Auteur: Kuro-Hagi – 27/08/2020

Genre: Amitié - Romance – Yaoi - Hurt/Comfort

Disclaimer: Tout ce monde et ces personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki.

Notes : Désolée pour le retard ! Fin de semaine chargé et un chapitre un peu long !

Stella : Merci pour la review ^^ C'est corrigé pour la faute à reconnaître. Et oui Jun est le coloc de Tooru ! :)


Remember When

27 août

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AOMINE

Jeudi. C'est son troisième jour préféré de la semaine. Non peut-être le premier. Choix difficile. Le jeudi il bosse, alors il faut se lever et ça c'est dur. Mais Taiga ne travaille pas lui alors il l'a pour lui tout l'après-midi et toute la soirée… Et ça c'est le bonheur absolu. Il arrive devant l'appartement de Taiga et il sort sa clé. Il lui a donné le double hier pour qu'il puisse rentrer s'il était sorti. C'est idiot… Mais ça lui a vraiment fait super plaisir. Il les utilise juste pour le plaisir. D'ailleurs, il faudra peut-être qu'il pense à repasser chez lui aussi un de ces jours. Même s'il sait que Satsuki est loin de s'ennuyer sans lui, visiblement Tatsuya squatte de plus en plus aussi vu qu'il n'est jamais là. Mais il a quand même quelques affaires chez lui, son PC, ses CDs, ses magazines… Oui bon ceux-là il n'en a pas trop besoin en ce moment mais quand même.

Il ouvre la porte et une bonne odeur flotte dans l'air. Un peu de musique joue et il entend du bruit dans l'espace cuisine. Il retire ses chaussures et rejoint Taiga installé aux fourneaux. Il l'enlace et picore sa nuque.

« J'ai l'impression que je te vois cuisiner tout le temps ! Fais une pause love…

— Hm… Je teste un truc pour les menus de la semaine prochaine. »

Taiga se retourne entre ses bras une cuillère en bois à la main qu'il lui tend.

« T'en penses quoi ? »

Il goûte et à son plus grand étonnement… C'est… Absolument divin comme d'habitude.

« Délicieux ! C'est parfait. »

Taiga s'illumine aussitôt et il adore voir ce sourire sur ses lèvres. Et comme ça, il se dit que c'était con de flipper, de se priver de ces petits bonheurs. Pourtant, il y a toujours une angoisse. Le matin elle est toujours là. Quand il se réveille, il a chaque fois cette seconde où il se demande s'il a rêvé tout ça, jusqu'à ce qu'il voie Taiga endormi auprès de lui. Lui non plus il ne peut pas passer une nuit sans lui… Il a besoin de le voir auprès de lui chaque matin, de se rassurer que tout ça est bien réel.

Il embrasse se sourire magnifique.

« Bonjour Taiga.

— Bonjour. T'as faim ?

— Je crève la dalle.

— Parfait. Va t'asseoir j'arrive. »

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KAGAMI

Il se sent bien. Ce matin il a réussi à dormir même une fois Daiki parti. Son odeur a commencé à vraiment imprégné sa chambre, son lit. Il aime sentir son odeur chez lui, même quand Daiki n'est pas là, c'est rassurant, réconfortant. Il pose les plats sur la table et s'installe à côté de son homme. Il regarde amusé Daiki se servir affamé. Il aime partager ses repas avec lui, malheureusement ça n'arrive que rarement et c'est terriblement frustrant.

Ils discutent de choses et d'autres. Il aime ces moments simples. C'est ça le bonheur avec Daiki. Un repas, des discussions anodines ou plus profondes, les promesses des nuits partagées, ses bras pour l'apaiser.

« Hm… C'était super bon Taiga…

— Thanks. Tu veux autre chose ? Thé ? Café ?

— Nan ça ira… J'pense que je vais faire une petite sieste… Tu me laisses pas dormir trop longtemps ? Hm ?

— ça veut dire quoi pas trop longtemps ?

— Vingt minutes.

— OK. »

Il se penche pour embrasser ses lèvres. Puis il se lève pour débarrasser alors que Daiki s'allonge déjà.

« Laisse je vais faire la vaisselle.

— Repose-toi je m'en occupe. »

Il sait que Daiki va protester… Et il comprend. Mais lui il veut profiter de chaque minute avec lui, alors il peut bien s'occuper de la vaisselle pendant qu'il se repose.

« Taiga ! Laisse la vaisselle !

