Auteur: Kuro-Hagi – 15/08/2020
Genre: Amitié - Romance – Yaoi - Hurt/Comfort
Disclaimer: Tout ce monde et ces personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki.
Notes : On arrive à mi-parcours ! Et je tiens le ryhtme ! Nos deux félins avancent tranquillement ! Merci pour votre soutien !
Stella : Pas pour tout de suite… Tu sais pas :) En fait… Même moi je sais pas ;) Merci pour la review !
Remember When
15 août
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AOMINE
Au moins, il n'a pas trop abusé de l'alcool hier. Parce que une gueule de bois pour faire une dégustation de whisky c'est quand même pas l'idéal. Enfin si c'est pas trop tard. Il s'est réveillé super tard et presque à l'autre bout de la ville quand même. Il est quinze heures passé quand il arrive au restaurant. Merde. En plus, Taiga aime pas quand il est en retard. Ça le foutait toujours en boule. Et là, il a vraiment pas envie de le décevoir. Il savait qu'il aurait dû rentrer chez lui, son appartement est littéralement à quinze minutes à pied du Tora.
Il entre. Le carillon tinte doucement. C'est désert. Il avance jusqu'au bar.
« Taiga ? »
Il se penche pour regarder par les cuisines… Personne. Mais il repère une porte à l'arrière qui donne sur une petite ruelle. Il n'hésite pas longtemps et décide de s'y rendre. La bonne odeur des cuisines lui donne super faim. Il n'a pas pris le temps de manger en filant. Il traverse les lieux et sort dans la petite rue. Taiga est là accroupi à côté de la porte, une bière et… une clope ? À la main…
« Tu fumes ? »
Taiga relève les yeux sur lui.
« T'es en retard Daiki.
— J'suis désolé… Je me suis pas réveillé. »
Taiga sourit.
« C'est pas grave. Tu pouvais juste envoyer un message pour décommander.
— Quoi ?! Ben non… J'avais dit que je venais. »
Il grimace.
« Le gars est déjà passé ?
— Ouais. Tu veux goûter les whiskys que j'ai choisis ?
— Bah… Ouais carrément… Encore désolé. »
Taiga se relève écrase sa clope et termine sa bière cul sec. Il pose une main sur son épaule et il tressaille de sentir sa main sur lui, c'est la première fois qu'il le touche depuis qu'ils se sont retrouvés. Taiga se penche et son cœur panique, instinctivement il ferme les yeux… Mais le baiser ne vient pas au lieu de ça il sent le souffle chaud de Taiga contre son oreille.
« Arrête de t'excuser on dirait Sakurai. C'est pas grave… Merci d'être venu quand même. Ça fait plaisir de te voir… »
Puis, il s'écarte et s'éloigne dans les cuisines. Il met quelques secondes à se ressaisir puis il le suit.
« Oh… Taiga… Ce serait abusé de demander si t'as encore un truc à manger ? »
Taiga rigole.
« Ouais il doit me rester quelque chose. Va t'asseoir. J'arrive.
— Merci. »
Il est soulagé que Taiga ne lui en veuille pas. Mais il se sent encore plus minable du coup. Il s'assied à sa place habituelle et attend sagement que Taiga revienne. Il arrive rapidement avec deux assiettes garnies.
« J'ai pas mangé non plus. Si ça t'embête pas que je t'accompagne. Si t'as le temps on fera la dégustation de whisky après.
— Ouais bien-sûr que j'ai le temps !
— Cool ! »
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KAGAMI
Il éteint les dernières lumières du restaurant et sort par la porte arrière qu'il verrouille soigneusement. Il s'adosse au mur, las et ce sort une cigarette. Il fume lentement, la tête un peu vide. Puis, il grimpe l'escalier qui monte au-dessus du restaurant.
Il entre dans l'appartement, se déchausse sans allumer les lumières et abandonne les clés dans un vide-poche dans l'entrée. Il se guide à l'aide de la clarté qui vient de la rue par les fenêtres du salon et traverse le couloir. Il pousse la porte et s'écroule sur son lit épuisé. Le samedi soir c'est souvent le rush. Beaucoup de couples qui dînent en tête à tête. Il fait deux services complets le soir et tout est réservé dès le vendredi. Le plus gros service de la semaine. D'ici un mois ou deux, il pourra peut-être envisager de fermer deux jours dans la semaine. Il soupire. En attendant, il faut qu'il dorme, il ne tient plus debout. Mais avant de dormir il faut : se déshabiller, se doucher, mettre du linge à laver, brancher le téléphone, mettre l'alarme, préparer le cuiseur à riz pour le petit déjeuner de demain matin, se brosser les dents…
Et dans un coin de sa tête, alors qu'il commence déjà perdre conscience, une voix familière, cette voix qui lui chatouille l'estomac et lui gonfle le cœur, lui murmure : « Mais laisse tomber tout ça Taiga ! Et dors ! ». Il essaie de protester. Mais Daiki l'emmène de force dans le lit et le prend dans ses bras et lui intime une nouvelle fois de dormir. L'ordre est ponctué d'un doux baiser dans ses cheveux, des doigts qui massent sa nuque, d'un léger « Bonne nuit » et d'un « je t'aime » soufflé et qui lui file des putains de frissons. Dans sa demi-conscience, il se dit que c'est un rêve qui ressemble beaucoup à un souvenir. Daiki est toujours le plus fort et il ne sait pas lui résister, alors il abandonne et il s'endort.
