Hello ici !

Je précise d'entrée : je suis hors délai pour l'event à partir de là *c'est ça quand on se réveille au dernier moment o/*. Une petite présentation du crossover :

Ceci est le défi 1, où on doit faire un crossover avec un fandom de notre choix ! Le mien est un crossover entre MHA et D. Gray Man. Ce manga est l'un de mes fandoms préférés, il s'agit de l'histoire d'un jeune garçon, Allen Walker, qui combat les Akumas, des monstres mécaniques créés par le Comte Millénaire à partir de l'âme des défunts rappelés par leurs proches endeuillés, pour poser les bases grossièrement. (Bien que je vous invite à vous renseigner sur le manga et le lire, c'troppp bien !)

En pairing, du KiriBaku et du Yullen (Allen Walker x Kanda Yû pour les non connaisseurs). TW pour deuil, possible dépression, folie, violence sous-entendue.

Petite précision, dans le passage du début, la concordance des temps est un peu chelou, mais c'est intentionnel.

Bonne lecture !


Défi no. 1 Crossover My Hero Academia X D. Gray Man

Eijiro visualise un monde rempli de monstre. Pas des vilains, autre chose. Il ne les a jamais vu avant. Ils volent dans le ciel. Embrasent les villes. Les maisons. Les campagnes. Ils tuent, ils dévorent, ils détruisent. Il a plusieurs fois fait la rencontre d'Allen et de Kanda, qui l'aidèrent à se protéger durant une attaque. Des Exorcistes, ils se sont présentés comme tels. C'étaient ceux qui les chassaient, ces choses. Des Akumas, leur nom. Les Exorcistes essayaient d'aider. Des sortes de héros mais… pas le même terme, quoi, c'était comme ça que Kirishima a compris l'histoire. Du parallèle au même, ou du mimétisme dérisoire. Des questions qui se posent. Les gamins, à peine plus vieux que lui, étaient humbles. Il a bien vu comment ils se protégeaient l'un l'autre et se tenaient la main. Un petit couple adorable.

Pourtant, devant lui, ils les combattirent. Les pourfendirent. Eijiro, très impressionné par leur force, a cru que c'était terminé.

Cependant, ils revirent, loin de disparaître. Les monstres réattaquèrent, toujours plus violents.

Un jour, alors qu'il cherchait Katsuki, Eijiro l'aperçoit devant une maison. Un tir d'Akuma éclot, pulvérisant la bâtisse. Son amant se fait décimer devant ses yeux.

Sans le soleil de sa vie, dans l'hydromel de la nuit atonie, il se sait meurtri.

Les mois passent. Il s'effondre.

Puis, chaque matin, il ouvre les yeux sur un autre monde. Son monde. La réalité. Mais il n'est plus sûr, quand parfois, il a pas l'impression que c'est la même année, pas l'impression que c'est les mêmes gens qu'il connaît habituellement. Que ses souvenirs ont changés. Qu'un fragment de pensée ne coïncide pas. Que quelque chose est faux, factice.

Eijiro, ce matin, il a des sueurs froides. Il se réveille en sursaut, et referme les yeux immédiatement, le cœur au bord des lèvres. Il retombe dans l'inconscience.

Les mois défilent. Son esprit s'effile.

Il a déjà vu cet étrange personnage, avant. Une ombre au coin du mur, dans l'angle mort de sa vision périphérique. Un nez crochu, des lunettes, et un sourire immense. Dégueulant de dents. Une fausse bienveillance. Eijiro a cru rêver, quand il a vu ce troll. Parce que c'est bizarre, quand même. C'est pas normal. Depuis qu'ils ont amené Katsuki, il traînait dans ses cauchemars. Puis, il a fini par se présenter.

Le Comte Millénaire, qu'il s'appelle. Il lui a parlé plusieurs fois. Lui demandant s'il voulait revoir Katsuki. Au début, Eijiro ne l'a pas cru. Faire revenir Katsuki, et puis quoi encore ? Il se souvenait qu'Allen, ce chouette petit gamin, lui avait dit de se méfier des Noah. Ces êtres à la peaux grises. C'est justement la couleur de peau de son visiteur nocturne. Kanda, lui, avait dit qu'ils étaient de sacrés enculés. Il avait un langage châtier. Katsuki et lui se seraient bien entendus. Si Katsuki était encore là…

Les visites du Comte Millénaire s'étaient faites récurrentes. C'était de plus en plus souvent, qu'il lui proposait son marché. Ça ne coûtait rien, qu'il disait. Il verrait son aimé, qu'il disait. Il serait fort dommage de passer à côté d'une telle chance. Eijiro s'était méfié. Il voulait pas y croire. Parce que ça sentait le coup foireux. Y avait forcément quelque chose de caché. On pouvait pas faire des miracles. Les morts ressuscitaient pas. C'était pas possible. Mais il pouvait pas se résoudre à oublier Katsuki. À ce qu'il ne soit plus là.

Alors il a cédé. Un soir, la pression a été trop forte. Il a craqué. Il a dit oui. Oui, il veut voir Katsuki. Oui, il veut qu'il revienne. Oui, il ne peut plus supporter les draps froids et rugueux sans lui. Il ne peut plus vivre comme ça.