— Daiki ! Sieste ! »

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AOMINE

Il soupire et se lève du canapé. Il rejoint Taiga dans la cuisine et vient se coller dans son dos. Ses mains caressent doucement ses bras et ses épaules dénudées avec ce t-shirt sans manche.

« Dai… Va te reposer… »

Il embrasse sa nuque doucement.

« Lâche cette vaisselle... »

Il mordille légèrement sa nuque, le soupir de Taiga lui chatouille les oreilles. Intéressant. Il aime ce genre de soupir, qui trahisse les fourmillements de plaisir qui traversent son corps quand ses dents viennent pincer la peau sensible. Il sourit et ajoute.

« … Sinon… J'trouve un moyen de t'empêcher de la faire… »

La respiration de Taiga est déjà un peu plus lourde à cette promesse. Il presse son érection contre ses fesses.

« Comment ? »

Sa main descend sur son flanc et il vient jouer avec l'élastique du short de Taiga et le fait glisser légèrement pour dévoiler la naissance de ses fesses. Il sourit, il n'a même pas mis de caleçon.

« Toi… Tu voulais me tenter…

— Comment tu comptes me distraire ? »

Il fait descendre un peu plus ce short pour dévoiler son postérieur sexy et musclé. Il le caresse doucement et il libère sa verge pour venir la faire coulisser entre ses fesses. Il a envie de ce cul depuis des jours, mais il n'a pas osé demander.

Parce qu'il a l'habitude d'être celui qui reçoit. Il n'a jamais voulu être celui qui donne après Taiga. Parce que même avec Taiga il avait une préférence pour être sodomisé plus que l'inverse. Les sensations sont différentes en étant dans la position de celui qui donne. Il faut être plus dans le contrôle, moins se laisser aller. Il en a rien à foutre qu'on lui fasse mal, au contraire il n'est jamais contre un peu de douleur, mais il a une sainte horreur de blesser les autres et c'est encore pire quand il s'agit de Taiga. Et puis le plaisir est plus intense lui semble-t-il quand il prend son pied en stimulant sa prostate et sa queue.

Mais le plaisir est surtout plus intense quand il s'accompagne de cet amour inconditionnel qu'il éprouve pour Taiga. Comme si les sentiments exacerbaient toutes les sensations, la caresse de lèvres sur une nuque, le frôlement des doigts sur une aine. Taiga gémit légèrement.

Il bouge doucement le bassin pour que sa verge coulisse entre ses deux lobes.

« … Comme ça… ça te perturbe un peu ? »

Mais il a envie de prendre Taiga. Parce qu'il a envie de le posséder. Parce qu'il a envie de lui faire ressentir cette extase intense. Parce ce qu'il a envie qu'il s'abandonne à lui totalement, qu'il lâche les rennes et se libère.

« … Ouais... »

Il revient grignoter sa nuque doucement. Il ondule et la friction sur son sexe est absolument délicieuse.

« J'ai envie de te prendre Taiga…

— J'en ai… Envie aussi…

— Abandonne cette vaisselle Taiga... »

Enfin Taiga se résigne. Il l'oblige à se retourner et le plaque contre le plan de travail ses fesses contre la faïence froide lui arrache un petit cri surpris. Encore bien dissimulé dans son short il devine l'érection de Taiga. Il sourit en la pressant contre la sienne et il vient l'embrasser avidement. Taiga vient poser sa main sur sa verge et sentir sa main encore humide envelopper son sexe le fait gémir. Il mordille sa lèvre.

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KAGAMI

Sa respiration est erratique, alors que Daiki se met à nu à son tour, depuis le lit où il est allongé il ne rate rien de ce striptease rapidement. Il adore regarder les muscles roulés sous sa peau au moindre mouvement. Il regarde son homme revenir vers lui. Il monte sur le lit et tel un prédateur s'avance lentement jusqu'à lui avant de ravir de nouveau ses lèvres avec gourmandise. Il adore embrassé Daiki et il a l'air d'apprécier aussi les baisers alors c'est un pur bonheur. Sa main vient se glisser sur sa nuque pour l'empêcher de s'éloigner. Il en veut encore.

Daiki ne se fait pas prier pour l'embrasser encore. Et doucement ses mains viennent explorer son corps. Il a une façon toute particulière de le toucher, à chaque fois c'était comme s'il voulait découvrir la moindre aspérité sur sa peau et en imprimer tous les détails dans sa tête. Il adore cette sensation. Il n'y a que Daiki pour le toucher comme ça.

