peut-être il avait trouvé la perle rare. Mais si ce n'est pas le cas alors veuillez me pardonner.

-En effet je ne suis pas sa compagne, mais son amie. Rectifia Angélica. –Comme Boris n'est pas souvent là et bien c'est Dimitri ou sa sœur qui me tient compagnie.

-Si vous me permettez cette remarque, j'en connais plus d'une qui tuerait pour lui tenir compagnie.

-Je ne n'en doute pas, il est absolument charmant et très protecteur surtout.

-C'est vrai qu'il l'est. Reconnue la rouquine avec un sourire. –En parlant d'homme charmant, voilà mon mari qui arrive vers nous.

-Mesdames ! Salua respectueusement le vampire.

-Mon ami. Commença tendrement sa femme avec un regard de pure adoration. –Permet-moi de te présenter mademoiselle Rose.

Le vampire sourit et fit un baisemain à l'Italienne.

-C'est un plaisir de faire votre connaissance, mademoiselle. J'étais impatient de rencontrer la dame pour qui mon cher Dimitri me délaissait depuis quelque temps, mais vous voyant il en ait tout excusé.

Angélica accueillie la flatterie avec le sourire. L'homme s'assit aux côtés de sa compagne en prenant sa main dans la sienne.

-Alors ? L'interrogea-t-elle.

-Nous ne savons pas ce qu'ils veulent. Répondit son mari. –Ichvan en a repéré deux à la frontière sud.

-Excusez-moi monsieur ? L'interpela Angélica qui souhaitait savoir de qui il parlait. –Mais de qui parlez-vous ?

-C'est vrai vous n'êtes pas au courant, un des nomades vient de signaler la présence de deux vampires appartenant à la garde des Volturi. Nous ne savons pourquoi ils sont ici, mais les Volturi ne se déplacent jamais sans raison. Peut-être viennent-ils évaluer ce qu'il reste des clans de lycans ? Autrement je ne vois pas pourquoi ils prendraient la peine de venir jusqu'ici…

Angélica n'en montra rien mais à l'intérieur d'elle-même c'était la panique générale.

-…je pense. Poursuivi le vampire.- Que le seigneur Boris ira leur demander ce qui les amène en Russie.

-On n'est jamais très heureux de les voir ceux-là ! Répliqua sa compagne.

«Il faut que je parte » Pensa aussitôt Angélica. « Cela recommence encore, je suis restée trop longtemps ici »

-Rose ! Appela une voix qui la tira de ses pensées, elle leva les yeux vers son interlocuteur et vit que c'était Dimitri. –M'accorderez-vous cette danse ? Demanda-t-il avec un sourire charmeur, puis ajouta à l'intention du couple. –Si vous ne voyez pas d'inconvenants à ce que je vous l'enlève, mes amis ?

-Bien sûr que non, mon cher, faites ! Répondit le vampire en lui adressant un clin d'œil discret.

-Avec plaisir. Répondit la jeune femme, en acceptant la main qu'il lui tendait.

Dimitri se mit en position avec Angélica pour la valse qui allait suivre, quand la musique commença et que Dimitri guidait la danse. La jeune femme se détendit quelque peu, se disant qu'il fallait profiter de cette soirée, avant de prendre la route le lendemain matin. Tout ça était précipité mais elle n'avait pas le choix.

-Vous êtes resplendissante ce soir. La complimenta le vampire.

-Merci, vous êtes plutôt bon danseur. Lui fit-elle remarquer.

-Je fais de mon mieux. Dit-il en faisant valser sa partenaire un peu vite ce qui la fit rire.

Ils dansèrent encore deux danses avant d'aller sur le perron côté jardin.

-Vous en voulez ? Demanda Dimitri qui lui tendit son étui à cigarette.

-Volontiers. Accepta la vampire.

-Rose, j'aimerais savoir. Commença-t-il en allumant sa cigarette puis la sienne. -Est-ce que vous êtes heureuse…avec moi ?

-Oui, Dimitri. Répondit-elle sincèrement. C'est vrai, nous vivions vous et moi en bonne entente, on s'amuse bien…

-Mais ? Insista Dimitri.

-Je suis trop indépendante pour envisager de rester ici, car je sais que c'est ce que Boris et vous-même souhaitez, et croyez bien que cela me touche. Mais n'attendez pas cela de moi. J'ai cependant une grande affection, même un attachement profond pour vous…Avoua-t-elle. Mais c'est de l'amitié. Précisa-t-elle comme pour essayer de s'en convaincre.

