Auteur: Kuro-Hagi – 14/08/2020
Genre: Amitié - Romance – Yaoi - Hurt/Comfort
Disclaimer: Tout ce monde et ces personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki.
Notes : Merci pour vos reviews et votre fidélité ! Ça fait déjà 14 jours ! :)
Guest : Oh ! Merci ça fait plaisir ! De rien ! Et Merci à toi pour la review !
Stella : Bonne question… Tooru ? Mais de qui tu parles ? Moi j'veux pas le revoir venir ! Daiki appartient à Taiga ! ;p Well on verra bien dans la suite ! Merci pour la review !
Remember When
14août
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KAGAMI
Il n'avait pas fallu longtemps pour qu'il croie que le seul fait de revoir Daiki suffirait à lui rendre le sommeil qui lui échappait. Mais évidemment ce n'était qu'une chimère. Il soupire. Les insomnies étaient là cette nuit, accompagnées des cauchemars. Il se passe une main lasse sur le visage. Il ne préfère par essayer de faire le compte du temps de sommeil effectif mais ça fait pas lourd. Il a hâte de voir Daiki. Il essaie de ne pas penser au fait que dormir avec Daiki lui avait toujours assuré les meilleures nuits qui soient : longues et reposantes.
Il se traîne jusqu'à la cuisine pour manger quelque chose. Aujourd'hui, il ne pourra pas aller courir, il est beaucoup trop épuisé.
Il dévore son petit déjeuner et ses pensées se tournent vers Daiki. Et il n'arrive plus à le sortir de sa tête. Pendant dix ans, il s'était accroché à lui, mais petit à petit il avait cessé de penser à lui en permanence, même s'il lui arrivait toujours régulièrement de lui parler intérieurement. Mais depuis qu'il le revoit, il ne pense qu'à lui et au moment de la journée qu'ils vont partager ensemble. Son cœur se serre et il sent les frissons dans son dos. Sa respiration s'accélère et sa gorge s'étrangle. Et il chiale comme un con. Là, tout seul dans sa petite cuisine. Il chiale. Parce qu'il a envie de voir Daiki. Parce qu'il a envie de ses bras. Parce qu'il a envie de dormir.
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AOMINE
Week-end enfin ! Il entre dans le restaurant et ça sent terriblement bon. Commencé le week-end avec un bon plat préparé par Taiga et en plus qu'il a choisi. Y'a que ça de vrai. Il prend sa place habituelle salue Yuu qui vient prendre sa commande plus pour discuter qu'autre chose. Il accepte d'échanger quelques mots avec lui volontiers et lui demande exceptionnellement un milkshake aussi à sa commande.
« Ah ! Et fais-moi payer maintenant ce con de Bakagami veut plus que je le paye.
— Huh ?! Vous êtes sûr ? C'est plutôt cool de manger gratis…
— Rah oui, mais j'peux payer mon repas ! C'est quand même un resto ici.
— Ok comme vous voulez. Faites gaffe il est têtu… il pourrait trouver un moyen de se venger s'il le découvre.
— Je sais comment il est… Mais j'suis aussi têtu que lui. Et puis tu lui diras pas.
— Ah non… S'il pose la question j'mens pas moi ! J'tiens à mon job il est vachement cool le patron ici !
— Traitre ! Mais prends les billets quand même ! »
Yuu s'en va en rigolant et va informer son patron de sa commande. Il sourit, pour une fois plutôt réceptif à la bonne humeur du serveur. C'est le week-end et c'est bien.
Il sirote encore son milkshake quand Taiga le rejoint.
« Hello !
— Salut. Ah ! Je viens avec le whisky trop tôt ?
— Nan ! T'inquiète j'ai presque fini. Super bon ton milkshake. Et j'ai envoyé une photo à Testu en lui disant à quel point il était divin pour le faire enrager. »
Il se marre content de lui.
« T'es un enfoiré !
— Bah ça c'est pas nouveau !
— C'est vrai. »
Ils discutent et il voit bien que Taiga a les traits tirés alors qu'il sort d'une journée de repos. Mais il n'ose pas lui demander s'il a encore des problèmes de sommeil. Il se sent un peu lâche… Mais il se sent bien et il n'a pas envie aujourd'hui de perdre cette euphorie. Et Taiga a quand même le sourire. Il arrive même à le faire rire plusieurs fois. Il rit… De plus en plus souvent et c'est agréable. Il se sent presque utile. Et encore une fois, il se surprend à vouloir le toucher et l'embrasser.