Ses mains l'explorent et l'invitent à écarter les cuisses. Sans hésitation il répond à cette invitation. Daiki ouvre le tube de lubrifiant et sans attendre il vient caresser son intimité. Cette caresse le fait frissonner. Il n'a pas osé lui dire. Il va sûrement s'en rendre compte tout seul… Mais il n'a jamais pu laisser quelqu'un d'autre le toucher aussi intimement.

La bouche de Daiki dévore ses lèvres alors qu'une de ses mains continue à explorer son corps de cette manière si particulière et que la seconde redessine le pourtour de son anus délicatement, comme s'il était une fleur fragile et précieuse. Des frissons parcourent ses cuisses et son ventre.

Sa main caresse ses cheveux distraitement. Les caresses de Daiki sont efficaces, terriblement efficaces et très stimulantes. Son pouls s'affole un peu plus, alors que ses doigts pressent un peu plus la petite ouverture. Alors doucement, il sent un doigt le pénétrer, il se cambre sur son lit et gémit faiblement. Il y avait longtemps, mais c'est toujours aussi bon.

Daiki y va doucement. Il a compris ? Peut-être… En tout cas, il apprécie ses gestes doux et lents qui ne font qu'exacerber ses sensations. Il a l'impression de redécouvrir le moindre nerf présent dans cette partie de son corps et que chacun d'eux, lui fait ressentir un plaisir différent, comme les multiples couleurs d'un feu d'artifice.

Ses ongles griffent le dos de Daiki. Il ondule pour accompagner ses doigts qui le fouillent. Son homme stimule sa prostate et lui fait perdre la tête. Il en veut plus, il veut le sentir contre lui, en lui.

« Dai… Prends-moi… »

Il gémit de frustration en sentant ses doigts quitter son intimité, il le regarde déballer le préservatif et le dérouler sur son sexe. Il est fébrile et trouve que son homme prend beaucoup trop de temps à faire ça. Mais enfin, après l'avoir bien lubrifié le voilà qui revient s'installer au-dessus de lui. Il vient happer ses lèvres, avide. Il sent son sexe se presser contre son intimité et doucement Daiki s'enfonce en lui. Il ressent la gêne familière de l'intrusion. Ça fait longtemps et pourtant il n'a pas oublié et cette sensation ne fait que lui rappeler le plaisir qu'il va prendre dès que son corps se sera habitué. Lentement, son homme progresse en lui comme pour lui faire ressentir chaque centimètre de la longueur de son membre. Leurs gémissements se mêlent. Bientôt il le comble entièrement et il resserre ses bras autour de lui pour le garder un peu au fond de lui. Puis doucement il ondule, sans que Daiki ne se retire, son sexe appuie sur sa prostate, sa verge frotte contre le ventre de Daiki. Il gémit de plaisir et souffle.

« Bouge... »

Daiki ne se fait pas prier. Il se retire lentement avec une plainte de plaisir, puis revient le combler entièrement cette fois d'un coup de rein sec qui presse sa prostate si vivement qu'il lui arrache un cri de plaisir. Son homme commence à bouger, en lui, plus vite. Ses lèvres et ses mains lui semblent partout sur lui. Il ne sait plus où donner de la tête tellement tout son corps ne semble être que plaisir. Il sent l'intérieur de ses cuisses moites de sueur quand elles se resserrent sur les hanches de Daiki. Le plaisir est fort, intense. Son cœur s'emballe et lui fait presque mal.

Il resserre son étreinte sur son homme comme s'il avait peur de se perdre dans ce plaisir intense. Daiki mordille son cou et souffle doucement.

« Tu es beau Taiga… Laisse-toi aller… Jouis pour moi... »

Il pose un regard voilé de désir sur cet homme. Il déglutit et rougit un peu. Et pourtant ses mots attisent un feu vif en lui. Abandonner. Tout lâcher, tout abandonner pour lui. Il l'a fait en venant ici. Il s'abandonne alors totalement au plaisir, parce que c'est Daiki et qu'il n'a pas besoin de se retenir, il peut lâcher prise. C'est lui.

Il se tend soudain et dans un cri, il jouit, déversant son orgasme entre leur ventre. Daiki dévore ses lèvres comme pour le remercier de ce cadeau. Il le pilonne encore vivement et bientôt il jouit à son tour. Il resserre ses bras sur lui embrasse son cou. Haletant, le cœur débordant d'amour et de tendresse il souffle.

« I love you Daiki…

— I love you too Taiga... »