-Rose. Commença le vampire en prenant sa main. –Je ne pense pas me tromper en affirmant que vous avez peur de vous laisser aller à cette attirance qu'il y a entre nous. Je sais n'avoir aucune chance mais c'est justement pour ça que je veux la saisir.

-Mais notre amitié Dimitri, me rend déjà heureuse. A vous elle ne vous suffit pas ? Réplica la jeune femme. – Vous ne croyez pas en l'amitié entre une femme et un homme ?

-Ah. Ricana gentiment Dimitri. –Il y a toujours du désir inavoué, parfois à sens unique. Mais en ce qui nous concerne je n'en crois rien. Sachez que je ne me serai jamais déclaré si je ne pensais pas que vous puissiez éprouver la même chose. Si je me trompe dîtes-le moi je vous en prie.

Angélica ne répondit rien, elle savait qu'il disait vrai et elle était impressionné qu'il ait le courage de le lui dire. Elle regarda le ciel étoilé, la neige commençait à tomber.

-Vous ne vous trompez pas ! Finit-elle par dire d'une voix basse sans quitter le ciel des yeux quand tout à coup elle vit passer une étoile filante, elle sourit.

-Faites un vœu, belle Rose. Lui susurra doucement Dimitri à l'oreille, après avoir déposé son manteau sur les épaules d'Angélica.

-Je ne suis pas sûr…de savoir ce je souhaite. Répondit-elle avec une franchise touchante en tournant la tête vers Dimitri, elle lisait le désir dans les yeux de ce dernier mais également de la tendresse. Angélica commençait à sentir toutes ses réticences tomber une à une quand Dimitri vient lui caresser délicatement la joue en lui souriant tendrement.

-Et bien nous pourrions essayer de le découvrir ensemble. Lui murmura suavement le russe, la couvant de ses yeux brûlants, penchant la tête vers elle, ses lèvres s'approchèrent de celle d'Angélica en une invite sans ambiguïté. Décidément il la trouvait vraiment belle, plus qu'aucune femelle vampire de sa connaissance. Il y avait chez cette mystérieuse étrangère une sorte de qualité sauvage, indomptable, une liberté d'esprit. Pour un Russe comme lui, elle représentait tout ce qu'une femme pouvait avoir de plus désirable.

Il l'embrassa, d'abord doucement, puis il l'enlaça avec fougue et son baiser se fit plus profond. Angélica sentait tout son corps tressaillir, ses lèvres s'amollir sous cette douce pression. Elle goûtait la bouche sensuelle du Russe, qui prenait possession de la sienne en un baiser aussi violent qui en même temps la secouait jusqu'au plus profond de son être ce qui la poussait à en réclamer davantage. Elle poussa un gémissement, levant les bras pour aller perdre ses doigts dans la chevelure sombre qui balayait la nuque de Dimitri. Quelques instants plus tard qui lui semblèrent durer une éternité, il s'arracha à ses lèvres. Ebahie par ce baiser elle le regarda sans trop comprendre ce qu'il venait de lui arriver. Dimitri, lui avait l'air un peu hagard et un peu alangui, un sourire pensif aux lèvres. Ils se dévisagèrent un moment quand ils entendirent des voix à l'intérieur du manoir crier en russe ce qui semblait vouloir dire « Bonne année » Les deux vampire se sourirent et s'embrassèrent à nouveau plus tendrement cette fois. Angélica était heureuse, mais ce baiser aussi passionné fut-il, cet homme qui l'a transportait et qui faisait naître ces sentiments dans son cœur ne pourrait pas la retenir. Elle allait devoir partir loin de lui.

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A suivre….

Voilà pour ce nouveau chapitre, j'espère qu'il vous a plus. Je vous attends dans le chapitre suivant. Alors est-ce qu'Angélica va rester ou est-ce que Dimitri lui courra après ? Mystère.

N'hésitez pas à laisser des reviews, votre avis m'intéresse aussi bien qu'il me motive à écrire plus vite. Encore merci de suivre cette fiction et à bientôt dans le chapitre suivant.

« Morphologie des noms de famille Russes.

Les noms se terminant en -ov / -ev (-ов/ев), comme Ivanov, ont pour terminaison au féminin -ova/-eva (-ова/ева) : Ivanova.

Les noms se terminant en -ine (-ин), comme Lenine, ont pour terminaison au féminin -ina (-ина) : Lenina.»

« Baba Yaga » Sorcière des comtes Russes.

« Да » =Oui (en Russe).