Le visage du troll s'est teinté de joie.

« Alors appelle-le. Appelle son âme. Il va revenir. »

Immédiatement, un squelette métallique s'est matérialisé devant ses yeux. Il a un pentagramme en forme d'étoile dessiné sur le front. C'est froid. Brillant. Mécanique. Le Comte a parlé de nouveau :

« Si tu veux qu'il revienne, appelle-le. Crie son nom. Du fin fond de tes poumons. Crie. Ton aimé te reviendra, c'est une promesse. »

Et Eijiro s'y est accroché comme à une bouée dans la marée d'émotions diffuses qui le consument. Il a senti son cœur flancher. Ses yeux le piquent, une sensation humide parcourant ses paupières. Ses joues chaudes lui paraissent brûlantes. Il ouvre la bouche, se passe la langue sur les lèvres, elles, sèches, et n'a pas à se faire supplier.

Doucement, doucement. Petit à petit, petit à petit. Il étire ses commissures. Prend un souffle. Le relâche dans un écho lointain.

« KATSUKI ! »

À genoux devant la création artificielle, il s'est mis à crier de tout son soûl, jusqu'à ce que ses poumons soient vides de tout air, que sa gorge lui fasse si mal qu'il s'étouffe. Il ne peut pas s'empêcher de pleurer. Est-ce qu'il cède à un leurre créé par son esprit dément, est-ce qu'il devient fou… Il s'y perd de plus en plus lui-même. Mais il hurle encore plus fort. Ça va lui tuer la voix. Ça fait longtemps qu'il ne s'est pas entendu comme ça. L'espoir, c'est bon. C'est bien. Il veut revoir Katsuki.

Le pentacle s'allume. Un halo lumineux violacé qui clignote comme un néon mal réglé, aussi, sous la surprise, Eijiro s'arrête. Il suffoque à peine en voulant prendre une inspiration, essoufflé, la gorge en feu. Il ne parvient pas à calmer sa respiration erratique. Il tourne un regard vers le troll, celui-ci sourit.

« Tu as réussi, ton petit-ami est de retour. Je te remercie énormément. »

Eijiro va demander pourquoi il lui adresse de telles paroles, mais le squelette bouge. Immédiatement, ses yeux se remplissent de larmes. Un sourire aussi fou que celui de la créature peint ses lèvres.

« Kat… Kat, c'est toi ?

—Pourquoi est-ce que tu m'as fait ça, Eijiro ? »

Quoi… ? Son interrogation est verbalisée par un murmure étranglé. Il jette un regard au Comte Millénaire qui les observe. Et la main du squelette se tend dans sa direction, une voix d'outre-tombe gémissant sous le poids d'une affliction qu'il ne comprend pas. Eijiro ressent une sueur froide. Ses tripes se contractent. Il… y a quelque chose qui ne va pas. Il ne comprend pas ce qui est en train de se passer, mais ça ne lui dit rien qui vaille.

« Kat, tu…

—Tais-toi ! Je vais devenir fou ! Ma tête va exploser ! Je… Je vais… »

Eijiro veut s'approcher, hésitant franchement à reculer, ses mouvements indiquant une indécision, au moment où une main se pose sur son épaule.

« Ils sont un peu grognon, lorsqu'ils se réveillent, mes petits Akumas… Il a seulement faim. Il aura besoin de ton corps. Vous n'allez faire qu'un. Veux-tu aller le saluer convenablement, oui ? »

Akumas !? Ne faire qu'un… ?

Les yeux grands d'horreur pure, Eijiro ne peut rien faire. Il veut insulter le Comte qui lui a menti, mais à la place, il se tourne vers Katsuki ou la chose qui possède son âme, des yeux de peine mêlés à la terreur se posant sur ce simulacre de corps qui se battait pour garder une âme qu'il n'aurait jamais dû posséder.

En tremblant, Eijiro recule. Ce n'est pas viril, d'autant qu'il sait se battre. Il aurait pu le fracasser, ce truc. Mais il y avait peut-être Katsuki à l'intérieur. Le rire du Comte Millénaire fait écho à ce qui ressemblait à sa tentative de fuite. En réalité, il espère gagner du temps et le raisonner.

« Kat, chéri… je… »

Mais au moment où il prononce le surnom affectif, un cri perçant retentit. Katsuki, ou l'Akuma qui avait son nom, se jette sur Eijiro, une griffe démesurée brandit en l'air. Pris de court, il n'a pas le temps de l'éviter. Pas le temps de se protéger.

Il n'y a qu'un trou noir, une brève douleur, et sa conscience s'évanouit sur le son du rire du troll. Il a toujours eu Katsuki dans la peau. Désormais, ce sera au sens littéral.

À suivre...


Pour expliquer un peu ce rebondissement dans l'univers du recueil, souvenez-vous qu'Eijiro est peut-être en train de vivre la même chose que Katsuki et qu'on est peut-être dans sa simulation à lui aussi o/.

Reviews ? N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et si ça vous donne envie de vous mettre à D. Gray Man ! x3

Merci d'avoir lu !