Le moment file vite, un peu trop vite. Mais il ne laisse pas sa frustration de trouver ce moment trop court entacher sa bonne humeur. Il est temps de partir. Il se lève et comme chaque fois Taiga l'accompagne à la porte. Ils échangent quelques mots. Le soleil brille. Taiga s'appuie au chambranle de la porte sourire aux lèvres, bras croisés sur un t-shirt sans manche qui met divinement bien en valeur ses biceps. La lumière semble tomber sur lui et rehausser le hâle de sa peau, accentuer l'irisation de sa jugulaire moite de la chaleur, accentuer la forme de sa mâchoire si parfaitement carrée et masculine et appuyer les courbes de ses lèvres charnues.
Quelques secondes, il se voit attraper sa nuque et se jeter sur ses lèvres tentantes, assouvir cette soif, ce désir violent qui contracte son ventre. Ce n'était qu'un rêve fugace. Il sourit à Taiga.
« À demain ! »
Et il se dépêche de se retourner le cœur battant et le ventre brûlant pour regagner son appartement.
Il s'assied sur son lit et se masse la nuque. Combien de temps il va réussir à résister ? Son cœur bat la chamade. Il se résigne ferme sa porte à clé, se déshabille et s'allonge dans son lit. Il ouvre son tiroir et prend ce dont il a besoin. Il prend le lubrifiant et en enduit le jouet et s'en met bien sur les mains, cuisses écartées il s'enfonce confortablement dans les coussins. Combien d'année depuis la dernière fois où il s'est autorisé à se donner du plaisir en pensant à lui ? Mais cette fois les images qui s'impriment derrière ses paupières sont un peu différentes. Ce n'est pas le souvenir du Taiga de seize ans, mais bien celui de vingt-six ans. Plus vieux, plus fatigué, plus mystérieux et plus sexy. Il gémit son nom alors que sa main coulisse sur son sexe et qu'il fait doucement entre le gode en lui. Il ajuste les vibrations du jouet comme il les aime et il se laisse envahir par le plaisir en rêvant à Taiga.
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KAGAMI
Il fait une chaleur lourde. Il fait une pause à l'extérieur avant le service du soir, une cigarette et une bière. Il s'assoit sur ses pieds et son regard se perd sur le mur gris de la ruelle dans laquelle il se planque. Il envoie un message à Daiki, sous un faux prétexte, juste pour garder un contact. « Tu bosses pas demain… Tu viens quand même à la fin du service ? J'ai un fournisseur qui doit passer… Mais tu pourras me donner ton avis c'est pour choisir du nouveau whisky. »
Il se perd de nouveau dans contemplation du mur face à lui, il se demande s'il pourrait se passer encore quelque chose entre eux. Plus il voit Daiki, plus il en a envie. Mais il n'ose pas faire un pas vers lui. Si Daiki le repousse… D'un autre côté, ce serait alors enfin fini et il pourrait tourner la page. Parce qu'au fond il se sent toujours enchaîné à lui. Tant que Daiki ne lui dit pas qu'entre eux c'est fini. Il ne pourra pas aller de l'avant et refaire sa vie avec un autre homme. Il n'a jamais pu. Chaque homme avec lesquels il a couché, c'était par désespoir, par ce besoin de réchauffer son corps contre celui d'un autre, par la nécessité de combler éphémèrement cette solitude qui le pesait. Mais il n'était pas libre d'aimer quelqu'un d'autre. Il n'avait pas le sentiment de tromper Daiki. Mais il ne pouvait pas faire le deuil de ses sentiments.
Il soupire doucement en recrachant la fumée de sa cigarette observant les volutes s'élever dans l'air. Il y a un moment il va falloir qu'il se décide à confronter Daiki, parce que le revoir c'est bien, mais il a besoin que les choses soient claires. Son téléphone vibre et il regarde la réponse de Daiki en souriant. « Un peu que je donne mon avis ! À demain. Bon courage pour la soirée ! »
